Quelle horreur !

Publié le par paul BOSC

 

En feuilletant « La Gazette de Nîmes » datée de cette semaine, mon Dieu quelle horreur la direction de cet hebdomadaire a osé publier !  Page 17 sous la rubrique : « A table », et, peut-être que le secrétaire de rédaction a tenté de faire un peu d’humour, les lecteurs de cet hebdomadaire sont invités à rejoindre « l’Alliance anti corrida »  le 20 octobre à 14 heures devant la gare pour une manifestation à Nîmes. Ce message subliminal est bien sûr accompagné d’une photographie bien sanglante d’un toro tué dans une arène. Une image bien sûr outrageusement retouchée.

Horrifié par cette photographie qui, effectivement donnait un haut le cœur, envie de vomir, on aurait juré, sur l’instant, ne plus jamais remettre les pieds dans une arène. Et c’est sans doute là le but visé par Madame Claire Starozinski : horrifier les ceux des nîmois et des Gardois qui ne sont pas plus que ça passionnés par les toros et la tauromachie et qui même s’ils trouvent ce spectacle d’un autre âge, ne vont pas dans les arènes et n’empêchent pas les autres d’y entrer.

C’est comme acheter le journal, aller écouter un concert qu’il soit de rap ou classique, assister à un match de foot et pourquoi pas de hand-ball, c’est à la mode ! Il faut bourse déliée. Et ceux qui n’aiment pas le rap, la musique classique, le foot ou le hand restent devant leurs postes de télé à écouter et à regarder toutes sortes de balivernes.

Mme Starozinski n’aime rien de cela, même pas la télé. Elle préfère passer son temps à chercher un poil sur un œuf, une petite ouverture dans le code civil qui lui permettra de déclencher la cavalerie contre son fantasme favori : la corrida. 

Avec tout ce qui se passe dans ce monde d’horrifiant, de dégueulasse, de malsain, où l’être humain est bafoué, exploité, mené par des fanatiques religieux, tué pour que quelques uns gardent leurs privilèges, la corrida  n’est qu’une chiure de mouche.

Et pourtant si cette dame et ses collègues connaissaient les émotions que la tauromachie sait, parfois, nous nous procurer, ces émotions qui font couler quelques larmes de pur bonheur devant une entente sublime entre un homme et une bête, ils seraient, sans aucun doute plus tolérants.

Quant au rédacteur en chef de la « Gazette de Nîmes » il doit singulièrement manquer d’argent pour faire tourner sa boutique en acceptant de publier cette publicité, surtout quand on se veut un journal nîmois où la tauromachie occupe une place importante.

Mais comme disait mon grand-père : « tout fout le camp » !


Publié dans Antis taurins

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Xavier KLEIN 17/10/2012 03:21

Claire Satromachin est sans aucun doute une personne admirable dont l'existence édifiante pourrait donner lieu à maints clichés extraordinaires.
Pour autant, comme tout un chacun, on peut douter qu'elle apprécie qu'on la photographie sur le trône ou affairée au bidet.
Cela serait-il d'ailleurs représentatif de sa vie, de son activité?
Il en va ainsi de toute chose, de tout art.
Mais comment expliquer des subtilités aussi simples à des gens aussi simplistes?

vingtpasses 17/10/2012 07:55



Et pourtant, il faut savoir que MIDI LIBRE, quotidien régional, vient de distinguer en les élisant dans "les 100 qui font bouger NÎMES" : Claire STAROZINSKY, Alliance anti-corrida, et Jean-Pierre
GARRIGUES  CRAC ... En matière de clichés, c'est du solide !