Septembre, le mois le plus sanglant

Publié le par vingt passes, pas plus...


LA CHRONIQUE DE FRÉDÉRIC PASCAL

 

 

Photo C. CREPIN

De tous temps, le mois de septembre taurin est celui du plus grand nombre de blessures. C’est le mois le plus intense en nombre de festejos donc, statistiquement, le plus exposé ; mais c’est aussi l’ultime chance, pour les toreros, de réaffirmer leur position hiérarchique dans le perspective de la temporada suivante. A Dax, Bayonne, Arles et Nimes, ils se classent pour le marché français. Au Nord, ils entrent en compétition a Logroño, Barcelona, Valladolid et Salamanca. Au Sud, Albacete, Murcia et Séville (San Miguel)  sont des épreuves incontournables. Mieux entraînés qu’en début de saison, les toreros sont plus confiants, prennent plus de risques et, fatalement, sont plus souvent blessés. Cette année, toutes catégories confondues, c’est à dire banderilleros et novilleros inclus, ce ne sont pas moins de 26 d’entre eux qui ont subi une opération sous anesthésie à la suite de blessure par corne de toro. Ne serait-ce qu’en raison des souffrances qu’il viennent d’endurer, il convient de les citer tous dans ces lignes : Miguel Angel Perera, Alejandro Amaya, Sebastian Vargas, El Fundi, El Cid, Miguel Tendero, Pablo Delgado, Jose Maria Tejero, Luis Garcia (Nino Leganes), Salvador Vega, Arturo Saldivar, Patrick Oliver (Villebrun), Juan del Alamo, Ernesto Tapia (Calita), Sergio Flores, Angelino de Arriaga, Juan Luis Serrano, Javier Cerrato, Pepin Monje, Jesus Marquez, Moreno Munoz, Luis Miguel Vasquez, Javier Herrero, Padilla, Javier Velazquez. Les plus touchés sont encore alités, ils commencent chez eux une pénible convalescence. Bien que son accident soit intervenu le 23 août, il serait injuste d’exclure de cette liste l’infortuné alguacil de Carcassonne, Christian Baile, qui, toujours hospitalisé, vient tout juste de sortir de l’antichambre de la mort. Lui aussi a droit à toute notre compassion. Telle est la douloureuse dîme que la fiesta prélève avant que les ferias de Zaragoza et Jaen, ne ferment la saison. Nonobstant, septembre n’a pas bouleversé les positions acquises, mais certains ont marqué plus de points que d’autres. Ainsi, la feria de la Merced de Barcelona a vu les triomphes majuscules de José Tómas, El Juli et J.M. Manzanares, laissant un excellent Morante un peu en retrait. Une semaine plus tard, à Madrid, où il avait pris le gros risque de se remettre en question, notre compatriote Sebastian Castella s’est consacré triomphateur de la temporada en s’ouvrant la grande porte pour la deuxième fois de l’année. S’il n’avait pas pinché son second toro il aurait même pu sortir avec quatre oreilles dans les mains. Pendant ce temps Perera  triomphait lors de son seul contre six de Zafra, mais ne gagnait pas de terrain car les trophées de province ne sont pas ceux de Madrid. Ainsi va la nave. 

 

 

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