Retraite, la délicate question des carrières longues...

Publié le par C. CREPIN

 

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NÎMES, 28 mai, corrida de clôture : PONCE, TALAVANTE LUQUE, DOMECQ.

J’y suis allé. Pas pour TALAVANTE, ni LUQUE, et encore moins pour les Juanpedro. J’y suis encore allé pour voir le « Maître ».

Après, j’ai regardé mes photos, et j'ai sans doute perdu les quelques illusions qui devaient me rester. Je ne parle pas de la sortie de Simon CASAS qui s’inscrit finalement dans une certaine normalité. La scène valait bien le billet à elle seule. J’espère que vous y étiez.

Non, je parle d’Enrique. J’ai entendu quelqu’un dire « Après l’oreille protestée de LUQUE et le psychodrame qui a suivi, l’ambiance était cassée. Enrique (2 oreilles) nous sauve la tarde ».  Nous sauve la tarde… Moi-même, à la tertulia, j’ai affirmé à chaud que PONCE restait « le » grand maître. Je devais être distrait. Ou bien l’épisode du doigt d’honneur m’a trop perturbé. Ou alors, c’est à force de mitrailler à tout-va avec mon Nikon, je passe trop vite sur les détails, et donc sur l’essentiel.

Mais il y a les photos : quelques passes bien rematées qui confirment l’élégance, la virtuosité et le style du « maître », ses exercices d’assouplissement habituels (je crains toujours l’élongation…) et au bout du compte, une faena assez ordinaire, médiocre même, et distante au possible, qui aura surtout gagné en économies sur le glycogène du Domecq et les frais de pressing du maestro... Enrique se moque de nous. Et à la fin, grosse pétition, 2 oreilles ! Entre celui-là, et LUQUE qui se la joue à se frotter la chaquetilla sur les cornes d’un torito arrêté, j’en connais qui vont dire que je ne suis jamais content. Et pourtant...

Est-ce que la réforme Hollande sur les carrières longues prévoit quelque chose pour le cas « Enrique » ?

 

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Publié dans Humeurs

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michèle sebbah 15/06/2012 19:13

Cher Monsieur Crépin,
Encore une fois, votre analyse est très juste, judicieuse et dans l'air du temps concernant la .... retraite.
Je suis complètement d'accord avec vous concernant Ponce. Je fais même une allergie à son toreo. Mais nous n'avons pas encore fini de le voir, en tout cas de noter le nombre de ses actuacions un
peu partout ! Un peu de sang neuf et plus d'engagement nous satisferaient enfin.
Avec toute mon amitié
Michèle

genevieve clamens 14/06/2012 22:59

C'est comme quand on est malade ..: il ne faut pas chercher sur Internet ..car alors on tombe dans la déprime absolue ! Ne soyez pas trop DUR avec Enrique " le maitre", oui, le maitre ! Il nous
calme, il sort de nous même ce que nous avons encore de beau et de bien : l'élégance, et nous fait oublier ce qui relève du " sauvage " - Regardons encore souvent Enrique, il permet à nos yeux et
nos coeurs de ne pas sombrer dans l'hystérie et le mauvais gout -
Merci de ce que vous avez dit en Tertulia ....

vingtpasses 15/06/2012 11:12



La question n'est pas de savoir si PONCE a été un grand maître, mais s'il l'est encore. Ce 28 mai, à l'évidence, il ne l'était pas.



Jean Louis 14/06/2012 21:40

JC Roux l'a trés bien dit dans Toros, Enrique c'est comme les Tontons Flingueurs, on en connait par coeur toutes les répliques mais on ne manque pas une occasion de le regarder...

vingtpasses 14/06/2012 22:50



Les occasions vont se faire plus rares...



didier 14/06/2012 17:37

Et ils ont sortis des mouchoirs de partout, et je ne comprenais pas pourquoi, pourtant ce soir là, contrairement à d'autre je ne m'étais pas endormi, je me disais j'ai raté un truc, je ne suis pas
un pur et dur, c'est pour ça que des choses m'échappent que je ne comprends pas tout de ce qui arrive sur le ruedo...
Mais bon sang je sais ce que je ressens lorsque ça arrive...et là ce n'est pas arrivé
L'hystérie collective dans mon entourage immédiat s'est matérialisée, ils avaient les yeux noirs comme des Miuras d'une autre époque autour de moi, je n'ai pas tarder à me faire charger la suerte
et le reste avec, mes relations cordiales avec mes voisins d'un soir ce sont pour le moins dégrader, j'ai senti l'inquisition pointer ses faciès émaciés face à mon incapacité d'agiter quoi que ce
soit après cette faena.
- Ça ne vous à pas plu?
- Eh non je me suis emmerdé, Ponce m'emmerde quand il fait ça et il le fait souvent, alors je m'ennuie, je baille, je regarde les hirondelles qui rasent la tête des gens avant que ne tombent les
mouchoirs et les oreilles, je divague, je cherche ailleurs ce qui n'est pas en-bas, un combat, du rêve, de la poésie, autre chose qu'une mascarade, mais ce soir là je n'ai rien trouvé, même prendre
un verre dans l'avenue des sourds ne m'a pas consolé, j'ai regagné le calme d'un autre départ dans les pages d'un livre accompagné d'une fanfare d'oiseaux.
Merci de ne l'avoir pas vu, vous aussi... ce qui s'était soi-disant passé en ce 14 juin c'est un billet qui me réconforte

Bonne soirée

el chulo 14/06/2012 17:15

hé oui, la photo est implacable mais il est vrai que c'est toujours très bien fait par ce roi de la composition de la figure à corne passée. un imposteur de genie mais un imposteur qui porte une
très lourde responsabilité, il n'est pas le seul, dans la dérive de la corrida "moderne".
très belles photos!

vingtpasses 14/06/2012 17:19



Son cas empire, il est temps...