Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Johnny et B.B.

Publié le par Paul BOSC

 

Allumez-le-feu.jpg

Allumer le feu

 

Place des arènes, jeudi 27 juin vers 20 heures. Les membres du comité anti-corrida (crac) qui, décidemment ne peuvent pas se passer de fréquenter les alentours de l’amphithéâtre, distribuent aux fans de « l’idole des jeunes » leurs prospectus sanguinolents pour convaincre les passants d’interdire la corrida. La plupart  finiront sur le parvis, piétinés par une foule qui n’avait rien à faire de la campagne  haineuse de ce quarteron de personnes qui n’a pas pris la peine de dire de ne pas jeter ces papiers sur la voie publique.

Le visage émacié, le distributeur de tracts clame que notre Johnny national a  signé un manifeste émanant de cet organisme : « Johnny a signé contre la corrida ». Comme on lui répond que nous n’en avons rien à faire et que nous ne sommes pas là pour assister à une corrida, l’homme se fâche et son visage prend une autre tournure. Il nous regarde méchamment et articule quelques mots à voix basse à notre encontre. De notre groupe, s’envolent quelques noms d’oiseaux. Peut-être à cette heure-là, espérait-il que le chanteur  prendrait  position pendant son concert contre la tauromachie au sein même de ce lieu symbolique comme le lui recommandait Brigitte Bardot dans un message sur un site social « pour faire comprendre au public et aux journalistes que les arènes  ne doivent pas être un lieu de mort et de souffrance ».

Elle pensait, sans doute, qu’il allait, en quelque sorte, allumer le feu, entre pro et antis-corrida. Mais le chanteur de rock devait bien savoir qu’il allait recevoir un belle bronca s’il s’engageait sur cette pente savonneuse. Entre chansons anciennes et nouvelles, avec  un groupe musical au top et dans une ambiance extraordinaire où 13000 aficionados accompagnaient de leurs voix chaque interprétation, Johnny n’a pas fait cette fausse note, laissant peut-être à son batteur Geoff Dugmore la réponse : soulever son kit et montrer ses fesses.


Publié dans à côté du toro

Partager cet article

Repost 0

Un muletazo d'El Juli pour la postérité

Publié le par Charles CREPIN

 

 

juli-El-Bomba.png

 

L'excellentissime blog Toro Torero y Aficion publie un extrait résumant l'article au vitriol de son confrère Reventador Amargado sous le titre Sobre la tauromaquia 2.0 de El Juli (comprendre tauromaquia 2.0 dans le sens : tauromachie simplifiée permettant aux toreros peu expérimentés de s'approprier le toreo...). Voyons comment, derrière cette superbe image cépia d'El Bomba, le Juli est carrément passé à la moulinette. On peut traduire ainsi l'extrait de l'article en question :

"Ce que fait El Juli, c’est de citer avec la muleta très basse, mais il achève le muletazo par le haut, ce qui n’est pas rare chez lui, puisque dans plus d'une décennie d'alternative, il a rarement rematé une passe « por adentro »; mais redisons-le, dans ce cas, cela consiste à citer avec l’étoffe à plat sur le sable, tandis qu'à la fin du muletazo, il relève la muleta à mi-hauteur pour dévier la charge vers l’extérieur, de telle sorte que ce mythe du toreo  « par le bas" est plus que douteux (…). 


El Juli muletazo

     - Ainsi, s’agissant clairement d’un cite par le bas, suivi d’un remate par le haut, radicalement contraire à l’orthodoxie d’un toreo, cite haut et remate « vers l’intérieur et par le bas », cette image, d’El Bomba n’est qu’une bêtise.

     - Avec Le Juli, et son toreo « para fuera », il faut peut-être renoncer à parler d'une domination outrageante".


Pour ceux qui lisent Cervantes dans le texte :

Voir ici l'article de  Toro Torero y Aficion

voir ici l'article de Reventador Amargado 


Cela me rappelle ma profonde perplexité lorsque je visionnais certaines photos de David Mora. voir ici: sur Vingtpasses, et ici.


  Si en l'occurrence le "corps du délit" est bien identifié ici, et dans ce cas de figure précis (si je puis dire), je trouve peut-être excessif d'affirmer que le Juli se serait fait une spécialité de toréer "para fuera" des adversaires en général plutôt prédisposés au "manège" en raison de leur force mesurée, de leur embestida modeste, et plus simplement de la nécessité de les faire durer quelques muletazos de plus pour la gloire du maestro (et pour les oreilles...). Pour ma part, j'ai d'autres réserves à l'égard du grand maestro qui met son talent au service d'un spectacle tristement dépouvu d'émotion et d'authenticité tandis que dans le même temps, certains de ses lointains compagnons et leurs cuadrillas se jouent la vie devant les Adolfo de Madrid ou les Dolores de Saint-Martin, avec sincérité, pour l'aficion.

Et pour finir, un exemple réconfortant de naturelle "vers l'intérieur et par le bas" donnée à un toro de Dolores Aguirre par Sanchez Vara (Saint Martin de crau 2013).

 

2013-05-01-558CCR 1954 086

 


Publié dans Règles de l'art

Partager cet article

Repost 0