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GOT, UN CLONE DE TORO BRAVO

Publié le par Charles CREPIN


Une vache laitière, mère du premier toro brave cloné



L’équipe de chercheurs de la Fundación Valenciana de Investigación Veterinaria dirigée par le professeur Vicente Torrent, qui a réalisé cette première scientifique, confirme que le nouveau né, appelé Got (verre en valencien), va très bien. Got, véritable « photocopie de son père »,  est beau et « noir comme une mine de charbon ». Sa naissance a bien entendu suscité intérêt et curiosité, s’agissant du premier toro brave cloné dans le monde.
Né à partir d’une cellule souche issue de « Vasito», semental de la ganaderia Maria Luisa  Dominguez y Perez de Vargas et d’une robuste vache laitière frisonne répondant au doux nom de Leonis, qui a servi de mère porteuse, il aura dans les jours qui viennent un clone frère du même père qui sera appelé Glass.

 

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« Notre objectif est de mettre au point une technique pour cloner toute espèce de mammifère en danger d’extinction (…) », explique V. Torrent. Mais la possibilité d’obtenir des toros clonés pourra aussi trouver des applications en matière de toreo. « C’est évident, explique le chercheur, même si cela ne me satisfait pas personnellement. De toutes façons, il serait très intéressant de voir comment six toreros différents toréent six toros rigoureusement identiques » Une idée qui peut donner lieu à des polémiques dans le monde particulièrement pointilleux la lidia… ».


Avant d’être polémique, cette idée n’a pas fini d’interpeler le mundillo et l’aficion, et fait déjà sourire (mais pas tant que ça…). Véritable boite de Pandore, elle ouvre le champ d’un nouveau domaine auquel certains « producteurs de spectacles taurins » ne manqueront pas de s’intéresser. Car tous les clones ne seront pas les frères de Clavel Blanco !  Et si on est passé du concept « à chaque toro sa lidia » à celui du toro formaté qui n’exige plus qu’une simple lidia de gestes et cent longues passes, imaginez un clone idéal reproduit à grande échelle et introduit dans ce jeu… On aurait alors le nouveau concept « à chaque torero sa lidia », et point barre, avec un toro sans surprise, qu’on apprendrait par cœur. Et qu’il porte sur la cuisse le fer de JPD ou celui de Guardiola ne changerait pas le fond du problème. Évidemment, mauvais esprits et grincheux comme nous sommes, il ne nous aura pas échappé que les conséquences d’une telle dérive supposent la perte de toutes les valeurs qui font la lidia, y compris celle de l’Espérance.… En poussant plus loin le raisonnement, supposons que, par une belle matinée, l’un de ces clones soit indulté par Enrique Ponce. Les frères clonés tout aussi méritants, combattus (si ce mot s’applique encore) par les compagnons de cartel d’Enrique, y auraient droit aussi, non ?

 

Photo El pais.com

Publié dans Le toro

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ALES 2010

Publié le par vingt passes, pas plus...

Album de la corrida d'Adolfo Martin 

Robleño - Sanchez Vara - Fandiño.

 

Ales-2010---A.-MARTIN 7347

 

Voir l'album

 

 

 

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FERIA DE NÎMES 19 - 24 MAI 2010 - SORTIES

Publié le par vingt passes, pas plus...

 LES 3 TERCIOS du peintre Albert MARTIN


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VERNISSAGE LE 18 MAI 2010

- à 18 heures, LES OLIVADES, 4 Place de la Maison carrée

- à 19 heures, LE VINTAGE Café, 7 rue de Bernis

 


 

UNE NOUVELLE BODEGA

 

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LE FLAMENCO par CHELY LA TORITO

 

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 ANIMATIONS FLAMENCO

 Le 22.23.24 MAI 2010 HOTEL IMPERATOR NIMES

 

 LAS TARDES FLAMENKAS 

Un flamenco vivant sensuel, racé, intimiste au  cœur  duquel se  conjuguent émotion, passion, beauté et  hédonisme flamenco.

 

CHELY « LA TORITO », danseuse flamenco Nîmoise  invite ses compañeros flamencos pour animer les « après midi flamencos »ou« Las tardes flamenkas » de l’Hôtel Imperator****durant la Feria de Pentecôte 2010.

 Surnommée  Torito, « petit toro »,dès son plus jeune age, en raison de sa manière de danser spontanée, instinctive et remplie de « fougue », Chely « La Torito » est un saisissant mélange de force et d’élégance, mêlant rage et grâce, d’une esthétique et d’une énergie époustouflante. Apres 15 années de carrière c’est cette personnalité qui continue de séduire  le public et les différentes Compagnies de France et d’Espagne.

Apres 5 années de danse classique chez Michelle Lucibello, elle abandonne ses chaussons et pointes pour se tourner vers son premier grand Maestro flamenco : José Galvan(SEVILLE), elle poursuit sa formation auprès des plus grands( Juana Amaya, Beatriz Martin, Manolo Marin, Javier Latorre, Farruquita, Israel Galvan etc…). A l’âge de 17 ans, Pepe Linares, son « guide spirituel » du flamenco l’intègre dans son cuadro,  elle l’accompagnera pendant plus d’une décennie et participera à ses cotés à de nombreux festivals nationaux et internationaux. Invitée par de nombreuses compagnies, elle  multiplie les représentations artistiques aux quatre coins du monde (   >Mont de  Marsan, Paris, Bastia, Genève, Lugano, Bodrum en Turquie, Italie, Tunisie,  et récemment Singapourpour les alliances françaises pour représenter la culture flamenca nîmoise…)

En 2006, Chely « La Torito », croise sur sa route flamenca  Juan Antonio Perez, danseur-chorégraphe de MALAGA (ancien danseur  d’El Guito, Cie Paco Mora, ex premier danseur avec Marco Flores de La Lupi…) qui la choisit pour intégrer sa Compania AZABACHE(MALAGA). Elle part alors danser en Andalousie aux cotés d’artistes de renom comme, Rafael de Utrera, La Chicuela…

0.0pt;">En mars dernier, elle représente l’Andalousie avec la Compania Azabache lors d’une soirée organisée par la Junta de Andalucia et le centre culturel andalou de Marseille.

Pour la Feria de Pentecôte 2010  la jeune danseuse Nîmoise est heureuse de retrouver ses compañeros  durant « LAS TARDES FLAMENKAS »,  un flamenco vivant sensuel, racé, intimiste, authentique au cœur duquel se  conjuguent  émotion, passion, beauté et  hédonisme flamenco.

Le blog de CHELY LA TORITO : http://latorito.canalblog.com/

 

 


 

 

Publié dans Sorties

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Business si, pundonor no !

Publié le par Charles CREPIN


 
Juan Del Álamo, Thomas Duffau, Patrick Oliver, Thomas Joubert. Ces quatre novilleros déjà bien connus ont indiqué qu’ils n’iraient pas affronter les novillos de Prieto de la Cal lors de la traditionnelle novillada estivale de Parentis en Born (voir à ce sujet le communiqué de L’ADA Parentis « manquer à sa parole » stigmatisant en particulier Thomas Joubert qui avait dans un premier temps accepté sa participation au cartel. Voir aussi l’article de Campos y Ruedos du 5 mai 2010).
    

http://www.adaparentis.com/index1.html

http://camposyruedos2.blogspot.com/ 

 

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Merci à "JIES" Jacques SEVENIER pour cette superbe photo (Prieto de la Cal - ST MARTIN DE CRAU 2010).

 

Ces novilleros ont-ils été impressionnés par le piquant des Prieto de la Cal de Saragosse, ou ceux de Saint-Martin-de-Crau en ce début de temporada ? L'économie et la certitude de victoires plus faciles ont-elles effacé à ce point toutes traces de pundonor ? Toujours est-il que le statut de figura auquel ils sont sur le point d’accéder leur permet semble-t-il dès à présent, de suivre l’exemple de leurs aînés en refusant une confrontation délicate face à des adversaires jugés (trop) encastés… La nature humaine est sans doute restée constante à cet égard, et la période des cent dernières années, âge d’or compris, témoigne de la propension humaine et naturelle des figuras à «sélectionner»  les toros et «vérifier» leurs armures….

 

Sauf qu’avant, la sélection génétique n’avait pas fait les ravages actuels sur les encastes ou ce qu’il en reste. Et que par ailleurs, l’aficion constituait un contre pouvoir capable de ramener une figura à plus d'éthique. Aujourd’hui, vous savez ce qu’il en est : le système mis en place par les « taurinos » est terriblement efficace : disparition progressive du toro "qui exige sa lidia" au profit d’un commode serviteur qui tourne en rond, formaté pour «cent passes». Cette race qui prolifère désormais dans les ruedos, est dédiée en toute logique aux figuras sur la base de leur potentiel « taquillero ». Ce système est puissant. Il a déjà ses exigences et un public nombreux, tout acquis à sa cause pour ne pas connaître ou avoir oublié « une autre corrida ». Ce système sera-t-il bientôt le seul légitime, lorsque ses puissants lobbys auront obtenu un règlement taurin révisé, adapté au spectacle qu’il produit ? Si nous fermons les yeux, si nous baissons les bras, nous n'aurons plus alors que cette corrida, celle que nous aurons méritée.

 



Publié dans Chroniques

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BRINDIS

Publié le par Charles CREPIN

 

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BRINDIS

Mais de lugubres sonneries
Ont gémi dans les galeries ;
Le matador, l'épée hors du fourreau,
S'avance grave, tête nue :
« Au Président je brinde ce taureau,
Je le tuerai, s'il ne me tue. »

 

 

 

Emile Reinaud - 1906

Publié dans Poèmes

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Cadrer le toro

Publié le par Charles CREPIN

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Voilà une éternité que Je n’ai pas publié un article dans la rubrique « RÈGLES DE L’ART ». Pourtant, c’est l’un des principaux objectifs de « Vingt passes, pas plus » de contribuer si peu que ce soit, à l’aficion et l’occasion, pour quelques uns dont je suis, d’approfondir leur connaissance de la tauromachie. Donc, allons-y ! Aujourd’hui, essayons de comprendre ce que recouvrent le terme et l’action de cadrer le toro, cette séquence incontournable de la lidia dont le respect des règles va conditionner l’entrée à matar et favoriser la sûreté de l’estocade.

 

Quelques lexiques espagnols ou français à notre disposition (pas tous) définissent le terme taurin « cadrer », de façon plus ou moins succincte ou plus ou moins exacte. Je vous laisse le soin d’y recourir au hasard de vos lectures. Mais tout compte fait, je ne peux m’empêcher de reproduire ici une description réellement pertinente de ce terme taurin par le torero français Plumeta * qui avait abordé le sujet en avril 1912 !  Et son propos reste bien sûr d’actualité.

 


 

 

 

Pérorant un jour dans un club taurin du Gard, je fus interpellé par un aficionado qui me demanda : « Pourquoi faut-il que le toro soit cadré quand le matador va l'estoquer ? » Un de ses voisins devançant ma réponse dit : « C'est pour que l'épée pénètre mieux. Le toro d'aplomb, l'estoc ne risque pas de rencontrer les os».
« C'est inexact », m'écriai-je aussitôt. « Cette grave erreur dure depuis que la corrida a été importée en France. Si l'on pouvait frapper le toro absolument immobile, votre assertion aurait une apparence de vérité. Mais il n'en est rien. Au moment du centre de suerte, il est rare de voir un toro parfaitement indifférent et ne bougeant pas. En réalité, il faut cadrer le toro pour permettre à l'homme de mesurer son coup avec art, et surtout pour lui assurer l'avantage sur l'animal ».
-  Comment cela ? Vous allez vite le comprendre :
Cadrer vient du terme espagnol cuadrar […]. Nous avons plus ou moins bien francisé le mot. On pourrait aussi bien dire cuadrer, mais cadrer est entré dans la langue taurine. Acceptons-en l'usage, à l'instar de l'Académie.

Une croyance commune chez les, aficionados français est la suivante : cadrer veut dire mettre les quatre pieds du toro sur une même ligne, deux à deux. C'est exact, mais incomplet. […] Le toro n'est pas parfaitement cadré si, en outre, il n'a pas la tête horizontale et les yeux fixés sur la muleta du matador qui va s'engager à l'estocade. Il n'est d'ailleurs pas absolument nécessaire, lorsque l'espada entre à matar que les quatre pieds soient égalés, condition rarement réalisable. Il suffit des deux pieds de devant, contrairement à ce que croient beaucoup d'aficionados de chez nous. La raison en est bien simple. Si l'animal a l'un de ses deux pieds de devant en avant ou en arrière, il n'a plus qu'un pas à faire pour se porter avec facilité à la rencontre du matador : d'où désavantage pour celui-ci; en effet, le toro se meut plus difficilement quand ses jambes sont sur le même plan. Nous lisons dans la Tauromaquia de Guerrita, page 327, l'excellente explication qui suit : « Si le toro a avancé une patte, il possède déjà de la force pour s'élancer et le point d'appui nécessaire pour donner de l'élan à sa course ».

D'autre part, si le toro a la tête trop haute, le matador portera difficilement le coup, surtout sil est de petite taille. Si, au contraire, la bête a la tête basse, elle n'aura qu'à la relever en un temps pour cueillir l'espada entrant à l'estocade. Il faut, par conséquent que la tête du toro soit horizontale afin qu'il la baisse et la relève en deux temps. C'est à peu près entre ces deux temps que le diestro signe l'estocade.

Enfin, il est compréhensible qu'il est dangereux de porter un coup à un animal distrait, d’où la nécessité de l'obliger à fixer les yeux sur le leurre. (NDLR : Plumeta n’aborde pas ici le rôle majeur de la muleta et de la main gauche dans l’estocade).

Ces trois conditions remplies, le toro est bien cadré.

Plumeta - Avril 1912



 


 


•    Léonce ANDRÉ  "Plumeta" Torero français (1880 – 1915).

 

 


Publié dans Règles de l'art

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