Abolition de la corrida à Nîmes !

Publié le par Joé GABOURDES

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A compter du 14 juillet 2030, les corridas seront interdites dans l'amphitheatre nimois.
 
Le Parlement de la région Grand Sud siégeant à Marseille a voté ce matin à la majorité, l'abolition de tous les spectacles taurins dans la région Grand Sud.  Pendant les 20 ans qui avaient suivi la suppression des corridas en Catalogne, on avait assisté dans le Sud de la France au même affaiblissement progressif des traditions taurines. Les petites courses faute de public et de subventions avaient disparu les unes après les autres. Puis, les grandes arènes du Languedoc et de la Provence : Arles, Béziers là aussi faute de moyens, avaient arrêté leur féria. Depuis longtemps, les élevages français de toros braves étaient moribonds. Seul Nîmes résistait. Cette année 2030 a été marquée par de nouvelles difficultés économiques, par l'arrivée depuis quelques années de nouveaux habitants n'ayant aucune connaissance de nos traditions, et surtout par la naissance d'un nouvelle Région Grand Sud.

Tous ces éléments conjugués avec l'absence de soutien et d'implication des politiques et des professionnels taurins ne pensant qu'à leur intérêt personnel ont permis un vote majoritaire, les futurs recours ne changeront certainement pas les résultats. Les quelques aficionados encore actifs n'ont pas pu changer le cours des choses. Il faut dire que depuis très longtemps, les aficionados ne peuvent plus se faire entendre et faire respecter une certaine éthique ou un éventuel règlement. Depuis longtemps, la corrida a perdu sa base populaire comme cela s'était produit il ya plus de 20 ans en Catalogne. Il est probable que cette décision n'entraînera aucune manifestation virulente et que les amateurs français de toros feront le voyage en Andalousie où les corridas perdurent difficilement étant donné la dégradation du climat et des conditions économiques
 
Je continue mon mauvais rêve en pensant à mes 2 petits-fils qui ont  20 ans cette année 2030; je ne peux pas les amener aux arènes voir le toro de combat jaillir du toril exprimer sa bravoure au cheval, ressentir le parar mandar templar des grands Maestros... Je repense à mes petits-fils, cela m'apaise. On ne perd que les combats que l'on n'engage pas. Je crois toujours à l'intérêt général et au respect des autres.  Allez, lève-toi !


Publié dans Corrida et Société

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