11 septembre pour la corrida

Publié le par Charles CREPIN


 

 

Le piège de l’épisode du « 11 septembre » tendu par les anti taurins se referme. Dès l’annonce de la contre-manifestation d’Arles, je n’ai pu m’empêcher de flairer ce faux défi que certains ont décidé de relever en allant se compter le plus nombreux possible sur une photo de « famille ». Ce plan là, Je n’y crois pas. Je crains que les contre-feux d’Arles ou de Nîmes n’éteignent en aucune manière les brûlots allumés par les anti-taurins. Je redoute même qu’ils les attisent, en les gratifiant de surcroît d’un puissant coup de projecteur. Dans ce cas, certains médias ne manqueraient pas d’en démultiplier l’importance.

Ensuite, rassembler dans un même cortège tous ceux qui veulent défendre la corrida, c’est un peu comme si on faisait défiler le ministre du travail et les syndicats sous la même bannière, dans une manif pour la défense des retraites. Tous s'en revendiquent, aucun n’a les mêmes buts, ni surtout les mêmes moyens. Le 11 septembre, les contre-manifestations vont rassembler aficionados, défenseurs des traditions et professionnels du Mundillo. Tous ne défendent pas la même corrida, il s’en faut de beaucoup. Certains se passionnent pour elle et entendent préserver son authenticité. Ils se reconnaissent dans une culture et des traditions qu’ils veulent préserver et transmettre. D'autres en tirent profit, et leurs gains exponentiels sont corrélés à une autre variable : la dégénérescence de la race brave qui permet toutes les dérives. Dans le concert des lamentations, ceux-là verseront quelques larmes de crocodile sur l’abolition de la corrida catalane que son aficion depuis longtemps moribonde a délaissée.

Pour autant, les rendez-vous du 11 septembre sont actés. Tout le monde attend… Ne pas les honorer serait considéré comme un faut bond, une faute contre le principe de solidarité dont l’aficion ne peut faire l’économie.

Publié dans Aficion

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