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TORRITO mayoral, une vocation, une passion.

Publié le par Vingtpasses

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Par Charles CREPIN

2009. Ce maudit soir d'octobre, il avait dû faire face à un méchant coup du sort. Le feu avait dévasté sa réserve de fourrage, 100 tonnes destinées à nourrir le troupeau tout l'hiver. Pourquoi ? L’intolérance, la jalousie, l’inculture, la bêtise. Un peu de tout ça, sans doute.  Sur le coup, la détresse, le doute, le découragement auraient pu le conduire à jeter l’éponge, réduisant à néant les efforts déployés durant toutes ces années, mettant en grand péril cette ganaderia déjà au creux de la vague. La passion qui l’avait soutenu tout ce temps dans l’accomplissement de son rêve pouvait-elle partir à son tour en fumée ? Le courage et la force de conviction de Fabrice, le regard de sa femme et ses filles, l’ont aidé à se remettre en selle. Il a continué de parcourir le campo et trace sa route, dans le respect de l’idée qui a construit sa vie depuis plus de vingt ans, l’amour du campo, la passion du toro brave.

1992. A 27 ans, Fabrice, cadre supérieur d’un institut de communication montpelliérain, tombe amoureux du campo andalou et des toros. Un coup de foudre qu’il va assumer pleinement, avec détermination. Il ne lui faudra pas plus d’un an pour concrétiser l’idée qui a muri dans son esprit : quitter une vie déjà confortable et une carrière prometteuse, prendre le chemin du campo. Passent les premières étapes de la nouvelle vie : petit boulot à l’exposition de Séville 1992, longs moments de loisirs passés sur le cortijo de Guardiola à attendre son heure, jusqu’à se faire accepter, puis vaquero chez Sánchez de Ybargüen, et enfin chargé du développement touristique de cette ganaderia. Intégration réussie. Il prend racine sur la terre andalouse, épouse Isabel, qui lui donne deux filles. Un beau jour de mars 2000, le Marquis d'Albaserrada lui ouvre les portes du domaine mythique de Mirandilla. Il n’osait même pas y penser. Patiemment, en marge de ses nouvelles fonctions, il va, en solitaire, "jouer au ganadero" et apprendre son métier. Devenu mayoral de cette ganaderia jadis renommée, il travaille d'arrache-pied pour lui rendre son lustre d’antan. La route parcourue inspire l'admiration et le respect. Fabrice n'en changera pas.


Un week-end somptueux

L'association TORRITO AFICION qui soutient Fabrice depuis début 2010 organise un week-end à Nîmes et Beaucaire du 3 au 5 février 2012. A noter que dès jeudi 2 février, Fabrice est l'invité du JEUDI DU CERCLE, soirée privée des membres du CERCLE TAURIN NÎMOIS sur le thème : "profession Mayoral".
No hay billetes !

 Vendredi 3  Février 2012Soirée Torrito Aficion 
A partir de 19H, soirée de l’association, historique, bilan, renouvèlement des cartes d’adhésion, présentation de la souscription autour de l’achat de deux sementals de chez Isáias y Tulio Vázquez, projets et rêves autour de la thématique de l'avenir de la tauromachie au campo… Bodega  Amis de Pablo Romero-  Rue E-Jamais- 30 000 Nîmes  Ouverture des portes à 19H, vino, petites tapas et ambiance Sévillane avec Chely TORITO  et ses danseuses de Flamenkissimas . Entrée libre et ouverte à tous. Renseignement : 06 10 07 83 41

Samedi 4 Février 2012Diner Débat sur le thème des Mayorals 
Avec Fabrice TORRITO (Marquis d’Albaserrada),  Olivier RIBOULET (Scamandre)  et Olivier FAURE (YONNET) autour des anecdotes, techniques de faenas de campo (ferrade, bouclage des veaux, tienta, ...)
A partir de 19H-  Menu 20€ (vin compris) concocté par notre Arlette des Halles de Nîmes-
Le Coquemar-4 Bis Rue C.Desmoulins-30300 Beaucaire-  Soirée Privée- Exclusivement sur Réservations avant le 31/01/2012 (06 25 42 18 25 /puce.al30@hotmail.fr)
 
Dimanche 5 Février 2012Brasserie les 2G- 3Bd Marechal Foch- 30 300 Beaucaire
L’antre Beaucairoise nous propose un apéritif tapas et convivialité avec bilan du week-end en prime !
A l’occasion de ces deux soirées, exposition des œuvres de Pedro Naranjo, photos de Campos y Ruedos et une sympathique tombola mettant en jeu : Un séjour à Mirandilla (hébergement 2 nuits à la Finca Mirandilla, 2 déjeuners au Restaurant La Cerca de Los toreros (Gerena/Sevilla), visite complète de la ganadería avec le mayoral et une demi-journée de "participation" aux tâches du campo avec les vachers), une œuvre réalisée en direct par l’artiste peintre sévillan Pedro Naranjo,, un  dessin d’Eddy PONS et un  bucrane d’une vache de l’élevage du Marquis d’Albaserrada.
Soyez nombreux à venir retrouver Fabrice.

Publié dans Aficion

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La temporada sera torista

Publié le par vingtpasses

 

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Par Paul BOSC

 

Au CAC 40 de la tauromachie,  les traders ne parient plus sur El Juli, José Tomas, Talavante ou Manzanarès. Ils cherchent des valeurs-refuges qui, en cette période de crise, permettront aux investisseurs  de ne pas mettre toutes leurs billes dans des affaires pharamineuses.


C’est ainsi qu’au regard jeté sur la première entreprise cotée dans la temporada 2012, les arènes d’Arles n’abusent pas des toreros du G10, hormis, bien sûr Sébastien Castella et Juan Bautista, mais font confiance aux valeurs montantes de la tauromachie qui ont gagné leur titre l’année dernière. A la force du poignet…  Et souvent dans des courses qui relevaient de l’exploit pour gagner des Oscars. Pourtant « les artistes »  David Mora, Javier Castaño ou Iván Fandiño sont sur la même route que ce bon film français au titre éponyme qui, comme eux, n’a pas dû couter des fortunes.


Et puisque nous sommes dans le cinéma, faisons un arrêt sur images sur cette corrida «ciné-club» de Mayalde  avec, pour accompagner le départ de El Fundi, deux toreros qui ont marqué leur époque : Victor Mendes et Ruiz Miguel.  Ce n’est pas du cinéma muet mais il est sûr que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.  Et  saluons ici la témérité des frères Jalabert de parier sur ces toreros, afin de raviver la mémoire des aficionados et permettre aux jeunes générations de découvrir  une tauromachie différente de celle qu’ils connaissent.


Du côté nîmois, Simon Casas examine aussi les courbes de croissance et, pour ce que l’on sait maintenant, il annonce déjà le solo contre six Miura de Javier Castaño ou la présence de Diego Urdiales face aux Victorino Martin. Et encore un mano a mano Ivàn Fandiño-David Mora avec des Fuente Ymbro. Déjà pas mal pour une Pentecôte qui comptera 8 corridas de toros.


Il ne reste plus qu’à savoir si les épargnants investiront dans ces titres, surtout en se rappelant que la meilleure corrida de l’année, celle de Fuente Ymbro  pour les vendanges n’a attiré que quelque 5000 spectateurs, que la Muriada de septembre n’a pas plus rempli les arènes, et que la novillada de la Cape d’Or  a été pratiquement ignorée.


C’est pourtant une belle occasion de prouver que ces corridas où enfin, l’émotion est souvent présente, où le danger existe, où il faut s’engager réellement, sont plus passionnantes que celles qui affichent de grands noms de la tauromachie… et de petits toros sans intérêt.

Publié dans Ferias

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Faux-semblants

Publié le par vingtpasses

  Par Charles CREPIN

 

 

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Carmen par CHIMOT

 

La psychophysiologie est sensée faire partie des sciences cognitives, à priori objectives. Aussi, les propos du psychophysiologue Hubert MONTAGNER sur le spectacle de la corrida, supposé préjudiciable aux enfants, ont-ils de quoi interpeler. Une déclaration qui lui vaudra certainement l'épée d'académicien de la F.L.A.C au service de laquelle il s’est placé, et la double casquette du chercheur-militant pour le moins sujette à caution. Que retenir en effet d'une thèse qui fait l'impasse sur les antithèses, sinon qu'elle cède la place à la simple profession de foi ? Tout cela suggère la fragilité d'un libre arbitre tiraillé entre psychologie et intolérance, par ailleurs caution déclarée d'un catalogue anti taurin dans lequel on cherche vainement la sérénité et l'objectivité des idées. 

 

Tout aussi consternante, la démarche, simpliste et manichéenne qui conduit une nouvelle foi l'Alliance Anti Corrida à mener une attaque pour le moins surprenante contre la "dangerosité" de la fresque taurine de Saint Martin de Crau (voir l'article de Paul BOSC http://vingt-passes-pas-plus.over-blog.org/article-un-coup-de-pub-inutile-97177505.html). La méthode et la communication, sous des aspects sereins et démarqués des actions violentes, n'en reste pas moins une subversion qui s'approprie les armes d’une guerre froide parée des manigances rassurantes de l'hypocrisie. C'est peut-être ce qui lui permet de bénéficier des bienveillants coups de projecteur d'une presse qui lui ouvre généreusement ses titres. 

 

  Puisqu'on parle de médias, la chaîne Arte diffusait dimanche soir « Le Parrain II » (1974), film couroné de sept Oscars. Une belle prouesse que celle de Coppola avec cette trilogie mythique passionnante de bout en bout : au delà de la pluie de trophées consacrant son talent hors pair, le réalisateur a traduit avec un réalisme perçant l'immoralité et la sauvagerie d’un Parrain de la Mafia newyorkaise, fratricide de surcroît, réussissant du même coup à en faire  le héro estimé d’un film culte qui lui vaut la reconnaissance éternelle du Septième Art ainsi qu'une survivance providentielle à travers un jeu Vidéo. Combien d’enfants ont vu ce film violent ? Combien ont joué à ce jeu sanglant ?

 

 

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Le parrain II en jeu vidéo PlayStation


 

J’en viens à la Carmen de Chimot affichée en tête du présent article.  Impudique, indécente même, avec ce ventre offert, diront les uns.  Sublime, envoutante, mimant un cite provoquant et sensuel, diront les autres… Les enfants de 12 ans et moins, qui d’un simple clic auront ouvert cette page doivent-ils être réprimandés, mis au piquet, interdits de site… ou plus simplement, doivent-ils être renvoyés aux jeux vidéo bien saignants de leur  chère PlayStation ?  

 

 

Publié dans Antis taurins

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Un coup de pub inutile...

Publié le par vingtpasses

 

 

Par Paul BOSC

 

 

Le papier est paru dans « La Provence », voici quelques jours. Et qui fait la pub pour notre Nîmoise anti corrida : Claire Starozinski. Ne voilà-t-il pas qu’elle a été informée par les parents d’élèves du collège Charlou-Rieu à Saint-Martin-de-Crau de l’existence d’une fresque peinte par des élèves, il y a vingt ans. Le proviseur de l’époque avait demandé à des élèves de la section CNPP, enfants en difficulté scolaire, d’exprimer leurs visions de la Provence et de ses traditions. Un torero exécutant une passe de muleta s’est ajouté à d’autres dessins, naturellement parce que les taureaux de combat et la corrida sont présents dans toute la région arlésienne.


Une fresque dont plus personne ne fait attention et qui d’ailleurs doit disparaître dans la prochaine rénovation des locaux.
En 2012, voilà une image cruelle qui peut perturber nos chers enfants, eux qui passent leurs journées libres à entretuer des guerriers virtuels sur leurs consoles de jeux. Eux qui, en ouvrant la télévision ne voient que des reportages sur les révolutions arabes, sur les guerres en Afrique, en Asie, ou apprennent qu’un gamin de 17 ans est soupçonné d’avoir assassiné un gosse de 15 ans. Eux  qui ont su qu’une gamine de 8 ans a été violée et tuée à deux pas de chez eux, à Bellegarde. Eux qui vivent dans un siècle où la violence est quotidienne.

 


 

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On se demande bien ce que cette pauvre fresque et son torero peut bien évoquer dans leurs esprits. A part Mme Starozinski qui se satisfait d’une pleine page de publicité gratuite dans un quotidien régional et qui ne manquera pas de se vanter d’avoir gagné une bataille, personne dans Saint-Martin de Crau n’aurait imaginé que ce dessin susciterait une telle polémique. Même ceux qui ne sont jamais allés aux arènes, même ceux qui n’aiment pas la corrida et le bon millier d’enfants devenus aujourd’hui adultes qui se sont élevés en passant chaque jour devant le torero incriminé aujourd’hui.


Nous ferions mieux  de veiller à ce que nos enfants apprennent le savoir enseigné au collège, respectent leurs enseignants et parfois leurs parents, sachent se conduire en humain. Dans ce vaste programme, la tauromachie n’a rien à faire. Elle ne fait partie que d’une tradition locale et chaque année, pour la feria de la Crau, des milliers d’enfants de cette commune viennent assister à la Feria des Pitchouns qui contribue à leurs épanouissements.

Publié dans Corrida et Société

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L'enfant roi et le Dieu

Publié le par vingtpasses

 

 

Par Paul BOSC


 Les clarines n’arrêtent pas de sonner sur la terre taurine. Les gardiens du Temple de la tauromachie, viennent d’ouvrir les portes à Simon, l’enfant de Nîmes, remettant au goût du jour une histoire vécue il y a 2011 ans entre la naissance de l’enfant roi et l’arrivée, guidée par une étoile, des Rois mages venus l’honorer.

 

 

Dieu 3

 

 

Simon, l’enfant de Nîmes, parvenait enfin au cénacle. A son cénacle de rêve d’enfant. Un joli mot issu des Saintes Écritures qui veut dire, si l’on se réfère à Emile Littré : « réunion d’hommes de lettres, d’artistes, etc., qui se voient souvent et sont accusés de s’admirer mutuellement ». Déjà, l’un des Rois mages a convoqué ses hérauts pour diffuser la bonne parole, la seule qui soit vraie et sincère puisque c’est lui qui la proclame. Le consul a  écrit : 


« C’est pour notre ville une fierté que l’un de ses fils, Simon Casas, atteigne le plus haut sommet de la tauromachie mondiale en devenant le premier Français à conduire la programmation tauromachique et culturelle des arènes de Madrid. Cette nouvelle doit être comprise comme la reconnaissance internationale d’un talent hors du commun, mis au service de la passion d’une vie. C’est, n’en déplaise à quelques clubs taurins heureusement très minoritaires, la confirmation du choix fait par notre municipalité dans la sélection du délégataire de nos arènes nîmoises. Je suis persuadé que la nouvelle dimension prise par Simon Casas au sein de la famille très fermée des grands acteurs taurins constitue un atout extraordinaire pour notre ville et l’enrichissement de nos férias. Je veux donc adresser officiellement, après l’avoir fait directement auprès de lui, les félicitations de la Ville de Nîmes pour cette extraordinaire nouvelle qui témoigne de la reconnaissance qu’il a su acquérir auprès de tous les acteurs majeurs de la tauromachie." 

 

Mais qu’est-ce donc que ces manants de quelques clubs taurins très minoritaires ? Serait-ce ces indignés qui, pour la Pentecôte, se sont élevés contre l’éviction d’un président de course qui a refusé une oreillette à un prince de l’arène, lui interdisant ainsi la porte des Consuls ? Peut-être que ces trublions de la démocratie locale peuvent avoir une autre attitude que le politiquement correct ou le « lèche-bottes-blues «  que chantait Eddy Mitchell lors de sa dernière séance aux arènes.

 

Il est vrai que le Roi mage de Nîmes est aussi un oracle : « qui toujours se plaît à se cacher ; toujours avec un sens il en présente un autre »  écrivait Racine dans l’acte II d’Iphigénie. N’était-il pas déjà venu au secours de Simon, enfant de Nîmes, pour qu’il garde la barre du grand vaisseau de pierres romaines attaqué par un pirate, lui aussi enfant de Nîmes ? Le roi-mage et consul de Nîmes se comparait-il alors à Salomon ? En oubliant sans doute que ce roi d’Israël avait été rendu populaire par ses jugements pleins de sagesse.

 

La nouvelle route que va suivre notre Simon, enfant de Nîmes est, sans doute, bien plus redoutable et certainement pas, pavée de bonnes intentions. Avant  de l’acclamer ou de lui jeter la pierre, attendons sagement de connaître la suite des événements. Tout en veillant sur son ego démesuré… Avant que celui-ci veuille lui laisser croire qu’il est un Dieu.

Publié dans Tribune

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