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8 articles avec a cote du toro

Tertulia du jambon

Publié le par vingtpasses

 

Andalousie-pata_negra.jpg

 

Jambon ibérique : du nouveau en 2014

Voilà un sujet qui peut surprendre en terres taurines; pourtant il pourrait rapprocher les aficionados et les anti-corridas raisonnants en l’accompagnant d’un verre de fino ou de manzanilla lors de tertulias apaisées; mais, certitude, il ne peut pas concilier les animalistes. Il a donc sa place parmi les informations tauromachiques.

Peut être que l’information vous a échappé : le 10 janvier dernier un décret royal est venu modifier la classification des jambons crus ibériques et amplifier les exigences de qualité. Une telle clarification était nécessaire pour enrayer le déclin de l'élevage porcin en Espagne. Selon le ministre espagnol de l'Agriculture, Miguel Arias Cañete, le nombre de porcs abattus a diminué de 70% entre 2008 et 2012 et de près de 85% pour la seule appellation pur bellota.

Les deux grandes catégories de jambon fondées sur la race demeurent, d’une part, le jambon SERRANO issu de la patte arrière du porc blanc et, d’autre part, le jambon IBERIQUE  obtenu de porcs de races ibériques.

Le porc ibérique

Les critères d’identification reposent d’abord sur la race puis la conduite de l’élevage, le séchage sans omettre le tènement. Les AOC et IPP demeurent mais doivent se conformer à la nouvelle classification.


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Le porc ibérique est issu de races à robe noire et ou à onglons noirs dénommés « pata negra ». Cependant cette dénomination familière en Espagne n’a pas la reconnaissance de l’Union Européenne puisque les mêmes signes distinctifs existent dans d’autres races, hors de la péninsule.

Les porcs ibériques doivent être élevés dans la dehesa, cet écosystème qui occupe la province de Salamanque, l’Estrémadure et le nord de l’Andalousie. Les principales races de porcs noirs sont les suivantes : lampeña, entrepelada, negro de puebla, negro de campanario. Les races « rojo »: retinta, rubia campiñesa et machada de Jabugo font également partie du porc ibérique.

Le jambon ibérique

Désormais le jambon ibérique  ne  peut provenir que de cochons de races ibériques et non plus de races autres ou de croisement avec par exemple les Duroc, d’origine américaine, comme il était toléré antérieurement.

Le texte, à vocation simplificatrice et qualitative, réduit le nombre des labels et renforce les contrôles de qualité. Il précise en particulier les temps d’affinage et fixe les surfaces minimales de pâture obligatoires par individu.

Désormais le nombre de dénominations est réduit à quatre:

Jamon de bellota iberico (étiquette noire) pour un porc qui s'est nourri de glands (bellotas) en plein air, il doit être issu à 100% de races ibériques; il a bénéficié des quatre mois de montanera. Il est le seul à pouvoir être qualifié « Pata Negra ».


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Jamon de bellota ibérico (étiquette rouge) pour le même porc élevé de la même manière, mais hors d’Espagne.      

Cebo de campo iberico (étiquette verte) pour les animaux élevés en plein air mais qui se nourrissent de céréales et d'aliments composés; ces cochons sont nourris au fourrage et doivent vivre en liberté pendant au moins 60 jours.

Cebo iberico (étiquette blanche) pour les animaux élevés en enclos. 

Les trois dernières classes de jambons devront obligatoirement afficher le pourcentage de produit d'origine purement espagnole qu'ils contiennent.

L'appellation "pata negra » ne pourra désormais être appliquée qu'aux viandes à l'étiquette noire. Il y aura donc une différence de qualité selon la pureté de la race:

Puro Ibérico: Si le cochon est 100% de race ibérique. Cette condition est obligatoire pour obtenir l’appellation bellota iberico.

Ibérico: Si le cochon est issu d’un croisement de races entre ibérique et Duroc par exemple.


norma_patanegra_2014_FR.jpgVoir sur le site http://www.patanegra.biz/2014/01/les-nouvelles-normes-2014/

 

Le porc ibérique, alicament ? 

Pendant la « montanera » ou glandée, période de maturation du gland allant d’octobre à février, le porc ibérique court les pâturages et les forêts de chênes-lièges et de chênes verts. Le gland, connu pour sa teneur élevée en hydrates de carbone, participe à son engraissement ; en plus de l'herbe, l'animal consomme 9 à 10 kg de glands par jour.

Durant cette phase se produit un renouvellement de la graisse du porc par une autre plus fluide, riche en acide oléique, de plus s'insinuent les arômes provenant des huiles essentielles composant le gland. Le porc ibérique est souvent appelé « olivier à quatre pattes ». Ses acides gras sont essentiellement oléiques, comme ceux de l’huile d’olive (55% d’acide oléique, un acide gras mono-insaturé) d’où la production de bon cholestérol ; le HDL réduit le LDL. Il est également riche en protéines (jusqu’à 43% de plus que la viande fraîche), en vitamines B et E (antioxydants) et en divers oligo-éléments zinc, fer, calcium, phosphore et magnésium ; il se révèle aussi très faible en apport de calories, environ 190 à 250 pour 100 grammes. Par ailleurs, il a la caractéristique de pouvoir stocker une partie de la graisse dans ses tissus musculaires, ce qui lui confère son goût unique.

 De là à l’intégrer dans le régime méditerranéen comme le proposent certains marchands, il y a un pas à franchir que je laisse à l’appréciation de chacun et de sa faculté… 

*

*      *

 

Selon la nouvelle règlementation le meilleur jambon devrait être le pata negra « Puro Iberico de Bellota».

Les nouvelles normes sont applicables pour les produits mis sur le marché à compter du 1er mars 2014. Mais prudence, l’application de la règlementation ne manquera pas d’être chaotique pendant quelques mois puisqu’une partie des stocks en cours de séchage et d’affinage (24 à 48 mois, jusqu’à 7 ans pour les produits d’exception) devrait être déclassée mais peut être pas dépréciée...

 

A consommer avec modération, bonne dégustation

 

Dominique VALMARY


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Johnny et B.B.

Publié le par Paul BOSC

 

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Allumer le feu

 

Place des arènes, jeudi 27 juin vers 20 heures. Les membres du comité anti-corrida (crac) qui, décidemment ne peuvent pas se passer de fréquenter les alentours de l’amphithéâtre, distribuent aux fans de « l’idole des jeunes » leurs prospectus sanguinolents pour convaincre les passants d’interdire la corrida. La plupart  finiront sur le parvis, piétinés par une foule qui n’avait rien à faire de la campagne  haineuse de ce quarteron de personnes qui n’a pas pris la peine de dire de ne pas jeter ces papiers sur la voie publique.

Le visage émacié, le distributeur de tracts clame que notre Johnny national a  signé un manifeste émanant de cet organisme : « Johnny a signé contre la corrida ». Comme on lui répond que nous n’en avons rien à faire et que nous ne sommes pas là pour assister à une corrida, l’homme se fâche et son visage prend une autre tournure. Il nous regarde méchamment et articule quelques mots à voix basse à notre encontre. De notre groupe, s’envolent quelques noms d’oiseaux. Peut-être à cette heure-là, espérait-il que le chanteur  prendrait  position pendant son concert contre la tauromachie au sein même de ce lieu symbolique comme le lui recommandait Brigitte Bardot dans un message sur un site social « pour faire comprendre au public et aux journalistes que les arènes  ne doivent pas être un lieu de mort et de souffrance ».

Elle pensait, sans doute, qu’il allait, en quelque sorte, allumer le feu, entre pro et antis-corrida. Mais le chanteur de rock devait bien savoir qu’il allait recevoir un belle bronca s’il s’engageait sur cette pente savonneuse. Entre chansons anciennes et nouvelles, avec  un groupe musical au top et dans une ambiance extraordinaire où 13000 aficionados accompagnaient de leurs voix chaque interprétation, Johnny n’a pas fait cette fausse note, laissant peut-être à son batteur Geoff Dugmore la réponse : soulever son kit et montrer ses fesses.


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INTOUCHABLES !

Publié le par Charles CREPIN

 

 

 

Rien à voir avec les toros. Ni avec le cinéma, d’ailleurs.

 

Hier, en zappant nuitamment sur la 2, je tombe sur Marine LE PEN, invitée de David PUJADAS dans l’émission « Des Paroles et des Actes ». Arrive Jean-Luc MÉLENCHON… Pas question de commenter sur le fond les excès de doctrine des deux candidats à la présidentielle. De Brasillach à Staline, de l’oubli innocent des crimes fascistes au silence angélique sur ceux du Goulag soviétique, la référence est pathétique et se suffit à elle-même.

 

La forme me pose problème. Le PEN, traitée depuis plusieurs semaines de noms d’oiseaux par MÉLENCHON, avait clairement prévenu qu’elle ne débattrait pas avec ce dernier. N'était-ce pas son droit ? Vous voulez rire ! PUJADAS, le « Paul Amar des temps modernes », est passé outre, sans doute plus sensible à l’effet d’affiche et à l’odeur de souffre qui fait grimper l’audimat de la chaine publique, qu’au sens des paroles et des actes, et à l'intérêt du téléspectateur…  Il a ainsi balayé d’un revers de main l’avertissement : « C’est comme ça, et c’est pas autrement ! ». En a-t-il prévenu son invitée ? On ne sait. 

 

Ce matin, dans la presse, critiques et railleries dénoncent à juste raison cette pitoyable et frustrante séquence de non-débat, en l'occurence mise à la charge de l'invitée. Mais je n’ai vu nulle part que la désinvolture et la légèreté de PUJADAS étaient mises en cause dans les éditoriaux du jour. Au delà de la solidarité corporatiste, la réalité, quand on est journaliste, c'est qu’on peut impunément faire « comme ça et pas autrement » sous couvert de la liberté de la presse. Et le confort de cette position permet à l'évidence de s'affranchir de bien des considérations sur l'éthique et la déontologie de ce métier.  INTOUCHABLES !

 

 


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Les femmes n'ont jamais aussi bien toréé (II)

Publié le par Vingtpasses

 

L'hiver approche, le bas noir est encore à l'honneur cette année. Il arrive en force. Il exhibe son mystère et produit son effet. C'est l'occasion de remettre à la Une de Vingtpasse les quelques lignes que j'avais faites sur ce sujet. Ça change un peu des toros, non ?

 

 

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Par Charles CREPIN

 

Dieu a donné au toro bravo une robe d'une grande beauté aux nuances infinies. Un negro mulato, un negro azabache,  par exemple, dont la robe aux reflets brillants délicatement voilée de brun ombré ou virant sur le bleu sombre, sublimée par un noir profond, procure un sentiment intense d’admiration, de magie et d’émotion.


Loin des valeurs symboliques du mal, des ténèbres ou de la mort puisées dans les cultures latines et la religion catholique, loin aussi du drapeau pirate ou de l’habit du torero gitan, le bas noir est aujourd’hui la parure irrésistible la mieux portée qui dissimule en faux semblant pour mieux la suggérer, la chair tentatrice de la femme. La jambe avancée, ainsi parée de noir met en scène un cite d'une élégance décontractée à la fois discrète et maîtrisée, voire aussi aguantée, volontaire et provocante.


Accessoire chromatique universel des bordels, des milongas et des rendez-vous mondains, ou simple élément de la tendance vestimentaire actuelle, le noir théâtralise à merveille la présence de la femme en affirmant sa féminité et son élégance parfois sophistiquée. Le bas noir, mat, brillant, opaque ou transparent  affine la jambe, souligne délicatement le galbe et sublime courbes et cambrures. D’une certaine manière d’ailleurs, ne consacre-t-il pas à cet égard la supériorité de la femme noire ? Je pose la question… En un mot, le bas noir suggère aujourd’hui l’élégance, la séduction et la sensualité appliquées au plus grand nombre, autant qu’il a inspiré en d’autres lieux ou d’autres temps l’érotisme, le fantasme ou le deuil.


A ce jeu fascinant, la noire muleta de soie savamment promenée par le bas, va chercher l'oeil contraire des hommes encastés. Les femmes n’ont jamais aussi bien toréé.

 

 

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Coucou, c'est nous !

Publié le par vingtpasses

 

 

 

Par charles CREPIN

 

 A Rodilhan, par un bel après-midi d’automne, les aficionados sont venus assister en famille à la traditionnelle finale du trophée « Graines de toreros ». Comme un coup de tonnerre dans le ciel bleu, un quarteron d’antis taurins franco-belges méprisant nos cultures, entraîné à la provocation, s’enchaîne au milieu de la piste. L’autorité, prise de cours, sèche sur le problème. Premier aveu de faiblesse et véritable aubaine pour les antis. Résultat : anarchie, confusion, désordre et, finalement, DANGER ! 

 

 

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"Coup de tonnerre dans le ciel bleu "   Photo Vingtpasses

 

Feux d’alarme en main, regards méchants et sourires moqueurs aux lèvres, les intrus restent un long moment collés sur le sable jusqu’à ce qu’une partie du public et le service de piste, exaspérés par une situation qui s'éternise et la passivité de l'autorité, les arrastrent encore enchaînés vers la sortie avec distribution gratuite et malvenue de baffes et autres coups de lattes… Ça fait boum ! Affligeant ... Objectif atteint. Les antis ont réussi à faire croire aux gogos que la haine et la violence ont changé de camp. Le web s’est déchainé, le syndrome se profile. En témoigne la fiesta campera de Vergèze annulée peu après sous la pression, les intimidations et les menaces de nuées d’antis taurins anonymes, corbeaux de circonstance, mais aussi face au constat d’impuissance des autorités inaptes à prévenir des manifestations à risque. Un deuxième aveu de faiblesse qui découle évidemment du premier.

 

 

Des catholiques traditionalistes prennent d’assaut le Théâtre de Garonne à Toulouse puis le Théâtre de la Ville à Paris, perturbant violemment plusieurs représentations de « Gólgota Picnic » avant d'adopter une posture plus pacifique. La pièce de Rodrigo García est considérée comme une banalisation de la christianophobie, blasphématoire, provocatrice et cynique. Il faut dire que la déjà vieille « dernière tentation du Christ » de  Scorsese est une douce romance comparée à Gólgota. Et les exemples se multiplient avec le « Piss Christ » d’Avignon ou l’affiche de l’expo photo de l’Université de Corse montrant un sexe d’homme autour duquel est entortillé un chapelet…

 

 

MANIFESTATION-DE-CIVITAS-CONTRE-LA-PIECE-GOLGOTA-PICNIC-DE-.jpg

 

Objectif atteint : si la sensibilité des publics a évolué depuis les années 80, les protestataires ont tout de même soulevé l’indignation de beaucoup de chrétiens qui, même éloignés de la pratique religieuse, restent attachés à une lecture « fidèle » de la bible et du sacré, par respect de leur héritage culturel. Peut-être aussi par affirmation identitaire ? Au point que le politique s’est emparé de ces affaires et impose un nouveau cahier des charges à ses théâtres, quand il ne coupe pas les subventions de la Ville aux représentations d’œuvres jouant sur ce registre jugé désormais contestable.

 

 

Vues à la télé, les images choc de l’intrusion des membres de Greenpeace dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Cruas ont de quoi interpeller. Surgi de nulle part, un commando bcbg, casqué et chaussé de circonstance, prend position sur le dôme d’un réacteur, déploie une banderole et nargue, 14 heures durant, des services de sécurité attardés, à cours de parade. Dépitée, la direction de la centrale déclare peu après que rien d’important ne s’est produit…

 

greenpeace

 

Pour Greenpeace, l’objectif est atteint : faire réfléchir sur les risques du nucléaire. Faire la preuve que des terroristes peuvent pénétrer au cœur d’un réacteur nucléaire dans le but d’y perpétrer des attentats, avec les conséquences qu’on imagine. Fukushima puissance 10 ?  De vous à moi, Greenpeace a fait son job à travers cet « audit » inopiné. Ça, c’est du vrai stress test ! Qu’est-ce qu’ils foutent à EDF ? Je sens que des têtes vont tomber…enfin, peut-être. Pas sûr. Pas sûr du tout…

 

 

Une directrice d’école et deux institutrices de Berre-l’Étang sont prises en otage par des parents d’élèves « sur les dents ». Rançon exigée : le renvoi d’un prof un peu bizarre. En question, l’incurie du rectorat resté sourd à leurs demandes, l’urgence consécutive au retard alarmant pris par la classe sur le programme éducatif, le mal-être des enfants, les hurlements, les pleurs, ont fait monter l’inquiétude et la tension de ces « paisibles » papas-mamans au point de les faire passer à l’acte.

 

 

école occ

 

Objectif atteint : le prof est muté sur-le-champ. L’histoire ne dit pas s’il fera d’autres victimes, en vertu du sacro-saint  "emploi à vie » des fonctionnaires de l’Éducation Nationale.

 

 

  Aucun fil rouge ne relie entre eux ces évènements qui présentent chacun des problématiques et des finalités différentes. Mais tous sont le fait de petits groupes minoritaires et motivés, organisés en commandos avec des modes opératoires similaires ne laissant rien au hasard, sauf peut-être en ce qui concerne la "prise d'otages" de Berre l'Étang, où le coup de sang a pris le pas sur la stratégie. Les autres cas sont caractérisés par une mise en scène bien réglée, destinée à faire passer un message par médias interposés. Pour marquer les esprits, leur comportement est toujours agressif et bouscule l’ordre établi. La violence, même symbolique, est presque toujours présente, avec des nuances tirant sur la haine, la fourberie, la provocation, la dérision, l'ironie ou le cynisme.

 

 

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La haine... Photo Vingtpasses

 

Bref, une stratégie qui permet de gagner une guerre qu’on aurait perdue ou mis vingt ans à gagner à l'issue d'interminables manifestations pacifiques de masse, avec banderoles, « Internationale », pause merguez et canon de rouge pour le réconfort. Ici, on joue énergique, rapide, efficace ! Pas le temps de casser la croûte. En général la technique employée est « fine » et les outils de propagande efficaces (cf Xavier Klein-la Brega).

http://bregaorthez.blogspot.com/2011/11/terrorisme-intellectuel-les-outils-de.html.

 

Toutes ces affaires sont propulsées vers nous en temps réel et démultipliées par la puissance du web avant d’être reprises par la presse classique et les radios. Toutes sont construites comme des opérations de communication dont la pertinence conditionne la réussite. Notre société est questionnée par cette comédie  « démocratique ». Dans le genre tragique ou comique, comme dans la farce, le contrevenant et le "terroriste" tiennent le rôle principal. Tantôt légitimes, tantôt tyranniques, toujours en marge des lois de la République, ils sont quasiment intouchables. Le citoyen, lui, est au balcon, quand il ne tient pas le rôle de la victime ou de l'otage. Quant au politique, il a beaucoup de mal à entrer en scène. 

 


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Opera au marché

Publié le par vingtpasses

 

Un peu de détente, et d'émotion..

 

 

 


 

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Cinquième pouvoir

Publié le par Charles CREPIN


 Sur le web sont apparus de nouveaux acteurs venus d’horizons divers, de tous les échelons de l’organisation sociale, grâce aux nouvelles technologies de communication. Bloggeurs, gérants de sites web, ou chatters en ligne, ces amateurs « connecteurs », connaisseurs et compétents dans leurs domaines respectifs sont également ouverts, engagés, communicatifs, expansifs, voire extravertis. Ils utilisent à la perfection la toile du net comme outil de communication, d’autoreprésentation ou d’affirmation identitaire. Ils bousculent le pré carré des spécialistes et des pros sur cette autoroute accueillante où le surf peut conduire vite et loin. Ils échangent, partagent, donne leur avis sur tout. D’une position jadis assujettie au savoir des autres, où s’exprimer et publier arrivait après un long parcours balisé donnant droit au sésame du quatrième pouvoir, ils passent directement à l’action, d’un simple clic. Et du coup, ils jouissent du pouvoir de s’exprimer à leur guise, et même de faire preuve d’activisme. Les méthodes, la déontologie, les principes de l’ordre établi ne sont plus de mise. Démocratie et liberté sont les seuls supports intangibles de cette révolution pacifique. Le cinquième pouvoir prend doucement le pas sur le quatrième pouvoir qui contrebalançait lui-même les pouvoirs traditionnels (législatif, exécutif et judiciaire). Ce mouvement irrésistible propagé comme l'éclair par l’écriture numérique est rejoint par un flot chaque jour plus important de citoyens. Il balaie les dictatures les plus endurcies comme des fétus de paille : les premiers bataillons du « printemps arabe »  sont d’abord passés par internet. Ce pouvoir, c’est celui de la société civile, c’est celui du citoyen, c’est celui du peuple. 

 

Bien sûr, la tauromachie n’a pas échappé pas à ce mouvement, mais pour l’heure, le pouvoir des taurinos et du « G10 » reste intact…

 

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A CIEL OUVERT

Publié le par vingtpasses

Bande annonce du film d'Inès COMPAN

Sur les hauts plateaux du Nord Ouest argentin, des populations indigènes oubliées du monde luttent pour terminer la construction de l’école de leur communauté. D’autres font face à l’arrivée d’une multinationale canadienne : la mine de Pirquitas doit être réactivée pour devenir l’une des plus grosses mines à ciel ouvert d’argent du monde ! Deux histoires parallèles qui nous plongent dans un territoire grandiose et malmené, théâtre de conflits faisant résonner de nombreux mythes…
Durée : ‎1:58
A Nîmes : Sémaphore  19 avril à 18 h 30 et 20h 30 avec débat, puis dans la semaine du 20 au 26

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