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42 articles avec aficion

Rieumes, terre emblématique de l'aficion

Publié le par Charles CREPIN

«Attendu qu’il ne saurait être contesté que dans le midi de la France, entre pays d’Arles et pays Basque, entre garrigue et Méditerranée, entre Pyrénées et Garonne, en Provence, Languedoc, Catalogne, Landes et Pays Basque existe une forte tradition taurine (…) ».

Extrait du jugement du 3 avril 2000 de la Cour d’Appel de Toulouse confirmé par l'arrêt de la Cour de Cassation du 7 février 2006

Sait-on ce que la renaissance de la tradition taurine en terres d’aficion, et la liberté, pour chacun d'entre nous, de vivre sa passion tauromachique, doivent à ces courageux aficionados rieumois, emmenés par leurs « 4 mousquetaires » ? Au bout du long combat judiciaire qui les opposa aux associations anti taurines dès la fin des années 90, leur victoire fut consacrée par « la jurisprudence de Rieumes » qui a ancré dans les territoires d’aficion la notion de «tradition taurine ininterrompue», celle-là même dont les anti taurins firent leur cheval de bataille durant de longues années en la contestant de manière abusive.

Le 3 avril 2000, la Cour d’Appel de Toulouse prononça un jugement devenu emblématique pour l’aficion (Voir l'extrait en tête de l'article). Au delà des seuls cas de Rieumes et du pays toulousain, le juge se fit géographe en définissant les frontières de vastes territoires français d’aficion, mêlant curieusement pays, région, territoire, département, province ... dans une même communauté géographique de tradition taurine. Confirmée par la Cour de Cassation, la jurisprudence de Rieumes mettait fin à un harcèlement juridique de sept ans pour la seule affaire de Rieumes et qui, au delà, consacrait pour l'exercice des traditions taurines un droit désormais incontestable que des avancées jurisprudentielles plus récentes ont depuis conforté. 

Rieumes, terre emblématique de l'aficion

"La déclaration de Rieumes"

Le 28 juin 2015 à Rieumes, à l’initiative de la Fédération des Sociétés Taurines de France et de son Président Dominique Valmary, le maestro Richard Milian a prononcé à l’heure du paseíllo « la déclaration de Rieumes ». Un message solennel chargé de signification et d'une grande émotion que Vingtpasses publie dans les fichiers joints ci-dessous.

 

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Le temps de la justice, le temps du projet

Publié le par vingtpasses

Sur le site web de la Fédération des Sociétés taurines de france, un édito de son Président Dominique Valmary http://torofstf.com/content/lédito-de-dominique-valmary-1

évoque d'un plan commun triennal en faveur du développement de la corrida et de la transmission de notre passion. Nous le reprosuisons ci-dessous, et attendons d'en connaître plus de détails :

 

"Le temps de la justice n’est pas toujours celui de l’aficionado. Lorsqu’on est victime, la longue maturation des procédures et des décisions, la chaîne des jugements, des appels et des pourvois peuvent pousser au renoncement, à la désillusion, au minimum à l’incompréhension.

En effet engager une action en justice c’est s’engager dans une épreuve d’obstacles de longue haleine où seuls les professionnels du droit savent se situer.

Cependant il est important de souligner combien les actions engagées au pénal, au civil et devant les juridictions administratives ou constitutionnelle sont pour l’instant et par leurs décisions définitives  très majoritairement à l’avantage de la communauté taurine.

Croire au droit opposable, ne pas céder aux provocations, ne pas se faire justice soit même se révèle payant ce qui n’est pas étonnant puisque le droit est là pour garantir le vivre ensemble.

Ce sont les résultats objectifs obtenus par l’ONCT et par sa commission juridique.

Désormais l’Union des Villes Taurines de France est entrée dans le jeu en votant le plan triennal de développement de la corrida. Au-delà de la protection juridique qui va être poursuivie et renforcée, ce plan comprend des volets visant à restaurer l’image de notre passion et agir en faveur de la transmission envers les jeunes populations.

Bien évidemment chacun est libre d’avoir un avis sur le contenu et les actions décidées et peut émettre des réserves ou formuler des propositions, mais il y a quelques certitudes :

  -  Le projet a l’avantage de dépasser les éternels plans sur la comète et les interminables discussions sur l’avenir compromis de la corrida distillées au prix de décalitres de salive, d’encre d’imprimerie et de milliers de k. octets.

  -  Son analyse montre un équilibre appréciable entre le lobbying indispensable auprès des décideurs politiques, la communication visant aussi le grand public et l’objectif ciblant la jeunesse (le plus innovant avec l’école aficion et le passeport arènes).

  -  Il est conçu par des personnes compétentes venant d’horizons divers - les aficionados sont dans le jeu - qui se sont engagées à agir et dont on pourra mesurer l’efficacité.

  -  De plus, il n’exclut nullement l’engagement d’initiatives complémentaires par tout promoteur qui le décidera.

Certains approuvent ce plan du bout des lèvres; ils osent  en critiquer son management a priori sans en connaître le dispositif et cela avant même que les premières actions ne soient engagées. Ces critiques exprimées sont particulièrement déplacées. Elles semblent relever de la volonté de toujours avoir raison avant même que l’évènement ne se soit produit. C’est un travers habituel à la tauromachie, certes, mais il est préjudiciable au regard du contexte actuel.

Un des principes de la conduite de projet repose sur l’évaluation au fil de son exécution afin de rectifier le tir si nécessaire, alors laissons du temps au temps, le plan n’en est qu’à sa première phase.

L’aficion y est partie prenante, il nous appartient de vous représenter et de vous rendre compte. Vous pourrez juger  sur pièces et sur place comme le dit l’expression chère aux juristes."

Dominique Valmary

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GRAND RASSEMBLEMENT ARLES 19 AVRIL 2014

Publié le par vingtpasses

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Polémique anti-taurine autour des raseteurs banderilleros

Publié le par vingtpasses

 

Alliance Anticorrida dénonce le fait que les raseteurs Hadrien Poujol et Cédric Miralles participent au Festival Taurin organisé à Vauvert le 1er novembre prochain, au profit de l'association LA CLE  (L'aide aux cancers et leucémie chez l'enfant). 

indexDans Midi Libre du 17 octobre, Claire Starozinski, Présidente de l'association Alliance Anticorrida, déclare : « Que la bouvine se prête à cette mascarade, c'est juste pas possible. Cela me fait bondir, les deux raseteurs vont ternir l'image de la course camarguaise et nous ne pourrons plus la défendre. Nous nous sentons trahis. Il ne faut pas qu'ils banderillent ».

Depuis quand Madame Starozinski défend-elle la course camarguaise ? Etait-elle présente lors des défilés de soutien à la cause camarguaise ?  Je viens de franchir le cap des 70 ans. Aficionado depuis mon plus jeune âge, j'ai élevé mes enfants dans le respect et la tolérance. Je n'ai pas à rougir de mon appartenance à toutes les formes de tauromachies, car il semblerait qu'il y en ait plusieurs. Depuis l'âge de 13 ou 14 ans je parcours les pistes de la région, arènes, course libre, course camarguaise, novilladas, corridas. Environ 50 à 60 spectacles par an. Membre de clubs taurins, bouvine ou corridas je participe à quelques voyages et de nombreuses sorties en Camargue, au campo, ferrade (et oui on marque encore au feu, on coupe l'oreille de l'anouble), bistournage (avec les pinces), tienta, becerrada etc..et notamment visite de l'élevage. Bref je ne pense pas être une bête curieuse assoiffé de sang.

Mais voilà, que les amoureux de bouvine ne s'y trompe pas, en créant cette polémique Claire Starozinski, veut glisser un coin entre les deux types de spectacles, pour mieux assouvir dans un premier temps sa haine des corridas. Et s'il advenait un jour que les corridas soient abolies, elle continuerait son combat pour l'abolition des courses camarguaises, encierros et autres abrivados. Car comment pourrait-elle expliquer que parmi les nombreux objets de torture, elle inclut le crochet de raseteur, (blessure à l'oeil) le trident de gardian, les pinces de bistournage …

Madame Starozinski mène depuis longtemps un  combat caché pour l'interdiction des taureaux dans la rue, abrivado, encierro, notamment les abrivados longues pendant lesquelles précise Madame Starozinski, les taureaux sont poussés avec des voitures.

Non, amis aficionados, le combat de cette dame ne s'arrêtera pas avec la suppression des corridas, ne vous fiez pas à son propos comme à celui de Monsieur Jean Pierre Garrigue, ils n'auront de cesse qu'à nous combattre jusqu'à la mort... La mort de toutes formes de tauromachies, car ils n'ont qu'une seule idée en tête : « la défense de la cause animale ».  Ces défenseurs de la cause animale n'ont jamais pris en compte qu'après la suppression des corridas, des courses camarguaises, abrivados, sorties au campo, les races taureaux, toros, disparaîtraient à jamais...  Quand à la ministre des sports Valérie Fourneyron elle doit avoir d'autres sujets de préoccupation que de savoir si deux raseteurs vont banderiller, à Vauvert le 1er novembre.

Enfin j'aimerai que Madame Starozinski et Monsieur Garrigue nous disent quelles sont les actions qu'ils conduisent afin de venir en aide aux enfants malades.

 

Un aficionado vauverdois   

Jean-Marie Roux-Bertolle

 

Photo JIES ARLES

 

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Lettre ouverte aux antis corrida

Publié le par vingtpasses

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Gers, terre taurine

Publié le par vingtpasses

 

Par Joé Gabourdes

Président de la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard (1)

 

La Feria de Riscle a été l’occasion pour la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard de se plonger dans le Gers où l’aficion est enracinée dans son riche terroir, dans ce pays gascon où les actes de tous les jours valent plus que les mots.

Une terre d'aficion

En collaboration avec le Tendido Risclois, des ateliers pédagogiques du type Printemps des Jeunes Aficionados ont été proposés le vendredi en ouverture de la Feria. Ces ateliers ont mis en évidence l’importance de ces manifestations pour transmettre et faire découvrir la tauromachie. Comme pour le traditionnel Printemps des Jeunes Aficionados Gardois exporté pour l’occasion, les ateliers ont accueilli les aficionados en herbe de tous âges, proposant un florilège très pédagogique de la tradition tauromachique et de la corrida : habillage du cheval, maniement des trastos, tercio de banderilles, évocation du règlement taurin etc. L’initiation au toreo a été brillammant templée par les maestros Mathieu Guillon El Monteño et Daniel Soto.

 

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Dans le rôle du taureau, Hervé Galtier charge dans la cape de Daniel Soto


La journée du samedi fut l’occasion de partager la grande aficion de nos amis du Tendido Risclois et aussi d’apprécier à sa juste valeur le travail des bénévoles sans lesquels cette Féria n’existerait pas. Bravo à tous !

 

Une terre de toro

Les novillos du Lartet engagés dans la non-piquée du matin ont laissé une impression très positive. Et le soir venu, ce fut aussi l’occasion de passer un délicieux moment autour des arènes avec le Ganadero Paul Bonnet dont l'humour, le bon sens et la vivacité d'esprit permettent de dépasser le simple cadre du mundillo. Le dimanche, grâce à mes amis des clubs taurins nîmois de Palmas y Pitos et de l’Union Taurine Nîmoise, était organisée une fiesta campera à la ganaderia de l'Astarac avec un Camille Juan remarquable devant une vache compliquée. Exemple de volonté et de passion, le ganadero Jean-Louis Darré, enraciné sur ce terroir depuis six générations, a su créer un élevage de toro brave qui impose le respect. Et sur le chemin du retour, on pouvait voir les nouvelles installations de la cavallerie d’Alain Bonijol qui prend racine à son tour sur cette terre du Gers.

 

Il émane un sentiment de grande quiétude, de force et d’authenticité de ce pays Gascon, de la beauté de ses paysages et de la grande convivialité de ses habitants pour lesquels la devise de D’Artagnan garde toute sa signification encore aujourd’hui. Imaginez le cadet de Gascogne, jeune torero-aficionado montant à la capitale, non en quête d’aventure et de gloire, mais pour la cause de l’aficion… Son triomphe serait le bien commun, ses maîtres mots le partage et l’authenticité, sa devise « tous pour un, un pour tous », évidemment.

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Petits et grands assistent à l'habillage du cheval

 

Un Fonds pour l’aficion

Faire vivre aujourd’hui ces principes de transmission et de solidarité, c’est admettre que le moment est venu de ne plus se contenter d’ouvrir les portes des arènes. C’est se poser les bonnes questions et aller « chercher » les nouveaux aficionados en transmettant notre aficion. Et cela passe aussi par la recherche de moyens financiers. Entre autres hypothèses, la création d’un fonds de l’aficion sous contrôle indépendant (par exemple : un euro par place de corrida vendue en France) pourrait y contribuer efficacement :

    • en dotant les écoles taurines pour leurs actions de promotion et de formation (et non pour un seul élève),
      • en soutenant les actions de pédagogie et de découverte de la tauromachie des clubs taurins,
      • en aidant les éleveurs dans leurs actions permettant aux jeunes de découvrir le campo et l’élevage du taureau de combat.

      Imaginez qu’un tel abondement sur ces bases, pour la seule ville de Nîmes pourrait se situer autour de 150 000 euros par an ! La Tour Magne est-elle au bout du rêve?  Mais comme le dirait le gascon d’Artagnan, celui qui n’engage pas le combat ne le gagne jamais !

       

      (1) La Coordination compte aujourd'hui 27 clubs taurins représentant 2500 adhérents.

       

      Photos de Sophia Gabourdes

       

      Publié dans Aficion

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      Belles journées de pure aficion

      Publié le par Paul BOSC

       

       

       

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      Photo C. CREPIN

      Comment ne pas avoir des frissons, la chair de poule, dans les yeux des larmes de plaisir, du pur bonheur en quelque sorte, quand on voit un novillo s’élancer sur toute la longueur de la piste, au galop, vers un cheval et un cavalier armé d’une pique ? Et cela six fois de suite, après quatre rencontres plus classiques sans sourciller, sans meugler, sans rechigner. Pour corser l’épreuve, l’éleveur a même fait ouvrir la porte du toril laissant au taureau le choix de rentrer à l’abri ou d’aller affronter une fois encore le picador. Que croyez-vous qu’il fit ? Combattre, encore combattre. La gueule fermée,  il est allé ensuite s’enfoncer dans les plis d’une cape, puis d’une muleta, chargeant inlassablement cette cible mobile et insaisissable.  Et même après une faena de muleta des deux mains de Sanchez Vara, il a tenu à se bagarrer encore une fois avec le piquero. Un vrai moment de bonheur pour les jeunes aficionados… (quand on aime on a toujours vingt ans !) qui emplissaient les arènes de Saint-Gilles dimanche matin pour un tentadero exceptionnel de l’éleveur portugais Joao Folque de Mendoza, propriétaire du fer Palha.

      Printemps-2013-2059-bis.jpgPhoto JL GELAS

      Les trois matadors : Stéphane Fernandez Meca, Victor Mendes et Sanchez Vara manipulant une branche d’olivier, une cape ou une muleta ont su animer parfaitement cette matinée exceptionnelle avec les machos de  cet élevage mythique. Certes, tous les novillos testés (8) n’ont pas eu la même classe mais beaucoup possédait cette caste, cette noblesse, cette bravoure, cette méchanceté que les aficionados cherchent, recherchent, lassés de voir des taureaux clonés qui n’offrent plus aucune émotion.

      Dans l’après-midi, une novillada sans picador réunissant quatre jeunes toreros et quatre ganaderias différentes débutait sous l’orage qui a fait réfugier le public, venu nombreux, vers les galeries abritées des arènes Emile-Bilhaud .

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      Photos C. CREPIN

      Soto Garcia était opposé  à un Pierre-Marie  Meynadier ;  Sofianito reçut le plus noble exemplaire de cette course avec un Palha applaudi à l’arrastre ; Javier Marin dut se battre avec un Laget (Jalabert) difficile et le Portugais Pedro Noronha le novillo de J.F. Turquay. C’est Sofianito qui fut récompensé  triomphateurs du 6e Printemps des jeunes aficionados et Javier Marin reçut le trophée Paul Ricard.

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      Photos C. CREPIN

      Mais des surprises, il y en eut encore notamment samedi matin avec la tienta de deux novillos de Pagès Mailhan.

      Un novillo de Pagès-Mailhan signe le début du Printemps

      Le printemps est arrivé ! Le Printemps des jeunes aficionados, bien sûr, le sixième du nom pour être précis. Toujours dans les arènes  Emile-Bilhaud, ouvertes gratuitement pendant deux jours avec pour noble objectif de faire connaître la tauromachie, sous tous ses aspects, petits et grands. 27 clubs taurins  y adhèrent avec une foi et une passion incommensurables et réunis par la Coordination des clubs taurins  de Nîmes et du Gard.

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      Malgré la pluie matinale, malgré les vacances scolaires, malgré la multitude de choses à faire  un samedi matin, malgré la concurrence d’autres loisirs, ils étaient là les aficionados, groupés sur les gradins pour assister à une expérience originale et qui a été fort appréciée : la tienta de novillos de Pagès-Mailhan par Camille Juan et Mathieu Guillon « El Monteño » équipés d’un micro afin de commenter en direct leurs lidias personnelles et de partager leurs avis avec les éleveurs et Stéphane Fernandez Meca, le parrain de cette manifestation.

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      Photos C. CREPIN

      Si Camille Juan a hérité d’un novillo exceptionnel tant  par sa bravoure face au cheval,  que par sa noblesse, chargeant tête basse sur chaque sollicitation du torero, Mathieu Guillon a su, lui, s’adapter efficacement face aux difficultés que présentait l’adversaire complètement différent du premier. Les éleveurs et les toreros ont été longuement applaudis à l’issue de cette tienta et commentés ensuite pendant la dégustation de tapas et de vins des Costières de Nîmes.L’après-midi était consacré à des ateliers divers puis par la participation des élèves des écoles taurines face à des vaches des mêmes éleveurs camarguais.

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      Le bilan est donc plus que positif pour la Coordination des Clubs taurins de Nîmes et du Gard qui pourrait, peut-être, prolonger ces belles journées tout au long de l'année, en délégant à chaque club l'organisation d'autres journées pédagogiques. 


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      Adieu Maestro

      Publié le par Charles CREPIN

       

      La nouvelle nous emplit d’une grande tristesse : Jean-François JALLET s’en est allé hier, à l’issue d’une longue maladie.

       

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      Nîmois bien connu, homme de grande conviction, esprit vif, curieux et cultivé au caractère bien trempé, Jean-François a vécu une existence parfaitement remplie et riche des nombreuses passions. Rompu au métier de la banque où il fit sa carrière, archéologue, historien, amateur d’art avisé, dessinant et peignant à ses heures, adepte de la nature et marcheur endurant, il fut en particulier, sa vie durant, un fervent aficionado. D’une aficion soutenue par une grande connaissance de la culture et de l’histoire de la tauromachie, practico de surcroît, montant au palco à l’occasion.

       

      Alors jeune nîmois, il fut le compagnon de ceux qui vécurent la belle aventure taurine du Mont Margarot, et laissa la trace de son aficion en tous lieux où sa carrière professionnelle le conduisit, ne faisant pour autant jamais l’impasse, où qu’il fut, sur le paseo d’une Feria de Nîmes, retrouvant fidèlement en toutes occasions les gradins de son cher amphithéâtre.

       

      En cette triste circonstance, nos pensées affectueuses vont à Monique, son épouse qui l’a courageusement accompagné dans son combat contre la maladie, à ses enfants et petits enfants. Nous ne l’oublierons pas.

       

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      Rendre à César... (II)

      Publié le par vingtpasses

       

       

       

      Les débuts de la Feria de Nîmes

       

      Par charles CREPIN

      Président du CERCLE TAURIN NÎMOIS

       

       

       

       

      Dès la fin de la temporada 1951, les membres des clubs taurins nîmois* rentrés de leurs vacances espagnoles avec des projets plein la tête se mirent au travail pour préparer le 37ème congrès de la FEDERATION DES SOCIÉTÉS TAURINES DE France prévu à NÎMES du 30 mai au 2 juin 1952. A cette occasion fut constitué un comité d'organisation.

       

       

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      Premier objectif, une course camarguaise le samedi, et deux corridas dimanche et lundi au lieu de l’unique course dominicale de la Pentecôte. Premier contact avec Ferdinand AYME, directeur des arènes de l’époque… et première déception. L’homme était réticent et comptait à priori s’en tenir aux seules obligations que lui imposait son contrat… En revanche le  projet souleva spontanément l’enthousiasme des aficionados ainsi que l’adhésion des élus et des principaux acteurs socio-économiques de la ville (presse, Chambre de Commerce, Union des commerçants, industriels, artisans, comités de quartiers etc.). Une subvention de la municipalité TAILHADE d'un montant de 150 000 (anciens) francs et l'appui sans réserves du  sénateur Pierre GAMEL, Président de la Chambre de Commerce à toutes les initiatives des sociétés taurines furent très précieux. Ces soutiens allaient conforter la crédibilité de la démarche des clubs taurins.

       

      Dès lors, l’attitude de Ferdinand AYMÉ se modifia. Son intelligence et son sens des affaires lui firent sans doute apercevoir que derrière la démarche des clubs taurins se profilait un événement d’envergure. La sagesse de l’homme et sa convivialité firent le reste : il fit le pari gagnant qu’on pouvait bâtir solide avec les forces vives de l’aficion. Il signa un chèque de 200 000 Francs pour doter le budget du comité d'organisation et mit sur la table un programme taurin de grande qualité dont les clubs avaient à peine osé rêver :

      -       Samedi, course camarguaise : 3 manades engageaient les meilleurs cocardiers du moment devenus des mythes, gravés aujourd’hui encore dans la mémoire collective des gens d’ici : Vovo, Sangar, Mioche, Mecano, Mourressen et Calvissonnais. C’était du sérieux !

      -       Dimanche : toros de Miura (finalement remplacés par les Urquijo pour cause de fièvre aphteuse) avec Luis Miguel Dominguin, Pepe Dominguin et Rafael Ortega.

      -       Lundi : toros de Claudio Moura, avec une deuxième participation de Luis Miguel Dominguin. Compagnons de cartel :  Antonio Ordoñez et Julio Aparicio.

       

      Madrid n’aurait pas fait mieux ! Pendant ce temps, on préparait activement les autres manifestations en marge du congrès :

      -       l’excursion en Camargue chez Aubanel,

      -      l’exposition d’Art taurin où affluèrent des centaines d’objets d’art, tableaux, dessins, parmi lesquels des Picasso, Goya, Wilde ...). L’exposition fut honorée par la visite de Pablo Picasso,

      -       le défilé des groupes folkloriques.

       

      La FERIA de NÎMES, ainsi nommée par le sénateur Gamel, était née !

       

      A l’occasion du 60ème anniversaire de la FERIA DE NÎMES, les clubs taurins fondateurs, tous encore en activité aujourd’hui, ont tenu à rappeler ce que cette prestigieuse manifestation de renommée internationale devait au courage, à la volonté et au dévouement qui animèrent leurs aînés dans cette aventure. Ce qu’elle devait aussi à leur aficion et à celle de tous les nîmois qui les ont aidé à mener à bien cette entreprise.

       

      En 2012, les clubs fondateurs ont fait frapper une médaille qui sera remise à l’occasion de la Feria de Pentecôte, et tant que durera cette manifestation, à des personnes qui par leur action auront marqué la Feria de NÎMES. Cette médaille sera remise pour la première fois à Nîmes samedi 26 mai prochain dans les jardins de l'Hôtel IMPERATOR CONCORDE au cours d'une émission réalisée par la chaine TV SUD de 13H00 à 15H30.


       

      medaille contrast

       

       

       

      * l’UNION TAURINE, LOU FERRI, le CERCLE TAURIN, l’AFICION CHEMINOTE, immédiatement rejoints par Francis CANTIER « PAQUITO » qui représentait les AMIS DE TOROS.

       

      Cliquez sur ce lien :  Témoignage du docteur Jean LAURET, Président du CTN et Président du comité d’organisation de la FERIA de NÎMES en 1952, recueilli par Jérôme FESQUET, petit fils de Ferdinand AYMÉ, à l’occasion du 40ème anniversaire de la feria de Nîmes.

       

       

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      5ème PRINTEMPS DES JEUNES AFICIONADOS

      Publié le par vingtpasses

       

       

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      Lundi 27 février, dans les salons de l'Hôtel IMPERATOR de NÎMES, la COORDINATION DES CLUBS TAURINS DE NÎMES ET DU GARD a dévoilé l’affiche du 5ème PRINTEMPS DES JEUNES AFICIONADOS qui aura lieu les 23, 24 et 25 mars 2012. Par la richesse de ses tons, cette représentation du printemps taurin réalisée par le peintre nîmois Michel TOMBEREAU donne un avant goût de la 5ème édition de cette manifestation dont le programme s'annonce riche et haut en couleurs.

       

      Le maestro Julien LESCARRET, parrain du 5ème printemps accompagnera les 27 clubs de la Coordination durant ces journées de découverte de la tauromachie et de partage de l’aficion.

       

      Coup d’envoi de la manifestation vendredi 23 mars à 18H00 à NÎMES dans les salons de l’IMPERATOR, où sera tenue une conférence sur le thème : La corrida doit-elle s’adapter à la modernité ?  Intervenants : Gérard BOURDEAU et Hubert COMPAN vétérinaires, Tomas PRIETO de la CAL éleveur, Francis WOLFF, philosophe, François ZUMBIEHL, anthropologue. La conférence sera présentée par Christophe CHAY, journaliste.

       

      Samedi 24 et dimanche 25 mars se dérouleront dans les arènes de SAINT-GILLES différentes manifestations taurines, ateliers de découverte de la tauromachie, toreo de salon, tientas, démonstrations, tienta de machos, mise à mort et course camarguaise.

       

      Les manifestations du Printemps des Jeunes Aficionados sont gratuites.

       

      Le programme détaillé du 5ème PRINTEMPS DES JEUNES AFICIONADOS sera communiqué lors d’une conférence de presse le 9 mars prochain à l’Hôtel IMPERATOR à NÎMES.

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      A Magescq, l'aficion en piste...

      Publié le par vingtpasses

       

       

       

       

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      Photo P. SALVAT

       

      Une nouvelle fois, l'aficion a répondu présente en descendant des gradins pour défendre sa culture.

       

      Voir l'article consacré à cette manifestation sur le site http://www.culturestaurines.com/magescq190212

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      Nîmes, Ville Taurine

      Publié le par vingtpasses

       

       

       

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      Par Corentin Carpentier, président des JEUNES AFICIONADOS NIMOIS.

       

       

      Depuis fin 2010 et cette fameuse initiative de la municipalité nîmoise ; Nîmes a reçu l'appellation ville Taurine dans le but bien sûr, et au-delà de l’aspect symbolique, de préserver et défendre les traditions et la culture, se déroulant autour du Taureau, DES Taureaux dans notre ville. Alors la question que je me suis posé aujourd’hui, Nîmes est-elle vraiment une ville Taurine ? Bien évidemment oui, et je vais tâcher de vous expliquer le fond de ma pensée…

       

      Il n’y a qu’à citer nos deux Férias, de Pentecôte et des Vendanges, évènements majeurs attendus de tous les nîmois pour se rendre compte de cette passion du Taureau, DES Taureaux  qui rythme la ville durant ces Férias. Mais en dehors des férias, Nîmes vit et respire la tauromachie 365 Jours par an grâce à ses clubs taurins. En effet, tout au long de l’année, conférence, soirées à thèmes autour de tapas de bons vins, tientas en privée, fiestas camperas, et voyages au campo, rythment la vie des Aficionados nîmois

       

      Ainsi, passé le mois de Septembre jusqu’en Avril et la reprise de la temporada, Nîmes bouge autour de ses clubs taurins. La Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard est ainsi l’exemple le plus  significatif de ce dynamisme avec 28 Clubs Taurins en son sein, et de nombreuses manifestations taurines organisées résultent. Le Cercle Taurin Nîmois, les Amis de Pablo Romero, les Jeunes Aficionados Nîmois, pour ne citer qu’eux, en sont les principaux artisans avec une manifestation chaque mois durant l’hiver, et qui ont eu d’ailleurs la très bonne idée de ne jamais se dérouler le même jour ! Avec l’invitation de personnalités de premier rang (taurinos, artistes dont les œuvres sont liées à la tauromachie, groupes de Flamenco ou Gypsy’s), toute la panoplie culturelle de l’Aficion a los toros est présente à Nîmes durant la trêve hivernale dans une ambiance conviviale, aficionada, et nîmoise ! Un bon moyen d’améliorer sa culture taurine, et d’apprendre à mettre des mots sur notre passion.

       

      Je pourrais citer comme exemple, le Club Taurin des Jeunes Aficionados Nîmois, plus jeune club taurin à Nîmes, il a pour but, une fois par mois, de mettre à porter de tous, la tauromachie auprès de ceux qui aimeraient en connaître plus sur ce qu’il se passe dans l’arène, qu’ils soient jeunes, ou plus âgés. Pédagogie donc !

       

      A Nîmes, la transmission se fait dans l’explication du non-sens de la dichotomie toriste / toreriste*. Car en effet, relever de l’une ou l’autre catégorie est peut-être affaire de goût, de penchant, de sensibilité, voire de culture, mais sans doute pas de compétence. Sans compter que beaucoup d’aficionados, parmi lesquels de nombreux nîmois, refusent de trancher ce débat stérile et vont sereinement goûter les plaisirs de corridas, tantôt toristes, tantôt toreristes.

       

      Plus de 100 ans d’histoire et de tradition taurine, un patrimoine culturel important, un tissu associatif très dense : il y a à Nîmes une trentaine de clubs taurins actifs, un musée des cultures taurines, une école tauromachique réputée, et de nombreux prácticos.

       

      Tous ces exemples sont donc autant de choses qui prouvent que Nîmes est taurine, et majoritairement grâce à ses clubs taurins, à cette Aficion qui respire la passion, à cette Aficion qui, tant qu’elle vivra, permettra à la Culture du Taureau de prospérer.

       

      Il se dit même que les Clubs Taurins à Nîmes, ont une telle influence que, même si ils ne peuvent pas faire gagner une élection, ils peuvent la faire perdre…

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      TORRITO mayoral, une vocation, une passion.

      Publié le par Vingtpasses

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      Par Charles CREPIN

      2009. Ce maudit soir d'octobre, il avait dû faire face à un méchant coup du sort. Le feu avait dévasté sa réserve de fourrage, 100 tonnes destinées à nourrir le troupeau tout l'hiver. Pourquoi ? L’intolérance, la jalousie, l’inculture, la bêtise. Un peu de tout ça, sans doute.  Sur le coup, la détresse, le doute, le découragement auraient pu le conduire à jeter l’éponge, réduisant à néant les efforts déployés durant toutes ces années, mettant en grand péril cette ganaderia déjà au creux de la vague. La passion qui l’avait soutenu tout ce temps dans l’accomplissement de son rêve pouvait-elle partir à son tour en fumée ? Le courage et la force de conviction de Fabrice, le regard de sa femme et ses filles, l’ont aidé à se remettre en selle. Il a continué de parcourir le campo et trace sa route, dans le respect de l’idée qui a construit sa vie depuis plus de vingt ans, l’amour du campo, la passion du toro brave.

      1992. A 27 ans, Fabrice, cadre supérieur d’un institut de communication montpelliérain, tombe amoureux du campo andalou et des toros. Un coup de foudre qu’il va assumer pleinement, avec détermination. Il ne lui faudra pas plus d’un an pour concrétiser l’idée qui a muri dans son esprit : quitter une vie déjà confortable et une carrière prometteuse, prendre le chemin du campo. Passent les premières étapes de la nouvelle vie : petit boulot à l’exposition de Séville 1992, longs moments de loisirs passés sur le cortijo de Guardiola à attendre son heure, jusqu’à se faire accepter, puis vaquero chez Sánchez de Ybargüen, et enfin chargé du développement touristique de cette ganaderia. Intégration réussie. Il prend racine sur la terre andalouse, épouse Isabel, qui lui donne deux filles. Un beau jour de mars 2000, le Marquis d'Albaserrada lui ouvre les portes du domaine mythique de Mirandilla. Il n’osait même pas y penser. Patiemment, en marge de ses nouvelles fonctions, il va, en solitaire, "jouer au ganadero" et apprendre son métier. Devenu mayoral de cette ganaderia jadis renommée, il travaille d'arrache-pied pour lui rendre son lustre d’antan. La route parcourue inspire l'admiration et le respect. Fabrice n'en changera pas.


      Un week-end somptueux

      L'association TORRITO AFICION qui soutient Fabrice depuis début 2010 organise un week-end à Nîmes et Beaucaire du 3 au 5 février 2012. A noter que dès jeudi 2 février, Fabrice est l'invité du JEUDI DU CERCLE, soirée privée des membres du CERCLE TAURIN NÎMOIS sur le thème : "profession Mayoral".
      No hay billetes !

       Vendredi 3  Février 2012Soirée Torrito Aficion 
      A partir de 19H, soirée de l’association, historique, bilan, renouvèlement des cartes d’adhésion, présentation de la souscription autour de l’achat de deux sementals de chez Isáias y Tulio Vázquez, projets et rêves autour de la thématique de l'avenir de la tauromachie au campo… Bodega  Amis de Pablo Romero-  Rue E-Jamais- 30 000 Nîmes  Ouverture des portes à 19H, vino, petites tapas et ambiance Sévillane avec Chely TORITO  et ses danseuses de Flamenkissimas . Entrée libre et ouverte à tous. Renseignement : 06 10 07 83 41

      Samedi 4 Février 2012Diner Débat sur le thème des Mayorals 
      Avec Fabrice TORRITO (Marquis d’Albaserrada),  Olivier RIBOULET (Scamandre)  et Olivier FAURE (YONNET) autour des anecdotes, techniques de faenas de campo (ferrade, bouclage des veaux, tienta, ...)
      A partir de 19H-  Menu 20€ (vin compris) concocté par notre Arlette des Halles de Nîmes-
      Le Coquemar-4 Bis Rue C.Desmoulins-30300 Beaucaire-  Soirée Privée- Exclusivement sur Réservations avant le 31/01/2012 (06 25 42 18 25 /puce.al30@hotmail.fr)
       
      Dimanche 5 Février 2012Brasserie les 2G- 3Bd Marechal Foch- 30 300 Beaucaire
      L’antre Beaucairoise nous propose un apéritif tapas et convivialité avec bilan du week-end en prime !
      A l’occasion de ces deux soirées, exposition des œuvres de Pedro Naranjo, photos de Campos y Ruedos et une sympathique tombola mettant en jeu : Un séjour à Mirandilla (hébergement 2 nuits à la Finca Mirandilla, 2 déjeuners au Restaurant La Cerca de Los toreros (Gerena/Sevilla), visite complète de la ganadería avec le mayoral et une demi-journée de "participation" aux tâches du campo avec les vachers), une œuvre réalisée en direct par l’artiste peintre sévillan Pedro Naranjo,, un  dessin d’Eddy PONS et un  bucrane d’une vache de l’élevage du Marquis d’Albaserrada.
      Soyez nombreux à venir retrouver Fabrice.

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      ¡ Hasta luego, Maestro !

      Publié le par vingtpasses

       

       

       

       

      El-FUNDI 0418

      Photo Vingtpasses

       

       

      Par Paul BOSC

       

       

      2012 sera, peut-être, l’année de la fin du monde, si l’on en croit les prédictions du calendrier Maya qui s’arrête le 21 décembre de l’année prochaine, le jour du solstice d’hiver.   Par contre, ce qui est maintenant sûr c’est le retrait du maestro madrilène José Pedro Prados Martin appelé dans les arènes « El Fundi ».

      Et s’il n’a jamais été le torero de Madrid, il est resté le torero préféré des aficionados arlésiens. Depuis sa première présentation dans les arènes romaines le 29 octobre 1989, face à des Yonnet, il a toujours gardé une place à part dans le cœur des Arlésiens. En raison de ses triomphes, certes,  mais surtout parce qu’il a  un cœur énorme, et  le reste…

       

      Et puisque nous sommes ici dans les dates, souvenons nous que cette année 1989 aura été celle de la dernière corrida de Nimeno II.  Panolero, un toro de Miura aux cornes démesurées, l’a envoyé voltiger pour le voir retomber lourdement sur les vertèbres. C’était à Arles dans les arènes. C’était le 10 septembre 1989.

      Au cours de la même temporada, Arles a vu également une estampe de toro de corrida comme ils devraient tous l’être.  « Gananito », toro de la ganaderia de El Sierro, sorti du toril la tête haute, au pas, la bave écumant sa gueule. Il portait le numéro 11 et pesait 590 kg. Ruiz Miguel, dont c’était l’une des despedidas, a su montrer toute la bravoure et la noblesse de son adversaire. Gananito fut honoré d’un tour de piste posthume et sa photo sortant du toril a fait le tour de la planète taurine.

       

      Ruiz Miguel se retirait, José Pedro Prados arrivait dans le circuit des corridas de toros. A l’Ecole taurine de Madrid, ses copains s’appelaient Joselito et El Bote. Chacun a pris une direction bien différente même s’ils étaient tous les deux témoin et parrain de son alternative à Villaviciosa de Odon le 22 septembre 1987 et de la confirmation à Madrid le 22 mai 1988.

       

      En 2004, à l’initiative du club taurin Etienne Boisset, ils se sont retrouvés tous les trois aux Saintes Maries de la Mer pour un festival. Après une belle carrière de belluaire face aux Miura, Victorino Martin, Pablo Romero, Alfonso Martin, et autres gabarits de cette espèce, le Madrilène est entré dans une période de doute. Quelques années plus tard, drivé et conseillé par Robert Piles, El Fundi, avec son visage d’Empereur romain, avait retrouvé  son public. En 2004 pour la Feria de Vic Fezensac, il triomphait lors d’une corrida-concours mémorable dans un mano a mano improvisé avec  Robleno en raison de la maladie d’Antonio Barrera.  

       

       

      El-FUNDI---ESCOLAR-GIL--Istres-2008_0354.jpgPhoto Vingtpasses

       

      Plus tard, de graves blessures comme cette chute de cheval chez lui à Madrid, ou la cornada infligée par un Victorino Martin à San Sébastien l’ont tenu éloigné des arènes. Avec toujours le même courage il est revenu mais affaibli, usant parfois de trucs. Il a aujourd’hui décidé de faire une tournée d’adieu dans toutes les arènes. Arles devrait être sur sa route. Les aficionados, les vrais, les purs, les sincères devraient également suivre ce parcours.

       

       

      Publié dans Aficion

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      Le reniement de Simon-Pierre…

      Publié le par vingtpasses

       

       

       

       

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      « Le coq ne chantera pas, que tu ne m’aies renié trois fois».

      Saint Jean 13,21-33.36-38.

       

       

      Par Charles CREPIN


      Dans un texte de Corentin Carpentier publié dans cette page, l'agacement est perceptible. Et ce qui agace Corentin, c'est la posture de certains "taurinos" qui prétendent parler ou agir au nom de l'aficion pour justifier leurs prises de positions déviantes, quand ils ne déclament pas, la main sur le coeur, combien leur engagement professionnel est inspiré par leur attachement sincère à l'Aficion... Pourtant, leur reniement des valeurs de la fiesta était consommé bien avant le premier chant du coq, quand bien-même ils connaissent ces valeurs, comme ce n'est sans doute pas cas de Sébastien. Sinon, il n'aurait pas raconté les bêtises dont on parle beaucoup depuis quelques jours...

       

      Un récent article publié par Marc DELON sur son blog (1) m'incite à relire "Genèse de la Corrida moderne" (2). Cet ouvrage ne devrait jamais quitter votre table de chevet, tant il constitue un puissant rappel des valeurs fondamentales de la Fiesta et une réponse remarquablement actuelle aux dérives de la corrida moderne promotionnée jusqu'à l'outrance par des Sébastien CASTELLA, Alvaro NUÑEZ, et autres Simon CASAS, chacun piétinant à sa manière ces fondamentaux et reniant une aficion dont ils prétendent se revendiquer afin, en réalité, de faire prospérer leur petite entreprise.

       

      Relisons Tio Pepe :

      • "le public est ravi ; les oreilles tombent. Oui, mais l'estocade... Quoi l'estocade ?... Un peu basse, non ?... Bah, on ne peut pas tout avoir... D'ailleurs, les oreilles !... Et mon coiffeur, qui est gourmand d'oreilles, est ravi. Parce que, s'il n'a pas son comptant d'oreilles, il s'estime volé. (...) Donnant , donnant. Des oreilles contre mon fric. Le toro, l'éducation taurine, j'en ai rien à foutre ! "
      • " Si, comme le prétend Simon CASAS (CANAL +) Le problème le plus important, en tauromachie, est celui de l'Esthétique, il est aisé de lui rappeler que point n'est besoin d'un toro commercial pour qu'un torero fasse éclore la beauté. (...) Si de nos jours Manzanares ou Mora (3) sont parfaitement capables de concevoir et de réaliser sous nos yeux un chef-d'oeuvre scuptural incontestable, ce prodige ne sera satisfaisant ni pour le coeur ni pour l'esprit. Toro soso et passes profilées = émotion absente. (...) N'en déplaise à Simon CASAS, le premier devoir du torero, est de s'appliquer à dominer le toro. Le reste, les belles séries de passes longues, viendra de surcroît. Et plus cette domination aura exigé d'efforts, plus intense sera l'émotion."
      • "Patience, les errements actuels ne sont pas éternels. Un jour viendra, peut-être pas si lointain, où, pour reprendre une expression chère à nos voisins, la rivière retrouvera son lit". 

       

      Sur cette dernière considération, Tio, je trouve que vous étiez optimiste...

       

       

      (1) http://photosmotstoros.blogspot.com/2011/12/rien-declarer.html

      (2) Génèse de la Corrida Moderne - Jean-pierre DARRACQ " el Tio Pepe - Éditions Cairn 2000

      (3) Il s'agit bien entendu de MANZANARES père et de Juan MORA

       

       

       

       

       

      On fait dire à l’Aficion beaucoup de choses…

       

      par Corentin Carpentier


      • « Les gens ne veulent pas voir comment on tue un toro, ils veulent voir de lart. » dixit Sebastien Castella…
      •  
      • « Les encastes qui « fonctionnent », qui chargent, les figuras continuent des les tuer : La Quinta, Victorino, Cuadri… Je crois que le marché est plus savant que les aficionados… » Dixit Alvaro Nunez…
      •  
      • « Et pourquoi faisons-nous tout ça ? Pour lAfición, pour lAfición, pour lAfición ». dixit Simon Casas…

       

      On fait dire, et on dit beaucoup de choses sur l’Aficion… Mais aujourd’hui, il est important à mon sens, de mettre les points sur les « i ».

       

      Que pense Sebastien Castella des aficionados qui se lèvent après un grand tertio de varas conclu en musique ? Que pense-t-il des aficionados qui ovationnent un recibir parfait et demandent une oreille pour une grande mort engagée et dans les cornes ? Alors si Sébastien considère que son public est un public de touristes, qui vient seulement aux arènes pour voir un torero triompher et faire de « l’art » devant un toro à roulette, alors il ne parle en aucun cas de l’aficion, celle qui défend chaque jour la fiesta brava, le Toro et son intégrité.

       

      Pour Alvaro Nunez, on touche là au sacro saint Toro, à son intégrité, et à « l’inintelligence » selon lui, des aficionados. Evénement majeur ! Les figuras continueraient de tuer des Victorino, Cuadri  (j’enlève La Quinta tant ils n’ont quasi plus rien dans le comportement des Buendia d’antan) et autres encastes dites dures !! Heureux de l’entendre. Alvaro Nunez pourrait-il citer les endroits où il a vu ces corridas ? Car j’y réserverai mes prochains voyages !! Non mais, de qui se moque-t-on ? Le marché des Toros est composé aujourd’hui à 90% d’origine Domecq et autant dire que sur ces 90% tout ce qui a de la caste est soigneusement évité par les pseudos « matadors de toros » (voir l’exemple des Fuente Ymbro considéré désormais comme un élevage torista…).

       

      Pour Simon Casas, on frise le fou rire ! L’Aficion, l’Aficion, l’Aficion… Comme si répéter cela trois fois (comme Pierre au moment de renier Jésus), lui permettait en quelque sorte de se persuader lui-même que l’Aficion est l’objet de son investissement.


       

       

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      Comme si répéter ce mot trois fois, permettait de faire oublier à quel point, dans chaque arènes qu’il gère, le niveau du Toro à considérablement baissé, pour finalement, faire de la Corrida, une mise en valeur du torero et du toreo, en réduisant le rôle du toro à celui d’un simple faire-valoir. Comme si répéter cela, par trois fois, pouvait selon lui, retourner l’Aficion de son côté. Cette même Aficion, qu’il trahit à chaque féria depuis quelques années que ce soit à Nîmes, ou Mont-de-Marsan en France, ou que ca soit à Valencia en Espagne, ou avant à Saragosse.

       

      Beaucoup de « taurinos » parlent à la place de l’Aficion, que ce soit pour légitimer leurs choix et actions, ou que ce soit pour la critiquer quand elle demande au respect de l’intégrité de la Fiesta Brava.

      Depuis des années les aficionados mettent en garde les « taurinos » sur l’affaiblissement de la Corrida de l’intérieur. Ils ont été durement critiqués pour cela et traités de « talibans ». Mais désormais, voilà qu’on agit pour l’Aficion, qu’on parle pour elle… Finalement, on s’en rend compte aujourd’hui, qui peut être le plus à même de sauver la fiesta brava ? L’Aficion, celle qui se rend aux arènes toute l’année, celle qui paye ses billets, et finalement celle qui, si elle ne vient plus aux arènes, entrainera la fin du train de vie actuel des « taurinos ». Reste à savoir si les choses vont réellement évoluer… Parce que parler à la place de l’Aficion, c’est bien plus facile que de la faire participer et intervenir dans les processus de décision…

       


      Publié dans Aficion

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