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7 articles avec lectures

Comportement du taureau de combat

Publié le par Charles CREPIN

Au campo et dans l'arène, le comportement du taureau de combat. Une analyse technique très fournie. Une réflexion sur l'avenir du taureau et sa pérennité, étroitement liés à celui de la Fiesta Brava.

Un ouvrage essentiel dans la bibliothèque d'un aficionado.

Un livre d'Antonio PURROY traduit de l'espagnol par Marc ROUMENGOU.

Éditions ATLANTICA - avril 2014 - 277 p

Comportement du taureau de combat

Publié dans Lectures, Le toro

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La tristesse durera toujours

Publié le par Dominique VALMARY

 

Y.CHARNET

 

Le dernier ouvrage publié par Yves Charnet n’est consacré ni à la tauromachie encore moins à la corrida alors pourquoi en parler sur un site taurin ?

C’est d’abord une évidence puisque son appétence pour  notre passion est de notoriété publique, lui qui a publié ces dernières années Lettres à Bautista et Miroirs de Julien. Mais surtout il sue la sincérité et l’authenticité au fil des mots et des pages.

Enseignant-chercheur à Supaéro,  issu de Normale Sup, Yves Charnet est chargé d’inculquer les arts et cultures aux futurs ingénieurs. Dans cet ouvrage - la tristesse durera toujours - en référence à une phrase de Vincent Van Gogh, il décide d’exorciser  la  plaie désormais avouée de son enfance et son attachement profond à Madame G, l’amie de sa mère qui en a fait son fils de substitution. Un livre d'écorché vif, impudique avec lui même et ses proches, un livre, ce « navire en perdition », participe à sa thérapie; la psychanalyse frappe toujours... Subtilement il distille en filigrane quelques rappels de son aficion, comme la bouée de sauvetage qui l’extrait de ses difficultés de vie sentimentale et de ses difficultés de père. Contrairement à une faena qui ne se conçoit que structurée par le rituel de son déroulement ce livre est surprenant dans sa construction en ce qu’il évoque de manière totalement désordonnée cette galère rétrospective et névrotique qui percute son actualité pour lui vide de sens.  La corrida est ce qui lui permet de s’évader de ce « pèlerinage pour rien », lui qui se dit « écrivain-matador »,  utile  aussi puisque son adversaire du jour présente beaucoup de genio.

Yves CHARNET La tristesse durera toujours. Editions La Table Ronde. Janvier 2013. (170 p).

Publié dans Lectures

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Campos y Ruedos : Le livre

Publié le par vingt passes, pas plus...


Nos amis de Campos y Ruedos publient "le livre", un recueil de chroniques d'aficionados pasionnés pour aficionados passionnés, sans langue de bois, pour la Fiesta.



image livre Cyr


 Pour en savoir plus, et commander, cliquez ici :   link



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Vient de paraître : LE TAUREAU MECANIQUE

Publié le par vingt passes, pas plus...


 


 
     " Par un chaud après midi de juillet, sur un terrain vague au cœur d’un populaire quartier nîmois, arrive une étrange brouette à cornes poussée par un gamin. Aussitôt les enfants du voisinage accourent. On déplie une vieille muleta, chacun s’improvise torero. Une école taurine « sauvage », non officielle mais bien réelle vient de naître : la charismatique « école taurine du Mont Margarot » aujourd’hui considérée comme ayant été à l’origine de l’éclosion des toreros français, qui, pour plusieurs, triomphent dans les plus prestigieuses arènes de France, d’Espagne et d’Amérique latine".
 


imageMargarot

 
LE TAUREAU MECANIQUE
L’aventure taurine
du Mont Margarot

Aux Editions Cairn - 18 €



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ECRITS SUR LES TOROS

Publié le par Jean-Yves BAUCHU



« Je trouve plus de grandeur d'âme dans la lutte d'une victime et d'un assassin que dans le combat de l'homme avec le taureau. L'assassin risque sa vie en cette rencontre mais ne prétend pas passer pour un héros... »

La phrase m'intrigue. Elle est à la vingt-deuxième ligne de la première page du livre « Ecrits sur les taureaux », « Escritos de toros », publié en 2008 chez Les Fondeurs de Briques, éditeur en Arles. Ouvrage broché, 90 pages, format 20 x 13 cm, couverture cartonnée, rouge sang, à rabats.

Je le feuillette. Le livre m'intrigue.




Quinze articles, et deux lettres en appendice, parus dans la presse hispanique entre 1896 et 1936, écrits par Miguel de Unamuno.

J'apprends par le rabat de la couverture que l'auteur (1864 - 1936) est d'origine basque, philosophe, universitaire, recteur de l'université de Salamanque, charge dont il fut destitué par la dictature de Primo de Rivera, et cætera...J'apprends par l'autre rabat de couverture que ce recueil nous donne le point de vue de l'auteur sur la « soi-disant fête nationale espagnole. Point de vue sacrilège puisqu'il rejette le jeu tauromachique au même titre que le flamenco, comme symbole de l'hispanité. Plus que les corridas en tant que telles, Unamuno en dénonce l'exploitation médiatique qui contribue à maintenir le peuple espagnol dans l'ignorance ».

Un philosophe, basque, espagnol, anti-taurin ?

Me voilà suffisamment accroché : j'achète le livre ; les prochaines vacances sont propices à la lecture...


Et si nous profitions des vacances pour lire quelques textes anti-taurins ?

 

Nous pourrions commencer par le livre d'Emmanuel de Monredon «  Le regard des choses. Histoire française de la taurophobie » publié en 2007 par l'U.B.T.F. Format 21 x 14 cm, broché de 301 pages. 24 €uros dans les librairies nîmoises. L'auteur, juriste de profession, bien connu des Nîmois et des lecteurs de « Toros » a déjà écrit « La corrida par le Droit ». 



 

Vous pourrez y lire que, bien avant les protecteurs des animaux, les opposants les plus farouches aux courses de taureaux furent les curés, évêques et autres gens d 'Eglise pour le prétexte que les combats des taureaux détournaient les hommes des offices dominicaux, que les vociférations de la place des combats se mélangeaient trop aux prières, que les blessures mortelles des cornes, en nombre certes important, ne conduisaient pas au paradis.

Je vous recommande particulièrement la lecture du chapitre en quatorzième rang, page 261, sur le « Beau Dimanche de B.B. », lisez Brigitte Bardot. Comment les convictions personnelles peuvent varier en fonction des intérêts que l'on en tire ? B.B dans la jeunesse de sa gloire, en barrera des arènes, ou toréant une malheureuse vache pour les besoins du tournage du film « Des bijoutiers au clair de lune » (1957). Comme quoi, cela est bien connu, seul les imbéciles ne changent jamais d'avis.



Poursuivez par la lecture plus romanesque du livre d'Eugénio Noel « 
Les toros du désespoir », paru encore à l'U.B.T.F. en 2002, ouvrage broché de 173 pages, au format 21 x 16 cm. En couverture une éblouissante chromolithographie du célèbre illustrateur de la revue La Lidia : Daniel Péréa. 24 €uros, toujours, dans les librairies nîmoises.


 

 


 

Eugénio Noel est contemporain de Miguel de Unamuno, appartenant comme lui à « cette génération de 1898 », refusant la corrida comme l'opium d'un peuple, fédérant l'identité espagnole. Des anecdotes, des nouvelles souvent écrites au second degré, qu'il faut savoir percevoir derrière les situations amusantes. Ma préférée «  Un train Spécial - Corrida en Castille ». Des dialogues entre voisins de banquette de wagons, du bon sens « populaire » porté à la dérision, des incidents de voyage inracontables. Le tout dans un style pittoresque, souvent drôle, baroque. A lire. Si tous les anti-corridas pouvaient être aussi intelligents et écrire aussi bien, nous passerions de bons moments...



 

 

Profitez de vos vacances pour vous aérer l'esprit, vous détendre avec d'autres ouvrages, en oubliant quelque peu les taureaux. Je ne saurai que vous conseiller la lecture de « La peau de tambour » d'Arturo Pérez-Reverte. Seules concessions à la tauromachie : l'auteur est espagnol, l'action se situe à Séville, dans les milieux de l'Eglise et de la très haute aristocratie andalouse, et un personnage de second plan est un ancien torero manqué, mal, très mal reconverti dans le milieu de la boxe.

 

      

 

 


Si ce livre vous captive autant qu'il a pu me passionner, me scotchant complètement dans sa lecture, tout vous sera indifférent tant que vous n'aurez pas lu la dernière page. Vous ne pourrez rien faire d'autre que vivre avec cet émissaire du Vatican, particulièrement séduisant, enquêtant sur de mystérieux cadavres découverts dans une vieille église du Barrio, tenue par un vieux curé « reboussier ». Un bande de Pieds - Nickelés, un ancien avocat cubain sans diplôme, une cantatrice de flamenco déchue, minables escrocs à la petite semaine vous servira de fil guide. Vous savourerez particulièrement cette vieille et très digne comtesse dans un contre emploi de hacker de virus informatiques de haut vol.Durant les 505 pages de ce Livre de Poche, collection Points, vous oublierez tout, absolument tout. De vraies vacances que je vous souhaite les meilleures.



 



 

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CONSEILS DE LECTURE A UNE AFICIONADA

Publié le par vingt passes, pas plus...


CONSEILS DE LECTURE DE JEAN-YVES BAUCHU



Chère et délicieuse aficionada,


Vous me demandez des conseils de lectures pour prolonger les émotions que vous avez connu lors de vos premières corridas. Sans hésiter, je vous recommande deux auteurs contemporains : Alain Montcouquiol et Christian Dedet.

Les deux livres d'Alain Montcouquiol seront à lire en dernier. « Le sens de la marche », son deuxième ouvrage, vous parlera de la mort, comme seul Alain Montcouquiol peut en parler. Par cette lecture, vous essayerez, également, d'approcher ce mystère : « Pourquoi toréer ? ». Vraiment, suivez mon conseil : reporter cette lecture à plus tard lorsque votre sensibilité se sera épanouie et votre connaissance de la tauromachie grandie.

Avec Christian Dedet, vous avez le choix du roman, du récit et de l'essai. Je vous recommande la lecture des trois, dans cet ordre. Plusieurs éditions de ces ouvrages existent et il vous sera aisé de vous les procurer.

« Le plus grand des taureaux », le roman, est publié le 22 février 1960.

Christian Dedet, né le 12 septembre 1936, à Cournonterral, dans l'Hérault, est alors étudiant en 5ème année de la faculté de médecine de Montpellier. La tauromachie lui est familière depuis les premières corridas vues, en culottes courtes, du haut des amphithéâtres des Arènes de Nîmes. Etudiant, il fréquente les élevages camarguais, parcourt les capéas et les novilladas villageoises, voyage en Espagne où il aime se rendre aux corridas des grandes plazas de toros, accompagné d'une femme. « Les joies et les indignations de l'arène n'atteignent leur plénitude que dûment partagées avec une émouvante créature. »


Ce sujet du « Le plus grand des taureaux », tiré d'une réplique d'un personnage du roman d'Ernest Hemingway« Pour qui sonne le glas » l'imprègne tellement qu'il le rédige en un mois et demi de l'été 1959. Avec ce livre, vous pénétrerez dans le cœur de la corrida : la noblesse et son opposé la magouille, le respect de la bête, ou l'arrangement des cornes et les piques assassines. Vous découvrirez les sentiments des toreros et surtout la « Peur », la peur sous toutes ses formes, la peur exacerbée, la peur qui vous vide l'estomac et les intestins, qui vous panique et vous paralyse. La peur de la mort.

Extrait.

« - Du calme, pequeñito. Pense à une seule chose à la fois.

- Je pense que cette saloperie d'animal aimerait bien de me mettre en pièces avec ses cornes ! C'est à ça qu'il réfléchit, depuis un moment. C'est pour ça qu'il me regarde. Pour ça qu'il n'arrêtera jamais de me regarder...

- Pense à une seule chose à la fois.

-Je pense que j'ai peur de mourir...

-Et qu'importe la peur de mourir, Ramon. Tout le monde a peur de mourir...

- J'ai peur de faire une mauvaise mort.

- Il n'y a pas de mauvaise mort, Ramon. Toutes les morts sont bonnes qui te tombent dessus comme la corne : en plein soleil, en pleine vie. »


Pour Christian Dedet, lorsque tout devient difficile, il n'y a qu'un seul remède : la fuite. Et plus précisément : « La fuite en Espagne ».

 

« La fuite en Espagne » publié en 1965, est à ranger dans le genre littéraire du Récit. Je vous recommande particulièrement le deuxième chapitre. Il s'agit, à mon avis, de la meilleure dissertation écrite sur le sujet : Qu'est-ce que la corrida ? Christian Dedet y est très brillant ; les références littéraires, mythologiques, artistiques et philosophiques vous éblouiront. Vous y forgerez votre érudition et votre sensibilité.

Je ne peux résister au plaisir de vous en livrer cet extrait qui nous concerne, nous qui nous disons aficionados : « Il existe plusieurs corridas : celle qu'on attend, celle qu'on voit, celle que les autres ont vue. Et l'on désignera toujours du nom d'aficionados un certain nombre d'agités, d'illuminés sympathiques ou dangereux, voire même d'érudits irréconciliables que le mot toro suffit à mettre en transes ».


« Passion tauromachique » est le troisième livre de notre écrivain. Dans cet Essai, édité en 1986, Christian Dedet laisse sa plume parcourir au cours des pages des domaines divers. « Picasso, minotaures et taureaux » est un chapitre. Christian Dedet s'y essaie aux commentaires sur le maitre Picasso et sa vision de la tauromachie.

Je cite : « Vieux sorcier au crâne bistre - je le revois, tapi à la barrera des arènes d'Arles - il avait entendu le long chuchotis du mythe et n'ignorait pas qu'en des temps plus récents, sinon plus obscurs, le diable n'ait été identifié à une apparition toute noire, avec des cornes sur la tête, des yeux féroces, un immense phallus. »

Plus loin, l'auteur revient longuement sur la mort du torero José Mata, survenue le dimanche 25 juillet 1971, dans les arènes de Villanueva de Los Infantes, village de 8200 âmes à l'époque et 233 kilomètres de Madrid. Corrida de pueblo, dit-on, et infirmerie de pueblo, ce qui veut dire à l'époque rien. Une mort absurde qui commençait à alerter les organisateurs de spectacles taurins sur la nécessité de la présence de soins d'urgences au sein des arènes; Thème vous l'imaginez bien, auquel je ne peux pas rester insensible.


A travers ces trois livres, Christian Dedet, témoin militant de la tauromachie, devrait participer à votre éducation. « Mais quelle éducation de la sensibilité, ce qui se passait dans l'arène et autour d'elle. »


Sa carrière d'écrivain ne se limite pas à ces trois ouvrages. Sa bibliographie comporte plus d'une quinzaine de publications. Son plus grand succès obtint le Prix des Librairies en 1985 « La mémoire du fleuve », la vie d'un métis aventurier et chasseur au Gabon. Mes livres préférés sont « Le secret du Docteur Bougrat », un médecin garde dans son cabinet le cadavre d'un de ses patients !, et « Les fleurs d 'acier du Mikado », l'histoire de la création de la marine japonaise en 1855 par un ingénieur français.


Ai-je répondu à votre demande ? Bonnes lectures.


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LE SENS DE LA MARCHE - ALAIN MONTCOUQUIOL

Publié le par C.CREPIN


Dans son deuxième livre, l'auteur chemine avec lucidité au gré de souvenirs qui le ramènent inlassablement vers son frère disparu, comme en témoigne sa première citation : « Je tourne autour du raccourci », ou bien dans son épilogue : « ...une fillette me fait signe de la main et me sourit... J'ouvre le poing pour lui répondre du plat de la main et je lui souris à mon tour en murmurant : Ciao ! Ciao ! Christian ! » 

Le récit mélancolique d'un amour fraternel.




    

 

Collection « Faenas » Éditions Verdier 2008. 120 p.  9,80 €.



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