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QUELLE HONTE PEDRITO !

Publié le par vingtpasses

Reverrons-nous bientôt des toros à Barcelone ? Contre toute attente, Pedro Balaña, propriétaire des arène dit NON.

Dans une truculente lettre ouverte qu'on pourrait trouver drôle et amusante s'il ne s'agissait d'un sujet préoccupant qui touche à notre passion, Salvador Boix, apoderado de José Tomàs dit ses quatre vérités au liberticide.

Ci-dessous, un bref extrait de la missive que vous pouvez lire dans son intégralité en vous rendant sur le site de la FSTF ici

Quelle honte Pedrito.

De quoi as-tu peur ? Peut-être t’a-t-on menacé ? Qui ? Où ? On t’a dit que si tu essayais, on regarderait dans des comptes courants et sous les sièges de tes cinémas et tu as pris peur ? Peut-être devrais-tu l’expliquer si ça s’est passé comme ça. Mais tu ne le feras pas et bien-sûr tu n’affronteras pas le danger parce que tu as peur et que tu manques de courage. Tu t’es toujours caché au lieu de réagir comme un homme, comme un être qui a de la mémoire et de la dignité. Tu te chies dessus et tu regardes ton portefeuille au point de trahir ta propre histoire et celle des gens qui t’ont respecté et qui t’ont permis de devenir riche...

Lire la suite ici ...

Publié dans Humeurs

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Pamplona, 24 et 25 Février 2017

Publié le par vingtpasses

Publié dans Colloque

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TAUROMACHIE ET POPULISMES : LE BAL DES HYPOCRITES

Publié le par vingtpasses

Le 8 décembre 2016, Antonio PURROY est intervenu à Nîmes, Hôtel IMPERATOR, au cours d'une conférence des JEUDIS DU CERCLE dans le cadre du 9ème Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS. Lire ci-dessous les principaux extraits.

Les populismes, ennemis de la Tauromachie

De manière traditionnelle, la Tauromachie a vécu en Espagne à l’intérieur d’un climat prohibitionniste, prohibitions beaucoup plus dures que les actuelles, puisqu’elles étaient prescrites par des papes et des rois. Les deux plus importantes ont été celle du pape Píe V, avec la bulle De salutis gregis dominici de 1567, qui prohibait les fêtes de taureaux dans tout le monde catholique « parce que les fêtes de taureaux n’avaient rien à voir avec pitié et charité chrétiennes ». À l’époque l’église voulait protéger les personnes et éviter les orgies et les bacchanales qui s’organisaient autour des spectacles taurins.

L’autre grande prohibition a été celle du roi Charles IV par son Ordonnance Royale de 1805, qui instituait la « Prohibition absolue dans tout le Royaume, sans excepter la Cour, des fêtes de taureaux et novillos avec mise à mort ». Curieusement, cette prohibition a eu une validité légale durant presque deux siècles, jusqu’à ce qu’en 1991, le socialiste Philippe González étant président du Gouvernement espagnol, la loi 10/1991 sur « les Pouvoirs administratifs en matière des spectacles taurins et ses conséquences » ait été approuvée. Comme on pouvait s’y attendre, durant cette longue période antérieure les spectacles taurins ont continué d’être célébrés en long et en large sur notre « peau de taureau ».

Quelques années plus tard, en 2010, le Parlement de la Catalogne a interdit les courses de taureaux en Catalogne mais non les correbous, ce qui a constitué une grande hypocrisie. En effet, qui a dit aux hommes politiques catalans que les taureaux dans la rue souffrent moins que dans l’arène? Il vaut mieux que six ans plus tard le Tribunal Constitutionnel espagnol ait aboli la prohibition de la Catalogne, par ce qu’aujourd’hui la Tauromachie est parfaitement légale sur tout le territoire espagnol.

Les mouvements animalistes

Depuis quelques décennies, un nouveau mouvement essaie de faire irruption fortement dans le contexte international pour subvertir l’ordre établi et substituer à l’humanisme chrétien, où l’homme est le centre intellectuel et moral de la vie ordinaire, une nouvelle interprétation par laquelle les animaux irraisonnables possèdent la même importance que la condition humaine, ce qui, à l’évidence, paraît insensé.

Le promoteur principal de cette nouvelle croisade animaliste est le philosophe australien Peter Singer, formé à l’Université d’Oxford et qui exerce comme professeur de bioéthique à l’Université de Princeton aux USA. En 1975, il a publié le livre Libération animale qui est devenu la bible des animalistes, puisqu’il défend l’égalité morale entre humains et animaux, et arrive à affirmer que la mort a la même valeur pour les uns et pour les autres.

Le courant animaliste s’abreuve aussi aux sources de l’écologisme profond, celui qui participe du monde végétarien et du véganien. Les véganiens sont opposés à l’élevage du bétail, à son sacrifice dans les abattoirs et à la consommation d’aliments d’origine animale.

Ce nouveau courant naît éloigné du milieu rural. L’ignorance de la vie rurale, de la production agraire et de l’équilibre environnemental fait que les animaux de production - de revenu – sont affrontés aux animaux de compagnie, qui ont été tiré de leur milieu naturel pour vivre dans une atmosphère humanisée, qui ne leur correspond pas.

Beaucoup d’activités humaines à grande tradition culturelle rattachées aux animaux, faisant aujourd’hui partie du monde des loisirs, sont menacées par l’intransigeance des animalistes. La chasse, la pêche, la tauromachie, les cirques, les zoos … sont le point de mire des antis qui, sans être nombreux, sont bien organisés et généreusement financés par de grands groupes internationaux.

Dans ces derniers temps il y a eu une grande prolifération d’associations animalistes comme la Human Society of United States, créé en 1954, avec 9,5 millions de membres dans le monde et un capital social de 350 millions de dollars, avec son bras armé, le PETA (People for the Ethical of Animals, 1980) très connu par ses apparitions médiatiques, comme par exemple, chaque année, au commencement des Sanfermines de Pampelune, les moitié nus tachés de rouge à la sauce tomate. D’autres associations comme le Vegan Straker Group (animaliste et végan ; Hollande), la Fundation Franz Weber (écologiste et animaliste ; Suisse), le CAS International (Comité Anti corrida ; Pays-Bas) … se sont aussi multipliées.

En Espagne, le PACMA (Parti Animaliste contre le Mauvais traitement Animal) prend assez de force, puisque lors des élections générales de 2015 il a recueilli 218.944 votes pour le Congrès et 1 034 617 pour le Sénat, bien que dans aucune des deux chambres il n’ait obtenu de représentation. Cependant, il a convoqué une manifestation le 10 septembre de 2016 à Madrid avec un large appui médiatique à laquelle environ 4 000 personnes ont participé. Le même jour, plus de 85 000 personnes ont assisté en Espagne à des corridas de taureaux, en payant leurs entrée et, dans la seule Communauté Valencienne, les populaires bous al Carrer ont attiré 105 000 spectateurs. Dans cet esprit, il y a eu à Valence, le 15 mars 2016, une grande manifestation pour la défense de la Tauromachie, qui a réuni plus de 40 000 personnes.

Le nouveau mouvement animaliste à caractère mondial va contre n’importe quelle activité humaine à grande tradition culturelle impliquant des animaux, non seulement celles qui sont rattachées aux loisirs, comme la propre production d’élevage, dont beaucoup de millions d’emplois dépendent dans le monde (1 700 millions d’emplois directs et 700 millions indirects), mais menace aussi les millions de tonnes de tous les produits nécessaires d’origine animale pour alimenter l’espèce humaine.

La Tauromachie ne devrait pas préoccuper spécialement le mouvement animaliste parce qu’elle représente très peu dans le contexte socio-économique, seulement huit pays dans le monde célèbrent des spectacles taurins, avec peu de répercussion économique. Elle a, cependant, un grand effet par la présence de la mort dans l’arène qu’ils utilisent comme déclencheur de beaucoup de protestations animalistes. Un petit succès contre les taureaux a une grande répercussion médiatique qui donne bonne conscience aux intransigeants. Les mouvements antitaurins ne comprennent pas qu’ils sont manipulés pour la grande cause animaliste de portée internationale qui prétend transformer le monde. Encore une fois l’hypocrisie apparaît dans le comportement des animalistes.

Les partis populistes espagnols, Podemos spécialement, dans leurs débuts se sont déclarés contre la Fête des taureaux.

Ensuite, ils se sont rendus compte que proposer l’interdiction des taureaux dans leurs programmes électoraux leur enlevait des votants tant est grand l’enracinement populaire des taureaux en Espagne, à nouveau l’hypocrisie. Le grand danger en Espagne pourrait venir de la couleur politique du Congrès des Députés, où une loi contre la tauromachie serait très nuisible à la Fête. En France, de même, la modification du code civil du 28 février 2015 dit que « les animaux en tant qu’êtres vivants ne sont plus des biens meubles mais des êtres sensibles » (NDLR : amendement Glavany). Une question importante : les animaux sauvages sont-ils des animaux sensibles ?

Il y a eu, au long des dernières décennies, des agissements d’hommes politiques importants qui révèlent l’hypocrisie de ceux qui attaquent les taureaux. Le nazi allemand Heinrich Himmler est sorti de Las Ventas (Madrid, 1940) effrayé par le sang et la souffrance des taureaux dans l’arène, lui qui avait ordonné le gazage de milliers et de milliers de personnes. Le précédent maire de Bogotá, Gustavo Petro, un ancien guérillero du mouvement M-19 a interdit les taureaux dans l’arène Sainte-Marie de la capitale, parce qu’il voulait réserver à l’arène des activités de vie et non de mort, en faire un espace de culture et de liberté. Quand le conseil municipal de Barcelone a remis la médaille d’or de la ville au toréador catalan Joaquín Bernardó il a dit que « ceux que nient le tradition taurine de Barcelone, ne connaissent pas l’histoire de la ville ».

L’actuelle mairesse de Barcelone Ada Colau (une indépendantiste et “podemiste”) dit qu’elle ne va pas respecter la résolution du Tribunal Constitutionnel contre l’abolition des courses de taureaux en Catalogne …

Ce qui reste aux aficionados devant les attaques c’est de défendre la Tauromachie parce qu’elle est grande, héroïque, admirable, cultivée, légale et, surtout, gravée dans l’ADN d’un grand nombre des Espagnols. De plus, les aficionados nous sommes, avec les éleveurs ceux qui aimons le plus le taureau brave, nous sommes beaucoup plus nombreux que les « antis » et, surtout, nous ne sommes pas des assassins. N’ayons pas de peurs et de complexes, mais au contraire, une conviction et une détermination à l’heure de défendre la Tauromachie.

Antonio Purroy Unanua (Pampelune)

Lire le texte original en espagnol

Publié dans Conférences

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Alain Marleix à Nîmes aux Jeudis du Cercle

Publié le par vingtpasses

 

En présence de différentes personnalités politiques proches de la tauromachie présentes au rendez-vous à cette occasion, l'aficionado Alain Marleix, ancien ministre, député et Président du groupe d'Étude Tauromachie de l'Assemblée Nationale, élargit les points de vue, entre combat pour les traditions et tentatives d'abolition, entre passion et politique. Un plaidoyer marquant pour la tauromachie. A ne pas manquer.


Vendredi 3 Février 2017 à 19h00
Nimes - Hôtel IMPERATOR

Sur réservation - contact: jeudisducercle@gmail.com

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Animalisme, antispécisme, dégradation de l'humain

Publié le par vingtpasses

Antonio Purroy est intervenu récemment aux JEUDIS DU CERCLE (à Nîmes-Hôtel Imperator)  dans une conférence très suivie sur le thème "Populisme et Tauromachie - Le bal des hypocrites".

Aujourd'hui dans cette page, le professeur Purroy dénonce animalistes et végans. Il alerte en particulier sur la menace présentée par les antispecistes qui prônent l'alignement et l'égalité par le bas de toutes les espèces animales et, par voie de conséquence et sans conscience, la dégradation de l'humain.  DANGER !

A découvrir aussi sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France http://torofstf.com/

A lire également "La fête des taureaux est grandeur". 

(http://www.vingtpasses.com/2016/12/la-fete-des-toros-est-grandeur.html)

Photo Michel ChauvierreLa menace du mouvement animaliste

La civilisation occidentale plonge ses racines dans la culture gréco-romaine et dans la pensée judéo-chrétienne, elle s’enorgueillit, de plus, d’avoir conduit l’évolution socioculturelle et religieuse de plus de la moitié du monde durant deux millénaires. Depuis quelques décennies, un nouveau mouvement essaie de s’imposer fortement dans le contexte international pour subvertir l'ordre établi et substituer à l'humanisme chrétien, où l'homme est le centre intellectuel et moral de la vie ordinaire, un nouveau concept selon lequel les animaux irraisonnables possèdent la même importance que la condition humaine, ce qui, pour le moins, semble insensé.

Le promoteur principal de cette nouvelle croisade animaliste est le philosophe australien Peter Singer, formé à l'Université d'Oxford et qui exerce comme professeur de bioéthique à l'Université de Princeton (USA). En 1975, il a publié un livre, “La Libération animale” qui est devenu la bible des animalistes, défendant l'égalité morale entre humains et animaux, jusqu’à affirmer que la mort a la même valeur pour les uns et pour les autres. Mais la vie d'un moustique a-t-elle la même valeur que celle-là d'une vache laitière ? ; et celle d'un chimpanzé ? Dans ce positionnement, l'hypocrisie apparaît souvent.

Ce nouveau mouvement animaliste va beaucoup plus loin et défend l'antispecisme c'est-à-dire l’égalité par le bas de toutes les espèces animales, avec pour effet de dégrader l'homme, ce qui est l'un des objectifs du mouvement. Et même diriger le coup plus haut, jusqu’aux dieux et ainsi mettre en pièces l'opinion du philosophe grec Aristote : les animaux sont déraisonnables et mortels, l’homme est raisonnables et mortel, les dieux sont raisonnables et immortels.

Le courant animaliste s’abreuve aussi aux sources de l'écologisme profond, celui qui a des accointances avec le monde végétarien et végan. Les végans sont opposé à l'élevage du bétail, à son sacrifice dans les abattoirs et à la consommation d'aliments d'origine animale. Ils ne sont pas conscients du nombre de familles qui vivent de l’élevage dans le monde (au moins 1300 millions d'emplois directs et 700 millions d’indirects), de la sauvegarde de l'équilibre écologique que procure l’élevage, des plus de 800 millions de personnes qui souffrent de la faim … Quelle grande irresponsabilité !

C’est comme s'ils voulaient nous faire retourner au néolithique quand l'homme abandonne le nomadisme et apprivoise les animaux pour ne pas avoir à dépendre de la chasse pour disposer de protéines animales de grande valeur nutritive très nécessaires dans notre régime. De grandes multinationales nord-américaines de l'alimentation investissent d'énormes sommes d'argent pour chercher à fabriquer de la viande de synthèse qui pourrait se substituer à la naturelle, une utopie inaccessible.

Ce nouveau courant naît à l’écart du milieu rural. L'ignorance de la vie rurale, de la production agraire et de l'équilibre environnemental fait que les animaux de production - de revenu - s’affrontent aux animaux de compagnie qui ont été sortis de leur milieu naturel pour vivre dans une ambiance humanisée, qui ne leur correspond pas. Comment croire, par exemple, qu'un chat châtré, qui vit dans un appartement de luxe, est plus heureux que s'il vivait en pleine campagne, chassant des souris dans son vrai milieu naturel.

Beaucoup d'activités humaines à grande tradition culturelle, rattachées aux animaux, faisant partie aujourd’hui des activités de loisir, se trouvent menacées par l'intransigeance des animalistes. La chasse, la pêche, la tauromachie, les cirques, les zoos … sont les points de mire des antis qui, sans être nombreux, sont bien organisés et généreusement financés par de grands groupes internationaux.

La tauromachie ne les préoccupe pas spécialement parce qu'elle représente très peu dans le contexte socio-économique, puisque elle se pratique seulement dans huit pays au monde, avec peu de répercussion économique. Elle a, cependant, un grand effet par la présence de la mort dans l'arène utilisée comme un prétexte à déclencher beaucoup de protestations animalistes. Un petit succès contre les taureaux a une grande répercussion médiatique qui galvanise les intransigeants. Les mouvements antitaurins ne comprennent pas qu'ils sont manipulés par la grande cause animaliste qui prétend transformer le monde.

Beaucoup plus inquiétant est le dommage qu’elle peut causer à l'élevage, aux éleveurs, aux consommateurs et à l'environnement. Et que le monde des animaux de compagnie - des mascottes -, ne soit pas trop rassuré. Pour le moment il est laissé tranquille parce qu'il génère beaucoup d’activité économique : dans la seule Europe des 28, plus de 60.000 millions d'euros par an.

Il ne fait aucun doute, que la croissance du mouvement animaliste apporte des dangers devant lesquels nous ne pouvons pas rester impassibles.

 

Antonio Purroy Unanua
Professeur de Production Agraire à l'Université Publique de Navarre de Pamplona, membre de la Société Civile de Navarre
 

Lire ici le texte original en Espagnol

Publié dans Corrida et Société

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Les lignes bougent !

Publié le par vingtpasses

Un édito de Dominique Valmary, Président de la FSTF

Sous le couvert de bons sentiments ou de militantisme, les médias relaient généreusement les thèses animalistes les plus diverses depuis la nécessaire protection et défense de l'animal, la revendication plus contestable des droits des animaux, jusqu'à porter la parole de l'extrémisme végan.

Et comme souvent en pareil cas, le phénomène promeut un nouveau mode de vie à imposer au citoyen qui est aussi consommateur. Aujourd'hui les grandes surfaces ont senti l'opportunité profitable à court terme en créant des rayons de produits qualifiés végans où s'étalent en particulier les produits substitutifs aux protéines animales. Pourquoi pas si la démarche relève du choix éclairé du client et son information quant à l'idéologie qui sous-tend ce mouvement.

Or il faut le savoir, le véganisme vise à éradiquer toute exploitation de l'animal par l'homme et réfute la primauté de l'homme sur l'animal...

Ne nous laissons pas abuser. L'argument du bien-être animal relève d'une approche anthropomorphe que rejettent pourtant ces militants ! Il est plus logique d’oeuvrer pour la bientraitance animale.

Tous ceux qui font métier ou pratiquent des activités auprès et avec l'animal ont pris la mesure du danger présenté par la diffusion insidieuse de ce dogme. Les débats tenus au Sénat lors du colloque « l'homme et l'animal : vers un conflit de civilisation ? » ont débouché sur la signature de la Charte pour les Libertés et la Diversité des Cultures. En quelques semaines deux départements ont enclenché la démarche Esprit du Sud, bientôt un troisième et les tractations s'engagent dans plusieurs autres. Esprit du Sud vise à fédérer tous ceux qui sont attaqués et visés par la désinformation : éleveurs, gaveurs, chasseurs, pêcheurs, apiculteurs, ostréiculteurs, aficionados de toutes les tauromachies et du cirque classique, filière viande... Des actions sont en vue.

Les lignes bougent, veillons au développement d'Esprit du Sud dans nos régions de cultures taurines et ne laissons pas passer le train !

Les lignes bougent aussi à l'Union des Villes Taurines de France, nous attendons de la nouvelle équipe conduite par la ville de Bayonne la pleine exécution du Plan Triennal de Développement, de Transmission et de Défense des Cultures Taurines. Nous jugerons les actes, premier rendez-vous en mars prochain.

Lire aussi sur le site FSTF : http://torofstf.com/

Publié dans actualité

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La « Fête des toros » est grandeur

Publié le par vingtpasses

Par Antonio Purroy

Antonio Purroy est professeur titulaire de la chaire de production animale à l'École technique supérieure d'ingénieurs agronomes de l'Université publique de Navarre, dont il est Vice-recteur, membre de la Comisión Nacional Evaluadora de la Actividad Investigadora (CNEAI), organisateur des Jornadas sobre el toro de lidia, qui se tiennent tous les deux ans à Pampelune depuis 1998.

Il est l'auteur de La Cría del toro bravo. Arte y progreso. (Mundo Prensa, Madrid, 1988) et de Comportamiento del toro de lidia (Universidad publica de Navarra 2003), publié dans une traduction de Marc Roumengou sous le Titre, Comportement du taureau de combat (Atlantica, 2014).

Jeudi 8 Décembre 2016, Antonio Purroy donnera une conférence sur le populisme et la tauromachie à l'invitation du Cercle Taurin Nîmois.

"Populismos y tauromaquia : el baile de la hipocresía"

Les Jeudis du Cercle - Hôtel Imperator Nîmes - 8 Décembre 2016 à 19H00

Sur réservation - Contact :  jeudisducercle@gmail.com

Pourquoi nous défendons la Tauromachie

Il existe de nombreuses raisons de défendre la Tauromachie et plus elle est attaquée plus ceux qui aiment la Corrida trouvent de raisons de la défendre. Sa défense est d’ailleurs relativement simple lorsqu’on l’accompagne de quelques adjectifs qui l’exaltent. La « Fête des toros » est grandeur parce que les toreros jouent leur vie chaque après-midi et qu’ils continuent à être des héros dans notre modernité. Qu’est-ce qui pousse un jeune torero – parfois moins jeune – à affronter un animal qui à la moindre inattention peut le casser en deux et l’encorner dans l’âme ? Un mélange de risque, de défi, de satisfaction, de sentiments, d’orgueil, de victoire. Et il est si généreux qu’il s’offre aux spectateurs pour qu’ils vibrent et s’émeuvent, car ce sont bien des étincelles d’émotion et d’art qui se dégagent de la rencontre toro-torero. On pourrait dire la même chose de la tauromachie populaire, où les jeunes gens anonymes jouent également leur vie en échange d’une poignée d’applaudissements et guère plus. Existe-t-il une plus haute grandeur dans la modernité actuelle ? « Le toreo est grandeur », disait en effet Joaquín Vidal.

            La Tauromachie est admirable parce que la vie du toro dans son habitat est admirable, en raison de l’environnement dans lequel il est élevé, particulièrement la Dehesa[1], qui est un écosystème à la fois agricole, sylvestre et pastoral merveilleux et unique d’une grande valeur écologique. Le comportement du toro est admirable ; il est le fruit d’un système de sélection appliqué par les éleveurs depuis plus de trois siècles, où, pour choisir les étalons et les mères des futurs toros, on combine l’héritage transmis par les parents, leur bravoure propre et la transmission de leurs caractères à leurs descendants.

            C’est une méthode de sélection parfaite qui a peut-être été inventée par les éleveurs de braves sans qu’ils le sachent vraiment et qui s’applique aujourd’hui à de nombreuses races de bétail dans le monde.

         La beauté qui se dégage de nombreuses phases de la lidia est admirable : un défilé musical et lumineux dans des arènes pleines ; quelques véroniques suaves et lentes devant un toro impétueux et racé ; une suerte de piques, aussi nécessaire que belle,  bien exécutée sur un toro brave à l’intégrité et au physique irréprochables ; quelques naturelles main basse à un toro noble et « encasté » ; l’engagement du volapié poussé aves cœur et conviction ; le toro qui résiste à la mort…

         Mais ce qui est véritablement admirable ce sont les valeurs que possède la Tauromachie, les valeurs éthiques de respect aux personnes et au toro ; les valeurs esthétiques qui se dégagent d’un art qui te donne la chair de poule ; la valeur écologique incalculable des milliers d’hectares de Dehesa occupés par le bétail de lidia ; les valeurs culturelles…

         La Tauromachie est effectivement une culture riche, et c’est peut-être pour cela que F. García Lorca disait que « la tauromachie est probablement la fête la plus emplie de culture au monde ». Tous les arts ont été influencés par la Corrida, autant en Espagne qu’en dehors, maintenant et dans le passé. La peinture et la littérature ont été probablement les arts qui ont été le plus imprégnés de la magie de la Tauromachie. De grands peintres comme Goya, Picasso, Manet, Zuloaga, Miró, Botero… et des écrivains importants – Valle-Inclán, Bergamín, Hemingway, Lorca, Alberti, Cela, Vargas Llosa… - ont été attirés par la force d’un monde qui ne laisse personne indifférent, en bien ou en mal.

         Les aficionados sont peut-être plus ou moins cultivés, mais personne ne doute de leur sensibilité. Les toreros ne sont pas des assassins (Santiago Martín “El Viti” un assassin ? Et puis quoi encore ?). Les aficionados ne sont pas des tortionnaires, ils ne jouissent pas de la douleur. Il est injuste de douter de l’attitude des spectateurs qui vont aux arènes en toute liberté pour assister à un spectacle absolument unique.

         Et ce qui est certain c’est que la Tauromachie est légale. La pression prohibitionniste actuelle est tellement forte – très bien orchestrée et très bien financée qui plus est – qu’elle donne l’impression aux aficionados et aux spectateurs potentiels que la Corrida est sur la corde raide et, ce qui est pire, elle finit par te faire sentir coupable d’y participer.

         Mais il ne faut pas s’alarmer en excès parce que l’ambiance prohibitionniste a toujours accompagné la Tauromachie. Parmi toutes les interdictions qui ont eu lieu, deux ont été particulièrement notables. D’une part, celle que le pape Pie V a prononcé en 1567 sur tout le monde catholique avec la Bulle De salutis gregis dominici contre les spectacles avec toros « qui n’ont rien à voir avec la piété ni la charité chrétienne, à cause du danger que courraient ceux qui y participaient ».

         Après une série de vicissitudes qui sont hors de propos, le pape Clément VIII abrogea 29 ans plus tard la bulle de Pie V avec le Bref Suscepti numeris qui maintenait tout de même l’interdiction pour les moines et les frères mendiants (les curés et les frères ont toujours eu une grande afición…).

         La grande interdiction arrivera avec Carlos IV et son Ordonnance Royale de 1805 dans laquelle « sont absolument interdits dans le Royaume les courses où sont sacrifiés taureaux et novillos ». Cette interdiction resta longtemps en vigueur d’un point de vu légal mais sans effectivité en raison de la tolérance des autorités qui n’eurent pas le courage d’empêcher le déroulement d’une « Fête » si populaire, avec un tel engouement de la part du peuple, car elles craignaient que l’ordre public soit gravement troublé. Ce fut finalement en 1991 que l’interdiction fut levée par l’adoption de la Loi 10/1991 sur les « Pouvoirs administratifs en matière de spectacles taurins et ses conséquences », c’est-à-dire pas moins de 200 ans d’interdiction de la Tauromachie en Espagne (en France il y eut un phénomène semblable avec la loi Grammont de 1850) mais sans aucune conséquence effective. Cette loi fut adoptée alors que le socialiste Felipe González était le président du gouvernement.

         Par la suite, la Loi 18/2013 sur la déclaration de la Tauromachie comme Bien d’Intérêt Culturel et la Loi 10/2015 qui déclare la Tauromachie comme Patrimoine Culturel Immatériel renforcent la légalité de la Corrida dans toute l’Espagne, y compris la Catalogne après la récente sentence du Tribunal Constitutionnel (il était temps !) qui restaure la légalité des corridas dans cette région.

         Certains se refusent à considérer que la Tauromachie est « génétique » parce que l’amour de la « fête des toros » - dans sa plus large acception – est gravé au fer rouge dans l’ADN du peuple espagnol depuis des temps immémoriaux. Ces raisons, entre autres, sont celles qui nous donnent la force nécessaire pour défendre la Tauromachie sans complexe, sans sans peur, parce que, comme un toro brave, il faut se grandir en ces temps transcendants pour l’histoire de la Corrida.

Antonio Purroy Unanua

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Colloque "l'homme et les animaux" au Sénat 4 Octobre 2016

Publié le par vingtpasses

Colloque "l'homme et les animaux"   au Sénat 4 Octobre 2016
Colloque "l'homme et les animaux"   au Sénat 4 Octobre 2016

Cliquez sur le fichier ci-dessous pour lire ou télécharger le contenu

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LA CORRIDA A L'EPREUVE DES MOUVEMENTS ANTI-TAURINS par François ZUMBIEHL

Publié le par vingtpasses

le XXVIIIe PRIX DE LITTERRATURE TAURINE « DOCTEUR ZUMEL 2016 »​  a été décerné à François Zumbiehl.

L'auteur nous a aimablement autorisé à en reproduire ici le texte intégral.

Texte traduit de l'espagnol.

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Regards croisés sur la Tauromachie

Publié le par vingtpasses

 

Lectures taurines par Arnaud Agnel en ouverture de chaque séquence

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CTN : 9ème Cycle Culturel

Publié le par vingtpasses

Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS

l'agenda - programme 2016 - 2017

 

Le programme version Pdf

CTN : 9ème Cycle Culturel

Publié dans Conférences

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Arles, la Goyesque

Publié le par vingtpasses

Superbe photo de Paco empruntée à Torobravo
Superbe photo de Paco empruntée à Torobravo

Le compte-rendu de corrida n'est pas, en principe, dans le registre de Vingtpasses. Mais celui de Jean-Jacques DHOMPS, que je découvre sur le site web de la FSTF, m'incite à partager. Un modèle du genre. Une plume à la fois alerte et savante, un récit élégant, subtil et rafiné, un regard aigu, sans concession sur les avatars de cette tarde ensoleillée, Bref, un régal que je vous invite à partager en suivant le lien ci-dessous :

http://torofstf.com/content/la-goyesque-d’arles-2016-par-j-j-dhomps

Publié dans Ferias

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« Être inerte, c'est être battu »

Publié le par Dominique Valmary

Cette citation du Général De Gaulle, Dominique Valmary, Président de la Fédération des Sociétés Taurines de France la fait sienne.

Face à l'évolution de la corrida en proie aux dérives, face à une inexorable décroissance, aussi sensible par la baisse de fréquentation des grandes arènes que par la chute du nombre des manifestations taurines dans les villages, particulièrement celles avec mises à mort, menaçant les fondements de nos traditions locales , face aussi au renoncement, à la résignation ou à l'absence de volonté de certains élus politiques, Dominique Valmary propose des solutions qui devraient emporter l'adhésion. Afin d'en finir avec l'inertie. 

C.C.

*****

« ÊTRE INERTE, C'EST ÊTRE BATTU »

Par Dominique Valmary

Prétendre que rien ne va et que le pire ennemi de la corrida est à l'intérieur, force est de constater que des initiatives indispensables à l'amélioration de son organisation mériteraient d'être engagées par l'instance qui en France devrait régir la tauromachie espagnole, en l’occurrence l'Union des Villes Taurines de France. Par ailleurs les lamentations et les conseils émis par tous ceux qui ont l'habitude de ne pas s'engager - je précise dans l'action, et se réfugient dans l'incantation - qui se contentent de la critique facile sont de moins en moins « entendables » sauf à considérer qu'ils relèvent soit de l'indifférence face aux faits ou de l'intention non avouée de ne pas intervenir.

Aujourd'hui règne une inertie pesante, l'attente de jours meilleurs pour les utopistes et seules fusent des propositions de comptoir ; peut-on continuer ainsi ?

Bien sûr les points essentiels sur lesquels repose l'authenticité et l'éthique des courses à l'espagnole mériterait d'être débattus.

Peut-on continuer à subir l'évolution sournoise de la corrida vers un spectacle où l'esthétique prend le pas sur l'éthique ?

Doit-on accepter le diktat des organisateurs, eux-mêmes sous la contrainte des figuras et valider le modèle actuellement dominant du taureau commercial ?

Faut-il rester au milieu du gué en matière de communication alors que des outils performants ont été réalisés (musée itinérant des tauromachies universelles, catalogue de l'exposition et documentaire) dont la qualité est unanimement reconnue ?

Doit-on renoncer à la suite du plan triennal de défense, promotion et transmission des cultures tauromachiques ?

Ne doit-on pas encourager les nouvelles grandes régions concernées à s'engager dans l'encadrement et l'accompagnement des traditions taurines ?

Ceci dit, il n'est pas pensable de nier la nécessité de voir la corrida évoluer, mais alors il faut en discuter les axes d'amélioration.

Quelle démarche serait plus mobilisatrice que de convoquer des états généraux de la tauromachie ? Cela permettrait aux villes taurines, aux organisateurs, aux professionnels, aux éleveurs et à ceux qui payent, en l’occurrence nous le public, de mener une analyse sérieuse de la situation actuelle et d'évoquer les inéluctables évolutions qui se profilent. Plutôt que de subir le changement ne vaut-il pas mieux construire un projet stratégique destiné à donner un cap partagé ?

Dans son cartésianisme bon teint, mais en l'absence de légitimité institutionnelle lui attribuant une délégation de puissance publique, notre France taurine s'est dotée d'outils qui par le passé ont montré leur efficacité. L'UVTF est l'organe indiscutable pour engager ce type d'ouvrage, l'Observatoire National des Cultures Taurines organisme fédérateur de tous les intervenants possède les compétences pour mener les débats, les professionnels sont organisés en associations ou syndicats, les aficionados sont fédérés, ensembles ils ne peuvent que participer utilement à de tels travaux. Des moyens financiers ont été réunis pour agir. Que reste-t-il à faire ?

Il reste à l'UVTF de prendre l'initiative ; les villes taurines en ont-elles la volonté ?

Voir également sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de france : http://torofstf.com/#home-section

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La tauromachie au Sénat

Publié le par ONCT

La tauromachie au Sénat

«Et Dieu leur dit: ... remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre». Genèse 1-28

«Il est moralement obligatoire de s’abstenir de manger la chair des animaux, voire tous les produits de leur exploitation.» Peter Singer, «La libération animale»

COLLOQUE

L’Homme et les animaux :

vers un conflit de civilisations ?

 

Organisé le 4 octobre 2016

Palais du Luxembourg Salle Monnerville

Inauguré par le Président du Sénat, Gérard Larcher

qui en exposera les thématiques.

Parrainé par le Sénateur
des Landes, Jean-Louis Carrère

qui en présentera les conclusions.

****

Au nom de la préoccupation légitime pour le bien-être animal, une idéologie de tendance globalisante sinon totalitaire, végane et antispéciste dans sa forme la plus radicale, vise à modifier la relation entre l’homme et les animaux, ainsi que la place que chacun d’eux occupe dans notre société, conformément aux valeurs que notre civilisation, fondée sur l’humanisme, a héritées de la pensée judéo- chrétienne et gréco-latine.

Selon cette nouvelle idéologie, il n’existe aucune hiérarchie ni distinction entre l’homme et les animaux : entre tous doit régner une équivalence de fait et de droit, ce qui exclut toute exploitation des animaux par l’homme, qu’il s’agisse de leur consommation, des traditions et des pratiques culturelles ou religieuses, et même de la recherche scientifique au bénéfice de l’humanité.

Cette idéologie, forgée dans les milieux urbains et ignorante des réalités du monde rural, présente un danger évident pour l’élevage, l’agriculture, l’industrie alimentaire et de l’habillement, les activités de loisir ou les traditions culturelles.

Face aux réglementations de plus en plus coercitives que cette idéologie parvient à imposer dans de nombreux domaines en s’appuyant sur des campagnes agressives voire discriminatoires, il apparaît indispensable de mener une réflexion globale au travers d’une approche politique, juridique, philosophique et anthropologique.

Il convient en particulier :

  • de définir les valeurs qui doivent régir les relations entre l’Homme et les animaux, et d’établir des garde-fous afin que la préoccupation pour le bien-être animal ne puisse prendre le pas sur les libertés et les droits de l’Homme ;
  • d’analyser la richesse et la variété des relations avec les animaux sauvages, non apprivoisés ou domestiques, telles qu’elles sont à l’œuvre dans les différentes pratiques d’élevage, de chasse et de pêche, et dans les traditions culturelles ;
  • d’identifier les raisons pour lesquelles la culture et l’éthique rendent acceptable la mort d’un animal dans le respect de sa nature.

Tels sont les sujets qui seront abordés lors du colloque

«L’Homme et les animaux 
: vers un conflit de civilisations ?»

organisé au Palais du Luxembourg le 4 octobre prochain par l’ONCT avec le soutien de l’UVTF

PROGRAMME 

9h15 : Accueil des participants 
salle Monnerville


par le sénateur Jean-Louis Carrère

 

9h30 : Introduction du colloque

par le Président du Sénat, Gérard Larcher

qui en exposera les thématiques.

*****

 

Contributions

 

L’animal au regard de l’éthique et du droit

10h - André Viard, président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, juriste, auteur, éditeur, matador de toros : «Aux sources du conflit»

10h30 - Jean-Pierre Digard, ethnologue et anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la domestication des animaux et membre de l’Académie d’Agriculture : «Les animaux dans le Code civil : entre meubles et personnes»

11h - Francis Wolff, philosophe, professeur émérite à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm : «L’animal n’existe pas. Quelles conséquences pour les hommes ?»

11h30 - Reynald Ottenhof, juriste, professeur émérite à l’Université de Nantes : «Le droit des minorités culturelles dans le cadre européen»

12h - Bernard Traimond, professeur émérite d’anthropologie à l’Université Victor Segalen Bordeaux 2, membre correspondant de la Real Academia de Ciencias Politicas y Morales de Madrid : «Les relations aux animaux dans les Landes : les alouettes et les vaches»

 

PAUSE DÉJEUNER

 

Animaux, ruralité et traditions culturelles

14h - Frédéric Saumade, professeur d’anthropologie sociale à l’Université de Provence et membre de l’Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (IDEMEC) d’Aix-en-Provence : «Du biòu camarguais au bucking bull américain, ou l’identification réciproque de l’homme au bétail dans les élevages pour les jeux d’arènes»

14 h 30 - Etienne Gangneron, vice-président de la FNSEA et éleveur
de bovins viande en production biologique dans le Cher : «Evolutions des relations Homme - animaux : les éleveurs engagés»

15 h - Henri Sabarot, président de la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde, Président du Conseil d’administration de l’ONCFS, vice-président de la Région Grande Aquitaine : «La culture de la chasse et la ruralité»

15 h 30 - François Zumbiehl, agrégé de lettres classiques, docteur en anthropologie culturelle, écrivain, ancien conseiller culturel à l’ambassade de France en Espagne, directeur culturel de l’Union latine (2004) : «Le torero et le toro ; l’amour de l’adversaire»

16 h - Joël Pon, psychiatre, écrivain : « L’instrumentalisation de l’enfant par l’idéologie animaliste, et le rôle formateur de la violence canalisée dans les contes et dans la vie»

 

Vie et mort éthique des animaux

dans les sociétés modernes

16h30 à 18h30 - Les représentants de diverses filières touchant à l’élevage, à l’utilisation des animaux dans le cadre de l’alimentation, de la chasse et du spectacle apporteront leur témoignage.

18h30 - Conclusions présentées par le sénateur Jean-Louis Carrère

19h15 - Un buffet « Esprit du Sud » (non végan) sera servi salle René Coty

 

 

INSCRIPTION AU COLLOQUE

Les personnes désireuses d’assister au colloque, dans la limite des places disponibles, devront se faire accréditer au plus tard avant le 30 septembre en envoyant leur nom, adresse et copie de leur document d’identité à l’adresse : http://www.culturestaurines.com/contact/

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Los Pueblos

Publié le par vingtpasses

Los Pueblos

Avant propos de Joé Gabourdes

À contre-courant, remonte la rivière. Il y a une quarantaine d’années, jeune adolescent, j'allais dans le (mur ) des amphi assister aux corridas avec des copains citadins nîmois. J'ai eu la chance à différentes reprises de partager la corrida avec un aficionado à los Toros de Manduel, un paysan qui par ses connaissances de l'animal et sa convivialité (ah !! son saucisson et son vin rouge ) m'a laissé un grand souvenir.

C'est en pensant à lui que je vous propose la traduction de ce remarquable article paru il y a quelques jours dans les lignes de Mundotoro.

Cet article met en évidence le rôle indispensable de la base populaire et rurale de la tauromachie, l'autre base de la pyramide me semble être bien sûr le campo.

Au sommet de la pyramide on retrouve la tauromachie éternelle celle ou l'homme se grandit dans un combat éthique et respectueux du Toro avec au final la création d'une œuvre éphémère. Mais si demain on laisse les pueblos et les campos disparaître, le sommet de la pyramide s'effondrera comme à Barcelone...

PS : merci à Claire et Marie pour leur traduction

Los Pueblos - Les villages

Sur l’année 2015 l’Espagne a organisé 358 spectacles dans des arènes de troisième catégorie, de janvier à août. Selon les statistiques réunies à ce jour pour 2016, 211 ont été organisés. Cette année, la réduction de la tauromachie à pied dans le cadre de petites agglomérations sera encore plus importante. Là où il n’était pas organisé d’encierros ou de fêtes populaires en plus des corridas, ces dernières ont disparus. Peut-être est-ce là l’alarme et la clé de la dérive du toreo. Dans le toreo à pied des villages, dans les arènes des petites villes, démolies pour en faire ces monstres sans intérêt et loin des gens, dans les sièges sociaux des lobbyings politiques/économiques. Des lieux globalisés de ciments gris aussi inutiles que les aéroports mégalomanes et les piscines couvertes olympiques dans des villages de cent habitants qui ne savent pas nager. Une mondialisation stratégique dont souffre tout ce qui touche au monde rural. Parce qu’il ne s’agit pas d’une souffrance spécifique au toreo.

Nous sommes en train d’assister au final d’une stratégie de désertion des communautés rurales, des activités tournées vers la nature, de la biodiversité et de la pluralité culturelle qui existait dans les campagnes et les villages. Une stratégie dirigée vers la rentabilité économique qui tente de réunifier et industrialiser la production de 80% de notre territoire (zone rurale d’Espagne) dénaturalisant et vidant ses agglomérations. Comment ? En premier lieu en éliminant les services et les droits fondamentaux comme l’accès aux hôpitaux, supprimant écoles, assistance aux naissances, centres commerciaux et commerces de proximité, pharmacies… laissant les villes devenir les lieux exclusifs d’achat de ces ressources primaires. Une forme brutale d’exiger l’exode rural. Aujourd’hui on exigence des moyens administratifs, sanitaires et productifs que les habitants du monde rural ne pourront pas respecter. On légifère contre les pratiques naturelles qui ont formé et forment encore les espaces écologiques, comme la chasse et la pêche sous toutes leurs formes, l’élevage du porc et son traditionnel abattage, contre des activités essentielles pour le développement des rapaces comme fauconnerie, les encierros et fêtes populaires taurines dans les rues ou au campo. Deux mesures qui ont globalisé, dans le sens le plus urbain du terme, les espagnols, les privant de leur pluralité et niant la biodiversité du pays, puisqu’il n’existe plus de biodiversité sans pluralisme culturel.

J’insiste : nous ne sommes pas face à un problème de toros, mais un problème de tous, qui a dérivé vers un conflit humain, social et politique. Mais la diversité culturelle, depuis les châteaux humains catalans jusqu’au toro de la Vega n’est pas la cause des conflits. Ce sont les tentatives de les supprimer de la carte de la pluralité qui crée le problème. Et elles le créent parce que nous sommes en train d’assister à l’exaltation morale, légale et normative de ce qui nous est « propre », comme « unique valeur juste », comme l’unique vérité. Les affrontements sociaux ne se produisent pas à cause d’un toro dans les rues, pour une corrida, pour la chasse au lièvre ou pour la production d’une cruche de lait de forme traditionnelle. Ils ont lieu lorsque quelqu’un décide de les réfuter ou de les supprimer avec pour argument de base une culture qui se veut unique et supérieur, une morale supérieure et unique.

Il y a un intérêt dans le fait de créer ce conflit de façon stratégique et structurée, en y donnant immédiatement la solution : notre écrasement.

Et pour l’éviter nous ne pouvons nous battre seuls. La tauromachie de la ville ne possède pas de terreau social. Nous avons vidé le côté « soleil » des arènes. Dévier le toreo vers la ville et limiter son potentiel aux grandes ferias a été notre plus grande erreur. Parce qu’en ville, la globalisation/ mondialisation d’éthiques, morales, actions, us et coutumes fait qu’en chaque individu la priorité n’est pas donnée au toreo. Il ne luttera pour lui. En ville, l’animalisme et la passion pour les animaux de compagnie ont gagné la bataille il y a bien longtemps. A la campagne, dans le monde rural, il y aura bien une lutte. Non pas par aficion mais par attachement culturel, traditionnel, parce que c’est un signe d’identité, une nécessité vitale, par écologisme, par nature. Voilà ce qu’est la culture. Nous ne l’avons pas compris ainsi. Nous avons passé des années à croire qu’un tableau de Picasso ou un de Barcelo est notre unique apport culturel. 50% des espagnols ne savent pas qui fut Picasso, 80% des jeunes s’en moquent et Barcelo ne peut pas lutter contre le Rhum qui porte son nom. Mais nous insistons dans cet élitisme urbain, dans ce concept de culture pour minorités, argument exclusif qui a nui à la tauromachie en la privant des arguments de culture populaire, rurale, du campo.

Selon moi, le toreo à pied en ville ne peut sauver la tauromachie elle-même et je doute qu’il puisse seulement la soutenir. Il dérive toujours vers cet élitisme argumentaire si éloigné de la réalité et du problème qu’il devient la première pierre sur le chemin de la bataille. Cet élitisme ne sert pas de noyau d’union envers ses alliés naturels dans ce conflit : les gens du campo, du monde rural, ceux de la pêche, de la chasse… les petits éleveurs, les producteurs de viande ou de lait, de Gallice ou Catalogne, de Castille Léon ou Andalousie. Une armée active de millions d’espagnols prêts à faire front commun.

La tauromachie en ville est liée et gérée au hasard d’une politique contraire à sa propre essence. C’est seulement ainsi que l’on peut comprendre, par exemple, que Las Ventas en ai jamais pu être le centre géostratégique. Centre de divulgation écologique, économique, culturel, moderne, actif, médiatique. En ville le bien-être animal, l’animalisme et le marché des animaux domestiques bénéficient d’une empreinte si routinière qu’elle fait partie du mode de vie. La campagne doit aller au secours de la ville. Le monde rural d’un bloc : tauromachie, chasse, pêche, agriculteurs, apiculteurs, aviculteurs, petits fermiers, les milliers de producteurs de viande et de lait… des millions d’espagnols qui font face au même problème que nous. Leur disparition venant du même ennemi.

Il existe depuis des décennies une stratégie réelle, dont la finalité est la concentration en ville pour obtenir un marché plus concentré, important et global. Concentration qui signifie la fin de la diversité, la substitution plurielle des relations entre hommes, animaux, environnement et ressources, au profit d’une unique relation de marché. Sous la même bannière, tous ensemble, nous formons une armée sociale capable de réclamer un changement substantiel, un respect, une liberté. Sous ce drapeau nous serons à couvert. En restant ce que nous sommes. Un de plus parmi la biodiversité de ce pays. Il y a dehors une armée qui s’avance. Abandonnons notre discours intellectuel. Notre vision élitiste d’êtres supérieurs face au peuple. Ils sont la masse sociale dont nous manquons. Parlons donc leur langage. Revenons à l’odeur de la terre, de la poussière, du fleuve. Retournons à notre culture commune. Laissons Picasso et sa grandeur aux musées et à l’histoire. Notre tableau est la peau de toro appelée Espagne !

C.R.V Madrid

Lire l'article original sur le site Mundotoro.com :

http://www.mundotoro.com/noticia/los-pueblos/1300256

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