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9 articles avec coup de chapeau

Une aficion exemplaire

Publié le par vingtpasses

Les actions de l’AYUDA FOND’ACTIONS TAURINE AFICIONADA depuis sa création le 29 octobre 2014.

 

De part son objet social, « aider par un action ou plusieurs actions appropriées, un ganadero, un torero, un organisateur ou toute personne ou structure œuvrant pour la tauromachie », l’AYUDA FOND’ACTIONS TAURINE AFICIONADA se veut, quelque peu, différente des autres associations taurines.

  •          -  Aides financière, morale et logistique à la Ganaderia TURQUAY (Eyguières) qui avait le désir et la volonté d'aller plus loin dans les origines Santa Coloma de sa ganaderia d’origine Buendía (pur Santa Coloma depuis 1906) : achat de bétails et de carnets de ganadero, suivi des naissances et de l’évolution du bétail, tientas ....
  •          -  Achat de deux épées de mort au novillero Tibo GARCIA,
  •          -  Les soirées « JAZZ Y TOROS » : depuis trois ans, l’association investie la terrasse des jardins de l’hôtel IMPERATOR à NIMES, à l’occasion des « JEUDIS DU JAZZ » ...
L’occasion pour les aficionados a los toros et les mélomanes d’associer leurs deux passions autour d’un apéritif dînatoire.
  •          -  Les actions « coup de cœur » :

o Achat d'un capote au banderillero Julien MERENCIANO,


o Achat d'une muleta au novillero Dylan RAIMBAUD,


o Achat d'un castoreño à Jean-Christian DOMERGUE qui débute sa carrière de picador,
o Participation financière au projet d'Eddie PONS « FLAMENCO ! »,


o Accueil, en FRANCE, du novillero Christobal REYES pour parfaire son entraînement qui depuis a réalisé, avec grand succès, ses débuts en novillada piquée cet été à RISCLE  (Gers).

 

- Les appels à projets et son 1er lauréat : Méryl FORTUNAT-ROSSI, réalisateur, désireux de réaliser un film qui permettra au spectateur : « d'ouvrir la barrière et vivre dans l'intimité des exploitations d’élevage de toros. Il écoutera mugir les bêtes au rythme des quatre saisons, à travers les paysages de Camargue, des Landes, de l'Hérault, jusqu'au pied des Alpilles. »

 

L’AYUDA a été la première à l’aider financièrement. A ce jour, le portrait de Michel GALLON est terminé, ceux de Manu et Jean-François TURQUAY et Patrick LAUGIER sont en cours.

L'AYUDA FOND’ACTIONS TAURINE AFICIONADA remercie l'ensemble des personnes physique et morale qui ont contribué à la réalisation de ces actions.

 

L’Ayuda : Fond’actions Taurine Aficionada 


Hôtel C Suites  152 Rue Claude Nicolas Ledoux

30900 Nîmes

fondactionsayuda@gmail.com

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JUAN BAUTISTA invité des JEUDIS DU CERCLE

Publié le par vingtpasses

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CASTAÑO primé à NÎMES

Publié le par Charles CREPIN

 

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Remise de la médaille au maestro samedi dernier 16 février 2012, au siège de l'UTN à Nîmes

Au titre des Ferias nîmoises 2012, le jury des Fondateurs de la Feria de Nîmes a décidé d’honorer, pour son comportement exemplaire devant six toros de Miura, le maestro Javier Castaño Perez.

En cette après-midi du 26 mai 2012, Javier Castaño a suscité le respect des aficionados les plus exigeants, exauçant leurs souhaits pour une corrida authentique. Il a cassé la routine des lidias convenues et remonté d'un cran les 3 tercios de la lidia.  

 Et de quelle manière !  Par la diversité du jeu servi, afin de donner sa  lidia et sa faena à chacun de ses adversaires. En conduisant avec autorité une cuadrilla talentueuse et soudée, unanimement saluée par un public ravi. En donnant le la dans toutes les phases du combat : jamais dans le callejon, toujours sur le sable,  toujours présent pour les mises en suerte et le quite quand il le fallait. Et enfin, par une faena ponctuée d’un récibir venant de l'horizon, magique, presque irréel, presque surnaturel, sur un fil ténu entre estocade et don de soi.

 

Les raison du vote du jury

Sans ignorer l’autre évènement majeur hors normes qui a profondément marqué les dernières Vendanges nîmoises les Fondateurs de la Feria de Nîmes ont tenu à consacrer le comportement exemplaire de Javier Castaño lors de son encerrona devant 6 toros de Miura. Cette corrida a sans doute marqué un tournant. Elle  traduit magistralement dans les faits le mouvement profond qui se propage dans l’aficion en faveur d’une revalorisation du premier tercio. Elle a enfin suscité depuis lors une competencia au plus haut niveau de l’escalafon, traduite actuellement par quelques gestes de la part des figuras. Des gestes certes encore peu nombreux, mais des gestes néanmoins révélateurs que l’aficion n’attendait plus. 

 

Les FONDATEURS DE LA FERIA DE NÎMES, un peu d'histoire

En 1950, la frontière espagnole s’ouvrait à nouveau aux aficionados, impatients de retrouver l’ambiance des ferias et de voir des corridas dont ils avaient été privés durant des années. Madrid, Barcelone, Séville, Pampelona, étaient autant de rendez-vous courus des aficionados nîmois. Dans la passion retrouvée, il est  fort probable que certains d’entre eux aient caressé le rêve d’importer à Nîmes le modèle espagnol de la Feria.

 Deux évènements survenus en 1951 allaient précipiter les choses :

  • La loi "Ramarony-Sourbet" votée le 12 avril légalisait les corridas dans les villes de tradition ininterrompue, récompensant ainsi cent ans de lutte des gens du Midi.
  • Nîmes fut choisie pour organiser le 37ème congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France, prévu du 30 mai au 2 juin 1952.

 Dès lors, la voie était libre, et l’aficion nîmoise n’attendait plus qu’un programme digne d’une vraie Feria.

 

Une démarche des clubs taurins nîmois

En 1952, il y avait à Nîmes 5 clubs taurins typés corrida. L’Union Taurine Nîmoise avait déjà 56 ans, le Club Taurin Lou Ferri de Saint-Cézaire fêtait son 30ème anniversaire, le jeune Cercle Taurin Nîmois avait soufflé ses 5 bougies, et l’Aficion Cheminote Nîmoise était née 2 ans auparavant. Francis Cantier « Paquito », directeur de la revue TOROS, allait bientôt rejoindre ces 5 sociétés taurines avec les Amis de Toros, pour constituer le premier Comité d’organisation de la Feria de Nîmes.

  L’entente était parfaite. Elle portait déjà les prémices d’une union solide entre les clubs nîmois dont l’héritage se trouve encore aujourd’hui magnifiquement préservé par une certaine Coordination des Clubs Taurins Nîmois qui compte près de 2500 adhérents. Toujours est-il qu’à l’époque, la démarche de ces clubs fut confortée par l’enthousiasme spontané des aficionados et le soutien des élus.  

De son côté, le Directeur des arènes, Ferdinand AYME, fut d’abord réticent. Mais son intelligence et son sens des affaires lui firent comprendre assez vite que derrière la démarche des clubs se profilait un événement d’envergure. La sagesse de l’homme et sa convivialité firent le reste : Ferdinand AYME fit le pari gagnant qu’on peut bâtir solide avec les forces vives de l’aficion nîmoise. Il annonça des cartels de rêve. La FERIA de NÎMES était née !

 Au fil des années, bien sûr, d’autres personnalités allaient contribuer à faire de cette Feria un événement exceptionnel de renommée internationale. Mais ceci est une autre histoire.


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La médaille des Fondateurs de la Feria

L’année dernière, à l’occasion du 60ème anniversaire de la Feria, les clubs taurins fondateurs ont fait frapper une médaille signée par le peintre Albert Martin afin de distinguer chaque année une ou plusieurs personnes qui, par leur action auront marqué la feria de la Pentecôte ou celle des Vendanges.

 Les premiers exemplaires de cette médaille ont mis à l'honneur quelques personnages ayant écrit des épisodes du passé de la Féria : Paco OJEDA, Christian NIMEÑO, Juan José PADILLA.


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Un flamboyant jeune centenaire

Publié le par J.J DHOMPS

   Depuis ses débuts, il a assisté en Espagne, France et Amérique, à plus de 9000 corridas, il a été témoin de la mort de Manolete, il a fréquenté, quelquefois de très près, toutes les personnalités étrangères, surtout américaines, qui ont hanté l’Espagne du plan Marshall, alors sous la férule du dictateur-caudillo pro-américain. Né le 18 décembre 1912 à Alicante dans une famille relativement aisée, ses parents étaient plagistes, il vient d'avoir 100 ans !

Ce petit homme menu et frêle était, à 14 ans maître-nageur dans l’entreprise de ses parents, à 16 ans novillero, comme son père, Vicente Cano, «Rejillas», le fut. À 18 ans il était boxeur dans la catégorie poids-mouche, quand, à 20 ans, à Madrid, son parrain l’initie à la photographie. Il y a trouvé sa voie, il sera photographe.

De sa brève période de novillero, Jacques Durand a rapporté dans l’une de ses chroniques de l’Exprès, l’épisode suivant : “ Un jour à Alicante, un novillo lui arrache les testicules. Cano les récupère dans le sable, se les remet en place et part se faire recoudre à l'infirmerie. Ça ne l'empêchera pas de fonder deux familles.” À 100 ans, il reste ingambe et bien "remboursé".

 

Au travers de ces préliminaires, vous avez reconnu que le fringant héros dont il s’agit n’est autre que le célèbre photographe Francisco Cano Lorenza “Canito”.


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Il eut le privilège d’être le seul photographe présent dans les arènes de Linares le 28 décembre 1947, d’y photographier la cogida tragique de “Manolete” et, au petit matin du 29 décembre, de le photographier sur son lit de mort.


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Ces photos firent le tour du monde. À partir de là, les stars anglo-saxonnes, visiteuses de l’Espagne dans les années 50-60 du siècle dernier, souhaitèrent poser devant son objectif, telles, entre autres, que Rita Hayworth, Ava Gardner, Alexander Fleming, Gary Cooper, Orson Welles, Bing Crosby, Hemingway, que lui présente Ordónez et qui lui paie l'avion pour venir fêter avec lui San Fermín. Ils prendront ensemble de monumentales cuites à Pampelune…

“Canito” vénérait et révérait Manolete” quand il était vivant et il continue à le considérer comme “le plus grand de tous les temps”. Il est, aussi, une femme qu'il a beaucoup photographiée, beaucoup admirée, et qu’il considère comme la “plus belle créature qui ait jamais existé.“ Il proclame à tout venant  l’avoir tenue dans ses bras et  partagé son intimité jusqu'à ce qu’il se saoulent assez souvent ensemble. Sur le premier point, peut-être qu’il se vante, mais, sur le second nous pouvons le croire, Ava Garner ayant notoirement assumé une franche et solide intempérance.


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  Les photos collectionnées par Francisco Cano constituent une prodigieuse mémoire de la corrida, de l’après-guerre à nos jours, et un précieux témoignage historique et sociologique sur les célèbres étrangers qui fréquentaient l’Espagne dans les années 50-60 du siècle dernier, alors que la corrida, après des années sombres, y était recherchée comme un flamboyant spectacle exotique où il faisait bien de s’afficher.

Pour voir une vidéo montrant quelques-unes des photos de Francsico Cano, cliquer ici.

Cet éternel jeune homme s’apprête à “couvrir” la temporada 2013 et nous lui souhaitons de continuer encore avec autant de bonheur durant de nombreuses années.


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¡ Feliz cumpleaños “Canito” !



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Gabin REHABI distingué par les vétérinaires taurins

Publié le par Paul BOSC

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Gabin REHABI : profession picador

C’était hier. Peu avant l’alternative de Morenito d’Arles, Rachid Ouramdane dans les arènes d’Arles pour la feria des prémices du riz 2000, un comité de soutien avait vu le jour afin d’aider le torero arlésien en lui permettant de parfaire son entraînement en lui achetant des toros. De nombreux Arlésiens ont participé à ce comité animé particulièrement par les parents de Gabin.

C’est dans son mas, dans la campagne arlésienne que, pour la première fois,  nous avons rencontré Gabin, un jeune homme à l’époque, collégien encore, et élève, les jeudis, de l’école taurine d’Arles. Il rêvait de devenir torero comme Jean-Baptiste Jalabert dont il était ami. Il possédait un cheval avec lequel il devait prononcer plus de mots qu’avec toute autre personne. Il était timide et souffrait de son physique qui le faisait comparer à un joueur de rugby plutôt qu’à un matador.

C’est presque par défi et pour rester dans le monde de la tauromachie qu’il décida de devenir picador. Et ce n’était pas le choix le plus facile.

Chez Alain Bonijol il fit ses classes, un apprentissage long et difficile mais motivé par une passion peu commune. C’est là-bas à Franquevaux qu’il piqua ses premiers toros  avec dans la tête ces mots : « Puisque je ne serai jamais torero, je serai un très grand picador ».

Il a depuis respecté sa ligne de conduite et pour réaliser son ambition, il s’est obligé à un régime alimentaire sévère, il s’est obligé à pratiquer le sport, il s’est obligé à rectifier l’assiette de sa monte sur un équidé, il s’est obligé à respecter des valeurs humaines, des valeurs morales, il s’est obligé à ne ressembler à personne d’autre que le picador Gabin Rehabi, à personne d’autre qu’un jeune homme de 27 ans, bien dans sa tête et dans sa peau. Pas après pas, Gabin a franchi les échelons de la renommée. Il est devenu le meilleur picador du circuit,  même si cette renommée naissante lui vaut parfois de ne pas être embauché par certaines figuras pour éviter qu’il ne soit la vedette à la place de la vedette.

Qu’importe ces petites tracasseries. Gabin est bien au-dessus de ces jalousies, il continue le chemin qu’il s’est fixé : « devenir le meilleur ». En 2011, à Saint-Martin de Crau, il s’est montré grand professionnel devant la grande course de Cebada Gago ; à Arles il a été récompensé du prix du meilleur picador pour la corrida-concours en 2010. Il était présent à Saint-Vincent deTyrosse pour la despedida de Stéphane Fernandez Meca face aux Victorino Martin ; Vic le réclame toutes les années, Céret également, il est applaudi de partout, dans toutes les arènes et hésite encore à saluer le public qui l’acclame.

Aujourd’hui, l’Association Française des Vétérinaires Taurins que préside Gérard Bourdeau vient de lui décerner le prix Pierre-Daulouede 2012 qui récompense toute entité ou toute personne ayant particulièrement mis en valeur le toro de lidia. A cette occasion il a été dit : « Nous avons voulu honorer le grand professionnalisme de Gabin et son désir permanent de porter haut les valeurs de sa difficile corporation de piquero. En espérant que cette récompense donnera un coup de pouce à sa jeune carrière. »

Bravo Gabin.


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Autres émotions...

Publié le par Paul Bosc

José Tomás a laissé son empreinte sur le sable de l’amphithéâtre romain. Une empreinte historique, qui bat celle de El Cordobes (2 oreilles, la queue et la patte) en 1964 ou celles de Paco Ojeda en 1983 (5 oreilles en deux corridas).

Toutefois quand on ouvre le tiroir aux souvenirs, le torero de Galapagar, dont les premiers pas avaient été guidés par Victorino Martin, un parent, fut remarqué par l’aficion dès ses premières prestations.

A Nîmes, on se souvient de la novillada du 3 juin 1995 où l’Arlésien Antoni Losada avait triomphé superbement en coupant 2 oreilles et la queue d’un novillo de Guadalest après une faena d’une grande suavité, empreinte du duende gitan que Curro Caro lui a transmis.  Mais malgré cette sortie triomphale porté à hombros jusqu’à son hôtel, c’est José Tomas qui a remporté la Cape d’or de la peña Antonio Ordonez en coupant ce matin-là 3 oreilles. Luisito défavorisé au sorteo ne coupant qu’une seule oreille.

Dans une chronique de l’époque le revistero Roland Massabuau, écrit à propos de Tomas : « ce torero est impressionnant de quiétude, de classe et de décision ».

Quelques semaines plus tard, le 8 août pour la feria de la Madeleine, c’est dans une novillada de Maria Perez de Varga Guardiola emmenée par le célèbre mayoral Luis Saavedra que José Tomas sera au paseo avec à nouveau Luisito et Luis Miguel Encabo. Etonnant choix que cette ganaderia pourtant réputée difficile, mais ce n’est pas lui qui devait choisir ses toros à cette époque !

Autre souvenir. Sa présentation dans les arènes d’Arles : le lundi 31 mars 1997 avec les deux plus grands toreros du moment Joselito et Enrique Ponce et des toros de Domingo Hernandez. Joselito n’avait pas forcé la note à son premier et Enrique Ponce venait de couper une oreille. José Tomas de vert et ors vêtu, mit une sacrée claque à ses compagnons lors de sa faena, à tel point que les deux toreros vedettes se sentirent piqués dans leur amour propre.

Joselito sortit alors le grand jeu face à un toro extrêmement difficile et coupa 2 oreilles ; Enrique Ponce ajouta un nouveau trophée à son palmarès et les deux toreros sortirent par la grande porte ; José Tomas subit une voltereta et ne put s’imposer.

Mais il avait marqué sa présentation.

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Vingt passes, pas plus...

Publié le par Charles CREPIN

 

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Dimanche matin, tôt sur les gradins : il fallait tenir sa place à l’heure du paseo. Deux heures d’attente durant lesquelles les aficionados se retrouvent, échangent, et partagent fougasses, pain et pâté des halles, le tout arrosé en rouge ou rosé. Une convivialité que seule la hauteur des gradins autorise. Moment privilégié où chacun donne son sentiment sur les protagonistes de la matinée. On prédit la course, non pas telle qu'on l'a rêvée, mais telle qu'on la verra sans doute... Prudence ! Une farandole colorée et bruyante suspendue sur les plus hautes pierres tresse la couronne vivante dont l'amphithéâtre est paré dans les grandes occasions. No hay billetes ! Le soleil monte, le mercure à son tour escalade ses gradins. le Mistral tire sa révérence, plus un souffle. C’est l’heure ! Chicuelo donne Carmen ! Le Maestro ouvre le paseo, Morenito à sa gauche en sobresaliente. Qui sait ce que réserve la course ? L'ambiance électrique, magique, fait place à un silence recueilli, religieux. Insolite. On sait que les toros ont été soigneusement triés sur des critères de caste, d’âge, de trapio, de taille et de type d’armures... pas dans le sens espéré... Mais on a vu bien pire à Nîmes (et ailleurs aussi...).  Premier tercio : au capote, José sert des passes variées, à deux mains, d'une seule main… pas toujours réussies. Un joli quite de Morenito. Quelques mises en suerte approximatives, des charges modestes, sauf le premier et le cinquième, le tercio ne fera pas date, mais au final, pas de faiblesse accusée, pas de simulacres ou raccourcis souvent vus ici avec les stars du G10... Côté faena, pas de soseria rédhibitoire façon bonbon à cent passes. Mais de la "toréabilité", comme on dit aujourd'hui. "Vingt passes, pas plus" ! En cette matinée,  TOMÁS en a fait sa devise : cinq séries de passes bien serrées à chaque toro, pas plus, sauf à Ingrato, indulto oblige. Toujours centré sur la ligne de charge, mais plus comme avant. Son toreo moins vertical n'investit plus le même terrain. Le corps est ici, et non plus "oublié à l'hôtel". Quelques passes de châtiment brutales, abusives parfois, précèdent de profonds derechazos sincères et admirablement templés. Moins inspiré à gauche. En toutes circonstances, une grande sincérité et un dominio total, quelque peu contesté par le sixième rétif et brutal, inspirent le respect, l'admiration et l'émotion. Je vois devant moi des espagnols devenir fous, les mains sur la tête, au bord des larmes. Magie et frisson retournent l'assemblée ! Les entrées à matar sont toutes engagées, dans les cornes, les épées, uniques, toutes concluantes. Courage, sincérité, abandon de soi ! José, superbement, laisse à Julián son prudent julipié. Il surnage, ou il est sur un nuage, comme on voudra. A la fin, onze oreilles et une queue soulignent en gras des pétitions fortes et un triomphe majeur, à l'excès bien sûr. Présidence nîmoise "normale" et public submergé par l'émotion remplissent la corne d'abondance jusqu'à la faire déborder. Un toro n'a heureusement que deux oreilles. Au paroxysme, un indulto complètement hors sujet renvoie au campo le cinquième, manso perdido sautant les planches, absous de ses péchés par ceux qu'il a offensés. Miséricorde. J'ai vu Tio Pepe frémir dans sa tombe : zéro pointé ! Quieto, Tio, ce n'est pas le jour ! Vuelta finale émouvante, et porte des consuls. Déjà sur les gradins, puis sur le parvis la foule est fébrile, réjouie, volubile, consensuelle. Le souvenir des tardes de Paco dans ses beaux jours ressurgit, occupe les esprits et libère enfin le stress accumulé. C'était la corrida à ne pas manquer ! Si vous avez déboursé comme moi 21 €, ce n'est pas cher payé ! Et vous vous souviendrez sans doute longtemps d'en avoir été. Merci José TOMÁS. Chapeau bas Monsieur CASAS pour cette somptueuse matinée (même si on oublie rien de tout le reste...). Cette corrida historique aura sans doute un immense retentissement et des suites, pour Nimes d'abord, pour la tauromachie en général. Elle est arrivée à point nommé pour affirmer le poids de nos traditions quelques jours avant la décision du Conseil Constitutionnel sur la QPC soulevée par quelques individus intolérants, égoïstes et incultes.


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Quelques beaux gestes du CID

Publié le par C. CREPIN

Nimes, la matinale du 26 mai 2012

 

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Chapeau "Salvi" !

Publié le par vingtpasses

 

 

 

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Par Charles CREPIN

 

 

A l'occasion d'une visite à Medina Sidonia en septembre 2006, Savador GARCÍA CEBADA nous avait ouvert les portes de la "Zorrera" avec une hospitalité et une spontanéité touchantes. C'était pendant l'épidémie de la "langue bleue", et le blocage des frontières. Il nous avait demandé de ne pas oublier ses toros, en espérant les voir courir encore longtemps en France, lors d'un retour à meilleure fortune. Et comme le dit CyR, il arborait son fameux sombrero de "ala ancha" avec une élégance particulière. Il n'avait rien demandé en contrepartie de notre longue visite au campo, mais avait manifesté son intéret... pour mon chapeau de paille... que j'avais dû lui donner en le quittant. J'en étais au moins autant satisfait que lui.

 

Salvi nous quitte à 93 ans au terme d'une vie passionnée consacrée au toro brave, avec le talent que l'on sait. En outre, il a transmis le feu sacré à sa descendance. Contrat rempli.

 

 

 

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