Quelques photos d'Arles

Publié le par vingtpasses

 

 

 

ACT0506

Thomas DUFAU  devant le dangereux sixième Fuente Ymbro

 

 

 

Quelques photos de la course du lundi 9 avril. Au delà de la déception causée par ce lot très attendu de Fuente Ymbro, nous avions au cartel deux toreros confirmés, David MORA et Yvan FANDIÑO, qui se sont illustrés avec du toro-toro au cours des dernières temporadas, et Thomas DUFAU, de 10 ans leur cadet, qui entend bien tenir sa place dans l’Escalafon. Une occasion de comparer leurs attitudes respectives. L’irruption du jeune Thomas dans ce jeu apporte un élément supplémentaire de comparaison.Veuillez me pardonnez la piètre qualité des photos en raison des conditions de placement et de la météo. Mais concentrons nous sur le contenu.

 

En visionnant le diaporama (lien ci-dessous), je vous laisse "séparer le bon grain de l'ivraie" et reclasser par ordre de mérite l'othodoxie, l'esthétique et la sincérité etc... de chaque maestro.

 

Pour ma part, certains détails m'ont sauté aux yeux : l’estocade la plus engagée, et les plus belles tangentes (Petit Larousse - "tangente : position limite d'une droite passant par deux points d'une courbe". Ici, c'est la courbe qui nous intéresse...). Celui qui possède la plus grande aptitude à se croiser et se mettre "dans les cornes", et à l'inverse, celui à qui la prudence impose le plus de distance. Sur quelques clichés, j'ai même vu un torero dans une attitude rappelant celle du discobole, le bras libre tendu en arrière vers le ciel, prenant garde de ne pas mordre la ligne… etc... 

 

 

POUR VOIR L'ALBUM, CLIQUEZ ICI OU SUR L'IMAGE 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Galerie critique

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Xavier KLEIN 12/04/2012 18:20

Toujours entièrement d'accord.

vingtpasses 13/04/2012 02:12



Dans un passé aujourd'hui oublié, le public était plus exigeant et critique à l'égard des toreros. Le grand Joselito lui-même entendait des broncas lorsque le public estimait qu'il avait trop
joué de facilité, notamment avec le poids ou l'armure des toros, et son frère Rafael recevait en piste plus d'oignons que de cigares. Plus récemment, la presse taurine vilipendait sans retenue un
Espartaco alors au sommet de l'escalafon mais accusé d'avoir triché. C'est moins le cas aujourd'hui. La pédagogie y perd beaucoup, le formatage prenant le pas sur la connaisance des règles de
l'Art.


 



Xavier KLEIN 12/04/2012 15:51

D'accord, car si l'on compte sur les revisteros appointés, tout est pour le mieux dans le mejor de los mundos.
C'est un problème, car il est difficile de se faire une idée réelle de "lo que ha pasado", à partir de la plupart des écrits.
J'ai en partie résolu le problème. Quand j'écris quelques mots sur un festejo (impressions pointillistes), comme la courtoisie et mon statut d'organisateur m'obligent à une certaine réserve, je
n'évoque que ce qui m'a plu ou paru positif. Le lecteur avisé déduit le reste des manques...

vingtpasses 12/04/2012 16:13



Impressions pointillistes, courtoisie, (devoir de) réserve, positif et manques, pour autant qu'ils partent d'une approche intègre, ne peuvent prétendre à (l'expression de) l'objectivité. Le
lecteur avisé ne déduira pas toujours l'essentiel de ces manques, et le moins avisé, rien du tout.


La photo est un concentré d'objectivité, démultiplié à la cadence de l'obturateur. Elle est l'expression figée de la VERITE à l'instant T et à la fraction de seconde, ne laissant pas la mondre
place à la tricherie... Mais au final, "le poids des mots" peut conforter "le choc des photos", au service de la pédagogie. A l'inverse, la photo, comme valeur de "preuve" peut valider les mots.


 



Xavier KLEIN 12/04/2012 15:34

Toujours aussi taquin!!!

vingtpasses 12/04/2012 15:41



Qui mieux qu'un aficionado pour exercer son esprit critique ?