"Ni piton, ni trapío, ni casta, ni ná" (suite)

Publié le par charles CREPIN

 

 

« (…) cette année encore, il nous est arrivé de voir ici et là, par le plus grand des hasards, de valeureux Juan Pedro Domecq, si vivants avec leur large poitrail et toujours acharnés contre le cavalier, de merveilleux Guardiola, des lots de Palha, de Arranz ou de l’infante de Camará, durs de patte, et difficiles et nerveux. Nous avons vu quelques Conde de la Corte, beaux de type, la tête haute, charnus et sains de poil…

Mais les hommes ont esquivé ces adversaires, refusant de les combattre ou faisant en sorte qu’ils soient châtiés sans pitié ».

 

Décembre 1962.

Christian Dedet.  La fuite en Espagne – Éditions de Paris 2002.

 

Bientôt 50 ans, et toujours cette corrida entre panache et misère, mais que nous aimons. Dans ce troublant miroir, la corrida d’aujourd’hui reflétée. Une complainte où chaque mot est toujours fidèlement à sa place. A celui de Juan Pedro près… qui écorche parfois.

 

 Pour autant qu’il soit d’un réalisme piquant, parfois cinglant, le regard de Christian Dedet sur la corrida n’est heureusement pas toujours aussi sombre. Ses ouvrages sur la corrida, dont je vous recommande chaudement la lecture*, sont empreints de son immense passion pour la tauromachie où se côtoient des sentiments souvent exacerbés, faits de joies et de doutes, sous-tendus par sa grande culture de l’Espagne et sa précieuse expérience des toros.

 

* Le plus grand des taureaux. Éditions de Paris 1998

* La fuite en Espagne – Éditions de Paris 2002.

 

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Publié dans Le toro

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