Les pinceaux, la garrocha et la chaise

Publié le par Charles CREPIN

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

« Ils ont tapé fort dans les chiqueros » : c'est l'hypothèse avancée par certains pour justifier la présence des pinceaux sur les Conde de la Maza. Si on en juge par la course de dimanche, les toros français taperaient moins fort dans les chiqueros ?

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

Distant et bruyant, Eugenio De Mora. A son premier, rien!  Indigne du second et complice d’une tentative d’assassinat sinvergüenza à la pique, Eugène a rompu dans le déshonneur par un bajonazo sur la tangente.

 

 

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

Profilé et distant lui aussi, Miguel Angel Delgado. Cambio au centre et circulaires culeras. Michel-Ange nous a fait du Castella… En fait, une pâle copie, hors sujet dans l’enceinte Saint-Martinoise. l'oreille gagnée ne change rien au problème.

J'attendais Sanchez Vara. J'étais venu pour lui, et pour les Conde de la Maza. A son second, tout aurait dû lui sourire. A l’arrivée, rien ou presque  ! Une série de largas cambiadas afaroladas, 3 piques dont une au regaton. Musique. Pose des banderilles après spectaculaire saut à la garrocha de son banderillero Raùl Ramirez. Public ravi ! la pression monte.

 

Les pinceaux,  la garrocha et la chaise
Les pinceaux,  la garrocha et la chaise

Ensuite, il a tout essayé ! La chaise, pour faire encore monter la pression, mais le toro ne vient pas…  Une tentative de récibir, mais le toro ne vient toujours pas. Et à la fin, sept entrées a matar brisent le rêve de Sanchez, le mien, celui de mes voisins. A la sortie, les commentaires retiennent surtout les pinceaux… Dommage !

 

 

 

Photos : Sophia G.

Publié dans Ferias

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JANCAP 25/09/2016 02:06

Le diamant noir... Tous les paysans éleveurs vous le diront : jamais un de leurs bovins n'a eu les cornes en pinceau. Soit la corne casse, soit sa pointe reste intacte. Donc, une corne en pinceau est la signature de l'afeitado. Cette pratique contribue à la corrida business avec, de plus, des toros "très collaborateurs", ou des chiens fidèles suivistes et noblitos, résultat de la "sélection" du bétail. C'est largement confirmé : le toro va tuer la corrida.
NB :j'étais ce jour, 24 septembre 2016, à Pozoblanco. A deux jours près, 32 ans après l'accident fatal de Francisco Rivera Paquirri. Les trois maestros sont sortis à hombros : Ponce, Mora et Simon. J'ai eu pitié. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".

JANCAP 27/04/2015 18:40

Pinceaux = afeitado. Que personne ne vienne nous raconter des histoires. Les vieux aficionados et ceux qui ont une formation vétérinaire (coupes histologiques) connaissent le diamant noir depuis longtemps. Ils ont assez vu de manipulations (cage de contention, bouts de cornes sciés et ré-épointés...) dans les fincas pour ne pas être surpris par les pinceaux en piste. Que les gens du mundillo cessent leur manège des cornes qui ont tapé trop fort dans les chiqueros. C'est risible. N'importe quel paysan éleveur de bovins vous dira qu'une corne se casse ou tient bon. Elle ne se met jamais en pinceau !