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Marine CADET, photographe

Publié le par vingtpasses

Retenez ce nom !  Elle possède une maîtrise de la photo soutenue par un talent inné. Pour notre plaisir, elle saisit des instantanés de toreros, d'attitudes fugitives, bribes et trajes de luz passés au filtre de couleurs saturées, empreints d'une sensibilité aiguë. La palette est enrichie de nombreux autres thèmes où elle excelle de la même manière.

Elle n'a que vingt ans !


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Cliquez sur le site :   http://marinecadet.com/index.php?/category/2


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Quel avenir pour les corridas-concours de ganaderias ?

Publié le par Paul Bosc

 

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Corrida-concours du 20 septembre 2012 à Logroño - Photo Vingtpasses

 

Arles puis Logroño, deux corridas-concours de ganaderias, deux fracasos tant artistique qu’économique. Déjà l’empresa de Logroño, Chopera a annoncé qu’il n’y aurait pas de concours pour la san Mateo 2013 et Luc Jalabert, le directeur des arènes d’Arles se pose la question de savoir s’il ne faudrait pas changer la date de cette course devant le peu d’enthousiasme du public pour ce genre de corrida.

Car, la base même d’un concours de ganaderias est bien celle du toro répondant à une encaste, représentant un élevage, et il devrait être sélectionné pour répondre à ces critères. A Arles et à Logroño, les toros  ne pouvaient être suspectés sur leurs aspects physiques sauf  l’Escolar Gil arlésien qui avait dû subir un « rafraîchissement » comme on dit chez le coiffeur, mais le représentant de Carriquiri, Partido de Resina, Penajará et Adelaïda Rodriguez avaient fort belles allures et ont assuré le tercio de varas avec souvent du brio, si ce n’est de la bravoure.

Par contre dans la Rioja, le Partido de Resina a été disqualifié  en refusant les piques ; le Guardiola Fantoni également pour mauvais comportement dans ce tercio si important pour une concours ; le Puerto de San Lorenzo remplacé par un Adeaïda Rodriguez et donc hors concours. Seul le Torrealta a quelque peu réveillé le quart d’arène de ce ruedo ultra-moderne et couvert. Quant au premier de La Quinta, piqué à quatre reprises, El Fundi n’a pas forcé la note pendant la faena et la mise à mort (estocade et trois descabellos).

Si on penche sur l’hypothèse que les éleveurs n’ont pas « envoyé » leurs meilleurs éléments à ces deux corridas, bien que Victorino Martin, père et fils soient présents dans les arènes de la Ribera, il faut ajouter aussi que les toreros  sont également restés en demi-teinte. Yvan Garcia, à Arles, se présentait au paseo avec 2 ou 3 corridas à son actif ; El Fundi à Logrono quitte la profession et Javier Castaño présent aux deux courses n’a pas eu la même présence que pour la Miurada de Nîmes mêmes si David Adalid, le banderillero  et les piqueros Tito Sandoval et Fernando Sanchez ont eu droit à une ovation dans les deux villes.

Il y a quelques années, quelques décennies même la revue « Toros » avait dressé le constat de l’avenir de ces corridas-concours avec un bilan plutôt négatif mais avec la conclusion qu’il fallait soutenir ces courses pour que les encastes déjà menacés ne disparaissent pas.

Les Espagnols n’ont pas le même comportement que nous pendant ces courses où l’ennui domine. Ils vont chercher à boire et à manger, parlent fort, ne regardent pas le déroulement de la course, une cacophonie indescriptible résonne sous la couverture des arènes avec en plus  les penas qui jouent fort, faux et longtemps. Des situations que nous ne connaissons pas en France. Les aficionados râlent, rouspètent, soufflent, crient, hurlent mais ne quittent pas leurs places.  A se demander si nos anciens comme El tío Pepe ou Francis Cantier ou Luis de la Cruz ou Pierre Dupuy  ne nous ont pas trop éduqué dans le sérieux et la rigueur.

Mais cela ne résout pas le problème. Quand on se veut aficionado « torista »  ne laissons pas les empresas supprimer les corridas-concours de ganaderias. M. Chopera a choisi le radicalisme, M. Jalabert le déplacement de date. Sage décision certes, mais qui revient à peu près au même. Si une corrida-concours n’intègre pas une Feria, elle ne sera jamais programmée hors-feria.

Publié dans Le toro

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Autres émotions...

Publié le par Paul Bosc

José Tomás a laissé son empreinte sur le sable de l’amphithéâtre romain. Une empreinte historique, qui bat celle de El Cordobes (2 oreilles, la queue et la patte) en 1964 ou celles de Paco Ojeda en 1983 (5 oreilles en deux corridas).

Toutefois quand on ouvre le tiroir aux souvenirs, le torero de Galapagar, dont les premiers pas avaient été guidés par Victorino Martin, un parent, fut remarqué par l’aficion dès ses premières prestations.

A Nîmes, on se souvient de la novillada du 3 juin 1995 où l’Arlésien Antoni Losada avait triomphé superbement en coupant 2 oreilles et la queue d’un novillo de Guadalest après une faena d’une grande suavité, empreinte du duende gitan que Curro Caro lui a transmis.  Mais malgré cette sortie triomphale porté à hombros jusqu’à son hôtel, c’est José Tomas qui a remporté la Cape d’or de la peña Antonio Ordonez en coupant ce matin-là 3 oreilles. Luisito défavorisé au sorteo ne coupant qu’une seule oreille.

Dans une chronique de l’époque le revistero Roland Massabuau, écrit à propos de Tomas : « ce torero est impressionnant de quiétude, de classe et de décision ».

Quelques semaines plus tard, le 8 août pour la feria de la Madeleine, c’est dans une novillada de Maria Perez de Varga Guardiola emmenée par le célèbre mayoral Luis Saavedra que José Tomas sera au paseo avec à nouveau Luisito et Luis Miguel Encabo. Etonnant choix que cette ganaderia pourtant réputée difficile, mais ce n’est pas lui qui devait choisir ses toros à cette époque !

Autre souvenir. Sa présentation dans les arènes d’Arles : le lundi 31 mars 1997 avec les deux plus grands toreros du moment Joselito et Enrique Ponce et des toros de Domingo Hernandez. Joselito n’avait pas forcé la note à son premier et Enrique Ponce venait de couper une oreille. José Tomas de vert et ors vêtu, mit une sacrée claque à ses compagnons lors de sa faena, à tel point que les deux toreros vedettes se sentirent piqués dans leur amour propre.

Joselito sortit alors le grand jeu face à un toro extrêmement difficile et coupa 2 oreilles ; Enrique Ponce ajouta un nouveau trophée à son palmarès et les deux toreros sortirent par la grande porte ; José Tomas subit une voltereta et ne put s’imposer.

Mais il avait marqué sa présentation.

Publié dans Coup de chapeau

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Vingt passes, pas plus...

Publié le par Charles CREPIN

 

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Dimanche matin, tôt sur les gradins : il fallait tenir sa place à l’heure du paseo. Deux heures d’attente durant lesquelles les aficionados se retrouvent, échangent, et partagent fougasses, pain et pâté des halles, le tout arrosé en rouge ou rosé. Une convivialité que seule la hauteur des gradins autorise. Moment privilégié où chacun donne son sentiment sur les protagonistes de la matinée. On prédit la course, non pas telle qu'on l'a rêvée, mais telle qu'on la verra sans doute... Prudence ! Une farandole colorée et bruyante suspendue sur les plus hautes pierres tresse la couronne vivante dont l'amphithéâtre est paré dans les grandes occasions. No hay billetes ! Le soleil monte, le mercure à son tour escalade ses gradins. le Mistral tire sa révérence, plus un souffle. C’est l’heure ! Chicuelo donne Carmen ! Le Maestro ouvre le paseo, Morenito à sa gauche en sobresaliente. Qui sait ce que réserve la course ? L'ambiance électrique, magique, fait place à un silence recueilli, religieux. Insolite. On sait que les toros ont été soigneusement triés sur des critères de caste, d’âge, de trapio, de taille et de type d’armures... pas dans le sens espéré... Mais on a vu bien pire à Nîmes (et ailleurs aussi...).  Premier tercio : au capote, José sert des passes variées, à deux mains, d'une seule main… pas toujours réussies. Un joli quite de Morenito. Quelques mises en suerte approximatives, des charges modestes, sauf le premier et le cinquième, le tercio ne fera pas date, mais au final, pas de faiblesse accusée, pas de simulacres ou raccourcis souvent vus ici avec les stars du G10... Côté faena, pas de soseria rédhibitoire façon bonbon à cent passes. Mais de la "toréabilité", comme on dit aujourd'hui. "Vingt passes, pas plus" ! En cette matinée,  TOMÁS en a fait sa devise : cinq séries de passes bien serrées à chaque toro, pas plus, sauf à Ingrato, indulto oblige. Toujours centré sur la ligne de charge, mais plus comme avant. Son toreo moins vertical n'investit plus le même terrain. Le corps est ici, et non plus "oublié à l'hôtel". Quelques passes de châtiment brutales, abusives parfois, précèdent de profonds derechazos sincères et admirablement templés. Moins inspiré à gauche. En toutes circonstances, une grande sincérité et un dominio total, quelque peu contesté par le sixième rétif et brutal, inspirent le respect, l'admiration et l'émotion. Je vois devant moi des espagnols devenir fous, les mains sur la tête, au bord des larmes. Magie et frisson retournent l'assemblée ! Les entrées à matar sont toutes engagées, dans les cornes, les épées, uniques, toutes concluantes. Courage, sincérité, abandon de soi ! José, superbement, laisse à Julián son prudent julipié. Il surnage, ou il est sur un nuage, comme on voudra. A la fin, onze oreilles et une queue soulignent en gras des pétitions fortes et un triomphe majeur, à l'excès bien sûr. Présidence nîmoise "normale" et public submergé par l'émotion remplissent la corne d'abondance jusqu'à la faire déborder. Un toro n'a heureusement que deux oreilles. Au paroxysme, un indulto complètement hors sujet renvoie au campo le cinquième, manso perdido sautant les planches, absous de ses péchés par ceux qu'il a offensés. Miséricorde. J'ai vu Tio Pepe frémir dans sa tombe : zéro pointé ! Quieto, Tio, ce n'est pas le jour ! Vuelta finale émouvante, et porte des consuls. Déjà sur les gradins, puis sur le parvis la foule est fébrile, réjouie, volubile, consensuelle. Le souvenir des tardes de Paco dans ses beaux jours ressurgit, occupe les esprits et libère enfin le stress accumulé. C'était la corrida à ne pas manquer ! Si vous avez déboursé comme moi 21 €, ce n'est pas cher payé ! Et vous vous souviendrez sans doute longtemps d'en avoir été. Merci José TOMÁS. Chapeau bas Monsieur CASAS pour cette somptueuse matinée (même si on oublie rien de tout le reste...). Cette corrida historique aura sans doute un immense retentissement et des suites, pour Nimes d'abord, pour la tauromachie en général. Elle est arrivée à point nommé pour affirmer le poids de nos traditions quelques jours avant la décision du Conseil Constitutionnel sur la QPC soulevée par quelques individus intolérants, égoïstes et incultes.


Publié dans Coup de chapeau

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Feria du Riz, de la corrida-champagne à la corrida-piquette...

Publié le par Paul Bosc

 

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Photo Alex BLANCO

Les aficionados auraient aimé que la belle liste de succès des corridas où le toro n’est pas un simple faire-valoir pour toreros vedettes se poursuive en gardant en mémoire les courses de Miura à Nîmes, Escolar Gil à Céret, Victorino Martin à Bilbao, Granier à Vic-Fesenzac et autres belles satisfactions ou émotions données par ces courses où sont absents les El Juli, Talavante, Luque, Perera, etc. Aussi, la feria du Riz à Arles avec sa corrida-concours de ganaderias était-elle attendue avec l'espoir que les six exemplaires retenus dans des élevages souvent peu vus en France, donneraient une nouvelle image de la corrida authentique.

Hélas, les espoirs ont été vite déçus et à part le Partido de Resina et l’Adelaida Rodriguez qui sont allés se frotter, avec plus ou moins d’entrain à la cavalerie, même ce tercio n’a pas apporté de grands frissons à la moitié d’arène présente. Et l’Escolar, avec ses cornes atrophiées, était-il présentable dans une course de ce type ? Mise à part, la faena émotionnante de Javier Castaño au cinquième, le spectateur n’a guère eu l’occasion de s’enthousiasmer si on excepte la prestation aux banderilles de David Adalid et aux piques de Placido Sandoval qui ont d’ailleurs remporté les prix attribués. Fort heureusement le jury n’a pas désigné de « meilleur toro », ce qui aurait été un scandale. Aficionados déçus qui, après la course, se sont rendu à la tertulia de « la Muleta » pour en arriver à la conclusion ahurissante que la becerrada matinale était bien plus intéressante que la corrida de l’après-midi !

On regrette surtout que ces encastes Carlos Nuñez de Carriquiri, Contreras-Ybarra-Jijon de Penajara, Gallardo de Pardido de Resina, Albasserada de José Escolar, Lisardo Sanchez de Adelaida Rodriguez et Cebada Gago-Núñez del Cuvillo de Robert Margé n’aient pas apporté plus de satisfactions « toristas ». Pas étonnant qu'on entende dire ensuite qu’il n’y a plus que la classe dominante des Domecq pour offrir du spectacle et remplir des arènes de plus en plus désertes. Et c’est ce qu’il s’est produit pendant cette Feria où les Victoriano del Rio de la corrida-goyesque se sont montrés relativement plus « méchants » que tout cet échantillonnage de ganaderias réputées difficiles. Car à part le premier toro de Juan Bautista qui s’est laissé dominer, les trois autres ont donné du fil à retordre à l’Arlésien et à José Mari Manzanares. Mais avec le décorum particulièrement réussi du peintre Loren qui s’y connaît en tauromachie, la chorale et la cantatrice dirigées par l’orchestre Chicuelo II qui ont animées toute la corrida avec, peut-être, une sono un peu trop forte, cette corrida a satisfait tout le monde.

 

2012_09_08_9999_83.jpgPhoto Alex BLANCO

Au bilan tauromachique, rien d’exceptionnel mais : Mendoza deux oreilles et une prestation de sa cavalerie de toute beauté ; Juan Bautista deux oreilles en écoutant le concerto d’Aranjuez chanté en français pour accompagner sa faena ; sorties en triomphe et satisfaction générale d’un public conquis par l’ensemble du spectacle. Il n’y a pas photo ! Et tant que la tendance à la corrida-spectacle ne s’inversera pas avec des corrida-vérité, pourquoi voulez-vous que les directeurs d’arène changent leur programmation ? Il va falloir organiser beaucoup de corridas de Miura comme pour la Pentecôte nîmoise, d'Escolar comme à Céret, de Victorino comme à Bilbao, de Granier comme à Vic. Mais surtout pas des concours de ganaderias comme à Arles.


Publié dans Chroniques

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La corrida revient sur TVE

Publié le par Paul Bosc

 

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Ce soir sur TVE, télévision publique espagnole, une corrida de toros sera retransmise depuis Valladolid avec  El Juli, Manzanares et Talavante face à des toros de Victoriano del Rio. Depuis six ans, aucune corrida n’avait été retransmise à la télé qui se contentait d’images tragiques et voulait effacer de l’écran la représentation de la « Fiesta nacional ».

Il est vrai que le gouvernement socialiste de l’époque et notamment son chef de file Jose Luis Zapatero n’aimaient pas, mais alors pas du tout la tauromachie.  Les aficionados (ils sont quand même encore nombreux en Espagne) devaient se contenter des encierros de Pampelune en direct, tronqués pendant quelques années, à l’entrée des arènes et d’une émission hebdomadaire de plus en plus tardive.

Nous ne savons pas si cette corrida de Valladolid sera retransmise également sur TVE international, les anglo-saxons ayant obtenus depuis des années que la chaîne ne diffuse pas de corridas hors des frontières, mais chaque téléspectateur français qui peut recevoir TVE soit par le câble soit par le satellite devrait, ce soir, se brancher sur la télé espagnole.

Ne serait-ce que pour s’assurer que Manzanares sera présent et rétabli ce qui devrait également rassurer les aficionados arlésiens et nîmois puisque le torero est attendu pour la goyesque arlésienne avec Juan Bautista et Pablo Hermoso de Mendoza et un mano a mano très attendu avec Morante de la Puebla la semaine suivante à Nîmes.

Pour une fois que le politiquement correct ne se laisse pas convaincre par quelques illuminés qui peuvent se réunir dans une cabine téléphonique pour vociférer leur haine, saluons comme il se doit ce retour de la tauromachie sur les écrans télévisés.

 

Publié dans Corrida et Société

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