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19 articles avec humeurs

QUELLE HONTE PEDRITO !

Publié le par vingtpasses

Reverrons-nous bientôt des toros à Barcelone ? Contre toute attente, Pedro Balaña, propriétaire des arène dit NON.

Dans une truculente lettre ouverte qu'on pourrait trouver drôle et amusante s'il ne s'agissait d'un sujet préoccupant qui touche à notre passion, Salvador Boix, apoderado de José Tomàs dit ses quatre vérités au liberticide.

Ci-dessous, un bref extrait de la missive que vous pouvez lire dans son intégralité en vous rendant sur le site de la FSTF ici

Quelle honte Pedrito.

De quoi as-tu peur ? Peut-être t’a-t-on menacé ? Qui ? Où ? On t’a dit que si tu essayais, on regarderait dans des comptes courants et sous les sièges de tes cinémas et tu as pris peur ? Peut-être devrais-tu l’expliquer si ça s’est passé comme ça. Mais tu ne le feras pas et bien-sûr tu n’affronteras pas le danger parce que tu as peur et que tu manques de courage. Tu t’es toujours caché au lieu de réagir comme un homme, comme un être qui a de la mémoire et de la dignité. Tu te chies dessus et tu regardes ton portefeuille au point de trahir ta propre histoire et celle des gens qui t’ont respecté et qui t’ont permis de devenir riche...

Lire la suite ici ...

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La "Picorrida "

Publié le par CHF

"Mes amis,

J'ai mis un moment avant d'écrire ce post. Un problème d’agacement…j’ai les abeilles.

Tout d’abord, j’avais commencé par un pamphlet, un rien agacé, devant les spectacles de fond du seau, donnés à Mont de Marsan et Dax en suivant… D’ailleurs c’est une saison plutôt “sans“

Pas grand-chose à se mettre sous la dent depuis ce début de temporada.De St Martin, à Dax en passant par Céret ou Vic…ou ailleurs. Trop de Domecqs tuent les Domecqs.Trop de mêmes toreros tuent les toreros.Trop de mêmes élevages, tuent les élevages."

Ces paroles de CHF, recueillies dans un post du forum de la Fédération des Sociétés Taurines de France, rejoignent les préoccupations de nombreux aficionados et sont exemplaires à plus d'un titre. http://torofstf.com .

Merci à CHF de nous avoir permis de les reproduire dans Vingtpasses.

C.C.

 

Les figuras s’ennuient, nous aussi, et le laxisme général pose quelques soucis, trophées faciles, pour  décisions bizarres, certains non donnés à des méritants, d’autres retenus pour de jeunes toreros pas encore au panthéon, des tours de pistes à des toros insignifiants et des indulto à la pelle…pour des toros de seulement un troisième tiers.

De sales habitudes aussi, une musique envahissante, des arrastres de mise en pression sur les présidences, on attend une heure pour couper une oreille, voire deux…des péons qui font ce qu’ils veulent et hurlent aux charron pour obtenir l’oreille…des piques montées à l’envers à gogo, des gogos pris pour des pompes à fric, et la violence verbale pour faire taire ceux qui protesteraient trop (mais avec raison) pour un tas d’astuces aussi visibles que le nez de Cyrano.

Diable que foutent les Alguazils ?

C’est la première année que je suis pris à parti par un organisateur montois qui m’a trouvé casse-couilles (sic) Richard Milian dont je suis certain qu’il avait regretté ce qu’il avait dit après l’infâme brouet de Miura présenté au plumaçon….(ah heureusement le sixième et Lamelas…) même Morenito, le péon qui fait plus pour la casse de cornes que n’importe quel coiffeur du campo, m’expliquait devant la piètre corrida de Fuente Ymbro que nous ne voyions pas la même chose…je le conçois…lui se met devant les toros….mais bon, là celui de Dufau ressemblait plus à une coursière qu’autre chose…ceux des vrais figuras plus petit que la seule course valable la novillada de Ruiz.

Et c’est vrai que vu de là ou je paie, c’est pas pareil.

Merde, quarante années d’aficion perdues (en fait je ne comprends rien à rien)…mon ignorance ne fait qu’alimenter mon impudence..

Petit sauvageon vas.

Des organisateurs qui n’acceptent plus la discussion, et encore moins les critiques, crimes de lèse majesté….on ne les voit plus que dans les endroits privés…(sic) ou tout le monde il est beau tout le monde il est gentil…qu’ils aillent à Céret ces petites gens et qu’ils se frottent au public comme osent le faire les Cérétans à chaque soirée de course…on rigolera un peu. 

Enfin comment ne pas qualifier d’aberration la course de Pedraza de Yeltes ou les toros ont été assassinés à la pique…doit-on piquer et surpiquer des toros qui n’en peuvent mais, surtout quand le maestro lui-même demande ce changement.

Ah la difficulté d’être président….même Rafaellillo a levé la main d’un air de dire : faites comme vous voulez, mais moi….je m’en Ponce Pilatise.

D’ailleurs il ne devrait pas être payé sur ce toro car, celui-ci épuisé de ses charges répétées a été puntillé sans qu’aucune épée n’est été posée….que dit le règlement ?

Cela n’a pas empêché l’ineffable de sortir saluer avec son picador…manquait plus que bonijol qui resta un long moment visible en piste au moment de la seconde et troisième pique, côté droit du cheval (on l’interdirait à tout Péon..mais le patron à l’habitude de se faire ovationner alors….)

Oui ces toros ont de la caste (du sang Domecq) mais doit on les lancer du milieu de l’arène, les distances ne doivent elles pas être progressives, les piques plus courtes et mieux dosées, mieux posées, moins carioquées (ah les merveilleux chevaux qui tournent et se couchent sur la tête du toro ? Le public n’est pas raisonnable applaudissant des deux mains une pique dans le “lomo“, une épée à la base de la queue…des redondos à cornes passées, des faenas sur le passage, avec une voile pour muleta et tout au pico….

PFTTTT.

Tu vas encore te faire massacrer dirait Szabo…et allez tant que j’y suis, pourquoi les écrits des pros se résument-ils à ces quelques mots : corridas faibles, décastée, commode de tête et j’en passe… ?

Pourquoi ne pas répéter à satiété que c’est nul, que ces toros sont indignes de ceux qui se mettent devant eux mêmes indignes de ceux qui eux, ne pourront jamais se mettre devant ?

Pourquoi ne pas dire que Rama Yade, Renaud et les autres ont raison, le toro commercial n’est qu’un faire valoir du type qui torèe en smoking, des chanteurs lyriques, des musiques épiques ça ressemble au supermarché quand on vous vend du Clayderman pour du Mozart….sans compter le livret qui vous vend la course avant (relisez les après c'est à se pisser parmi comme disait Frédéric Dard.

Enfin cerise sur le gâteau, les picadors qui refusent d’entrer en piste à Bayonne, ils veulent être deux, ils veulent des chevaux de pique et pas de concours hippiques, ils veulent fixer le toro, pas amuser la galerie…

Mais cherchez bien, personne n’en a parlé…bizarre non ? Si, si regardez bien, personne ne l’a relevé pourtat ça a son importance une grève “piquère“.

Bon qu’ils veuillent deux chevaux au lieu d’un, on comprend…au delà du secours apporté au collègue en difficulté,(quoique avec les toros figuras hein?  le fait de ne plus mettre qu’un picador enlève du boulot à l’autre…préserver la corporation.

Et puis, refuser des chevaux trop légers, trop “mouvants“, trop tournants…les picadors tombent plus souvent avec ces chevaux légers, disent-ils…

 

Avec ces Picorridas, il faut des toros capables de supporter la charge, le fer, la violence…des chevaux qui nous laissent entrevoir la puissance, la force, il faut des cavaliers, ménageant leur monture et lui indiquant la bonne route à suivre.

Il faut des encastes (qui disparaissent, à force d’être ignorés par les organisateurs)…la caution toriste se résume trop souvent aux mêmes….les autres meurt…les antis auront raison de nous.

 

Corrida sans pique, sans tercio de banderilles, plus de sang, plus de mise à mort…la Mort avec un grand M du toro de combat au profit du collaborateur à la langue bien pendue…le pauvre, mais qui repartira au pâturage ou l’attendent les onze mille vierges.

 

Tiens, je m’énerve pour rien, allez bientôt les palombes…les premières brumes, les grandes marées, la terre tourne encore...et si l’année prochaine j’allais aux Bahamas au lieu de toutes ces corridas, avec le prix des billets c’est largement possible….je ne casserai plus les couilles à Monsieur du Mont, Richard aura tout loisir de faire toréer le public à ses petits…Monsieur de Dax n’hausserait plus les épaules et Renaud Et Rama applaudiront aux indultos préparés, avant d’aller s’en jeter un au patio de caballo devenu avec l’âge la cour des Paons…en compagnie de Jean Pierre, Anne Galore, et tous les responsables de l’armée mexicaine des organisateurs…et autres taurins qui vivent de ça, et ne pipent mot.

Je vous ferai une resena de plage, de coquillages et de crustacés (ah sacrée Brigitte)

Alors quand les chants de nos jeunesses disparaitront dans les brumes de l'âge, nous boirons assis sur le sable en regardant la mer, en parlant des chanteurs de rock qui auront disparus, des femmes si belles qui ne nous aiment plus, et de tous ceux qui un jour nous ont méprisés parce que l'on croyait à un idéal que l'on pensait juste.

Nous parlerons encore de ces grands matadors qui ont un jour croisés la route d'un immense toro, et de cette étreinte charnelle qui nous faisait vibrer. Alors nous pleurerons sur nos pauvres mémoires racontant aux enfants ce qu'étaient nos rêves, et comment le venin entra dans nos veines nous faisant tout accepter en se disant qu'hier....mais demain?...demain.?

CHF

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Vendanges : les 2 oreilles et la queue de Furtivo pour Manzanares

Publié le par Charles CREPIN

 

Faena parfaite ou étincelante pacotille ?

 

Le temple est l'expression gestuelle d'un processus technique et artistique complexe dans lequel l'intuition du torero est décisive. Bien exécuté, le temple est la quintessence d’une véronique sublime ou d'un muletazo parfait dont il ne peut être dissocié (1).

 

En ce samedi de Vendanges nîmoises, une faena magique de José Mari Manzanares est venue illustrer ce propos de façon magistrale. L’aficionado a vécu intensément une séquence de corrida exceptionnelle dont il parlera dans ses tertulias de l’hiver prochain. De son côté, le jeune aficionado aura puisé dans ce somptueux spectacle de quoi enrichir ses lectures sur l’art tauromachique.

On dit que cette porte des consuls marquera les mémoires, et sans doute pour longtemps.  « Faena de rêve », « Arènes chavirées », « Apothéose », « Corrida pour l’histoire », « Pour l’éternité » ... la presse taurine fait ses gros titres sur l'évennement.

 Après la corrida, dans les bodegas voisines de l’amphithéâtre, l’effervescence n’est pas tombée, et les superlatifs fusent de tous côtés dans les tertulias où aficionados et « touristes » partagent ce rare moment. Si leur langage est différent, une même passion les anime.

 

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 Descendu des nuages, je réalise bien vite que notre « Manzanaressimo » accapare pour lui seul les louanges. Le gentil « furtivo » a disparu dans les plis de l’étoffe, en permettant ce triomphe majuscule, archétype d’un modèle voulu par les figuras, réalisé par les généticiens du conclave ganadero, marchands de pacotilles, pour lesquels le client est roi… la seule trace dérisoire qui restera de Furtivo, tient sur une ligne du carnet d’élevage. Hors l’indulto, donc, point de reconnaissance.

En pleine tertulia, je lève le doigt, et comme au temps de la chevalerie,  je lance un assaut, certain de ma défaite mais cultivant fièrement mon panache. Ma hardiesse se lit sur quelques visages interloqués ...  Profitant de l’effet de surprise, je risque une remarque : cette faena purement plastique et esthétique est en réalité l'oeuvre d’un maestro surdoué devant un torito bonito, modeste d’armure (pour ne pas dire plus), d’où la plus petite molécule de caste a été éradiquée.

 Ma voisine de tertulia, visiblement dépitée par mon comportement suspect d'intégrisme, ne peut croire que je sois passé à côté de la gestuelle qui a caractérisé cette faena fondamentale pour la corrida (applaudissements), mais veut bien reconnaître mon droit à l’erreur...

Dans mes derniers retranchements, je cite le professeur Henry EY : « l'esthétique de la corrida commence lorsque s'égalisent les risques de mort, c'est à dire lorsque le taureau est assez dangereux ou lorsque l'homme s'expose assez ».

Le reste relève davantage de la chorégraphie que de la corrida authentique. (2) 

 

(1) http://www.vingtpasses.net/article-templar-le-temps-suspend-son-vol-119017924.html

(2) Chorégraphie : l'art de composer des danses et des ballets, principalement pour la scène, au moyen de pas et de figures.  (Wikipédia).


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L'alternative en question

Publié le par Dominique VALMARY

Par Dominique Valmary

 

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Parmi les postulants au permis de toréer, les autodidactes sont désormais submergés par la vague des élèves issus des écoles taurines. Tout bon français, héritier de Jules Ferry, devrait se satisfaire de la mise en place de l’instruction taurine, gage d’un enseignement de qualité et d’une égalité d’accès à la connaissance. Le rapprochement est audacieux au regard du statut des dits centres de formation. Le cadre associatif domine avec en contrepoint quelques fondations qui garantissent un statut fiscal avantageux à leurs promoteurs et financeurs. Mais le problème n’est pas là puisque, malgré la variété des enseignements due aux origines diverses des moniteurs  (j’ai du mal à parler de professeurs) souvent autodidactes eux-mêmes à l’époque de leur propre formation, elles produisent paradoxalement une manière de toréer entièrement stéréotypée. Le circuit des novilladas confirme ce fait de semaine en semaine sans autre surprise que l’apparition rafraîchissante de quelques égarés venant toujours des lointaines contrées d’Amérique latine. Je ne connais ni l’organisation de la transmission, ni suffisamment le contexte ultra-océaniques pour juger de la pertinence de leur éducation tauromachique mais j’ai toujours tendance à privilégier les cartels où ils pointent leur nez. Quelle différence entre la récitation du bréviaire habituelle à nos européens et la spontanéité pas toujours concluante des ultra-marins ! L’efficacité revendiquée d’un côté et l’improvisation risquée d’un autre, autant dire un océan entre les deux manières de vivre la corrida.

 

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Photo Michel Chauvierre

Ne dit-on pas que l’ennui naît de l’uniformité ! Les figures imposées, les obligatoires circulaires inversées, l’abandon de la pose des banderilles par les novilleros et la limitation quasi systématique de celles-ci à deux paires m’horripilent au plus haut point.

Dans ce contexte comment peut se faire la sélection entre ceux dont le seul but est d’atteindre l’alternative sans ambition véritable au-delà et ceux qui chercheront à faire carrière. Le nombre de courses s’étiole alors qu’il devrait être proportionnel à l’effectif des apprenants. Il en résulte une expérience limitée et donc insuffisante au moment de franchir le pas et d’alterner. Le relationnel et l’entregent supplantent la performance et l’engagement. Or l’alternative n’est-elle pas ce « vaca-lauréat » qui marque la fin d’un cycle, le diplôme de fin d’études en quelque sorte, le doctorat disent certains, et signe le début d’une aventure humaine qui est beaucoup plus que professionnelle ? La décision de présenter un novillero à ce moment crucial ne me semble pas relever d’une logique cartésienne ayant personnellement le sentiment que parfois c’est l’envie irrépressible d’y aller qui prévaut, parfois les qualités revendiquées (mais pas toujours démontrées) et parfois l’impression de lâcher le prétendant devant les fauves dans un souci de rupture, le postulant ayant montré ses limites.

La cérémonie est devenue purement formelle et le compagnonnage n’est plus que de façade. Il n’exprime plus la solennité de l’acte autorisant le novillero à désormais alterner avec les toreros déjà adoubés. Toute émotion est gommée de cet instant qui est pourtant essentiel à la transmission des codes si ce n’est, il faut l’espérer, l’émotion du récipiendaire qui va souvent être jugé sur son taureau d’alternative. Que reste-t-il du parrainage et du témoignage ? Qui décide de l’apoderado  (il faut vendre la supposée pépite), du moniteur (ça valorise l’enseignement dispensé), de l’organisateur (on parle en bien de la place et si en plus c’est un local…), des parents (qui fantasment), de la peña (convaincue contre vents et marées), que sais-je encore ?  Le parcours initiatique qui passait autrefois par les fonctions de péon au service d’un maestro qui décidait, avait vraiment une autre allure. Nostalgique d’une époque que nous n’avons pas connue ? Certainement pour une part,  réaliste et un poil idéaliste pour le reste.

Malgré tout cela je ne peux qu’inviter les aficionados à se déplacer pour vivre les novilladas qui restent la confrontation de la naïveté du jeune taureau encore tout fou, mais pas tant que cela, et  l’ingénuité relative du torero en devenir. C’est toutefois une analyse que les courses sérieuses et de verdad vues cette année à Hagetmau ou Carcassonne viennent heureusement contredire, il y a toujours des exceptions. Ce sera aussi pour vous l’occasion d’affûter votre propre jugement face à une tauromachie où, en principe, les artifices sont absents.

 

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Question(s) d'aficion...

Publié le par Charles CREPIN

... sur une certaine "corrida-événement" des prochaines Vendanges nîmoises.

  • Ou bien c'est un festival de bienfaisance, façon Montepío (1) comme il a été dit. Bien !  Mais les donateurs que nous sommes pourraient-ils dans ce cas en savoir un peu plus sur les règles fixées par le fameux syndicat de toreros-organisateurs espagnols... et les réels bénéficiaires de la manifestation ?

 

  • Ou bien c'est une vraie corrida, avec des toros de corrida, comme il a aussi été dit. Mais dans ce cas, il y a des questions sur l'éthique taurine écornée par ces stars auto désignées, certes bénévoles pour l’occasion, qui contre tous les principes verrouillent le cartel entre copains et fournissent eux-mêmes les toros… qui restent " à désigner ", dans un certain délai. Et pendant la désignation, la vente des abonnements continue.

 

  • Ou bien c’est les deux à la fois, comme cela a été enfin évoqué. Et dans ce cas encore, les mêmes questions restent décidément posées.

 

2000 aficionados nîmois fédérés (quelle ville taurine peut en compter autant ?) ont-ils le droit de soulever de telles questions sur leur Feria sans être apostrophés et stigmatisés par le délégataire des arènes dont c'est désormais le lieu commun ? 


En réalité, une fois sorties du contexte "polémique" dans lequel elles ont été présentées, il n’est pas bien sérieux de prétendre que ces questions étaient "inutiles", ou situées "dans une démarche systématiquement négative", sinon de s'en service comme  prétexte à la coupe réglée dont elles sont l'objet. Chacun aura compris que l’aficion est juste dans son rôle lorsqu'elle pose de telles questions et dans une logique de bon sens lorsqu’elle espère que celles-ci sont au moins entendues et tolérées, sinon arbitrées par l'autorité, en guise de garde fou.

 

(1) Caisse de secours et d’entraide pour les taurins nécessiteux, l’association du Montepío a été créée par le torero Ricardo Torres « Bombita » en 1909.

 

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Vuelta, et silence...

Publié le par Charles CREPIN

Dans ce titre, ni dilemme ni paradoxe. Ce dimanche à Vauvert, le palco a su faire la part des choses : vuelta pour le 4ème novillo de Palha, silence pour le maestro.


 Une vuelta bien payée pour ce novillo superbe, bien présenté, brave à la pique, noblissime, mais manquant de caste.

CCR 3259 (1)

 

Silence justifié pour Gaëtan. Élégant mais sans engagement ni transmission, toréant sur le voyage, il n’a pu se hisser au niveau de ses adversaires.

CCR 3276

 

Mal inspiré, il a suivi un conseil stupide venu du callejon, et misé tout son capital sur un improbable indulto. A se perdre dans un porfión truffé d'ornements dérisoires, il a indisposé les gradins où les touristes n’étaient pas majoritaires. Et à la fin, une fois revenu sur terre, l’épée lui a fait perdre la mise... Saura-t-il se consoler avec le trophée de la meilleure faena ? Ça, c'est le dilemme.


Quelques beaux gestes de son banderillero...

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Et de ses deux compagnons de cartel, plus limités dans les derniers tiers...

CCR 3191

 

CCR 3193

 

Si Fabio Castañeda sait toréer le public...

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c'est plus difficile pour l'estocade...

CCR 3330

 

 

Cesar Valencia, prudent et refusant de voir son dernier, après l'avoir fait sévèrement punir par le petit roquet qui lui sert de piquero...

CCR 3336


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Bajonazo a la Fiesta Brava !

Publié le par Charles CREPIN

 

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  Toros d'Ernesto Guttiérrez

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Manizales 12 janvier 2013 -  toritos mutilés - tarde triomphale - milliardaires adulés - public niais

Une recette parmi d'autres pour remplir les arènes...

Article sur le site http://puraficion.blogspot.fr/2013/01/les-tricheurs-triomphent-les-gogos.html

 

 

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Retraite, la délicate question des carrières longues...

Publié le par C. CREPIN

 

ACT3015 

NÎMES, 28 mai, corrida de clôture : PONCE, TALAVANTE LUQUE, DOMECQ.

J’y suis allé. Pas pour TALAVANTE, ni LUQUE, et encore moins pour les Juanpedro. J’y suis encore allé pour voir le « Maître ».

Après, j’ai regardé mes photos, et j'ai sans doute perdu les quelques illusions qui devaient me rester. Je ne parle pas de la sortie de Simon CASAS qui s’inscrit finalement dans une certaine normalité. La scène valait bien le billet à elle seule. J’espère que vous y étiez.

Non, je parle d’Enrique. J’ai entendu quelqu’un dire « Après l’oreille protestée de LUQUE et le psychodrame qui a suivi, l’ambiance était cassée. Enrique (2 oreilles) nous sauve la tarde ».  Nous sauve la tarde… Moi-même, à la tertulia, j’ai affirmé à chaud que PONCE restait « le » grand maître. Je devais être distrait. Ou bien l’épisode du doigt d’honneur m’a trop perturbé. Ou alors, c’est à force de mitrailler à tout-va avec mon Nikon, je passe trop vite sur les détails, et donc sur l’essentiel.

Mais il y a les photos : quelques passes bien rematées qui confirment l’élégance, la virtuosité et le style du « maître », ses exercices d’assouplissement habituels (je crains toujours l’élongation…) et au bout du compte, une faena assez ordinaire, médiocre même, et distante au possible, qui aura surtout gagné en économies sur le glycogène du Domecq et les frais de pressing du maestro... Enrique se moque de nous. Et à la fin, grosse pétition, 2 oreilles ! Entre celui-là, et LUQUE qui se la joue à se frotter la chaquetilla sur les cornes d’un torito arrêté, j’en connais qui vont dire que je ne suis jamais content. Et pourtant...

Est-ce que la réforme Hollande sur les carrières longues prévoit quelque chose pour le cas « Enrique » ?

 

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Coup de sang !

Publié le par vingtpasses

 

 

 

 

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L'oreille de la discorde

 

 

Par Charles CREPIN

 

J’avais fini par trouver que les oreilles tombaient plutôt moins nombreuses en cette Pentecôte 2012 (enfin, pas pour toutes les corridas...). Bonne résolution ? Amorce de correction d’une dérive ? La triste affaire « BURGOA » vécue l’an passé, et le réveil de l’aficion (indignée) sur les gradins nîmois avaient-ils sonné le glas de trop nombreuses victoires sans péril ? Dans cette série à succès, il ne fallait pas manquer l’épisode de la corrida de clôture, hier après-midi.

 

1er toro de PONCE : épée caída, pétition soutenue, pas d’oreille.

1er toro de TALAVANTE : rien !

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1er toro de LUQUE : numéro en trompe l’œil dans le style « je me la joue près des cornes » devant un toro décasté, fatigué, bouche bée, finalement arrêté. Longue pétition, bruyante sinon majoritaire. Le président BAZIN ne bronche pas. Je me dis, c’est gagné ! Comment ça, c'est gagné ? Pas du tout ! Visionnaire, l’arrastre joue la montre, faisant piaffer les mules en attendant qu'une décision monte du callejon… Bien vu !  Simon CASAS, s’avance sous le palco. Vindicatif, visiblement irrité, il exige une oreille (peut-être deux ?) pour son protégé.

 

Et l’oreille est tombée… consacrant tristement l’autorité de l’empresa sur le palco, bien davantage que le triomphe dérisoire d’un LUQUE dépité restituant l’oreille de la discorde au callejon, d'où elle était partie.

 

Qu’une bronca résonnante se soit élevée des gradins pour sanctionner cette conduite désinvolte (ostensible, cette fois) de l'empresa, au mépris du plus élémentaire respect des règlements en vigueur, cela me paraît pour le moins naturel. L’aficion nîmoise n’a fait que pointer une dérive consternante, indigne de notre amphithéâtre. Lui contester ce droit, c'est nier sa légitimité à connaître et défendre les principes immuables d'éthique et d'autenticité de la Fiesta Brava. C'est aussi mépriser tous ceux qui s'en reclament. 

 

Le reste n’est que gesticulation.


 

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"Tempête du désert"

Publié le par vingtpasses

 

 

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Pas d’accord !  ou division sur un desierto


Par Paul BOSC


Je viens de lire le palmarès annuel des Critiques Taurins de France de la section Sud-Est, et mon étonnement vient du fait que la catégorie « novilladas » ait été déclarée « desierto ». Étonnant, à mon point de vue, bien que je n’ai pas vu toutes les novilladas programmées cette saison, que cette digne association ait oublié la novillada de Tarascon avec des novillos de la ganaderia de Pascal Mailhan-Pagès. Une tarde tout à fait exemplaire où trois novilleros ont étalé une grande classe face à ces novillos qui avaient du répondant, de la classe dans leurs charges, de la noblesse dans la muleta mais qui ne se laissaient pas faire comme des sucettes à l’anis. Les critiques taurins de France auraient-ils oublié la novillada de Enrique Ponce à Nîmes pour la Cape d’Or de la Peña Antonio Ordoñez ou la novillada de Patrick Laugier « Dos Hermanas » issue des Coquillas de Sanchez Arjona, pour les Vendanges nîmoises ou bien celle lidiée à Lunel pour les fêtes, appartenant à  Bruno Blohorn ? Ces quelques exemples ne méritaient-ils pas une mention ? Une breloque ?  Un souvenir ? Quand on connaît les difficultés que rencontrent les éleveurs français pour vendre leurs produits, quand on connaît le  soin, la passion, la patience des ganaderos français qui présentent souvent, pour ne pas dire, tout le temps, des novilladas fort intéressantes, une reconnaissance aurait été de mise plutôt que ce « desierto » bien sec.


 

Commentaire d’Agnès PERONNET, Présidente de l’Association des Critiques Taurins de France (Sud Est)


Je viens de lire les remarques de Paul Bosc, et je comprends son point de vue. Je tiens juste à lui préciser que nous votons chacun selon nos critères et  que le lauréat doit recueillir une majorité significative de voix  pour être nominé. Toutes les courses citées par Paul Bosc ont été nominées sans qu’aucune ne se détache particulièrement, d’où le desierto de cette année. Cela ne veut pas dire que nous n’encourageons pas les ganaderos français dans leur sélection et leur passion, bien au contraire. Parmi ces élevages cités, et s’il n’avait eu qu’à en retenir un seul, Paul Bosc aurait peut être aussi choisi le désert ... En tous cas, c’est cette option que j’ai souhaité défendre pour 2011 pensant éviter ainsi les injustices et les critiques.

 


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UNIFORMITÉ

Publié le par vingtpasses

 


Par Corentin CARPENTIER

 

Le  principal danger de notre société actuelle, est la tendance à l’uniformité de nos modes de vie. Chacun veut avoir le même niveau de vie que son voisin, et ainsi, veut directement impacter son existence.


En tauromachie, nous avons ces groupuscules animalistes, des terroristes intellectuels, et des défenseurs de la pensée unique. Au nom d’une sensibilité, et d’un mode de vie différent de celui des aficionados, ils estiment qu’ils sont dans leur droit de faire interdire la tauromachie car étant majoritairement opposés à la tauromachie en France. La tauromachie, est la culture certes d’une communauté minoritaire en France, mais elle est très largement intégrée dans les territoires où elle est admise, et cela en fait une tradition et un élément non négligeable du patrimoine des régions tauromachiques.Bref, revenons-en à ce qui nous intéresse plus particulièrement, la Corrida et son fonctionnement et plaçons le mot UNIFORMITE au delà de l’aspect pro et anti.


La Corrida a toujours été riche de sa diversité, et il n’est pas facile aujourd’hui quand on discute toros entre aficionados, de tomber d’accord à 100%. Ainsi est notre passion, on ne ressent pas tous pareil ce que l’on voit dans le ruedo. Que ce soit le tercio de piques, le toro sort-il seul ou non ? A-t-il poussé durant les rencontres ?  Les banderilles, cornes passées ou pas ? La faena, s’est-il croisé ? Est-il profilé ou non ? Préfère-t-on le toréo tremendiste ou les canons plus classiques de la tauromachie ?  Que ce soit sur le toro, préfère-t-on un toro de caste qui pose des problèmes que seule la technique du matador en face peut résoudre ? Ou préfère-t-on un toro de grande mobilité sans violence dans la charge et sans vices qui permet au matador de réaliser une faena plus artistique et moins technique qu’avec un toro de caste ? Ainsi vont les conversations entre aficionados. Mais aujourd’hui ces conversations sont en danger, car l’UNIFORMITE, qui depuis quelques années pointait le bout de son nez, tend aujourd’hui à s’imposer aux aficionados.

 

 

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Par UNIFORMITE de tauromachie, je veux parler ici du trio FIGURAS - EMPRESAS - GANADEROS. En effet, les figuras aujourd’hui tendent à imposer leur bétail et des cachets exorbitants, les empresas pour la plupart vont désormais valider ces exigences, et commandent aux ganaderos le modèle de toro imposé par les figuras du G10. On évite désormais soigneusement les élevages qui pourraient empêcher les actuelles figuras de briller ; le trio dont nous parlons plus haut  impose un nouveau règlement : Trafic de l’intégrité physique du Toro ; Monopique qui tend à se développer dans les arènes de 1ère catégorie, et quasi généralisée dans les arènes de 2eme et 3eme catégorie. Certaines présidences non indépendantes de l’empresa, et figuras respectant de moins en moins les règles élémentaires de la lidia, 60 à 80 muletazos au lieu de "20 passes pas plus" comme le titre de votre blog préféré… La quantité ne fait pas forcement la qualité.


Cette uniformité, est en train de tirer la fiesta brava vers le bas. De tout temps il y a eu corridas de figuras, et corridas de Toros. Et si demain la corrida de Toros disparait ? Il ne faut pas rêver, la corrida de figuras ne résistera pas dix ans de plus… Alors réagissons, et pensons à l’avenir de la fiesta brava avant les intérêts personnels d’un petit groupe, qui, il faut le rappeler, n’est que de passage… Pensons donc à nos futurs enfants, pour qu’ils puissent eux aussi connaître, cette merveilleuse passion, qu’est la tauromachie. Alors contre l’UNIFORMITE en tauromachie et dans nos vies, préservons la belle diversité de la tauromachie ! Et comme le dit un slogan espagnol reconnu :

 

 

 

 

NADA TIENE IMPORTANCIA SI NO HAY TOROS !

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La pensée du jour

Publié le par vingtpasses

 

 

Entendu dans le mundillo : Casas a proposé de faire venir des présidents de Madrid et de Séville. Bien… Tu crois qu’il va aussi demander des vétérinaires de là bas ?

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PALCO

Publié le par vingtpasses

 

Nous apprenons qu’il y avait à Nîmes un mauvais président de course. Il vient d’être viré. C’est vrai qu’il faisait drôlement baisser le panier moyen... d’oreilles, ce BURGOA. Et, circonstance aggravante, il était narcissique. Bilan : seulement 33 oreilles distribuées dans l’amphithéâtre nîmois pour cette Pentecôte 2011. Presque une misère. Heureusement qu’on l’a sanctionné à temps, sinon, on passait sous la barre des 30 oreilles. La honte !

 

On savait qu’il y avait à Nîmes les meilleurs toreros. On se doutait qu’il y avait aussi les meilleurs toros : c’est désormais confirmé officiellement par l’empressa. Et dorénavant, il y aura également les meilleures présidences. Dans sa quête de perfection, Simon CASAS va même dépêcher en renfort des présidents espagnols, de Madrid et Séville, afin qu’aucune ambigüité ne subsiste sur la justesse de ses choix. Mazette ! Dans sa position, CASAS était parfaitement en droit d’imposer le président de BILBAO, Matías GONZÁLES, mais il a préféré épargner la Feria nîmoise de la disette. Le coup est passé très près tout de même…


 

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Le Palco de BILBAO

 


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AFICION INDIGNÉE

Publié le par vingtpasses

 

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Sans commentaire.

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Des toros sous la pluie

Publié le par vingtpasses

  Hubert COMPAN, vétérinaire taurin bien connu, n'était pas content du tout au lendemain de la corrida de baltasar Ibán de dimanche à Ales. Il a adressé le mail suivant au quotidien Midi Libre :

 

"Sur Midi Libre du 7 juin, sur la page toros, parait une photo du public de la corrida d'Ales sous la pluie.

Quant un spectateur s'est exprimé et a interpellé les journalistes photographes c'était en espérant un témoignage sur la remarquable présentation des toros de Baltasar Ibán : il aurait été préférable de voir sur Midi Libre une photo d'un exemplaire galopant allègrement sous la pluie plutot que les aficionados alésiens trempés...mais contents".


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Effectivement !

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