Cinquième pouvoir

Publié le par Charles CREPIN


 Sur le web sont apparus de nouveaux acteurs venus d’horizons divers, de tous les échelons de l’organisation sociale, grâce aux nouvelles technologies de communication. Bloggeurs, gérants de sites web, ou chatters en ligne, ces amateurs « connecteurs », connaisseurs et compétents dans leurs domaines respectifs sont également ouverts, engagés, communicatifs, expansifs, voire extravertis. Ils utilisent à la perfection la toile du net comme outil de communication, d’autoreprésentation ou d’affirmation identitaire. Ils bousculent le pré carré des spécialistes et des pros sur cette autoroute accueillante où le surf peut conduire vite et loin. Ils échangent, partagent, donne leur avis sur tout. D’une position jadis assujettie au savoir des autres, où s’exprimer et publier arrivait après un long parcours balisé donnant droit au sésame du quatrième pouvoir, ils passent directement à l’action, d’un simple clic. Et du coup, ils jouissent du pouvoir de s’exprimer à leur guise, et même de faire preuve d’activisme. Les méthodes, la déontologie, les principes de l’ordre établi ne sont plus de mise. Démocratie et liberté sont les seuls supports intangibles de cette révolution pacifique. Le cinquième pouvoir prend doucement le pas sur le quatrième pouvoir qui contrebalançait lui-même les pouvoirs traditionnels (législatif, exécutif et judiciaire). Ce mouvement irrésistible propagé comme l'éclair par l’écriture numérique est rejoint par un flot chaque jour plus important de citoyens. Il balaie les dictatures les plus endurcies comme des fétus de paille : les premiers bataillons du « printemps arabe »  sont d’abord passés par internet. Ce pouvoir, c’est celui de la société civile, c’est celui du citoyen, c’est celui du peuple. 

 

Bien sûr, la tauromachie n’a pas échappé pas à ce mouvement, mais pour l’heure, le pouvoir des taurinos et du « G10 » reste intact…

 

Publié dans à côté du toro

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