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Publié le par vingtpasses

  Lanzar el toro al torero en el aire...

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Luis Bolivar, sur son premier Escolar - Nîmes 17 mai 2013

Publié dans Termes taurins

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Nîmes, les satisfactions de la Pentecôte

Publié le par Paul BOSC

 

Cette 61e Feria de la Pentecôte a été spectaculairement arrosée. Pas seulement par les boissons à boire avec modération. Le ciel ayant ouvert plusieurs vannes, c’est la première fois que 2 corridas d’un même jour sont annulées et une autre retardée au lendemain.

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Evoquons celle-ci. La corrida de José Escolar Gil. Les deux premiers toros ont été lidiés sous l’averse avec un Rafaelillo tellement concentré sur sa course qu’il a même demandé à son mozo de espada de mouiller le bas de sa muleta. Il avait sans doute oublié la flotte qui lui tombait sur les épaules. Avec 1 oreille à chaque combat, le tour de piste posthume de Chupetero II, la sortie a hombros du torero, le bon comportement des Albasseradas, tant en bravoure que noblesse, leurs armures astifinas, la volonté de Fernando Robleño de triompher mais échouant avec l’épée, on peut classer cette première corrida de la Feria (prévue jeudi renvoyée au vendredi) parmi les résultats positifs. Avec une réelle satisfaction pour l’aficionado face à ce lot de toros.


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 Autre belle satisfaction, la corrida de Miura avec un sixième exemplaire « Remontisto » lidié de façon remarquable par la cuadrilla de Javier Castaño : Tito Sandoval pour 3 rencontres et une 4e avec le regaton  citant le toro sur la longueur de la piste puis, David Adalid et Fernando Sanchez, les banderilleros qui font déclencher la musique.


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Photo Michel CHAUVIERRE

 

La faena est construite sur les deux mains et l’estocade quasi foudroyante donne 2 oreilles au matador. Le Miura sera honoré d’une vuelta.


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 Ici encore un bel après-midi de toros même si les Miuras semblaient faibles des pattes avec de très bons moments d’un mano a mano où les toreros « ne se tiraient pas la bourre ». Pour preuve ces passes al alimon Antonio Ferrera-Javier Castaño. Un petit regret tout de même l’obtention de l’oreille à Antonio Ferrera qui, malin, en a quelque peu rajouté après une voltereta, toréant plus le public que le Miura.

 Troisième satisfaction : l’alternative de l’Arlésien Juan Léal.


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Photo Michel CHAUVIERRE

Avec 3 oreilles et la sortie par la Porte des Consuls, le 53e matador de toros français  se lance dans la grande aventure avec beaucoup d’avantages. Suerte maestro !  Mais je voudrais saluer ici toute cette  famille  arlésienne. Si Paquito, fondateur de l’école taurine, Frédéric, père de Marco, sont matadors ; Chico est également vêtu de lumières comme banderillero et derrière les barrières d’autres frères  sont présents comme Alain que ses copains appellent « Banane ». Une grande famille pétrie d’aficion.

 En raison des intempéries, nous l’avons dit, deux corridas ont été annulées empêchant ainsi les prestations de Morante de la Puebla, Manzanares et autres vedettes de la tauromachie « artiste ». Les Jandillas ayant donné peu de jeu, il ne reste plus que la corrida de Victoriano del Rio dont un toro supérieur a échappé à Diego Silveti le Mexicain nouveau venu dans la traditionnelle cérémonie de confirmation d’alternative. El Juli, Talavante et finalement Silveti ont coupé chacun une oreille pour la corrida de clôture.

 Avec une des plus importantes entrée pour la corrida de Miura, hormis la corrida à cheval, la direction des arènes devrait se rendre compte que le public exige maintenant des corridas où le toro n’est pas qu’un prête-valeur. Javier Castaño l’a compris en faisant de la lidia complète des toros son fonds de commerce.

 Et ça marche !


Publié dans Ferias

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Sur la faiblesse des Prieto

Publié le par vingtpasses

 

 

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Alès, 12 mai 2013

 

Depuis l’autre rive du Gardon, on entendait des cris de guerre. La haine et l’envie d’en découdre affichée depuis des semaines à travers les médias avaient chauffé à blanc les anti taurins, en rangs plus clairsemés que prévu, mais bien déterminés à prendre Ales. Après tant de frustrations et de batailles perdues, culturelle, juridique, constitutionnelle, restaient la provocation, qui avait si bien marché à Rodilhan, et la violence.

Fouillée au corps sur le chemin du Temperas, l’aficion était venue en famille, plus nombreuse qu’elle ne l’avait été depuis bien longtemps pour ce rendez-vous de l’Ascension. Consciente des enjeux, elle revendiquait sa passion dans la sérénité et la bonne humeur.

Devant le risque de toutes les dérives possibles, les forces de l’ordre ont mis les moyens nécessaires pour que ces itinéraires ne se croisent pas.


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Sur la piste, des Prieto de la Cal bien présentés, et armés. Tous explosifs à leur entrée en piste, particulièrement les trois jabonero, impressionnants et tout en muscles. Voilà pour les sensations.

Ensuite, la tarde a sombré dans le désenchantement et la misère, marquée par la faiblesse caractérisée du bétail, particulièrement des jabonero.


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Une déroute ganadera de celles dont on se souvient. Du côté des hommes, presque rien à signaler : un tour de piste imprévu du premier, quelques derechazos profonds du second, et le troisième, auréolé de deux récents triomphes, n’a pas regardé le magnifique dernier du lot, pourtant moins faible que ses congénères. Déception et renoncements.


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Témoin du désappointement de nos amis vétérinaires Gérard Bourdeau et Hubert Compan,  je leur ai demandé de nous livrer leur analyse sur la faiblesse de ces toros.  Quinze jours après ce fracaso, voici donc leurs explications.

C.C.


DSCN3477.jpgDe Gauche à droite, Hubert COMPAN et gérard BOURDEAU- Photo Vingtpasses


1- QUELQUES RAISONS POUR EXPLIQUER LA FAIBLESSE DES TOROS EN GENERAL ET DES PRIETO DE LA CAL EN PARTICULER

Par Gérard BOURDEAU, Docteur vétérinaire

Président de Association Française des Vétérinaires Taurins 

 

Le toro de combat est un animal rustique, sauvage, élevé de façon extensive depuis 4 ou 5 siècles. Les « dehesas » immenses, se sont rétrécies au fil des ans, mais on considère encore que 3 toros disposent d’1ha à 1ha ½, ce qui reste important. Bien sûr, une évolution a vu le jour, dans les modes d’élevage, et c’est ainsi que des éleveurs renommés n’ont pas hésité à mettre leurs toros dans des « cercados », où ne pousse aucun brin d’herbe, et pourtant, ils vont rester là pratiquement une année, nourris à l’aliment apporté tous les jours par l’éleveur. Malgré cela, je n’y ai jamais vu de pensionnaires malheureux ou dépressifs. Quelles sont donc les raisons qui pourraient agir sur l’état physique ou psychique d’un animal voire de tous, lorsqu’ils se  présentent dans le ruedo ?

En premier lieu, il faut évoquer le déplacement, souvent long jusqu’à l’arène où se déroulera la corrida. Aujourd’hui, les camions ‘obéissent’ au règlement communautaire européen, et ont des équipements qui adoucissent quelque peu la longueur du voyage. Mais c’est déjà une première épreuve. Vient ensuite le séjour dans les corrales de la place. Bon nombre d’entre elles ont effectué de gros travaux pour les améliorer (superficie, état du sol, tranquillité, abreuvoirs et mangeoires...) Mais parfois, peuvent survenir des imprévus comme celui des Prieto de la Cal chez Philippe Cuillé au Grand Badon. Les animaux se sont retrouvés dans un cercado couvert. Tout semblait l’idéal, mais les toros qui n’avaient jamais vu au dessus de leur tête que le ciel bleu, la lune et les étoiles ont stressé un maximum, et cela a duré 30 jours ! (Langue bleue oblige. Un vaccin aurait suffi !). Le petit paradis s’était transformé en enfer...

Vient ensuite le problème de l’aliment. Tout le monde sait que le mayoral qui suit l’élevage amène avec lui le nécessaire pour la durée du séjour. En général c’est un complément qui doit être mélangé avec de la paille (ou du foin), encore faut-il que le « logeur » possède une mélangeuse. Sinon, c’est la catastrophe, le toro écarte à plaisir la paille, et ne mange que le complément ! Résultat : un aliment déséquilibré, souvent trop riche en protéines, un déficit énergétique, et patatras des chutes à foison. Ne parlons pas de certains facteurs comme la Caste qui peut venir au secours de la faiblesse, mais qui malheureusement elle aussi s’est réduite comme une peau de chagrin. Parfois un fond de race permet encore au bicho de rester debout au moment de la mort notamment. Enfin, je rajouterai pour finir, la crise, cette gangrène, qui a élevé (parfois doublé) le prix des aliments, et qui laisse les éleveurs, même les plus aisés, K.O, dans les cordes, dans l’impossibilité de suivre une telle inflation, devant utiliser des matières premières de moindre qualité. Regardez ce qui s’est passé à Nîmes (Jandilla) et plus encore à Vic (Adelaïda Rodriguez), ce week-end. Peu en réchappent, et c’est la catastrophe, et il ne manque plus que les toros soient « décastés » !!! Le cas des Prieto de la Cal est encore plus complexe. Toros qui se nourrissent essentiellement d’herbe, sur les bords du rio Tinto, ils sont certes habitués à manger de l’aliment, surtout dans les derniers mois avant la corrida, mais à Salins de Giraud, ils avaient épuisé l’aliment habituel dont la quantité avait été mésestimée, et il a fallu avoir recours un aliment différent et donc inadapté. (les taureaux de Camargue n’ont pas forcément les mêmes besoins) Avec un vétérinaire espagnol, nous sommes allés à l’abattoir d’Alès, où nous avons vu les viscères et les carcasses de tous les toros. Le constat est facile : pas de lésions pulmonaires, des foies sains, mais qualifiés de ‘secs’, manquant de tissu graisseux susceptibles d’être une source d’énergie importante. Tout et son contraire ont été mis en avant pour parler du fracaso alésien, et rien sans doute ne suffit à lui seul pour l’expliquer. On peut lire aussi que ce serait l’eau du Grand Badon qui aurait été polluée par la crue du Rhône, bien qu’il n’y ait pas eu de retentissement digestif, mais...pourquoi pas ? Pour clore ce chapitre, il faut s’attendre sans doute cette année, et peut-être les suivantes, à constater cette faiblesse récurrente, la crise étant la première responsable, même si tous les éleveurs essaient d’y voir d’autres raisons, la pique notamment. C’est drôle, non, que les Dolores Aguirre de St Martin aient eux, supporté 20 piques et des vraies !


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Enfin, et c’est une hypothèse avancée, les éleveurs soucieux d’avoir des toros qui « servent », auraient pensé à des animaux humiliant davantage, mettant la tête. Et pour cela, ils essaieraient de « racourcir » les antérieurs du toro. Or, cela présente quelques inconvénients, et notamment celui de diminuer la capacité thoracique donc respiratoire, et pour la compenser, entraîner régulièrement devient une obligation...Arrêtons là cette digression, nous aurons le temps d’en parler ultérieurement.

Il y aurait tant à dire sur la question de la faiblesse du toro d’aujourd’hui. Mais la raison essentielle est une affaire de gros sous. Élever des toros n’est pas une sinécure dit Ricardo Gallardo, le solide propriétaire de Fuente Ymbro. Cela ajouté à toutes les manipulations (génétiques ou autres) imposées par les figuras y suffit amplement. Les misères qui se sont rajoutées aux toros de la Marquise, avaient déjà fait déborder le vase, bien avant celui du Rhône...


 

 

2- DECEPTION ALESIENNE

 Par Hubert COMPAN, Docteur vétérinaire

 

Tout avait pourtant bien commencé, il faisait beau temps, et la manifestation des antis avait eu pour conséquence une augmentation de 20% la fréquentation des tendidos : j’ai même entendu dire qu’un organisateur de St Martin de Crau prévoyait d’inviter les antis à manifester l’année prochaine pour augmenter la recette ! Les aficionados avaient répondu présents, on allait voir de beaux toros et un torero qui après un passage glorieux par Séville et St Martin de Crau devait nous régaler. En face de la présidence s’était concentré le « noyau dur » de l’aficion du sud-est. Le tendido 7 de Madrid n’était en comparaison qu’un rassemblement d’enfants de chœur.

  Sortie du 1er toro : jabonero impressionnant par sa présentation, la couleur de sa robe, son volume musculaire et son  galop qui a d’autant plus duré que les peones puis le torero ont eu de la difficulté à le fixer . J’ai alors dit à mon voisin, venu de Carcassonne, qu’avec tous ces muscles  et les tours de piste, ce toro n’allait pas durer longtemps, ce qui est arrivé car il s’est vite dégonflé, ainsi que les deux autres jaboneros. Le 4ème était différent, noir, plus haut, plus long, moins musclé, et là, j’ai pensé que la faiblesse serait absente : je me suis trompé et il a aussi chuté et vite perdu de la force. Les 2 derniers très différents morphologiquement des 3 premiers ont tenu debout avec plus de résistance à la muleta.

  Les explications de ces pannes de moteur : nous les avons grâce aux travaux de L’INRA et de l’AFVT (1) car  il faut se rappeler qu’il y a une corrélation entre les chutes et le pourcentage de fibres musculaires glycolytiques, que certains toros sont plus dépendant que d’autres du carburant glycogéne et que ce carburant peut manquer ou être mal utilisé.

  Fibres glycolytiques vs oxydatives

Concernant les prélèvements musculaires, nous n’avons pas eu l’occasion d’en faire dans deux ganadérias à fort développement musculaire que sont les ganaderias Partido de Resina et Prieto de la Cal, qui sont plus proches de la conformation de la race charollaise que de la race Aubrac : nous aurions certainement trouvé une proportion plus importante de fibres glycolytiques que dans les toros de Miura ou Victorino, encastes beaucoup plus oxydatives et résistantes. Les Prieto, et en général les toros de ce type, plus explosifs à leur sortie sont plus exposés aux pannes de moteur dans le 3ème tercio : à Ales ils était déjà fatigués avant les piques.

 Pourquoi la panne de carburant ?

Plusieurs explications possibles qui ne peuvent être confirmées que par une étude du «  manejo » de l’élevage : Typologie musculaire marquée par une génétique très ancienne et difficile à modifier. Alimentation trop intensive dans les derniers mois pour corriger des retards de croissance  (???). Plus on force des toros en finition (7 à 8 kg de pienso), plus on produit du muscle de « gonflette » à métabolisme glycolytique, avec parfois des risques d’acidose métabolique qui fatiguent le toro prématurément. Tous les ganaderos n’utilisent pas le bicarbonate de soude !  Et je crois me souvenir après une visite sur place il y a une quinzaine d’années, que l’alimentation de la ganaderia est très traditionnelle, avec une fabrication à base de céréales de la maison, l’éleveur étant persuadé que l’eau de la rivière (« rio Tinto ») qui traverse le campo apporte tous les éléments minéraux nécessaires.

 

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Le séjour chez Philippe Cuillé fut assez long pour effacer les effets du stress de transport, et je ne connais pas les formules des aliments distribués. Il est toujours hasardeux de changer de formule d’aliment en finition et il faut savoir que les formules actuelles ont en général une faible concentration énergétique du fait de prix élevé des matières premières et notamment des céréales.

A Ales l’année dernière, les toros de Blohorn avaient été préparés selon les recommandations de l’INRA avec des rations contenant des  antioxydants et des glucoformateurs. Je ne pense pas que ces techniques aient été utilisées dans cet élevage très traditionnel qui se caractérise par beaucoup d’irrégularité dans les qualités physique et la toréabilité. J’ai assisté dans le sud ouest à un certain nombre de corridas et de novillada de Prieto de la Cal, à une époque ou la tuberculose pénalisait cet élevage. Et le meilleur souvenir reste la corrida de St Martin de Crau en 2011.

Les Adelaïda Rodrigues de Vic ont eu les mêmes problèmes, et j’ai été informé du retard de présentation en hiver, récupéré par une sur-alimentation dans les derniers mois, et d’un séjour difficile dans les corrales humides, avec un inconfort évident. Pourtant en plein Gers, la paille ne manque pas ! Les toros de Blohorn auraient certainement fait meilleure figure…

 

(1) voir rapport de l’étude INRA ET AFVT sur Vingtpasses : Travaux de recherche sur la faiblesse musculaire et les chutes des taureaux de combat pendant la corrida http://www.vingtpasses.net/pages/Faiblesse_musculaire_et_chutes_des_taureaux_de_combat-3738200.html

 


Publié dans Le toro

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Pepe Luis VÁZQUEZ, la dernière porte des princes

Publié le par Charles CREPIN

   

 

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Pepe Luis représentait une certaine idée de l'harmonie et de la beauté  de l'art du toreo. Né à Séville le 3 janvier 1922, ce torero sensationnel a représenté pour la corrida le meilleur de l’art de Belmonte et de Chicuelo. Il fut l’un des plus brillants représentants du cercle fermé des toreros de style sévillan dont Morante de la Puebla a repris aujourd’hui le flambeau. Il possédait toutes les qualités : une remarquable intelligence et un sens inné de la lidia, une importante envergure artistique, une parfaite maîtrise devant le toro, un toreo lumineux, tranquille, joyeux et aéré.

On comprend pourquoi la critique et le mundillo littéraire, restés très belmontistes, lui étaient, favorables. On dit que lui seul aurait pu surclasser MANOLETE, torero mythique des années 40. Pepe Luis, c'était l'élégance, la subtilité, la délicatesse et l'inspiration au service d'un classicisme épuré et d'une grande intelligence du toro.


Sans titreSubtilité et décontraction

Alors qu’à dix huit ans, la reconnaissance de son talent lui avait déjà assuré l’aisance d’une gran figura, une vilaine blessure au visage le rendit prudent et renforça son inclination à “attendre le bon toro”. Et lorsqu’il trouvait le bon toro, il toréait avec détachement, sur un nuage et pour lui-même, comme touché par la grâce divine.

C’est ce goût limité pour la compétition,  ainsi sans doute qu’une volonté et un courage trop mesurés, qui l’empêchèrent de donner la réplique à Manolete et de s’imposer en numero uno. Il en était pourtant largement capable. Et tout de même, contrairement aux figuras d’aujourd’hui, il affronta régulièrement les Miura, les vrais, sur la piste de la Maestranza, avant de se retirer des ruedos en 1950.

 

Liens :

http://ocio.elnortedecastilla.es/famosos/fallece-el-ex-torero-pepe-luis-vazquez-primer-amor-de-la-duquesa-de-alba-20052013.html

Muere Pepe Luis Vázquez, la armonía, la belleza y la gloria del arte del toreo

A lire aussi : Pepe Luis parle de lui dans l'ouvrage de François ZUMBIEHL, DES TAUREAUX DANS LA TÊTE - tome 1 - Editions Autrement 1991


Publié dans Art & culture

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"FRITERO", un picador, un aficionado

Publié le par vingtpasses

 

PORTRAIT ARCACHON

Publié dans Toreros

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Adiós Coquillas ! Adiós encastes minoritaires !

Publié le par Paul BOSC

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Le dernier toro  de Sanchez Fabrés, d’encaste Coquilla, est tombé la semaine dernière dans les arènes  de Saint Sever sous la lame de Thomas Dufau, en lui laissant ses deux oreilles. Et encore avait-il fallu une souscription pour que les derniers Coquillas de cet éleveur soient lidiés dans une arène. Sanchez Fabrés a jeté l’éponge comme avant lui  Mariano Cifuentes qui possédait également des Coquillas, provenance du fer de El Raboso de Matias Bernardos. Comme avant lui Barcial et ses terribles patas blancas.

 

Les héritiers du Curé de Valverde ont vendu vaches et sementales à Jean-Luc Couturier et ont, peut-être, sauvé cet encaste d’origine Conde de la Corte. Les derniers Urcolas ont été achetés par Victorino Martin. Les toros d’Alfonso Guardiola ne sont plus qu’un souvenir. La plupart des autres ganaderias ont  éliminé les anciennes encastes pour des Domecq. Hier Tomas Prieto de la Cal a accusé un fracaso avec ses purs « Veraguas » grands- parents des toros majoritaires de la famille Domecq.

 

Lors d’une conférence, vendredi dernier à Arles, Tómas Prieto reconnaissait qu’en Espagne, plus personne ne voulait voir ces toros d’une autre époque et que seule la France et son aficion débordante sauverait ces encastes rustiques mais qui ne font plus le spectacle. Les aficionados espagnols ne vont plus voir que les corridas dites « toreristas », les matadors ne veulent croiser que des toros malléables, les directeurs d’arènes se contentent de Miura ou Victorino Martin pour leur programmation « torista ».

 

2013-05-12-453_CCR2564.JPGEt, à dire vrai, ce n’est pas la prestation des Prieto à Alès dimanche qui valorisera son blason. D’une magnifique présentation, certes, mais sans race, mansotes et le pire de tout d’une grande faiblesse. Un picador arlésien laissait entendre que cette faiblesse serait due à l’eau du Grand Badon où ils ont séjourné, polluée par la crue du Rhône (1).

 

La Unica de Saint-Martin de Crau est un laboratoire, même si cette fonction n’est pas très connue du grand public.  Elle  a su présenter des novillos de Sanchez Fabrès  en competencia avec des Justo Nieto en 2007, des Cebada Gago triomphants, des Dolores Aguirre exceptionnels, mais aussi des Prieto de la Cal, des Perez Tabernero ou moins connus comme Rehuelga, réminiscence de Santa Coloma.

Mais revenons à nos Coquillas qui peuvent prêter à confusion. Au sein de l’Union des criadores de toros de combat, la ganaderia « Coquillas de Sanchez Arjona »  a gardé l’encaste de cette origine, croisement entre Veraguas, santa coloma, Sanchez Tabernero et Matias Bernardos. Mais  le fer « Sanchez Arjona » est du pur Domecq et deux éleveurs français ont acquis des bêtes chez ce ganadero de Martin de Yeltes près de Salamanca : « Tierra d’Oc » propriété de Frédéric et Laure Donnadieu ainsi que Damien Donzala, tout comme « Dos Hermanas » de Patrick Laugier.

 

(1) NDLR : Vingtpasses reviendra dans un prochain article sur le « fracaso » de dimanche.

Publié dans Le toro

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TORÉONS SOUS LA PLUIE...

Publié le par Paul BOSC

 

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Si à Nîmes, quand Ferdinand Aymé gérait les arènes, il était de tradition de dire : « aujourd’hui, il ne pleuvra pas, il y a une corrida aux arènes ».  A Saint-Martin de Crau, c’est plutôt l’inverse qui s’est souvent produit. Et, quand ce n’était pas la pluie, c’était le vent, ou la tempête ! Cette année encore, la corrida de competencia de ganaderias françaises a dû être annulée, la corrida de Dolorès Aguirre reportée au 1er mai.

 

Pourtant, les courses qui se sont déroulées sous l’orage ont souvent pris une dimension exceptionnelle par leur dramaturgie. Trois corridas parmi, sans doute, beaucoup d’autres nous reviennent en mémoire : celle du 23 avril 2000 dans les arènes d’Arles ; celle du 25 mai 2001 à Nîmes et la corrida de Miura à Arles le 25 avril 2011. Trois exemples remarquables par leur intensité alors que le ciel se déchire d’éclairs, que la pluie dégringole par seaux entiers et que le tonnerre gronde méchamment. Bien évidemment d’autres courses ont eu lieu sous la pluie comme celle récente de la feria d’Arles avec les toros de Victorino Martin et le mano a mano tant attendu entre Javier Castaño et Fernando Robleño qui n’a pas transcendé les spectateurs.

 

A Arles pour la feria 2000, c’est Juan José Padilla qui ira se planter face au toril pour recevoir le Partido de Resina dès sa sortie alors que l’orage éclate mais ne fera pas renoncer celui qui ne s’appelait pas encore le « Pirate ». Une faena fantastique prolongée par une présidence qui allongera les minutes pour ne pas sonner les avis en temps et heure. Le torero de Jerez coupera deux oreilles dans une ambiance mémorable.

 

Autre souvenir. A Nîmes cette fois, le 25 mai 2001, pour le jeudi de l’Ascension lors d’un fameux mano a mano Jesulin de Ubrique-El Juli. Au cinquième Torrealta, le ciel s’ouvre, Jesulin est au milieu du marécage et patauge mais ne renonce pas. Il écarte le rideau de pluie, s’entête, torée et même si parmi les 16000 spectateurs, certains ont cherché refuge sous les arches, une clameur monte : « to ré roi - to ré roi » pour rendre hommage à ce nouveau Boudu, sauvé des eaux. Deux oreilles qui effacent les sifflets du début de la course. Sur les gradins, c’est la fuite vers les sorties, pensant que la corrida est finie. Il pleuvait toujours aussi fort. Et tout le monde s'attendait à voir s'éteindre la corrida au bout de cinq toros et quatre oreilles. Juli s'est déchaussé à son tour, il a demandé l'ouverture de la porte du toril. Le petit El Juli est assoiffé de triomphe. Torero géant. Torero fou, banderillant puis liant les séries des deux mains près du centre, avalant la noblesse infinie du Torrealta couleur de terre. Deux oreilles et la queue!  Historique.


 En recherchant dans les archives, une autre corrida tout aussi mémorable hantait ma mémoire toujours à Arles, peut-être en  1992 ou 1993 avec Cesar Rincon et Espartaco. Mais Internet n’a pas retenu cette course. Aussi nous faisons un saut dans le temps pour nous retrouver dans l’amphithéâtre arlésien. Le lundi 25 avril 2011, pour la feria de Pâques. C’est au sixième Miura que l’orage éclate. Medhi Savalli arrachera une faena épique encouragé par tout le public mais il échouera avec les fers. Il gagnera les trophées quelques semaines après, à un Miura, mais c’était alors pour la feria nîmoise.

 

Publié dans Chroniques

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Sanchez Vara, positive attitude...

Publié le par vingtpasses

 

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Publié dans Galerie critique

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SANCHEZ-FABRES, la dernière séance

Publié le par vingtpasses

 

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Un sourire de fierté

 Par Christian FRIZZI

 

Hier, en fin d'après midi, les toros de Juan Sanchez Fabres ont été débarqués dans les corrales de ST SEVER. Sans blessures, sans heurts et avec calme. Tito, le mayoral, est présent, souriant, il parle a ses toros. Le collectif Pedrollen qui a fait le voyage aussi.

Il y a bien nécessité de couper l'ardeur du combat par quelques jets d'eaux bien placés, mais aucune blessure à noter. Au final les toros se reconnaissent et grâce à l'expertise des gens de St Sever tout se passe bien.

….Hier matin, les toros parqués depuis deux jours avec quelques mansos dans un corral naturel a “Pedrollen“  regardent enfin le soleil luire sur la finca toute proche. Le froid est bien présent sur la région de Salamanque mais il fait grand beau. Juan (Juan Sanchez Fabres) parle avec volubilité, mais il semble nerveux... Il me regarde, il a un sourire, un peu fatigué, celui de l'orgueil.

 -      “Regarde, c'est beau un champs vide non?“

Il me montre le pâturage ou il y a peu encore paissaient les huit toros que l'on vient d'embarquer... Et il éclate de rire, il nous montre les journaux Espagnols, l'un d'eux titre: “Le miracle de ST SEVER“ il le répète c'est un miracle...que ces toros ne finissent pas au matadero (à l'abattoir). Maria Cruz son épouse, ne dit pas grand chose, juste qu'il est fier que cette corrida soit lidiée, et qu'elle ne sait pas si il pourra rester dans l'arène durant ce dernier combat...  Il confirme, il me dit de nouveau son amertume, son incompréhension du mundillo actuel, et que c'en est bien fini. Il va vendre encore quelques lots de Novillos à l'école taurine de Madrid...mai plus jamais il n'y aura de corrida et basta..

 Il regarde à nouveau le pré vide, et dans une pirouette, explique que dès que nous serons partis il ira skier, la station est toute proche... il va pouvoir respirer, tu sais c'est si dur d'élever des toros pour rien... Il ajoute qu'il espère qu'il y aura du monde pour voir mourir cet encaste... il espère que la corrida sortira bonne et forte...il rit mais sa gorge se noue...la fumée de sa cigarette sans doute...

 

L'embarquement a été réalisé sans encombre en prenant le temps. Ça y est les huit coquillas sont partis vers leur destin... Nous avons tous un sentiment diffus, mélange de plaisir et de tristesse...  Les Coquillas seront bien en piste à ST SEVER, le 8 Mai, une course pour l'histoire, nous esperons tous que l'arène sera bien fournie, que le public va répondre nombreux, juste montrer que nous savons rendre hommage à ce à quoi nous croyons...

Tout le monde taurin aujourd'hui connait l'histoire de Pedrollen..si en plus c'est un succès et que le public répond présent... On annonce le beau temps, enfin.

Le numéro de téléphone  des réservations le 05 58 85 23 56..

 Pour que le sourire de Juan soit celui de la véritable joie, et de n'avoir pas fait tout ça en vain...et comme il le dit dans un sourire: “qu'ils meurent en musique“... ce serait mérité.

 

Publié dans Le toro

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