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Quel avenir pour les élevages français ?

Publié le par Paul Bosc

Quel avenir pour les élevages français ?

Pourquoi aller chercher si loin ce qui est à notre porte ? Après la feria de la Crau qui fêtait son 20e anniversaire et dont le bilan final ne restera pas dans les souvenirs, la corrida du dimanche de 6 toros provenant d’élevages français restera la satisfaction de ces deux jours de fête. Si les frères Gallon ont remporté le prix du meilleur toro de la Feria (prix souvenir Edmé Gallon), les cinq autres élevages ont présenté des bêtes qui avaient chacune leur mot à dire et surtout le François André (origine Cobaleda) qui a défendu sa peau jusqu’à son dernier souffle ou l’impressionnant Blohorn (origine Jandilla) et l’estampe de Concha y Sierra (origine Vazquena) comme le Tardieu (origine Carlos Nuñez) pas un n’a rechigné devant la cavalerie et par deux fois la musique a accompagné le tercio de piques (Gallon et François André) même si… après, ils n’ont pas donné la même musique.

Le Valverde  était intéressant. 3 rencontres au cheval et une faena conduite par Morenito de Aranda qui a su en tirer le meilleur parti. Le torero de Ureda de Uero est sorti des arènes en triomphateur avec 2 oreilles, une revanche à sa corrida  de l’an dernier où il avait échoué à l’épée après avoir frôlé l’indulto du Reguelga.

Question cornes, à part le Blohorn, pas très présentables, elles sont restées intactes à la différence de la corrida du samedi du Conde de la Maza.

Les organisateurs assurent que les toros ont tapé dans le corral lors du débarquement. Comme les Pages-Mailhan en 2012 et le vétérinaire précise que les cornes étaient faibles et ont explosé en tapant.  Evidemment, à moins d’une analyse des cornes, le spectateur ne saura jamais le fin mot de l’histoire mais il faut convenir que La Unica n’aura pas marqué des points pour l’avenir de la Feria, surtout à l’heure où il faudrait justement en marquer beaucoup  pour remplir les arènes Louis-Thiers. Une fois encore, même si le dimanche l’entrée était un tout petit plus importante que le samedi, les aficionados ont laissé beaucoup de blancs sur les gradins alors que deux ans de suite les meilleures corridas de la saison ont eu lieu ici.

Le temps maussade le samedi, la pluie persistante du dimanche, n’ont pas contribué non plus à la venue en nombre d’aficionados.

Côté toreros, Medhi Savalli n’aurait pas démérité si la présidence lui avait accordé l’oreille du Tardieu et on retiendra Tomas Joubert et son courage face au François André et au Blohorn, d’ailleurs encouragé par le public.

Le samedi Miguel Angel Delgado  a coupé une oreille mais de toute évidence ce genre de toros n’est pas dans son style et Eugenio de Mora s’est bien moqué du monde surtout face au quatrième qu’il a fait assassiner à la pique pour s’en débarrasser d’un honteux coup d’épée.

Il reste à citer Francisco Javier Sanchez Vara. Et même lui rendre hommage pour son professionnalisme, son engagement, sa technique et regretter qu’il ne soit pas plus souvent aux affiches des ferias. On le retrouvera à Céret en juillet prochain avec, nous l’espérons, un petit peu plus de réussite. Face au cinquième Conde de la Maza, le meilleur de cet après-midi, le torero de Guadalajara a conduit la  course de bout en bout tant à la cape qu’avec les banderilles et la muleta avec des séquences exceptionnelles comme ce début de faena par largas et un tercio de banderilles débuté par un saut du toro à la garroche de son banderillero Raùl Ramirez puis en tentant la pose de la troisième paire assis sur une chaise. Mais la charge de « Limpisodero » était déjà insuffisante et le maestro aurait dû en tenir compte avant de tenter cette estocade a recibir de 5 mètres, hélas raté ce qui a conduit à une série d’estocades avant la chute du toro. Un tour de piste lui a été accordé. La moindre des choses. Mais merci pour ce moment.

Publié dans Le toro

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Les pinceaux, la garrocha et la chaise

Publié le par Charles CREPIN

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

« Ils ont tapé fort dans les chiqueros » : c'est l'hypothèse avancée par certains pour justifier la présence des pinceaux sur les Conde de la Maza. Si on en juge par la course de dimanche, les toros français taperaient moins fort dans les chiqueros ?

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

Distant et bruyant, Eugenio De Mora. A son premier, rien!  Indigne du second et complice d’une tentative d’assassinat sinvergüenza à la pique, Eugène a rompu dans le déshonneur par un bajonazo sur la tangente.

 

 

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

Profilé et distant lui aussi, Miguel Angel Delgado. Cambio au centre et circulaires culeras. Michel-Ange nous a fait du Castella… En fait, une pâle copie, hors sujet dans l’enceinte Saint-Martinoise. l'oreille gagnée ne change rien au problème.

J'attendais Sanchez Vara. J'étais venu pour lui, et pour les Conde de la Maza. A son second, tout aurait dû lui sourire. A l’arrivée, rien ou presque  ! Une série de largas cambiadas afaroladas, 3 piques dont une au regaton. Musique. Pose des banderilles après spectaculaire saut à la garrocha de son banderillero Raùl Ramirez. Public ravi ! la pression monte.

 

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise
Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

Ensuite, il a tout essayé ! La chaise, pour faire encore monter la pression, mais le toro ne vient pas…  Une tentative de récibir, mais le toro ne vient toujours pas. Et à la fin, sept entrées a matar brisent le rêve de Sanchez, le mien, celui de mes voisins. A la sortie, les commentaires retiennent surtout les pinceaux… Dommage !

 

 

 

Photos : Sophia G.

Publié dans Ferias

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Manifeste sur la suerte de varas

Publié le par Antonio Purroy

Ce “manifeste”, dont il est superflu de présenter les personnalités espagnoles qui l’ont signé (*), s’adresse à tous les aficionados qui, comme nous, pensent que dans un trop grand nombre de corridas, et même dans les arènes les plus prestigieuses, il se commet, presque impunément, un abus dans la façon dont les toros sont piqués au mépris de toutes les règles. Ceci ôte une grande partie de sa signification à cette suerte, et nuit gravement à la suite du combat. Il est bon de rappeler ces règles et d’exiger leur respect pour que la tauromachie reste fidèle à elle-même et conserve son authenticité.

François Zumbiehl

 

 

LA PHASE DES PIQUES, UNE PHASE AUSSI NÉCESSAIRE QUE BELLE

(*) Publié sous les signatures d'Antonio Purroy, Santiago Martín “El Viti”, Antonio Miura, Venancio Blanco, Rafael Cabrera et François Zumbiehl.

(Voir aussi le texte original espagnol en fichier joint )

Manifeste sur la suerte de varas

Pourquoi la phase des piques est-elle défectueuse? C’est une question que se posent beaucoup d’aficionados. Et depuis quand en est-il ainsi? Il faudrait sans doute revenir à l’époque où le caparaçon n’existait pas, autrement dit antérieure à 1928, et en réalité à 1930, date à laquelle fut édicté pour la première fois un règlement taurin national. Et si, à cette époque, on piquait comme il faut, c’est parce qu’il n’y avait pas d’autre solution que de freiner avec la pique, - la “pique de rétention” -, comme on l’appelait jadis, l’élan du toro afin qu’il ne parvienne pas à atteindre le cheval  et à le blesser à mort avec la culbute du picador dans l’arène. C’est pourquoi, en ces temps passés, les picadors pouvaient acquérir une telle renommée qu’ils en arrivaient à éclipser les matador eux-mêmes.

La suerte des piques est absolument nécessaire dans une corrida, et encore plus au cours des tientas dans le campo - que cette épreuve concerne les femelles ou les mâles -, quand il s’agit de sélectionner les futurs progéniteurs de l’élevage.  

Bien qu’il paraisse superfétatoire à ce niveau d’expliquer ce qu’est la suerte des piques et à quoi elle sert, il n’est pas inutile de le rappeler.

Piquer dans le morrillo

La phase des piques sert à mesurer la bravoure de l’animal et à vérifier s’il  intensifie sa charge ou non sous le châtiment. Il doit s’élancer au moins deux fois au cheval car, la première fois, il ignore ce qu’il va trouver. Le cheval et le caparaçon doivent être légers. On doit appliquer un châtiment de façon mesurée, et en plusieurs fois. Le règlement national espagol de 1996 stipule que le picador réalisera la suerte en obligeant la bête à venir droit – et sur sa droite – sans vriller, lui fermer la sortie, tourner autour d’elle, sans insister et sans prolonger un châtiment appliqué de façon incorrecte.  Le picador doit pointer la pique afin qu’elle tombe sur le morrillo – sur la partie arrière de cette bosse musculaire – et non pas sur la croix, et encore moins en arrière et à la chute de l’épaule, car la proximité de la peau par rapport à la colonne vertébrale peut produire une lésion musculaire importante et affecter les nerfs de cette zone. Il s’agit de freiner avec la hampe l’élan de l’animal, et non pas de léser avec le fer  les muscles de l’épaule et les terminaisons nerveuses de la colonne vertébrale. Au contraire, on cherche à cadrer et à mettre en condition la charge du toro, à faire en sorte que son cou soit moins mobile, à réduire les coups de tête à droite et à gauche,  à diminuer la force de l’animal pour rendre posible la faena de de muleta, et à le décongestionner en le faisant saigner de façon raisonnable, pas plus de 2 ou 3 litres sur un total de 40 à 50 litres, quantité de sang que possède un toro de 500 à 600 kilos de poids.

Mais combien de picadors sont capables d’exécuter cette suerte correctement ?  Combien veulent le faire ? Et, chose plus préoccupante encore, combien de toros actuels sont en mesure de la supporter, compte tenu de leur manque de bravoure et de force ?

Piquer dans le morrillo, et non dans la croix ou, pire encore, plus en arrière et sur le côté, n’est pas un caprice.  C’est une nécessité pour ne pas dire une obligation. Le morrillo – que les anciens appelaient cerviguillo – est un caractère sexuel secondaire propre aux mâles bovins non castrés, où s’accumule une importante masse musculaire  (muscles trapézoïdes et rhomboïdes cervicaux, principalement ) et plusieurs centimètres de graisse subcutanée.

Règlements taurins

Dans un des premiers règlements taurins, celui élaboré par Melchor Ordoñez pour Madrid (1852), on disait qu’il fallait piquer “à l’endroit que l’art exige” (Art.18). Plus tard, dans le règlement de Ruiz Gimenez (1917), promulgué pour les arènes de première catégorie (Madrid, Barcelone, Bilbao, Saint-Sébastien, Séville, Valence, Saragosse) on indique qu’il faut piquer “à l’endroit que l’art exige, c’est-à-dire dans le . morrillo (Art.52).

Notons qu’à cette époque on piquait encore sans caparaçon. Une fois édictés les règlements nationaux (1930, 1962 et 1996), on ne précise pas sur quelle partie de l’anatomie de l’animal doit être appliquée la pique, et il en est de même dans les règlements des autonomies de Navarre (1962), du Pays Basque (1996), de l’Aragon (2004) et de Castille et León  (2008);  ce n’est que dans celui de l’Andalousie (2006) qu’on dit qu’il faut piquer, de préférence, dans le morrillo (Art.54.4). Curieusement, le règlement français précise que “le picador devra piquer dans le haut du morrillo” (Art.73.4).

Comme on l’a dit plus haut, il ne faut jamais piquer dans la croix, et le comble est que certains affirment que c’est là qu’il faut piquer. C’est une grave erreur. Chez les bovins la jonction des extrémités ou pattes antérieures avec le tronc – qu’on appelle syssarcose –s’effectue par le biais des scapulas et de différents muscles et cartilages, et non  par le biais des clavicules comme chez les humains.  Cela rend cette zone fragile et très vulnérable aux effets de la pique, car celle-ci atteint des zones musculaires, vasculaires et nerveuses, vu qu’à cet endroit il n’y a plus le morrillo. Mais il est pire encore de piquer plus en arrière, là où la distance entre la peau et les apophyses épineuses des vertèbres dorsales est très faible –  seulement quelques centimètres -, et où, en conséquence, la colonne vertébrale est directement affectée.  L’action de la pique fait que ces apophyses peuvent se rompre et surtout que peuvent être lésées les connexions nerveuses  qui  aboutissent à la colonne ou en partent. Et ce qui est absolument intolerable, outre le fait de piquer en arrière, c’est de le faire sur le côté, car alors on peut léser les apophyses transverses, des ramifications neuronales et des insertions musculaires, de même que les muscles de l’épaule –  le muscle longissimus y multífidus dorsalis, entre autres-, sans compter la posible perforation  des poumons. Dans ce cas le dommage est considérable et il n’est pas étonnant que des toros sortent de la suerte des piques en chancelant et en roulant sur le sable. En outre, quand on pique en arrière,  on obtient l’effet inverse à l’un des objectifs fondamentaux de la pique : dans les phases suivantes le toro tend à lever sa tête au lieu de la baisser. Il faut que les toreros le sachent.

La plus grande lésion subie par le toro actuel est due au fait qu’on le pique dans la croix, ou plus en arrière et sur le côté. Cela fait longtemps que les picadors savent où cela fait vraiment mal!  Et elle est admirable la résistance de nombreux toros qui, après avoir enduré une phase de piques criminelle, sont encore capables d’offrir 70 ou 80 passes de muleta au dernier tiers! Fort malheureusement, on continue d’estropier bon nombre de toros au cours de cette phase. 

La sensibilité des spectateurs

Les détracteurs de la phase des piques prétendent que la sensibilité actuelle la rejette. Et le plus grave est que de nombreux  “taurins” et certains éleveurs, qui se croient influents, soutiennent ce jugement. Lorsque la suerte se fait correctement, avec  des chevaux légers  et “toreros” (les règlements actuels interdisent qu’on utilise des chevaux appartenant à des races de trait – ART.60 du règlement national de 1996 – mais  ne faudrait-il pas alors écarter les croisements de ces races avec le cheval espagnol ou lusitanien, par exemple ?), en piquant en avant et en mesurant le châtiment, face à un toro de caste  et avec de la force, les gens apprécient le spectacle, se lèvent de leur siège, font une grande ovation, et obligent le picador à faire un tour d’honneur, accompagné généralement par les autres subalternes qui, juste après, sous l’emprise du moment, réalisent un grand tercio de banderilles. Certes, ceci  exige de la part du matador de la générosité afin que puissent briller le toro et sa cuadrilla, fût-ce au prix de quelques passes de moins pour sa faena de muleta.

Il est vrai qu’il faudra éduquer le public qui vient aux arènes et lui faire voir que la suerte des piques est  une des étapes les plus importantes de la lidia, et même de la tauromachie, qu’elle est aussi  nécessaire que belle quand on l’exécute comme il faut. Ce qu’il faut bannir fermement est la monopique, qui est à l’opposé de l’essence de cette suerte, ainsi que la carioca, inventée à l’époque pour empêcher la sortie des toros mansos qui fuient.  Il n’est pas non plus nécessaire de diminuer le “châtiment” de la pique actuelle si on pratique correctement la suerte. Ce qu’il conviendrait de faire, en revanche, c’est d’ôter de la longueur à la jupe du caparaçon, comme on le stipule dans les règlement des autonomies de Navarre et d’Aragon, où il est dit que celle-ci ne doit pas se terminer à une hauteur inférieure à 65 cm du sol (Articles 62 et 50.2). De cette façon les toros qui baissent la tête, et  qui ont de la force,  ont la possibilité de soulever de terre le cheval et de sentir qu’ils peuvent vaincre l’ennemi. Dans les règlements d’Andalousie et de Castille et León, il est dit que la jupette antérieure du caparaçon ne sera pas à moins de 30 cm du sol, hauteur nettement insuffisante.

En France, par exemple, on a obtenu que les choses se passent bien en vingt ou trente ans, particulièrement dans une demi-douzaine d’arènes importantes.  Le public français n’est pas moins sensible que l’espagnol.  Les spectateurs comprennent que la phase des piques est nécessaire, mais ils exigent en même temps qu’elle se déroule bien; ils protestent contre ce qui est mal fait et, bien entendu, ils ne permettent pas que le picador rectifie un coup de pique maladroit. Rien de plus beau qu’une arène enthousiasmée à la vue d’un toro qui s’élance vers le cheval, d’un extrême à l’autre de la piste, et ceci pour une troisième ou quatrième pique, même si on doit piquer avec le bois d’une hampe retournée (regatón). A ce moment le public ne voit ni le sang ni l’éventuelle souffrance du toro, en particulier si le toro est brave, s’il a de la prestance (trapío) et de la force. Mais là est le hic.

Toro noble et soso, sans force

Les ganaderos, sous la pression de “taurins” influents, ont été conduits au cours du dernier siècle et, en particulier, au cours des dernières décennies de celui-ci, à sélectionner un toro plus noble que brave, avec, en conséquence,  une perte de sauvagerie et de force, autrement dit un toro bonasse et previsible, qui n’offre pas d’émotion à la corrida.   

L’art sans émotion dans le toreo n’est pas de l’art (“l’esthétique nous étouffe”, disait Unamuno). Quand le public se rend aux arènes, il y recherche de l’émotion et de l’authenticité, faute de quoi il aura du mal à revenir. Et quand ce public, qui n’a pas besoin d’être aficionado éclairé, constate par ses propres yeux que l’affrontement entre le cheval et le toro est équilibré que le toro possède “de la caste, de la puissance et des pieds ”  - l’expression est de Ortega y Gasset -,  qu’il charge de belle manière dès la première pique, qu’il ne se décourage pas parce qu’il devine qu’il peut vaincre son ennemi, qu’il semble même prendre du plaisir au combat, ce toro ne lui fait pas pitié. Si, en outre, on exécute bien la suerte, dans le public cela peut être le délire…Mais tout cela exige de la compétence, du courage et de la générosité de la part de tous les acteurs dans l’arène.

Il en est tout autrement lorsque l’adversaire auquel est confronté le picador est un toro suspect d’avoir été manipulé, sans élan combatif, avec peu de force, incapable d’accourir deux ou trois fois au cheval. Alors, outre le fait que la suerte ne peut pas se pratiquer correctement, les spectateurs s’appitoient sur lui. Il est absolument indispensable d’en revenir à un toro brave qui soit capable d’affronter avec succès cette phase,  il est non moins indispensable de piquer  avec des chevaux légers et très mobiles et de faire les choses correctement. Lorsque ces conditions seront réunies, la phase des piques occupera à nouveau le premier plan qu’elle n’aurait jamais dû perdre, et sera un élément fondamental pour la défense de la corrida et, avec elle, de la tauromachie.

Il s’agit en dféfinitive de faire en sorte que les spectateurs respectent et admirent à nouveau les picadors, pour la raison qu’ils réalisent comme il convient la suerte, en appelant de loin le toro, en pointant la pique, en piquant devant et en haut, sans vriller, en mesurant le châtiment au cours de plusieurs rencontres, et sans fermer la sortie. Est-ce si difficile de piquer ainsi?

Antonio Purroy

Santiago Martín “El Viti”

Antonio Miura

Venancio Blanco

Rafael Cabrera

François Zumbiehl

Publié dans Règles de l'art

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François Zumbiehl aux Jeudis du cercle

Publié le par vingtpasses

François Zumbiehl aux Jeudis du cercle

A l’affiche du prochain Jeudi du Cercle proposé par le Cercle Taurin Nîmois, François ZUMBIEHL pose une question ouverte :

« Pour la corrida, est-ce la fin de l’histoire ? »

L’auteur  du « Discours de la Corrida » et du célèbre « Manolete » analyse le rituel tauromachique et l’art raffiné qu’il produit sous l’angle de son évolution positive séculaire. Et les signes inquiétants qui le menacent aujourd’hui…

A l’issue de la conférence François ZUMBIEHL  se prêtera à une séance de dédicaces.

Jeudis du Cercle – 7 Mai 2015 à 19h00 – à Nîmes Hôtel IMPERATOR****

Entrée 23 € sur réservation – cocktail après la conférence ».

 

Contact : jeudisducercle@gmail.com

 

 

 Hôtel IMPERATOR**** et FRANCE BLEU Gard Lozère partenaires des Jeudis du Cercle

 

Voir l'annonce détaillée dans le fichier joint ci-dessous

Publié dans Jeudis du cercle

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Voyages sur les routes des toros

Publié le par vingtpasses

Dolores Aguirre à St Martin - 2013
Dolores Aguirre à St Martin - 2013

Paul Bosc______________

Fermez les yeux ! Vous êtes maintenant en Andalousie, à quelque 70 km de Séville, à Morón de la Frontera plus précisément, une petite ville de 30.000 habitants dominée par son église forteresse et la statue d’un coq déplumé et caquetant qui rappelle la rébellion du peuple contre un collecteur d’impôts. Attiré dans un endroit désert, les habitants l’avaient dévêtu et dépouillé en lui criant : « tu es maintenant comme le coq de Morón ». Encore quelques kilomètres dans la campagne et vous êtes devant le domaine Cortijo de Arenales. C’est ici que sont élevés les toros et les vaches du Conde de la Maza, une ganaderia créée le 15 août 1963 par Leopoldo Sainz de la Maza y Falco. C’est sa fille Almudeda qui gère de main de maître la propriété qui, tout en gardant les principes et les traditions de sélection, a modernisé la propriété pour accueillir les touristes.

La Unica, tous les ans, parcourt ces routes d’Andalousie à la recherche des toros de la Feria de la Crau. Elle s’est arrêtée là l’hiver dernier pour saluer les propriétaires et le mayoral Miguel Reina avec l’espoir qu’il y aurait une corrida à vendre. Pas évident car le Conde de la Maza est connu pour garder ses toros pour les grandes arènes comme Séville, Pamplona (une corrida est réservée pour la prochaine San Fermin. Les Conde de la Maza n’étaient pas venu depuis 1981), surtout Madrid ou bien les villes françaises pour leurs grandes pistes parce que ses bêtes ont toujours été imposantes de par leurs cornes mais aussi leur trapio.

Mais cette politique commerciale ne nourrit plus son homme et Leopoldo Sainz de la Maza y Ibarra, le gérant, vend des toros aux arènes moins illustres mais, précise-t-il : « Comme s’ils étaient pour Madrid ».

Après les Cebada Gago et les Rehuelga, La Unica est revenue de ce voyage avec la réservation d’un lot de ce fer historique, qui garde les caractéristiques du sang Nuñez, sans être excessivement lourd et aux robes allant du noir au cardeño en passant par le colorado/castaño. Un beau cadeau pour fêter les 20 ans de la Feria saint-martinoise.

Samedi 25 avril à 17 heures aux arènes Louis-Thiers

Toros de Crau, de Camargue et des Alpilles

Depuis 1995, date de la première corrida de la feria dite des Rameaux, les éleveurs français ont toujours étaient présents. Granier pour la première mais Yonnet, Tardieu, Jalabert, Margé, Laugier, Pagès-Mailhan, François André, Gallon ont été à l’affiche en competencia avec des ganaderias espagnole ou portugaise. Cette année les six élevages retenus arrivent de paysages différents mais si proches.

Reprenons la route des toros. Blohorn, c’est la Camargue, terre de mer et de vent, de sansouire et de tamaris, de sel et de Mistral. Bruno Blohorn élève ses « Domecq/Jandilla » au mas des Carrelets, près du Vaccarès et de Méjanes. Il a remporté le prix du meilleur novillo de la novillada-concours lors de la dernière Feria du Riz à Arles.

Les Concha y Sierra (encaste vasqueño) et les Valverde (conde de la Corte) respirent eux l’air descendu des Alpilles et les élevages de Jean-Luc Couturier paissent sur la route de Saint-Martin de Crau à Maussane au milieu d’installations ultra-modernes. En suivant cette route où l’horizon s’arrête sur les Baux de Provence nous voici maintenant au mas de l’île chez François André, un élevage créé en 1947 à partir d’encastes Santa Coloma et Cobaleda. Patrick Lautier poursuit la tradition des toros de combat et les aficionados pourront juger des qualités de ce bétail.

Voyage encore avec une route royale d’élevages à Mas-Thibert où se succède Roland Durand, les familles Tardieu et les frères Gallon.

Alain et Frédérique Tardieu sont souvent venus à Saint-Martin de Crau et l’encaste Nuñez a souvent apporté de grandes satisfactions. D’ailleurs, un novillo nommé « Jabonejo » a même été indulté en 2010 par Esau Fernandez.

Un peu plus loin sur cette route mythique, l’élevage d’Edmé Gallon reprise par Jean-Pierre et Michel est sans doute le plus apprécié des toreros. Le sang Juan Pedro Domecq qui coule dans leurs veines est garant d’une grande noblesse.

Il faut rappeler que cette corrida n’est pas une corrida-concours et qu’un sorteo designera les toros attribués à chacun des toreros.

Dimanche 26 avril à 17 heures dans les arènes Louis-Thiers.

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