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35 articles avec corrida et societe

Édito à propos d'un Procès pour la Corrida

Publié le par vingtpasses

Photo M. Chauvierre

Dominique Valmary, Président de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) , résume dans un éditorial lumineux un petit essentiel à connaître sur le Procès qui s'est tenu samedi 8 Avril 2017 à Nîmes, Hôtel C. Suites dans le cadre du 9ème Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS.

Lire sur le site de la FSTF ici et reproduit ci-dessous l'édito de Dominique Valmary.

Une belle affluence, et un vif succès ont marqué cet épisode de LA ROBE NOIRE dans le cadre de ce cycle culturel. Une initiative très aficionada remarquablement réalisée avec la collaboration essentielle et magistrale de l'Institut International de Droit Taurin.Les actes et le verdict de ce procès fictif mais remarquablement pertinent seront prochainement publiés.

Réponse aux Aquoibonistes

L'édito de Dominique Valmary

Les initiatives culturelles auxquelles la corrida donne corps ont connu ce samedi un épisode qui marquera les esprits à plus d'un titre.

En effet en clôture du IX ième cycle de conférences « La Robe Noire » organisé par le Cercle Taurin Nîmois s'est tenu le procès audacieux de trois situations qui portent atteinte aux droits et intérêts des aficionados : la décision de l'Alcade de Madrid de ne plus financer l'école taurine et de supprimer toute référence taurine dans les documents touristiques de sa Ville, la décision liberticide prise en Catalogne, le non pourvoi en cassation devant le conseil d’État commis par le premier ministre français.

Avec la collaboration essentielle de l'Institut International de Droit Taurin a été imaginé et mis en scène au sein d'un prétoire habilement reconstitué le déroulement d'une instance pénale mettant en cause les personnes morales et les auteurs prévenus.

Grâce à la participation de personnalités françaises et espagnoles de haute volée représentant le tribunal, le parquet, les experts, les parties civiles, la défense, le procès fictif a pris corps et montré l'utilité des démarches juridiques et l'importance du politique dans ce qui relève de la préservation des traditions populaires et des libertés.

L'intitulé ne laissait aucun doute quant au sujet que les intervenants avaient à traiter :

Le procès : hypocrisies, trahisons et autres concours de lâcheté politique

Au terme des débats et à l'issue du délibéré juridiquement argumenté les peines sont tombées avec l'à propos et l'humour, deux approches non antinomiques, qui siéent en pareil exercice.

Il ne m'appartient pas de dévoiler le contenu des débats qui feront l'objet d'une exploitation écrite et vidéo ultérieure. Le public a appris que les positions se sont un peu infléchies à Madrid, que la décision catalane a été sanctionnée par la cour constitutionnelle espagnole, que malgré l'abstention du gouvernement français la corrida demeure inscrite sans conteste au patrimoine immatériel français...

Comme au théâtre les acteurs de cette allégorie à la fois fictive et pourtant bien réelle ont séduit les nombreux participants qui ont reconnu avoir beaucoup appris et leur ont réservé une ovation nourrie et méritée.

Cet exemple réussi de pédagogie, un des événements majeurs de la saison culturelle taurine (1), est la démonstration que la corrida est un élément sociétal incontournable dépassant la caricature qui en est faite par ceux qui veulent la rayer des pratiques humaines respectables. Et que sa promotion doit passer par tous les types d'expression.

Attendons la publication des actes ils étonneront, n'en doutons pas, les Aquoibonistes les plus convaincus.

 

(1) à lire également le pregon prononcé par Michel Cardoze à Nîmes le même jour: https://lesavocatsdudiable.tumblr.com/

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Tribunal de l'Aficion

Publié le par vingtpasses

 

Hypocrisies, trahisons

et autres concours de lâcheté politique



Organisé par le Cercle Taurin Nîmois (CTN)

en collaboration avec l’Institut International de Droit Taurin (IIDT)

« L’abolition de la corrida votée par le Parlement Régional de Catalogne, les atteintes portées à la Culture Taurine et son école taurine par la Mairie de Madrid, la position de l’État Français pour la gestion équivoque de l’affaire de la corrida au Patrimoine Culturel Immatériel de la France par son représentant du Ministère de la culture, portent singulièrement la marque de l’hypocrisie, de la trahison et autres lâchetés politiques.

L’affaire est renvoyée devant le Tribunal de l’Aficion

Samedi 8 Avril 2017 pour y être jugée.

Ce procès, tenu en présence d’avocats du Barreau et de magistrats et d’experts réputés, est l’occasion d’aborder la question de l’évolution de notre société et la place de l’animal dans le débat public et dans sa dimension culturelle. Il met en lumière le rôle que les acteurs politiques veulent y jouer ».


Cette conférence- réflexion sera organisée sous la forme d’un procès fictif auquel ont accepté de prêter leur concours, leur talent et leur réflexion :

Pour le tribunal :
Présidente Me Stéphanie GAZIELLO, avocat au barreau de Marseille, membre de l’IIDT
Assesseurs Me Sophie CHAUVET, avocat au barreau de Nîmes, membre de l’IIDT
Me Colette de CLERC, avocat au barreau de Nîmes, membre de l’IIDT

Pour le parquet :
Procureur : Monsieur Gilbert AZIBERT, 1er avocat Général à la Cour de Cassation,
membre de l’IIDT

Pour les avocats :
Avocat de la défense : Monsieur le Bâtonnier Patrick GONTARD, avocat au barreau d’Avignon
Avocat de l’aficion partie civile : Me Juan Antonio CREMADES, avocat aux barreaux de
Saragosse, Madrid et Paris, Président d’honneur de l’union internationale des avocats, membre fondateur de l’IIDT

Experts appelés à la barre :
Pour la France : Monsieur André VIARD, président de l’Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT)
Pour l’Espagne : Monsieur Carlos ABELLA, écrivain et historien, ancien Directeur des Affaires Taurines de la Communauté de Madrid

Séance coordonnée par Me Emmanuel Durand, avocat au barreau de Nîmes, Président de l’IIDT

 La Robe Noire descend dans le prétoire

avec l’Institut International du Droit Taurin

Samedi 8 Avril 2017 à l’Hôtel C. Suites**** à 18h00

  • Conférence-procès et verre de l’amitié  10€
  • 2ème partie de soirée : buffet dînatoire  25€

Soirée privée sur réservation uniquement

Contact : larobenoire.ct@gmail.com

Un cycle culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS

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Animalisme, antispécisme, dégradation de l'humain

Publié le par vingtpasses

Antonio Purroy est intervenu récemment aux JEUDIS DU CERCLE (à Nîmes-Hôtel Imperator)  dans une conférence très suivie sur le thème "Populisme et Tauromachie - Le bal des hypocrites".

Aujourd'hui dans cette page, le professeur Purroy dénonce animalistes et végans. Il alerte en particulier sur la menace présentée par les antispecistes qui prônent l'alignement et l'égalité par le bas de toutes les espèces animales et, par voie de conséquence et sans conscience, la dégradation de l'humain.  DANGER !

A découvrir aussi sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France http://torofstf.com/

A lire également "La fête des taureaux est grandeur". 

(http://www.vingtpasses.com/2016/12/la-fete-des-toros-est-grandeur.html)

Photo Michel ChauvierreLa menace du mouvement animaliste

La civilisation occidentale plonge ses racines dans la culture gréco-romaine et dans la pensée judéo-chrétienne, elle s’enorgueillit, de plus, d’avoir conduit l’évolution socioculturelle et religieuse de plus de la moitié du monde durant deux millénaires. Depuis quelques décennies, un nouveau mouvement essaie de s’imposer fortement dans le contexte international pour subvertir l'ordre établi et substituer à l'humanisme chrétien, où l'homme est le centre intellectuel et moral de la vie ordinaire, un nouveau concept selon lequel les animaux irraisonnables possèdent la même importance que la condition humaine, ce qui, pour le moins, semble insensé.

Le promoteur principal de cette nouvelle croisade animaliste est le philosophe australien Peter Singer, formé à l'Université d'Oxford et qui exerce comme professeur de bioéthique à l'Université de Princeton (USA). En 1975, il a publié un livre, “La Libération animale” qui est devenu la bible des animalistes, défendant l'égalité morale entre humains et animaux, jusqu’à affirmer que la mort a la même valeur pour les uns et pour les autres. Mais la vie d'un moustique a-t-elle la même valeur que celle-là d'une vache laitière ? ; et celle d'un chimpanzé ? Dans ce positionnement, l'hypocrisie apparaît souvent.

Ce nouveau mouvement animaliste va beaucoup plus loin et défend l'antispecisme c'est-à-dire l’égalité par le bas de toutes les espèces animales, avec pour effet de dégrader l'homme, ce qui est l'un des objectifs du mouvement. Et même diriger le coup plus haut, jusqu’aux dieux et ainsi mettre en pièces l'opinion du philosophe grec Aristote : les animaux sont déraisonnables et mortels, l’homme est raisonnables et mortel, les dieux sont raisonnables et immortels.

Le courant animaliste s’abreuve aussi aux sources de l'écologisme profond, celui qui a des accointances avec le monde végétarien et végan. Les végans sont opposé à l'élevage du bétail, à son sacrifice dans les abattoirs et à la consommation d'aliments d'origine animale. Ils ne sont pas conscients du nombre de familles qui vivent de l’élevage dans le monde (au moins 1300 millions d'emplois directs et 700 millions d’indirects), de la sauvegarde de l'équilibre écologique que procure l’élevage, des plus de 800 millions de personnes qui souffrent de la faim … Quelle grande irresponsabilité !

C’est comme s'ils voulaient nous faire retourner au néolithique quand l'homme abandonne le nomadisme et apprivoise les animaux pour ne pas avoir à dépendre de la chasse pour disposer de protéines animales de grande valeur nutritive très nécessaires dans notre régime. De grandes multinationales nord-américaines de l'alimentation investissent d'énormes sommes d'argent pour chercher à fabriquer de la viande de synthèse qui pourrait se substituer à la naturelle, une utopie inaccessible.

Ce nouveau courant naît à l’écart du milieu rural. L'ignorance de la vie rurale, de la production agraire et de l'équilibre environnemental fait que les animaux de production - de revenu - s’affrontent aux animaux de compagnie qui ont été sortis de leur milieu naturel pour vivre dans une ambiance humanisée, qui ne leur correspond pas. Comment croire, par exemple, qu'un chat châtré, qui vit dans un appartement de luxe, est plus heureux que s'il vivait en pleine campagne, chassant des souris dans son vrai milieu naturel.

Beaucoup d'activités humaines à grande tradition culturelle, rattachées aux animaux, faisant partie aujourd’hui des activités de loisir, se trouvent menacées par l'intransigeance des animalistes. La chasse, la pêche, la tauromachie, les cirques, les zoos … sont les points de mire des antis qui, sans être nombreux, sont bien organisés et généreusement financés par de grands groupes internationaux.

La tauromachie ne les préoccupe pas spécialement parce qu'elle représente très peu dans le contexte socio-économique, puisque elle se pratique seulement dans huit pays au monde, avec peu de répercussion économique. Elle a, cependant, un grand effet par la présence de la mort dans l'arène utilisée comme un prétexte à déclencher beaucoup de protestations animalistes. Un petit succès contre les taureaux a une grande répercussion médiatique qui galvanise les intransigeants. Les mouvements antitaurins ne comprennent pas qu'ils sont manipulés par la grande cause animaliste qui prétend transformer le monde.

Beaucoup plus inquiétant est le dommage qu’elle peut causer à l'élevage, aux éleveurs, aux consommateurs et à l'environnement. Et que le monde des animaux de compagnie - des mascottes -, ne soit pas trop rassuré. Pour le moment il est laissé tranquille parce qu'il génère beaucoup d’activité économique : dans la seule Europe des 28, plus de 60.000 millions d'euros par an.

Il ne fait aucun doute, que la croissance du mouvement animaliste apporte des dangers devant lesquels nous ne pouvons pas rester impassibles.

 

Antonio Purroy Unanua
Professeur de Production Agraire à l'Université Publique de Navarre de Pamplona, membre de la Société Civile de Navarre
 

Lire ici le texte original en Espagnol

Publié dans Corrida et Société

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CRUAUTÉ ou BARBARIE ?

Publié le par charles CREPIN

CRUAUTÉ ou BARBARIE ?

Il vous est sans doute arrivé d’entendre ou de lire les litanie d’anti taurins, érudits de façade, ignares et illuminés en réalité. Ou d'en voir, sur le terrain, s'exprimer plus lourdement.  Et plus rarement, j’espère, vous est-il arrivé qu'un quidam qui parle en leur nom, de surcroît porte drapeau d’une association qui a juré votre perte, vous adresse infatigablement, malgré vos protestation répétées, des messages stigmatisant votre passion sur un ton mi aimable, mi déplaisant et mielleux ?

Voici ce que ça donne :

 

Le 28 janv. 2016 à 20:36, anti a écrit :

« Bonsoir,

Dans la mesure où vous me faites parfois le plaisir de m'informer sur l'actualité de la corrida, à mon tour, je fais de même. Voir les pièces jointes.

Bien à vous ».

 

Le 29/01/2016 08:55, aficionado a écrit :

« Bonjour,

Finalement, votre persévérance à m’écrire, malgré mes demandes répétées d’oublier mon adresse mail, traduit bien votre nature, qui l’est certainement aussi dans d’autres domaines que celui de votre militantisme anti corrida : imposer aux autres sa pensée, ses croyances plutôt que sa connaissance, sa volonté, sa loi : une nature basiquement partagée avec les dictateurs et les illuminés de tout poil…  Affligeant ! »

 

Le 29 janv. 2016 à 09:29, anti a écrit :

« Bonjour,

Décidément, je ne comprendrai jamais l'étrange univers mental des amateurs de corrida ?

Et pourtant, le contenu de l'article de presse que je vous ai scanné était clair :  C'EST LA CRUAUTE QUE NOUS COMBATTONS, ET RIEN D'AUTRE !  En quelle langue faut-il le dire ?

Bien évidemment, je suppose que les éminentes personnalités humanistes citées dans cet article sont aussi d'affreux "dictateurs, et illuminés de tout poil" ?

Affligeant ? Vous avez dit affligeant... »

 

Le 29 janv. 2016 à 09:57, aficionado a écrit :

« C’est bien ce que je disais : vous ne comprenez pas.

« Vous combattez notre « cruauté », à laquelle vous opposez votre barbarie (ignorance, inculture, intolérance, prétention et mépris…). Mais je cesse d’en parler, car je pourrais vous lasser. Puissiez-vous en faire de même, définitivement. Nous verrons bien… ».

 

Oui, nous verrons...

Publié dans Corrida et Société

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CENSURE à l'ECOLE

Publié le par vingtpasses

Fresque exécutée par des enfants de l'école : avant...et après

Fresque exécutée par des enfants de l'école : avant...et après

COMMUNIQUÉ

OBSERVATOIRE NATIONAL DES CULTURES TAURINES

30 septembre 2015

 

ACTE DE CENSURE À L’ÉCOLE PROSPER MÉRIMÉE DE NÎMES

 

La détérioration délibérée, à la demande des services départementaux de  l’Éducation Nationale du Gard, dont a été victime la fresque à sujet taurin de l'Ecole Prosper Mérimée de Nîmes, est un acte de censure qui revient à nier la réalité d'une culture incontestablement ancrée dans l'histoire et le présent de la région et de la  ville de Nîmes, et donc à heurter gravement la sensibilité de ceux qui y sont attachés. 

La suppression des figures du torero et du toro, sur l'injonction d'une association extérieure à l'école, et sans consultation de la communauté scolaire, constitue d'abord une marque de mépris à l'égard des élèves et des enseignants qui ont imaginé ou réalisé ce dessin.

Dans cette "logique", faut-il s’attendre à ce que ces mêmes services débaptisent  cette école, puisque Prosper Mérimée a fortement contribué à l'introduction de la  corrida en France ? 

Faut-il s’attendre à ce que ces mêmes services ne soient enclins à empêcher que les élèves aient accès aux oeuvres tauromachiques de Picasso ou de Goya, aux textes d’Hemingway ou de Mérimée, à l'opéra de Carmen, et à interdire que des enseignants les emmènent au Musée des cultures taurines de Nîmes?  

Qu'en sera-t-il alors du message de Voltaire contre l'intolérance et pour la liberté d'expression, message dont l'éducation nationale a rappelé, avec raison, à l'occasion  du drame de Charlie Hebdo, qu'il constituait une des valeurs fondamentales de la République ?  

L’Observatoire National des Cultures Taurines, au nom de la liberté d’expression et de la pluralité culturelle qu’il est indispensable de préserver, alerte ce jour monsieur le Président de la République, monsieur le Premier Ministre et madame la Ministre de l’Éducation Nationale et leur demande que cette fresque soit restaurée dans sa présentation originale, afin de ne pas imiter, si peu que ce soit, les déprédations déplorables des talibans à l'égard du patrimoine artistique.

 

Publié dans Corrida et Société

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Si ma tante en avait...

Publié le par vingtpasses

La fantasmagorie populaire distingue traditionnellement le taureau par les attributs qui extériorisent sa virilité : les organes sexuels externes et les cornes, mais n’oublions pas le garrot, cette masse musculaire surdimensionnée d’une quarantaine de kilos qui renforce l’encolure et ses muscles extenseurs. La nature est bien faite : tout est là pour assurer la survie du mâle, la protection du troupeau et surtout la domination du plus fort pour perpétuer l’espèce. Les hormones sexuelles facilitent le développement musculaire et la force physique, elles les subliment en période de rut. La confrontation sera rude entre les prétendants armés de leur paire de cornes ; arme fatale s’il en est puisqu’elles sont la cause des blessures mortelles au pâturage.

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Manolo Ruiz Pipo

 

Cela entretient la projection de l’homme qui va jouer avec ces signes jusqu’à isoler les jeunes taureaux et les priver de toute relation reproductive avant leur affrontement dans l’arène comme si cela augmentait leur agressivité. Seule la grâce peut ouvrir à l’heureux élu la voie de la reproduction. Y a-t-il un parallèle à présenter avec l’appréciation ancienne selon laquelle un torero consommant une relation sexuelle avant la corrida se mettait en danger ou bien encore le débat entretenu tous les quatre ans autour des athlètes hypocritement protégés des influences nocives et de leurs familles dans le village olympique ? Pour les toreros et les sportifs, les mœurs et les pratiques ont changé ; pour les taureaux la règle demeure.

Côté gastronomie la consommation d’abats sexués a bien baissé  même si les amourettes, les rognons blancs, les animelles, le morceau du boucher et, aux Etats Unis, les huitres des montagnes rocheuses donnent une coloration poétique aux couilles de taureau ; c’est le sens exact du terme argotique espagnol.  La préparation du met autorise toutes les fantaisies : sauce ravigote ou bordelaise, friture ou persillade, les brochettes ou la daube sont possibles. Il reste que le mot est internationalement utilisé, et pas seulement dans le callejon, pour faire référence à la bravoure et au courage, Sarah Palin ayant même affirmé que Barak Obama en manquait.


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Rien de bien original et, somme toute, rien de bien excitant pour notre civilisation méditerranéenne pourtant taxée de machiste en comparaison avec les vertus aphrodisiaques attribuées à d’autres signes distinctifs du mâle dans des contrées lointaines où le requin abandonne ses ailerons, le rhino sa corne, le tigre bile et griffes, l’éléphant ses défenses et à l’occasion tous d’y perdre la vie. Chez nous, les nerfs de bœufs ont eu leur utilité comme matraque, cette « chose » d’un mètre environ, plus longue chez le taureau que chez le manso - et dont, surprise, la longueur augmenterait avec l’âge, les veinards - qui sera séchée puis torsadée. Le frontal sera là pour rappeler la puissance du fauve par l’écartement et la longueur des cornes exposées comme le sont les trophées de chasse.  A propos de trophées, le paradoxe est entier de priver de ses pavillons  le taureau brave et noble qui a permis au torero de se mettre en valeur; c’est donc un taureau valeureux mais amputé dont la tête sera conservée pour être exposée.

Les cornes des taureaux sont l’objet de beaucoup de commentaires et souvent de polémiques sans fin. Au mieux ce sont la forme, la longueur, le calibre de l’appendice qui font la différence selon les encastes et les élevages. Les aficionados connaissent les arènes selon l’état des armures qui y sont présentées ; il reste bien sûr, même dans les lieux exigeants, le risque d’accident lors du transfert et donc la tolérance de « l’aréglage », si j’ose le terme. Au pire le fantasme du préservatif que véhicule le fait de protéger la corne en devenir avec les contestées « fundas » et la réalité du coiffeur animent aussi les débats. Les vérifications aléatoires ou celles qui sont effectuées en cas de doute visent à assainir les pratiques alors même que les cornes éclatées au premier contact avec la barrière ou le caparaçon sont encore trop fréquentes ; désormais si l’appréciation scientifique de la réalité de l’afeitado n’est plus contestable en raison des prélèvements et des analyses contrôlées par les vétérinaires il restera toujours l’appréciation politique des circonstances qui entourent le fait et donc les conséquences stratégiques qui en seront tirées.


Musée Taurin 20080313 46

Les blessures physiques engendrées par la corne évoquent la douleur et parfois la mort, que ce soit la pénétration et la déchirure des tissus et des vaisseaux, l’immiscion des germes et la sensation de brûlure toujours décrite par les toreros. A ce point du raisonnement il faut évoquer ces réflexions communes faisant le lien entre la corne et le torero : il n’est pas rare d’entendre le propos, défavorablement connoté, selon lequel « untel n’a jamais connu la corne » induisant que la ou les blessures sont un gage de sérieux et de qualité ; la discussion est inépuisable entre la finesse et la maîtrise du toreo qui peuvent expliquer le cas, voire l’autoprotection naturelle compréhensible de l’homme ou l’artifice critiquable qui éloigne insidieusement le danger.

La corrida repose sur la confrontation de la force brute à l’intelligence ; elle suppose un supplément de courage, une endurance physique souvent minimisée et quelque part un soupçon d’inconscience qui distinguent les diestros de l’être humain lambda. Pourtant la représentation est visuellement différente avec ce héros moderne dont la fragilité est soulignée par une silhouette féminisée par l’habit de lumière agrémenté d’accessoires connotés, ainsi, les bas roses ou les ballerines.


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Le ballet fondé sur la nécessité de dominer mais aussi l’esquive entretient l’ambiguïté qui disparait pourtant dans la consommation violente de l’étreinte finale. Les femmes se sont mises face au taureau sans que leurs expériences n’aient suscité une approche analytique des enseignements qui peuvent en être déduits. Le sujet est délicat à aborder pour qui veut dépasser les propos de comptoir minimisant leurs performances et ramenant cette pratique à un épiphénomène sans perspective. Personnellement j’ai apprécié le positionnement des intervenantes à la conférence du sixième Printemps des Aficionados intitulée « des taureaux et des femmes ».Rappelant les aptitudes morales et physiques de la gent féminine à combattre le fauve, elles ont évoqué les limites d’une telle perspective notamment le poids puissamment symbolique représenté par le risque de blessure à la matrice, cet espace précieux où se conçoit la vie.


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Passé outre cet obstacle elles ont souligné les autres limites qui pourraient être levées par une approche spécifique de la corrida sans qu’elle en soit dénaturée : l’habit n’est pas à leur avantage soulignant de manière excessive le bassin adapté physiologiquement à la maternité, mais aussi les postures viriles exposent de façon trop expressive les attributs masculins, autant de différences qui ne peuvent se gommer. Historiquement, des toreras ont actué en jupe-culotte et il n’est pas inutile de mentionner les rejoneadoras rappelant combien l’équitation sportive s’est féminisée.

Alors oui, ma tante peut très bien en être dotée et espérer toréer un jour à l’aune des mâles dominants; il reste à penser les quelques adaptations qui lui ouvriront, à elle et aux jeunes femmes élèves des écoles taurines, le chemin des ruedos. Le terrain des festivals et les tientas semblent particulièrement adaptés à ce travail préparatoire.

Tout ceci étant dit sans prononcer le mot !

Dominique Valmary

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Communiqué de l'Observatoire

Publié le par vingtpasses

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COMMUNIQUÉ

Face à la multiplication des menaces, actes de vandalisme ou criminels contre la culture taurine sous toutes ses formes, l'Observatoire National des Cultures Taurines, qui sera reçu au Ministère de l'Intérieur dans le courant du mois, entend demander que leurs auteurs identifiés soient interpellés et que des procédures soient ouvertes, afin que leurs soient appliquées les peines lourdes prévues en cas de discrimination ayant pour objectif de porter atteinte à une activité commerciale.

À cet effet, l'Observatoire National des Cultures taurines demande à tous les aficionados victimes de ce genre de menaces, de conserver et de lui transmettre la trace des appels, messages, ou autres, afin que l'identification de leurs auteurs puisse aboutir et que des plaintes soient déposées à leur encontre par ses avocats.

Dans une démocratie toutes les opinions sont bien sûr respectables, sauf quand elles portent atteinte à la dignité d'une communauté et ont pour but d'inciter à la haine ou à la violence à son encontre.

L'Observatoire National des Cultures Taurines saisira donc cette semaine madame la ministre de la Justice pour lui demander de prendre la mesure de la situation qui s'apparente aux dérives racistes et xénophobes sévèrement punies par ailleurs dans le Droit français.

Il est bien évident que la plupart des menaces proférées par internet proviennent de personnes immatures qui trouvent dans ce "combat" un exutoire à leur mal être, mais il est évident aussi que la responsabilité des associations et activistes qui diffusent des mots d'ordre provoquant leur passage à l'acte est engagée et doit être poursuivie.

L'est également celle de l'État dont le devoir de maintien de l'ordre doit se traduire par une investigation poussée de ces actes délictueux afin de responsabiliser pénalement les instigateurs et les auteurs de cette nouvelle forme de violence faites aux personnes en raison de leur appartenance à une communauté, laquelle nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Dans un État de droit des limites doivent être posées et des sanctions prononcées, afin d'éviter que ce genre d'actes ne se généralise en toute impunité, et n'aboutisse à une surenchère dont l'issue ne pourrait être que la violence.

Afin d'affirmer son attachement aux principes républicains, d'exiger le respect auquel il a droit et de demander que soit mis un terme aux agissements délictueux perpétrés à son encontre, l'ensemble du monde taurin se rassemblera en début de temporada à l'occasion d'une grande manifestation symbolique sur le thème des libertés fondamentales, autour d'un seul mot d'ordre repris par des milliers d'aficionados :

«Ma culture, ma passion, mon identité, ma liberté ».

 

ONCT - 8 Décembre 2013


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Rodilhan - le bon, la brute et le gendarme

Publié le par Charles CREPIN

 

Billet en poche, je marche vers les arènes avec ma femme et mes amis. Je réalise vite que nous sommes poussés dans un entonnoir, sans doute pour nous canaliser vers un passage sécurisé… La sortie du tuyau est brutale : nous atterrissons sur une barrière de sécurité, cueillis par un assourdissant concert de sifflets et sirènes d’anti taurins haineux étonnamment agités, vociférant à s’en casser le voix, gesticulant violemment et nous toisant, à la limite du contact physique… J’ai l’impression qu’ils se sentent tout permis et qu’un pas supplémentaire va être franchi. Inquiétant ! Là, je me dis que c’est peut-être le remake de Rodilhan 1. En même temps, je suis frappé par l’immobilité sereine des gendarmes en tenue de combat postés sur la même barrière, tant elle détonne avec l’agitation à son paroxysme des antis taurins. Évidemment, je pense à faire une photo. Mais, pas rassuré et craignant de piquer davantage l'excitation déjà à son comble, je laisse tomber. Dommage ! Deux gendarmes nous font passer les barrières, tandis que nous encaissons sans broncher un dernier flot de vilains mots et de menaces. Sans doute le prix à payer pour notre passage.

Pourtant, rien n’a fait sortir l’aficionado de ses gongs par ce bel après-midi d’automne. Ni les insultes, ni la peinture rouge, ni les coups de sirène dans les oreilles à bout portant, ni le gaz au poivre, ni les pneus dégonflés ou crevés, ni le camion professionnel tagué, ni l’accès refusé pour n’avoir pu présenter un billet acheté à l’avance… Pépère et légaliste, instruit de la leçon de Rodilhan 1, l’aficionado a gardé son sang froid en cette circonstance.


Emmanuel Durand (1)

Emmanuel Durand, avocat aficionado, victime de l'outrance des antis taurins à Rodilhan le 27 Octobre


Du coup, le piège n’a pas fonctionné et le rapport provocation-violence a été inversé. La stratégie infecte des activistes du CRAC, testée avec succès par le passé s’est retournée contre eux et souligné l'outrance de ses auteurs, si cela avait encore échappé à quelqu’un.

 

« Ne nous soumet pas à la tentation… »

Si la stratégie du CRAC est lisible et bien rodée, on peut en revanche chercher la logique de la méthode imaginée pour y faire face et se poser des questions. L’autorité qui déclare illégale une manifestation annoncée violente par son leader et déploie d’importantes forces de Gendarmerie sur le terrain pour éviter les troubles à l’ordre public est-elle la même qui, de façon surprenante, organise une convergence et une confrontation entre manifestants et aficionados aux barrières de contrôle, à proximité immédiate des arènes ? Pas facile à comprendre…

Au final, les gendarmes, placés dans une position délicate, ont finalement contenu les anti taurins et évité dans la plupart des cas que les violences ne dégénèrent. Le sang froid des aficionados a fait le reste.  Pour lénifiante qu’elle soit, cette conclusion a été largement reprise dans la presse du lendemain. Mais sérieusement, combien de temps cela peut-il tenir avant qu’un drame ne survienne ? On dit que les miracles créent la foi… je crains pour ma part qu’en d’autres occasions, l’autorité, ne soit dépassée par une gestion des évènements particulièrement risquée.

 

 « Mais délivre-nous du mal… »

Exaspérés par cette situation, les organisateurs et certains élus ont porté plainte contre les fauteurs de trouble auteurs de ces violences. Les plaintes des aficionados devant la justice devraient également pleuvoir, tant leur ras le bol est grand, et tout aussi grande leur détermination à faire enfin respecter leur liberté, leur tranquillité et leurs droits. La défense s’organise. De leur côté, les anti taurins confortés par l’immunité dont ils ont jusqu’ici bénéficié, entendent multiplier leurs actions, au mépris de toute légalité. Sur le web, ils appellent plus que jamais à la violence en termes haineux et orduriers (voir encadré ci-dessous). Idée : il n’est pas si difficile d’identifier une adresse IP, non ? On dit que le procureur de la République de Nîmes était à Rodilhan. Dont acte !

Charles CREPIN


anti corrida café toro


Publié dans Corrida et Société

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La tauromachie patrimoine culturel des Espagnols

Publié le par vingtpasses

Le congrès espagnol vient d'approuver une proposition de loi qui déclare la tauromachie patrimoine culturel des espagnols. Le Sénat devrait ratifier.

Le site web de la Fédération des Sociétés Taurines de France reprend un article de Nacho Lloret publié par Aplausos qui détaille les dispositions et les enjeux considérables de ce projet de loi pour tous les Espagnols.

Lire ici 

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Animalisme et humanisme

Publié le par vingtpasses

Lettre ouverte au CRAC

Interpellé par Laurent Goulefer, délégué du CRAC (Comité Radicalement Anti-corrida), Henri Émmanuelli, député et Président du Conseil Général des Landes, lui répond dans une lettre ouverte.

Face au lobbying et aux actions violentes "quasi militaires" que déploie cette association sur le terrain, le député des Landes rappelle quelques principes inscrits dans le droit récemment validés par la haute juridiction. A cette occasion, il n'élude pas la question liée à l'éthique et à la morale de la corrida, rappelant aux abolitionnistes que mettre sur le même plan la mort d'un animal et celle d'un être humain constitue une dérive gravement dangereuse.

C. Crépin

(lire ici à la lettre d'Henri Émmanuelli au format Pdf)

 

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Histoire de TVA

Publié le par vingtpasses

 

  C’est l’histoire de mecs géniaux qui facturent la TVA à 19,6% sur les billets de corrida, et qui reversent la TVA à 5,5% au fisc. 

D'un autre côté, ce que facturent les régies municipales sur leurs billets de corrida revient en gros au même, sauf qu’elles ne reversent pas les 5,5% au fisc …


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Légale, constitutionnelle, outragée...

Publié le par Charles CREPIN

 

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La légalité de la corrida est réaffirmée. Par leur récente décision les Sages ont confirmé sa constitutionnalité et conforté sa légitimité. Pour autant, l’activisme des anti taurins ne faiblit pas. Mettant en avant une sensiblerie animale faussement parée de toutes les valeurs morales, ces ennemis de la corrida érigent leur caprice en vertu et infligent aux aficionados une coercition insidieuse et tyrannique. Ils prétendent régler le sort de nos traditions à leur gré, par le chantage, par l’intimidation et par la force. Ils mettent sous pression un monde taurin légaliste et pépère, peu enclin à la résistance et soucieux de ne pas tomber dans le piège des provocations et de la violence de ces hordes parfois sauvages, souvent ignorantes de toute culture taurine, toujours intolérantes. Groupes de pression prétentieux et sans scrupules, ils tordent la vérité avec aplomb et accaparent sur les réseaux sociaux un pouvoir au service d’une contestation outrancière du fait taurin. Sur le web, ils multiplient les menaces de boycott en direction des partenaires de manifestations taurines qui malgré leur implication souvent étroite dans la vie locale et ses traditions rendent les armes dès les premiers assauts, dès les premiers chantages. Ainsi une enseigne internationale de fast food supprime sa contribution ainsi que toute référence à son image au dernier Printemps des Jeunes Aficionados. Ainsi un lunetier bien connu retire la sienne aux fêtes de Bayonne. Plus récemment, un nouveau cas tout aussi piteux est signalé à propos d’une grande chaîne hôtelière française qui se couche à son tour sous la menace d’un boycott.

Les acteurs avertis du grand commerce et de la distribution doivent pourtant savoir qu’au delà de l’effet d’annonce, les consignes de boycott, même organisées à grande échelle sont en réalité peu efficaces (en tout cas bien moins que ne l’est la menace elle-même) et ne résistent que très rarement à l’épreuve du temps.

 Devant ce constat, ne voit-on pas qu’une riposte s’impose ? Le temps n’est-il pas venu de convaincre ces partenaires, parrains, sponsors et autres mécènes, que leur stratégie en zigzags les expose à des revers désagréables ? Le temps n’est-il pas en effet venu de leur adresser un message de fermeté leur rappelant que l’aficion constitue une véritable force, cohérente, structurée et solidaire dans les régions de tradition taurine ? Ceci afin qu’ils sachent que les aficionados, témoins de ces épisodes humiliants peuvent être enclins à adopter dans leur comportement économique une défiance naturelle pour des enseignes qui proscrivent la corrida dans leur gestion d’image, voire à observer à leur encontre un boycott symétrique de celui des anti taurins, non seulement dans leur région, mais aussi à l’occasion de leurs voyages en terres taurines et partout ailleurs.

Sinon, l’aficion peut continuer de laisser faire, d’écouter en silence les incantations de ceux qui en appellent à l’avènement d’un ordre nouveau : Ordre anti taurin, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite ! Une prière qui trouve aussi des oreilles attentives dans certains milieux décisionnaires soucieux de ménager un électorat prétendument supposé majoritaire au détriment des traditions locales.

Comme ce fut le cas dans le passé, l’avenir de la corrida est entre les mains de l’aficion. A elle d'en décider.

 


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La corrida revient sur TVE

Publié le par Paul Bosc

 

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Ce soir sur TVE, télévision publique espagnole, une corrida de toros sera retransmise depuis Valladolid avec  El Juli, Manzanares et Talavante face à des toros de Victoriano del Rio. Depuis six ans, aucune corrida n’avait été retransmise à la télé qui se contentait d’images tragiques et voulait effacer de l’écran la représentation de la « Fiesta nacional ».

Il est vrai que le gouvernement socialiste de l’époque et notamment son chef de file Jose Luis Zapatero n’aimaient pas, mais alors pas du tout la tauromachie.  Les aficionados (ils sont quand même encore nombreux en Espagne) devaient se contenter des encierros de Pampelune en direct, tronqués pendant quelques années, à l’entrée des arènes et d’une émission hebdomadaire de plus en plus tardive.

Nous ne savons pas si cette corrida de Valladolid sera retransmise également sur TVE international, les anglo-saxons ayant obtenus depuis des années que la chaîne ne diffuse pas de corridas hors des frontières, mais chaque téléspectateur français qui peut recevoir TVE soit par le câble soit par le satellite devrait, ce soir, se brancher sur la télé espagnole.

Ne serait-ce que pour s’assurer que Manzanares sera présent et rétabli ce qui devrait également rassurer les aficionados arlésiens et nîmois puisque le torero est attendu pour la goyesque arlésienne avec Juan Bautista et Pablo Hermoso de Mendoza et un mano a mano très attendu avec Morante de la Puebla la semaine suivante à Nîmes.

Pour une fois que le politiquement correct ne se laisse pas convaincre par quelques illuminés qui peuvent se réunir dans une cabine téléphonique pour vociférer leur haine, saluons comme il se doit ce retour de la tauromachie sur les écrans télévisés.

 

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Quand "LIBÉ" fustigeait la censure...

Publié le par vingtpasses

 

 

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  La page tauromachique de Jacques DURAND dans "LIBERATION" est un cadeau fait à tous les aficionados, un espace d'expression dédié à une minorité culturelle. LIBERATION a décidé de reprendre son cadeau. Sans doute très minoritaires dans ce quotidien national "généraliste", les lecteurs de Jacques DURAND ne peuvent qu'imaginer les raisons qui "justifient" cette suppression dont le motif est étrangement masqué. Ils méditeront sans doute sur la question des critères d'élection de Monsieur DEMORAND et son équipe dirigeante à l'égard de la ligne éditoriale, sur ce qui aujourd'hui est jugé "correct" pour Libé, et sur ce qui ne l'est pas.

Ci-dessous, un lien vers "petitionpublique" pour vous permettre de manifester par mail votre solidarité et votre soution à Jacques DURAND.

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N24507

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Un coup de pub inutile...

Publié le par vingtpasses

 

 

Par Paul BOSC

 

 

Le papier est paru dans « La Provence », voici quelques jours. Et qui fait la pub pour notre Nîmoise anti corrida : Claire Starozinski. Ne voilà-t-il pas qu’elle a été informée par les parents d’élèves du collège Charlou-Rieu à Saint-Martin-de-Crau de l’existence d’une fresque peinte par des élèves, il y a vingt ans. Le proviseur de l’époque avait demandé à des élèves de la section CNPP, enfants en difficulté scolaire, d’exprimer leurs visions de la Provence et de ses traditions. Un torero exécutant une passe de muleta s’est ajouté à d’autres dessins, naturellement parce que les taureaux de combat et la corrida sont présents dans toute la région arlésienne.


Une fresque dont plus personne ne fait attention et qui d’ailleurs doit disparaître dans la prochaine rénovation des locaux.
En 2012, voilà une image cruelle qui peut perturber nos chers enfants, eux qui passent leurs journées libres à entretuer des guerriers virtuels sur leurs consoles de jeux. Eux qui, en ouvrant la télévision ne voient que des reportages sur les révolutions arabes, sur les guerres en Afrique, en Asie, ou apprennent qu’un gamin de 17 ans est soupçonné d’avoir assassiné un gosse de 15 ans. Eux  qui ont su qu’une gamine de 8 ans a été violée et tuée à deux pas de chez eux, à Bellegarde. Eux qui vivent dans un siècle où la violence est quotidienne.

 


 

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On se demande bien ce que cette pauvre fresque et son torero peut bien évoquer dans leurs esprits. A part Mme Starozinski qui se satisfait d’une pleine page de publicité gratuite dans un quotidien régional et qui ne manquera pas de se vanter d’avoir gagné une bataille, personne dans Saint-Martin de Crau n’aurait imaginé que ce dessin susciterait une telle polémique. Même ceux qui ne sont jamais allés aux arènes, même ceux qui n’aiment pas la corrida et le bon millier d’enfants devenus aujourd’hui adultes qui se sont élevés en passant chaque jour devant le torero incriminé aujourd’hui.


Nous ferions mieux  de veiller à ce que nos enfants apprennent le savoir enseigné au collège, respectent leurs enseignants et parfois leurs parents, sachent se conduire en humain. Dans ce vaste programme, la tauromachie n’a rien à faire. Elle ne fait partie que d’une tradition locale et chaque année, pour la feria de la Crau, des milliers d’enfants de cette commune viennent assister à la Feria des Pitchouns qui contribue à leurs épanouissements.

Publié dans Corrida et Société

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