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La temporada sera "tendance"

Publié le par paul BOSC

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J’en conviens : « tendance » est un mot à la mode qui, sorti de sa définition « laroussienne » d’un penchant  pour quelque chose, est employé à toutes les sauces un peu comme font tous les méridionaux qui croient bon d’ajouter trois lettres grossières à chaque fin de phrase.

« Tendance », c’est un style, une manière de vivre, de raisonner, de se détacher de son prochain, de ne pas faire pareil que lui, c’est dénicher quelques vieilles frusques qui sont alors classées « tendance », c’est fréquenter tel ou tel établissement à la mode ; c’est se démarquer d’une ligne de conduite pourtant bien établie.

La « tendance » en tauromachie, fille de tradition, de rites, de rigueur, c’est proposer autre chose que la traditionnelle course de taureaux avec trois matadors et six toros. Pour remplir des arènes aujourd’hui, il ne suffit pas de mettre à l’affiche des noms aussi importants soient-ils, il faut innover, inventer, créer l’événement, allécher des spectateurs de plus en plus blasés par des faenas interminables qui finalement tournent en rond, mais qui permettent de gagner des trophées et beaucoup d’argent sans trop risquer sa vie à une certaine catégorie de toreros.

A l’heure actuelle, en ce début de XXIe siècle, les directeurs d’arènes doivent se creuser la cervelle pour parvenir à intéresser le public préparer « des coups médiatiques » percutants pour voir une arène comme celle de Nîmes pleine jusqu’à la dernière pierre du dernier rang de l’amphithéâtre. Et là il faut bien convenir que Simon Casas est passé maître dans cet art.

N’a-t-il pas, dans le passé, conclut une affiche Paco Ojeda face à des Miura ; n’a-t-il pas mis en scène les alternatives des fils Camino et Litri par leurs propres pères ; n’a-t-il pas façonné : Jesulin, Chamaco, Muñoz, Conde… ?

Mais son plus beau coup médiatique reste bien sûr cette corrida historique du 16 septembre 2012 mettant seul en piste José Tomas face à six  toros soigneusement choisis pour l’événement.

Le retentissement mondial de cette corrida a certainement donné des idées à d’autres empresas et notamment Bernard Carbuccia, Bernard Marsella qui a su hisser à un très haut niveau les arènes du Palio à Istres. Cette année encore l’ex-torero marseillais crée l’événement en présentant trois courses et les aficionados s’en lèchent déjà les babines. Et il y en a pour tous les goûts taurins : mano a mano Morante de la Puebla-Sébastien Castella ; Juan Bautista face à six toros d’encastes différents où figurent ceux de Gallardo de Miura, d’Albasserada de Victorino Martin et Buendia de La Quinta et, plus doux, de Torrestrella, papa Jalabert et Puerto de San Lorenzo où court le sang Domecq de l’encaste majoritaire. Cerise sur le gâteau : une corrida de Victorino où, le Biterrois, pour son deuxième contrat, entre dans le cartel qui  va certainement le changer de tout ce qu’il a l’habitude de toréer.

N’ayons pas peur de crier notre enthousiasme devant ces choix dignes d’une arène de première catégorie espagnole, même si l’on sait que les toros ne seront jamais comparables avec ceux de Madrid. Il est vrai que le maire ne transige pas avec les traditions tauromachiques et que les entreprises participent pleinement à  l’épanouissement de cette fort belle arène moderne, transformable en salle de spectacles divers et variés...

Comme un bonheur ne vient jamais seul, l’Arlésien Jean-Baptiste Jalabert offrira des places gratuites aux jeunes aficionados. Une autre manière de faire venir des jeunes aux arènes et de les faire se passionner pour ce spectacle.

Cette « tendance » des toreros à ne pas se confiner dans des chemins sans ornière, cette « tendance » des directeurs d’arène à chercher des affiches originales ; cette « tendance » à espérer revoir de la jeunesse sur les gradins en utilisant  la gratuité pour un spectacle inaccessible en raison de sa cherté, voilà qui redonne espoir et qui réjouit l’aficionado dans une période de doutes sur l’avenir de la fiesta brava.

Attendons que Simon Casas lève le voile sur les ferias nîmoises. Pour rester « tendance » dans le contexte actuel, elles ne peuvent qu’être plus stupéfiantes.

Publié dans Ferias

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La tristesse durera toujours

Publié le par Dominique VALMARY

 

Y.CHARNET

 

Le dernier ouvrage publié par Yves Charnet n’est consacré ni à la tauromachie encore moins à la corrida alors pourquoi en parler sur un site taurin ?

C’est d’abord une évidence puisque son appétence pour  notre passion est de notoriété publique, lui qui a publié ces dernières années Lettres à Bautista et Miroirs de Julien. Mais surtout il sue la sincérité et l’authenticité au fil des mots et des pages.

Enseignant-chercheur à Supaéro,  issu de Normale Sup, Yves Charnet est chargé d’inculquer les arts et cultures aux futurs ingénieurs. Dans cet ouvrage - la tristesse durera toujours - en référence à une phrase de Vincent Van Gogh, il décide d’exorciser  la  plaie désormais avouée de son enfance et son attachement profond à Madame G, l’amie de sa mère qui en a fait son fils de substitution. Un livre d'écorché vif, impudique avec lui même et ses proches, un livre, ce « navire en perdition », participe à sa thérapie; la psychanalyse frappe toujours... Subtilement il distille en filigrane quelques rappels de son aficion, comme la bouée de sauvetage qui l’extrait de ses difficultés de vie sentimentale et de ses difficultés de père. Contrairement à une faena qui ne se conçoit que structurée par le rituel de son déroulement ce livre est surprenant dans sa construction en ce qu’il évoque de manière totalement désordonnée cette galère rétrospective et névrotique qui percute son actualité pour lui vide de sens.  La corrida est ce qui lui permet de s’évader de ce « pèlerinage pour rien », lui qui se dit « écrivain-matador »,  utile  aussi puisque son adversaire du jour présente beaucoup de genio.

Yves CHARNET La tristesse durera toujours. Editions La Table Ronde. Janvier 2013. (170 p).

Publié dans Lectures

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ARLES, baromètre de la temporada 2013

Publié le par Paul BOSC

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Après Vergèze (toros de Tardieu), Saint-Martin de Crau (Dolores Aguirre – Yonnet- Jalabert) voici Arles qui s’affiche. Devant une salle des fêtes comble, Luc et Marc Jalabert ont annoncé le programme de la Feria de Pâques, la première feria de l’année, et qui ouvre la temporada française avec comme point d’orgues un bien prometteur mano a mano Javier Castaño-Fernando Robleño face à des Victorino Martin. Mais aussi des Cebada Gago, un autre mano a mano Sébastien Castella-Juan Bautista, et une étonnante course camarguaise en matinée le dimanche de Pâques. Demain Istres annoncera ses cartels, et le 1er février Saint-Martin de Crau dévoilera les affiches de ses deux corridas.

La temporada 2013 est donc lancée avec une volonté des toreros de ne plus se cantonner à des corridas insipides où le toro n’est que le faire-valoir de leurs prouesses techniques. Nous avons appris que de l’autre côté des Pyrénées, d’autres très importants rendez-vous taurins se précisent, notamment à Séville qui, elle aussi, ouvre le printemps des aficionados. Manzanares inclurait un Victorino Martin pour son en solo dans la Maestranza ; Cayetano chercherait également à affronter un bétail différent des sucres d’orges habituels ; El Juli diminuerait le nombre de ses actuations et tout ce beau monde cherche à faire revenir les aficionados dans des arènes bien souvent délaissées, sans soute à cause de la crise économique mais aussi par la tension de plus en plus oppressante des anti-taurins.

La corrida n’est pas une pièce de théâtre, ni un film cinématographique. Elle est l’opposition d’un homme face à une bête qui  a gardé toute sa sauvagerie, toutes ses défenses, même si elle n’est élevée que pour le tragique destin de mourir dans une arène. Et l’avenir de la corrida ne peut être envisagé que si ces critères d’intégrité sont respectés. Toutefois, le goût des publics actuels penche plutôt du côté du spectacle tauromachique, rejoignant ainsi la corrida à cheval qui fait souvent le plein alors que le toro n’est que l’objet de prouesses cavalières et de dressages.

Arles sera, pour la prochaine feria de Pâques, le baromètre de ces tendances : le lundi 1er avril entre la corrida équestre matinale et la présence des plus importants toreros de l’année 2012 face aux plus redoutés toros de la planète taurine, qui attirera le plus large public ? Et l’on pourra même s’amuser à comparer la tendance avec l’autre mano a mano Castella- Juan Bautista. Le mérite en revient aux organisateurs qui posent ainsi les questions du véritable débat. Le reste n’est que littérature.


Publié dans Ferias

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Bajonazo a la Fiesta Brava !

Publié le par Charles CREPIN

 

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  Toros d'Ernesto Guttiérrez

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Manizales 12 janvier 2013 -  toritos mutilés - tarde triomphale - milliardaires adulés - public niais

Une recette parmi d'autres pour remplir les arènes...

Article sur le site http://puraficion.blogspot.fr/2013/01/les-tricheurs-triomphent-les-gogos.html

 

 

Publié dans Humeurs

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CHEVAUX DE CORRIDA

Publié le par Dominique VALMARY

La recherche de l’adéquation harmonieuse entre le torero idéal et le taureau idéal fait couler beaucoup d’encre et de salive, et mobilise force caractères d’imprimerie et autres octets numériques; chacun y va de ses certitudes, de ses attentes et de ses prophéties quant aux tendances en cours et aux évolutions à venir. Dans ces temps de débats nécessaires mais certainement pas suffisants, pourquoi ne pas faire une pause, tout en restant dans l’environnement tauromachique, en évoquant le cheval et en particulier la corrida à cheval qui me semble préfigurer par certains côtés ce qui se profile pour la corrida à pied. De plus, pour ne pas rompre le lien, une digression sur le cheval de pique s’impose.

LE REJONEO

Par comparaison avec la corrida à pied il n’existe que peu d’écrits spécifiquement dédiés au rejoneo à part les comptes-rendus succincts et les quelques précis théoriques traitant de cette pratique. Cet état de fait regrettable est à rapprocher du nombre de revues traitant des pratiques équestres qui, elles, prolifèrent dans les rayons de la presse magazine.  

 

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N’oublions pas que la corrida telle que nous la connaissons était l’apanage de la noblesse, seule autorisée à combattre le taureau  en référence à la noblesse d’armes; puis, au fil des siècles, l’ayuda a pris l’ascendant à l’heure où émergèrent les idées des Lumières et, partant, l’appropriation progressive des mécanismes démocratiques par la bourgeoisie et le peuple. De ces racines, quelques réminiscences demeurent, tel le costume des cavaliers lusitaniens et bien sûr les quadrilles de Haute Ecole esquissés au paseillo ; ces faits et gestes qui permettent l’affrontement rappellent combien le respect de l’histoire devrait contribuer à préserver cet art. Saluons la revue Planète Corrida qui ouvre ses pages à cette déclinaison de la corrida sous la plume avisée et curieuse de Freddy Porte rejoneador français aujourd’hui retiré. Saluons aussi, à l’occasion, la mémoire  d’Antonio Cañero qui a codifié le rejoneo moderne sans oublier Alvaro  Domecq Diez qui en a relancé plus tard la pratique.

Pour reprendre très modestement une trame devenue classique et sans prétendre à une analyse fine et définitive j’essaierai de brosser les traits prédominants de l’exercice contemporain de la corrida à cheval.

Le rejoneo est-il un sport ?

D’évidence oui puisqu’en l’espèce, la substance du savoir combattre se trouve dans le dressage du cheval et il n’est pas inutile de faire le lien avec les épreuves de ce type toujours inscrites aux championnats du monde et aux jeux olympiques dans la discipline équitation.

Une différence de taille reste à son avantage puisque le rejoneo témoigne de l’utilisation du dressage en situation réelle, à savoir le combat à mort du taureau avec les risques qui vont avec, pour la monture et son cavalier. Le cheval demeure d’autant plus un athlète de haut niveau garant de la sécurité de l’équipage.

Un sport de riche ?

Oui, c’est un sport  et un sport de riche. Son exercice repose sur une écurie fournie (une centaine de chevaux pour Pablo Hermoso de Mendoza) dont les meilleurs éléments sont d’un prix très élevé ; le dressage est long et aléatoire,  les risques de pertes sont réels (maladie, accident ou cornada). En regard d’un tel investissement humain et financier (installations, personnels, frais vétérinaires et de maréchalerie, harnachements, matériels de transport et frais d’entretien grèvent le budget) il n’existe que peu de courses pour en assurer l’amortissement économique. Cela explique le peu de rejoneadores en activité à haut niveau et leur engagement dans les autres activités que sont l’élevage, l’enseignement et les stages équestres, le négoce et, pour certains, le recours au mécénat.

Le rejoneo est-il un spectacle ?

Le cheval, la plus belle conquête de l’homme dit-on, fascine d’autant plus qu’il est devenu un des symboles du sport et des loisirs en perdant son rôle utilitaire. Les productions de Bartabas connaissent un  succès international et les prestations servies par les conservatoires de Haute Ecole sont très appréciées du public ; ainsi le Cadre Noir de Saumur, l’Ecole Royale Andalouse, l’Ecole Espagnole de Vienne et l’Ecole Portugaise d’Art Equestre se produiront à l’été 2013 dans les arènes d’Arles. C’est un spectacle inédit à ne pas manquer qui sera organisé dans le cadre de « Marseille, capitale européenne de la culture ». Et à une moindre mesure citons certaines villes, en recherche d’une image, qui se dotent de patrouilles urbaines montées, la dernière en date, Toulouse….ou encore faisons référence aux salons du cheval qui sont toujours aussi courus.

 

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De la beauté et de l’élégance...

L’esthétique l’emporte par la beauté et l’élégance de l’équipage dans sa présentation : côté monture, le pansage est toujours soigné avec la croupe souvent décorée au pochoir, la crinière et la queue peignées et nattées, les sabots graissés ; côté cavalier  le traje corte particulièrement adapté ou le costume Louis XV avec tricornesignent l’appartenance à deux écoles différentes et donc à deux approches du rejoneo. Les déplacements du cheval au rythme des pas de Haute Ecole, toujours aux ordres mais jamais dans la contrainte, sont autant de marques du travail accompli : piaffer, levade, courbette au cite, quiebro et pirouette dans les cornes ne peuvent laisser indifférent. L’allégresse du rejoneador est à rapprocher de l’aisance, de la plénitude apparente du cheval et sans tomber dans une approche anthropomorphiste du plaisir  il n’est pas incohérent de faire référence à ce cheval, Cagancho l’oiseau chanteur, qui « se laisse mener aveuglément, mais absorbe la violence du toro et la transforme en harmonie ». On retrouve dans l’arène un comportement identique au cheval qui, en confiance totale avec son cavalier, se livre à lui  dès l’entrée sur un parcours de saut d’obstacles.

jusqu’à la perfection

L’aspect spectacle est aussi sublimé par l’apparition successive des chevaux au fil des  suertes selon leurs propres aptitudes dans un souci d’efficacité et de perfection. Il valorise l’harmonie créée entre l’homme et le cheval et rend le combat accessible à un public plus large, plus jouisseur et plus familial ; preuve en est que ce type de programmation se fait souvent hors abonnement et parfois à un tarif différencié avec une fidélisation des connaisseurs et des amateurs telle l’attribution à guichets fermés du rejon d’or 2012 à Méjanes.

Le rejoneo est-il un rite ?

Oui, mais aujourd’hui moins que la corrida à pied : à l’évidence le rejoneo la précède dans le glissement progressif et peu contesté qui le fait pencher de plus en plus vers le spectacle. L’essence de ce mouvement repose dans la présence sur le sable du centaure, créature fascinante qui symbolise l’intelligence magnifiée par la symbiose de l’homme et de l’animal confrontée à la brutalité du fauve.

Oui, au-delà du combat à mort qui demeure la raison d’être de cette manifestation et de la remémoration de ses racines historiques, il magnifie aussi l’évocation du travail au campo avec la maîtrise de l’art équestre appliqué par le mayoral et le ganadero dans le maniement du bétail brave : tout se fait essentiellement par « l’assiette » et les jambes  ces aides naturelles qui permettent en particulier la pose de banderilles à deux mains.

Non, parce que moult pratiques forcent jusque dans la démesure la recherche du spectaculaire : le taureau  n’est plus que le faire valoir du matador, le prétexte à la prestation offerte? Le trapio laisse trop souvent à désirer : les taureaux sont bas et courts, parfois nobles mais jamais encastés; le taureau n’est plus intègre : pour protéger la monture le barbier a  souvent la main très lourde d’où un ressenti de ne voir qu’un objet mobile de moins en moins cornu devenu le jouet du cavalier. Dans le déroulement de la lidia la pose de banderilles jusqu’à plus soif engendre l’ennui et le trop plein de trophées rajoute exagérément au côté tremendiste du spectacle.

Un écart demeure encore entre les deux pratiques au regard de cette évolution qui devient perversion de la sincérité attendue du combat; la corrida mixte permet de confronter le caractère superficiel ressenti dans le combat équestre aux enjeux du piéton qui engage en principe loyalement sa santé et sa vie ; du ludique on passe à l’émotion existentielle.


LE CHEVAL DE PIQUE

En évitant les débats sur la forme de la vara, le sens de la pique à l’endroit ou à l’envers et la pose dans le morillo ou ailleurs, s’intéresser au cheval n’est pas déplacé. Ce cheval véhicule un cavalier ayant une double ascendance, à la fois réminiscence de l’aristocrate combattant le taureau à cheval mais aussi image de l’éleveur et de son mayoral coursant le troupeau garrocha en main; cette noble origine autorise le picador à porter l’or sur son costume à l’égal de son maestro.

 

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Règles de l’art

Cela suffit, selon moi, à demander un bon niveau d’exigence (pique à l’endroit posée avant le contact et à l’arrière du morillo cela va de soi !) à l’heure où le tercio de piques semble en déshérence. Quel plaisir (plutôt rare) d’assister à un tercio de piques exécuté dans les règles et réussi ! Au regard des aficionados et du public moins averti mais qui sait apprécier, il y a là la reconnaissance de la compétence, au premier chef, du picador. Mais n’oublions pas la cuadrilla qui a un rôle essentiel dans la mise en suerte du taureau et la reconnaissance des qualités ou des défauts de l’animal testé dans sa bravoure.

Un cheval, quel cheval ?

Pour la période moderne, le chemin parcouru est immense depuis les haridelles exposées et sacrifiées sur le sable (il y aurait eu quelques spécimens ayant participé à plusieurs corridas et même à une temporada complète, légende ou réalité? ou excellence du cavalier ? Les cartes postales anciennes ouvrent le débat). Puis les lourds chevaux de trait caparaçonnés ont longtemps constitué un véritable mur où sont venus se fracasser les taureaux. De nos jours une cavalerie allégée parfois légère constituée de « chevaux de sang » (ce qui est contesté à tort par certains ; en effet ce n’est pas le choc traumatique subi par le taureau qui permet d’évaluer sa bravoure) semble s’imposer, ce qui à l’avantage de présenter des montures préparées à ce combat ; elle se distingue par sa maniabilité qui permet aussi d’évaluer les qualités du cavalier et ses lacunes éventuelles. Le cheval de pique doit être un athlète : malgré le poids du picador (ça change), celui du plastron et du harnachement (70 kg maximum pour le caparaçon selon le règlement) il doit être mobile et maniable pour être bien présenté à l’impact et à l’accompagnement de la poussée, certains taureaux ne sont-ils pas adeptes du contre-pied?

 

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Profession Picador

Le picador ne doit plus ne faire que le poids ! Il doit toréer : les  prestations remarquées d’un Tito Sandoval ou d’un Gabin Rehabi associés à une cavalerie à la hauteur préfigurent la renaissance du toreo à cheval : poser des piques n’est pas infliger des piques ; savoir présenter le cheval de trois quart face à l’impact, gérer la poussée pour juger la bravoure, préparer la sortie du fauve sont des actes essentiels qui exigent des qualités de bon cavalier et de posséder le sens de la suerte. Tabarly, le cheval de la cavalerie Bonijol pèse 550 kg et avec le caparaçon, le harnachement et le picador, l'équipage peut atteindre les 700 kgs : qui parle de cavalerie trop légère ? Assurer la mobilité et la maniabilité d’un ensemble approchant la tonne  n’est pas à la portée de tous les picadors présents dans les arènes. Fournir aux cuadrillas une cavalerie adaptée et préparée doit être la préoccupation des organisateurs.

 

LES AUTRES ÉQUIDÉS


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Au paseíllo

Datée aussi, mais en accord avec l’affrontement qui va se produire dans le cirque, est l’ouverture du paseillo par les alguaciles montés sur des chevaux de race; quelle belle image lorsqu’il y a harmonie dans les allures présentées par des chevaux bien en appui sur la bride, « calme(s), en avant, droit(s) » selon la maxime du Général Alexis L’Hotte. Malheureusement ce n’est pas souvent le cas.


Pour l’arrastre… ou la vuelta

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Le cheval dans l’arène ce sont aussi les trains d’arrastre, constitués de mules dans le Sud Ouest et de traits bretons ou comtois en Sud Est, dont la présentation soignée se doit d’être à la hauteur de l’hommage qui sera rendu à un taureau noble et brave lorsqu’il méritera un tour d’honneur et les applaudissements du public.

 

En tauromachie le cheval n’est pas un accessoire il occupe toute sa place et mérite d’être observé et apprécié à l’aune du rôle que l’homme lui attribue.

 

Dernière minute :  Diego Ventura, en quête de la première place vampirisée depuis des lustres par Pablo Hermoso de Mendoza, a tenté à l’automne dernier une encerrona à Huelva devant des taureaux de six encastes différents, dont un Pablo Romero et un Miura, avec des fortunes diverses! Affaire à suivre : puisqu’il a osé sortir du champ des sempiternels Murube, ce pourrait être l’occasion de relancer l’intérêt des aficionados pour une pratique tauromachique par ailleurs fort estimable.


Publié dans Le cheval

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Histoire de TVA

Publié le par vingtpasses

 

  C’est l’histoire de mecs géniaux qui facturent la TVA à 19,6% sur les billets de corrida, et qui reversent la TVA à 5,5% au fisc. 

D'un autre côté, ce que facturent les régies municipales sur leurs billets de corrida revient en gros au même, sauf qu’elles ne reversent pas les 5,5% au fisc …


Publié dans Corrida et Société

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Apprendre à bien juger les picadors

Publié le par vingtpasses

 

 

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Photo Vingtpasses

Je vous conseille la lecture d'un article de Jean-Jacques DHOMPS sur le site de la FEDERATION DES SOCIETES TAURINES DE FRANCE.  De manière édifiante, il nous montre à quel point un public torista peut apprécier un bon toro sans savoir, à l'inverse, juger le picador...

 

http://torofstf.com/infos2013/130104juger_picadors.html

 

 

Publié dans Règles de l'art

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