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De deux choses l'une...

Publié le par Charles CREPIN

 

 

Ou bien l’aficionado est indépendant. Fidèle à son éthique, il est catalogué en raison de la fermeté de ses convictions et n'échappe pas aux diatribes de certains "taurinos" qui lui collent l'étiquette d'intégriste, voire même d'ayatollah. Pourtant, s'il défend des principes sur lesquels il ne transigera pas, il ne s’accroche pas non plus à un rite immuable. Il a en réalité toujours accompagné l’évolution de la corrida, d’où l’arbitraire de la caricature dont il est l’objet. Son approche de la tauromachie, qu’elle soit toriste ou toreriste, est guidée par sa passion du toro bravo et son souci de préserver l’authenticité de la Fiesta Brava. Il est bien évidemment intransigeant à l’égard de toutes les fraudes, et affligé par les dérives actuelles qui minent la corrida de l'intérieur.   

 

Ou bien il perd son indépendance. Qu'il évolue depuis longtemps dans ce milieu qu’il connaît bien, où il a des amis, ou qu'il ait été confronté à la perspective de se lier à des acteurs du terrain dont les intérêts, plus complexes, sont de nature différente : dès lors qu’il saute le pas, il sort du cercle de la pure aficion; l’intérêt, la pression ou la crainte prennent alors le pas sur sa lucidité et sa capacité à réagir. Il n’a plus ni l’envie ni les moyens de se faire entendre.

 

 

 

"Le libre arbitre est la condition de la certitude"

Maurice Schumann - Angoisse et certitude

Publié dans Aficion

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Oda a Belmonte

Publié le par vingtpasses

Oda a Belmonte

 

Je chante l'homme dans sa plénitude,

Le triomphateur du monde et de lui-même

Qui au bord - jour après jour - de l'abîme

Sut se pencher impavide et serein

 

Gerardo Diego

Publié dans Poèmes

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BEGOÑA RIVAS, photographe

Publié le par vingt passes, pas plus...



" LA TELA DE TOREAR "

La corrida est pleine de petits détails pour qui sait les regarder. C’est le cas de Begoña Rivas, photographe qui guette les petits détails qui entourent la corrida: le castoreño, la chaquetilla, une banderille, le banderillero grillant une “sèche” à la sauvette... L'oeil fait mouche sur les plans cadrés serrés, l'image fait parler la matière.  



 

Exposition :

 

Centro Cultural Galileo

Madrid 

Fernando El Católico, 35

Du 24 Septembre au 30 Octobre

Entrée gratuite




 

Publié dans Art & culture

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MORANTE DE LA PUEBLA

Publié le par Charles CREPIN

 

Photo C. CREPIN


 Morante !

 

Pour les uns, ce nom n’éveille qu’indifférence ou dérision. Ils n’ont pas vu, pas apprécié ou pas saisi ce qu’il fait. Ou de guerre lasse, ils sont passés à autre chose… Pour les autres, le nom de Morante résonne comme une aubade, un refrain magique. Morante les fait rêver. Il allume une petite lueur dans leur regard. Mais il fait naître une pointe de regret dans leur voix, et de la frustration aussi. C’est que le maestro use cruellement leur patience. C’est égal. Pour lui, ils en gardent encore un peu en réserve. La frustration, presque une souffrance, est perceptible chez ces aficionados qui savent ce qu’il veulent et attendent que Morante torée, là, sous leurs yeux, comme il est capable de le faire, comme aucun autre torero ne le fait aujourd’hui.

 

Capable, il l’est. Ils en sont persuadés. Il l’a même prouvé quelques fois, et ces quelques fois valaient amplement le billet de corrida, et même le voyage ! Comme ce jour de mai où il a triomphé à Madrid, saisi par l’essence même d’un toreo empreint de grâce et de délicatesse, par la magie d’un art spontané. Par la beauté d’un drame baroque inattendu, improbable, qui jaillit sur le sable, sous leurs yeux écarquillés. Par la lenteur presque irréelle d’un temple céleste et majestueux, par l’infinie délicatesse de gestes jamais banals, jamais vulgaires, laissant loin derrière la mécanique reluisante des redondos inversés qui chavirent un autre public. Même que le « tendido 7 », debout, a demandé une deuxième vuelta !  Morante a pleuré… Et ce jour de juillet, à Pamplona, où il regarde ses compagnons de cartel sortir à hombros, par la grande porte, rassasiés de vaines récompenses, tandis que lui se dirige vers le patio, en modeste piéton. Et c’est lui, Morante, que le public acclame…

 

 Et puis, il y a le Morante des jours ordinaires, des jours gris, le Morante qu’ils vont voir, remplis d’espoir, attentifs à bien saisir au vol quelques bribes somptueuses de sa lidia, des bribes faites de détails épars et éphémères. Éphémères ? Pas vraiment, car dans leur tête, la magie opère encore longtemps après la symphonie, fut-elle inachevée, quand de sublimes  « détails » se sont insinués dans leur mémoire. 

Publié dans Aficion

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Enrique PONCE

Publié le par vingt passes, pas plus...




PONCE à Nîmes, Feria des Vendanges 2009.   Photos C. CREPIN

Voir l'album PONCE 

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ESPLÁ - La despedida

Publié le par vingt passes, pas plus...

  

ESPLÁ lors de sa despedida. Feria des Vendanges à Nîmes le 19 septembre 2009.   Photos C. CREPIN


Voir l'album ESPLÁ


 

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Sébastien CASTELLA

Publié le par vingt passes, pas plus...



Sébastien CASTELLA à Nîmes, Feria des Vendanges 2009        Photos C. CREPIN

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MORANTE DE LA PUEBLA

Publié le par vingt passes, pas plus...

MORANTE 

MORANTE DE LA PUEBLA à Nîmes, Feria des Vendanges 2009    Photos C. CREPIN

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NOUVEAUX CROQUIS D'ALBERT MARTIN

Publié le par vingt passes, pas plus...


 “seul contre six” de Juan BAUTISTA  aux Saintes Maries de la Mer le 8/08/2009. Par Albert MARTIN

Publié dans Art & culture

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DESCASTAMIENTO

Publié le par Charles CREPIN

 

Les deux articles précédents évoquent  un sujet d’actualité : la caste, ou plutôt l’absence de caste (descastamiento). Voici l’occasion d’en rappeler la définition, et les avatars.
 

Ce terme taurin espagnol traduit l’état d’affaiblissement de la caste, fruit de la sélection systématique par les éleveurs d’un toro moins agressif, moins dangereux, plus souple, et donc, en principe, plus noble et plus apte à recevoir des passes. 

 

En marge du descastamiento

 

Cette évolution est allée de pair avec celle de la corrida moderne, conduite par la plupart des figuras depuis longtemps déjà, et  plébiscitée par un nombreux public. Ne nions pas que cette évolution a eu, pour un temps, des effets positifs et permis un toreo esthétique dans le choix duquel les aficionados, et même les savants critiques, ont pris leur part. Certains “toristes” du tendido 7, qui ne jurent que par le toro “dur”, et une corrida qu’ils n’ont jamais vue, ne restent pas insensibles au charme d’une divine série templée de Morante. Et puis, sérieusement, quel public aujourd’hui applaudirait la lidia telle qu’elle se déroulait il y a 100 ans, avec les toros de l’époque?  

 

Mais le descastamiento se traduit souvent aussi par une perte totale des caractéristiques et du caractère de la race, une absence de fijeza *, une tendance marquée à la recherche de la querencia, et finalement, un consternant refus du combat qui gâche le plaisir. Descastamiento : voila donc un terme qu’il nous faut hélas connaître, car les occasions de l’employer ne manquent pas. Témoins, les “fracasos” qui sont devenus fréquents dans les ruedos durant toute la première partie de la temporada, en Espagne comme en France, n’épargnant pas des élevages que l’on dit “de respect”

 

Et quand on voit le nombre de toreros blessés, parfois gravement, par des medio-toros “doux comme le miel” depuis le début de la temporada, on peut légitimement se demander : 

- A quoi ça sert ?

 


 

 

 

* Fijeza: caractéristique du toro noble qui charge avec bravoure le cheval ou la muleta.

Publié dans Termes taurins

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Billet pré-Vendanges

Publié le par Frédéric PASCAL

LA CHRONIQUE DE FRÉDÉRIC PASCAL
 

La montagne a accouché d’une souris.

Bilbao, la grande difficulté de l’été s’achève sur un bilan contrasté, voire sombre, si on en croit les déclarations peu amènes à l’encontre de plusieurs figuras et de quelques ganaderos de la part de Luis Diaz de Lezana, président de la commission taurine de la Junta administrative de Bilbao.  Pour lui, Ponce est le seul à avoir tenu son rang du côté des toreros tandis que la plupart des ganaderias (La Quinta, Torrestrella, Matilla, Jandilla...) ne seront pas reconduites pour manque de résultat. En fait, aucun toro n’a mis la tête en brave, pas plus dans les leurres, que lors du tercio de varas*. Dans ces conditions il fut impossible aux toreros d’aligner les passes de qualité. C’est ainsi qu’on vit les plus grandes figuras du moment signer des faenas heurtées ponctuées de désarmés et de rectifications de terrain précipitées, à peine dignes de toreros novilleros. Qui plus est, si les toros n’ont pas mis la tête, les matadors n’ont pas mis l’épée, ce qui a fait échapper quelques oreilles aux prestations les moins pénalisées par le ganado. Si on ajoute à cela le défi démesuré relevé par El Juli, qui accepta de tuer seul six toros, suite à la blessure de Perera, le rideau tombe sur une feria ratée. Le fait que le président Lezana sauve Ponce du naufrage est à mettre,  pour partie, au crédit de l’histoire d’amour qui lie depuis plus de dix ans Bilbao, à ce torero, mais aussi à la forme olympienne affichée par ce dernier en cette fin d’été. Partout où il passe, il triomphe…ou indulte ses adversaires !  Il recolle fermement au groupe de ceux pour qui Bilbao s’est soldé par un demi échec : Juli, Perera et Castella. En marge du circuit des grandes Ferias, José Tomas continue de remplir les arènes et de couper les oreilles. Intercalé, Morante de la Puebla, qui à fait l’effort d’aller à Bilbao en dépit des séquelles d’un grave blessure reçue le 7 août au Puerto de Santa Maria, paye le prix du sang, puisqu’il à une nouvelle fois été blessé le 28 du même mois à San Sebastian de los Reyes. El Cid perd du terrain. Manzanares reste en vue de meilleurs, mais voit sa position menacée par la triplette de jeunes, Pinar, Tendero, Luque, dont l’appétit de triomphe ne se dément pas. Les positions ne sont acquises pour personne. Le mois de septembre, traditionnellement le plus dangereux, s’annonce riche en péripéties de part et d’autre des Pyrénées. A Bayonne, Dax, Arles, et Nîmes, l’aficion française sera fidèle aux derniers rendez-vous de la temporada. 

 


 

 

*Le comportement du toro de combat dans le peto est le même que dans les leurres; d’où l’intérêt de détailler le premier pour mieux comprendre le second.


Publié dans Chroniques

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