Les femmes n'ont jamais aussi bien toréé (II)

Publié le par Vingtpasses

 

L'hiver approche, le bas noir est encore à l'honneur cette année. Il arrive en force. Il exhibe son mystère et produit son effet. C'est l'occasion de remettre à la Une de Vingtpasse les quelques lignes que j'avais faites sur ce sujet. Ça change un peu des toros, non ?

 

 

Bas-noirs.jpg

 

 

 

Par Charles CREPIN

 

Dieu a donné au toro bravo une robe d'une grande beauté aux nuances infinies. Un negro mulato, un negro azabache,  par exemple, dont la robe aux reflets brillants délicatement voilée de brun ombré ou virant sur le bleu sombre, sublimée par un noir profond, procure un sentiment intense d’admiration, de magie et d’émotion.


Loin des valeurs symboliques du mal, des ténèbres ou de la mort puisées dans les cultures latines et la religion catholique, loin aussi du drapeau pirate ou de l’habit du torero gitan, le bas noir est aujourd’hui la parure irrésistible la mieux portée qui dissimule en faux semblant pour mieux la suggérer, la chair tentatrice de la femme. La jambe avancée, ainsi parée de noir met en scène un cite d'une élégance décontractée à la fois discrète et maîtrisée, voire aussi aguantée, volontaire et provocante.


Accessoire chromatique universel des bordels, des milongas et des rendez-vous mondains, ou simple élément de la tendance vestimentaire actuelle, le noir théâtralise à merveille la présence de la femme en affirmant sa féminité et son élégance parfois sophistiquée. Le bas noir, mat, brillant, opaque ou transparent  affine la jambe, souligne délicatement le galbe et sublime courbes et cambrures. D’une certaine manière d’ailleurs, ne consacre-t-il pas à cet égard la supériorité de la femme noire ? Je pose la question… En un mot, le bas noir suggère aujourd’hui l’élégance, la séduction et la sensualité appliquées au plus grand nombre, autant qu’il a inspiré en d’autres lieux ou d’autres temps l’érotisme, le fantasme ou le deuil.


A ce jeu fascinant, la noire muleta de soie savamment promenée par le bas, va chercher l'oeil contraire des hommes encastés. Les femmes n’ont jamais aussi bien toréé.

 

 

Publié dans à côté du toro

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GIRARD Georges 16/12/2011 10:59

Quand la beauté touche au sublime, qu'importe le flacon...
Ras le bol de ces commentaires engagés de pseudo-féministes qui piétinent à tout va ce que la nature leur a donné ! Le charme... Et elles le gaspillent, les pôvres ! Vive la beauté, bordel !
Merci, Charles pour ce joli cadeau d'anatomie offerte.

GEORGES, aficionado a l'Arte.

Xavier KLEIN 29/12/2010 02:09


Arte don Carlos! Arte!
Jusqu'alors je pensais que c'était le rouge, la couleur des courtisanes.
Mais robe noire, on comprend que le toro soit aussi objet de désir.
Bonnes fêtes.


vingtpasses 29/12/2010 11:16



Oui, le rouge est la symbolique de l'amour, la passion, l'érotisme, le sang. Le noir celle de la sobriété, la mort, la révolte l'autorité, les ténèbres ...).


Mais comme évoqué dans l'article, le noir a trouvé progressivement sa place dans celle de l'érotisme et  de la sensualité. Sans doute le résultat de l'évolution des mentalités, mais aussi de
l'effet chromatique perçu par l'oeil, plus subtil que celui opéré par le rouge. En tout cas, un choix moins exposé à la réprobation, et pour le même résultat. Une perversion ...  



geneviève Clamens 28/12/2010 18:30


je trouve LAMENTABLE un tel machisme, déguisé certes sous des phrases qui se veulent .."fines " et " lettrées ", mais qui ne cachent pas les sous entendus du mâle ....( du MAL ??)
Certes je suis responsable de mon commentaire, et peut être ne sera-t-il pas publié ...: il serait offensant, n'est ce pas... car VOUS êtes loin de ces mauvaises intentions ..n'est ce pas ..??


vingtpasses 28/12/2010 19:10



 La vie est ainsi faite. De l'uniforme banalisé au bas noir qui met en valeur la jambe d'une femme, il y a indéniablement un cheminement vers la séduction. Et dire que ce cheminement est
agréable n'est pas, à mon sens, un abus de langage.