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Du respect des morts à la mort du respect ?

Publié le par Vingtpasses

Pamela, bimbo défraîchie, Fromet, infect pitre : commune Indignité, commune ignorance, commune barbarie... Le titre "Du Respect des morts..." tiré d'un rapport législatif sur les morts bafoués, peut aussi bien leur être appliqué.

 

Dessin de Jean-François JALLET

Après le couplet écoeurant sur Fandiño, avec la complicité assumée de France Inter, c'est aujourd'hui, dans Midi Libre, la photo du fantôme de Malibu qui salit la statue de Christian *. Une photo dont le mauvais goût n'a sans doute choqué aucun des anti taurins qui manipulent cette américaine réputée pour son ouverture d'esprit.

 

J'aurais préféré la mort médiatique pure et simple pour cet épisode affligeant, comme devrait l'être celle des terroristes dont le trait commun avec nos deux moralisateurs en mal d'audience est la haine imbécile qui se cache sous les traits de leur intolérance.

La photo étalée sur Midi Libre, ne paraîtra pas sur Vingtpasses. Mais la lettre de Paul écrite à Christian en cette triste occasion mérite d'être lue.

 

C. CREPIN

 

 

* On trouve déjà dans l'antiquité la référence au respect des morts, ce respect qui manque ici...

 

« ...j'ai obéi à une loi, de ces lois que personne n'a écrites, qui existent on ne sait depuis quand et qui sont éternelles. Ces lois dictent aux êtres humains de traiter leurs semblables avec humanité et de ne pas bafouer leurs dépouilles mortelles. »

Sophocle - Antigone.

 

*****

 

Lettre à  Nimeño

Par Paul BOSC

 

Mon cher Nimeño,

Je me permets de te tutoyer même si dans la vie, pour les personnes que je respecte et admire, je préféré respecter le vouvoiement. Mais aujourd'hui cette familiarité est dictée par ce énième outrage que tu as subi. Après un jet l'acide qui a blessé un enfant, voilà qu'aujourd'hui, on te prend à témoin par une actrice de feuilleton américain pour dénoncer la corrida. 

 Pamela Anderson, la vedette de « Alerte à Malibu » était à Nîmes vendredi pour assister au concert de Christophe Maé. L'Alliance anti-corrida, de la très intelligente Claire Starosynski qui n'en rate pas une pour se faire remarquer et prouver son existence, n'ont rien trouver de mieux pour leur publicité que de faire poser l'actrice sous tes yeux, alanguie comme une péripatéticienne, une pancarte à la main dénonçant la torture animale. 

 La blonde américaine, que sa propre mère ne doit plus depuis longtemps reconnaître entre botox et chirurgie esthétique, ne doit plus avoir grand chose à faire dans sa vie professionnelle pour accepter de paraître dans ce genre de pub gratuite.

 Mon cher Christian n'as-tu pas eu envie de lui dire d'aller rejoindre son pays qui ne connaît pas grand chose aux courses de taureaux.  N'as-tu pas pensé, une seule seconde qu'elle ferait mieux d'aller se faire photographier près de la tombe de William Cody dit Buffalo Bill ou autre « matador » de bisons qui ont laissé blanchir les os de millions de ces bovins sauvages sans même les dépecer qui ont ensuite été transformés en colle, uniquement pour affamer les Amérindiens dont ils voulaient posséder leurs terres. Ne crois-tu pas que la dame blonde ferait mieux d'aller manifester auprès des dirigeants américains pour que plus jamais un illuminé massacre des étudiants dans une université parce que les armes sont en vente libre dans ce pays.

 Moi, ce qui me révolte, c'est que ton image soit salie par ces soi-disant défenseurs de la cause animale. Cette image va certainement faire le tour de la planète sans que l'on ait demandé ton avis. Alors que tu es là pour rappeler ton courage et les valeurs que la tauromachie a su éveiller dans ta vie, trop courte, trop cruelle. Dans ce monde, ces valeurs ont disparu. Un groupuscule nîmois et une dame blonde américaine n'ont même pas eu honte.

 

Paul BOSC

22/07/2017

 

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Radio France : deux ou trois choses que je sais d'elle...

Publié le par Charles CREPIN

 

Tu t’es bien fait encorner, fallait pas faire le kéké“, “giclent, giclent tes boyaux“, “t’es parti comme une bouse“, “le sang en gaspacho“, “brochette espagnola“, “le foie dans la paella“, “réduit en chorizo“, “petites couilles en tapas“.

 

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chanson-de-frederic-fromet/la-chanson-de-frederic-fromet-23-juin-2017

 

A la guitare, Eric Fromet chante la mort d’Iván Fandiño. Rires et applaudissements accompagnent cette allégorie douteuse, écoeurante et nauséabonde… sans talent aussi.  Étonnamment, l'ambiance est festive et réjouie parmi les présentateurs et leurs invités vendredi dernier.

Le CSA, ainsi que le Médiateur de Radio France, sont saisis par les principales instances Tauromachiques et par de nombreux aficionados. Suite à ma propre intervention, j’ai reçu sans tarder de la part de Laurence Bloch, Directrice de France Inter, une réponse tranchée qu’on peut ainsi résumer : « Cette liberté de ton est une protection traditionnellement offerte à l’expression humoristique ».  Au passage elle glisse même : « …le caractère clivant de son propos (Fromet) reflète aussi la fracture immense au sein de la société française que provoque la tauromachie ».  Fracture immense ! Qu’en termes choisis, ces choses sont bien dites !  Une anti taurine, Directrice de France Inter, qui prend partie dans une affaire où ses services sont incriminés.

 

Permettez, Votre Honneur, que je formule quelques remarques sur la tournure de cette affaire :

  • Qui, aujourd’hui, prendrait l'initiative indécente de déclamer de telles obcénités à propos de la mort d’un ennemi, d’un malfrat, d’un terroriste, même si l'énergumène a tué une centaine de nos concitoyens et gît sur le pavé, suicidé par sa ceinture explosive, tripes à l'air et dans un bain de sang ? Pas vous, pas moi, mais pas, non plus, l’Inspiré Eric Fromet, pas même la caricaturale responsable de cette émission Charline Vanhoenacker. C'est heureux...  Alors, pourquoi Fandiño ?
  • C’est la Directrice de France Inter, chaîne dont cette lamentable séquence est en cause, qui répond à la place de Bruno Denaes, Médiateur de Radio France. Ce dernier a pourtant été interpelé directement via le site dédié de la « Maison Ronde ». Sans doute l’intéressé était-il absorbé par d’autres contingences.
  •  Bruno Denaes, journaliste, a constamment collaboré à la radio publique depuis plus de 25 ans avant d’être nommé Médiateur des antennes de Radio France.

 

De ce qui précède, pouvons-nous questionner les pratiques des antennes de Radio France en matière de responsabilité et d’obligations attachées au Service Public, ainsi que du point de vue de la déontologie ? Quid du Code National de Déontologie et des principes qu’il sous-tend : indépendance, neutralité, impartialité ? Principes auxquels j'ajouterai l'écoute attentive, évidemment indispensable pour un tel rôle.

 

Charles CREPIN

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Un homme est mort dans l'arène

Publié le par Paul Bosc

Au restaurant Puerta Grande à Madrid en 2014 - Photo Dominique Valmary

 

Peut-on concevoir, seulement imaginer, que Iván Fandiño est mort. Mort par la corne d'un toro de la ganaderia de Baltasar Iban, en France, à Aire-sur-Adour ? Il était à Arles, il y a à peine quelques semaines face aux Pedraza de Yeltes retrouvant son toreo de guerrier, le moral qu'il avait perdu lors de son solo dans les arènes de Madrid en 2015.

Iván Fandiño était un dur, était un homme, était un torero qui avait gagné sa place, une toute petite place, dans un monde sans pitié. Iván Fandiño faisait partie des matadors à qui on offre que des contrats difficiles, que des toros difficiles, mais il avait ce profil de centurion, de belluaire.

Ludwig Beethoven avait trouvé 4 notes en écrivant sa 5e symphonie « l'arrivée du Destin » qui annonçaient la tragédie, le drame. Ce destin était-il déjà écrit quand il toréait à Arles pour la Feria de Pâques ?

Les grands médias télévisés français n'ont pas insisté sur cet accident dramatique, n'ont pas montré d'images, n'ont fait aucun commentaire de peur, une fois encore, de déclencher une polémique. Seuls dans leurs coins aussi sombres que leurs âmes, les anti-taurins se sont déchaînés de leurs propos ignobles oubliant que Ivan Fandiño était tout simplement un être humain de 32 ans, avant d'être torero. Qu'il a payé le plus terrible des prix, celui du sang pour une passion que l'on dit rétrograde et appelée à disparaître sous peu.

Hier dans son village natal au pays basque, l'église était pleine pour rendre hommage au torero qui laisse une épouse et des enfants en bas-âge, des amis, des parents. Une foule respectueuse d'un homme de cœur.

Il a rejoint dans le grand ruedo céleste Pépé Hillo, Manolete, Joselito, Ignacio Sanchez Mejias, El Yiyo, Paquirri, Victor Barrio et « El Pana » pour ne citer que ces quelques noms célèbres parmi les soixante matadors qui ont péri de la corne des taureaux ainsi que de nombreux banderilleros, picadores, rejoneadores...

L'Espagne toute entière a rendu hommage au torero, de la famille royale au gouvernement et tout ce peuple qui continue à se rendre aux arènes pour la fiesta brava. Les aficionados français n'oublieront pas non plus Iván Fandiño pour ce qu'il a apporté de sincère dans cette tauromachie de vérité, de combat.

Qu'il en soit ovationné.

 

Paul Bosc

 

Publié dans actualité, Toreros, Hommage

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Yván Fandiño, tarde tragique

Publié le par vingtpasses

Ales 16 Mai 2010. Une corrida mémorable d'Adolfo Martin

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Vient de paraître : "Le Procès"

Publié le par vingtpasses

Vient de paraître, le livret du PROCÈS organisé par le CERCLE TAURIN NÎMOIS dans le cadre de son cycle culturel le 8 Avril dernier. Grâce au précieux concours apporté par l’Institut International de Droit Taurin à cette manifestation, rigueur, respect du rituel judiciaire, participation de personnalités françaises et espagnoles de haute volée ont caractérisé cette allégorie à la fois fictive et bien réelle, très aficionada aussi.

Point d’orgue de la saison culturelle taurine, cet événement est exemplaire d’un engagement résolu pour la défense de la tauromachie et consacre une initiative qui fera date.

Ce livret de 79 pages contient les actes du procès ainsi qu'un DVD inclus reprenant de large extraits des différentes interventions (présentation, ordonnance, expertises, plaidoiries et verdict. Prix de vente: 16€. On peut l'acquérir sur demande par expédition sous pli spécial (frais d’expédition 4€) - Bon de commande en annexe à expédier avec le règlement par chèque au siège de l’association :

CERCLE TAURIN NÎMOIS

Hôtel IMPERATOR

Quai de la Fontaine

30 900 NÎMES

 

En vente également à la Librairie TEISSIER à Nîmes rue Régale à partir du 21 Juin

Pour toute autre précision, contact : cercletaurin.nimois@gmail.com

 

En annexe, bon de commande à utiliser pour toute demande d’expédition.

 

 

Bon de commande Procès

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Il n’y avait pas de quoi écrire à sa mère...

Publié le par Hubert Compan

A propos de la Feria de Pentecôte ou celle des Vendanges, lire Hubert Compan est toujours un vrai plaisir. Pour les toros de cette dernière Feria, sa déception est perceptible : « il n’y avait pas de quoi écrire à sa mère ». Il va plus loin en donnant son opinion sur "le public du lundi", le taux d'abstention à la taquilla, la faillite de la puntilla… et le fameux indulto de la corrida de clôture. Hubert aime les indultos, et les commentaires qu’ils génèrent dans l’inter-saison. Opinion intéressante vue sous cet angle, mais il y a division d'opinions ! Pour ma part, en général, j’aime moins, sans doute à cause de l’usage qui parfois en est fait. Mais je n'y étais pas...

C.CREPIN.

Pentecôte 2017 - Les toros de Nîmes

Avec le souci de ne pas encombrer ma mémoire d’aficionado je retiendrai deux événements : La corrida du lundi avec les Jandilla. La maitrise technique et l’intelligence tauromachique de Juan Bautista. Depuis j’ai oublié beaucoup, deux bons toros par-ci, deux bons toros par-là, mais, selon une expression très utilisée au Canada, « il n’y avait pas de quoi écrire à sa mère ».

Corrida de la Quinta le vendredi :

Rappelons nous, il y a une dizaine d’année, une corrida de la Quinta annoncée sérieuse : on a eu 6 toros qui avançaient au pas, au rythme du careton. Avec ces Santa Coloma on a un semblant de mobilité, mais au trot et au pas, et la qualification de corrida torista est inadaptée, tellement Rafaelillo, habitué à la bagarre a eu de la difficulté à gérer la noblesse insipide de ses adversaires, qui bien entendu ont tous terminé bouche fermée.

Un toro fut particulièrement intéressant par son comportement, le N° 2: immobile et peu combatif à la sortie tel un charolais se retrouvant par hasard dans l’arène, il se réveille à la 1ère pique, et montre ses qualités de bravoure vraie.

On oublie trop souvent que le tercio de pique, s’il a pour but de révéler la bravoure tout en fatiguant le toro, stimule l’agressivité par la douleur de la perforation du cuir, douleur vite oubliée dans la suite de la lidia. Et je me permets de rappeler que la poussée au cheval est utile, la douleur de la blessure du cuir est utile, l’hémorragie est inutile, les blessures profondes inutiles également, car elles ne s’oublient pas et pénalisent la mobilité.

La novillada de Zacarias Moreno samedi matin:

Le ganadero a dû se faire du souci avec la faiblesse des deux premiers. Encore une course avec deux toros sur six intéressants, dont un qui a fait la vuelta, ce qui n’a certainement pas suffit à satisfaire l’éleveur.

Les Garcigrande du samedi après midi:

Toujours ce même format, cette même présentation au standard nîmois, avec cette année un peu plus de faiblesse. Aucune surprise ne pouvait venir des toros, elle est venue du ciel ! Autre mauvaise surprise après la pluie : au deuxième du Juli, après une première pique normale, le picador a laissé venir le toro au cheval, tenant sa pique en l’air : du jamais vu !!!

 

Les Victoriano del Rio du dimanche matin :

Encore une corrida 2/6 question toros et Ponce 1 /2, et la frustration de voir Roca Rey ne pas « s’accorder » avec ses partenaires pourtant en général plus solides que les Garcigrande.

Seul contre six de Juan Bautista le dimanche après midi :

Jean-Baptiste a une connaissance du bétail extraordinaire avec une capacité et surtout une volonté de résoudre les problèmes. C’est parti très fort avec le 1er toro de la Quinta qui à la différence de ceux de vendredi avait davantage de qualités et de mobilité.

Ça a continué avec le Jandilla sorti en N° 3 remarquablement mis en valeur à la pique en le positionnant dans l’axe des arènes pour un galop jusqu’à la cible : certainement la plus grande ovation de la Feria. Bravo Sandoval !

Question : à quoi servent ces 2 lignes concentriques qui font le tour de la piste ? A quoi sert ce picador qui attend coté toril (et que Juan Bautista avait éliminé?).

Le manso de Carmen Lorenzo sorti en 5 : cet élevage fournit avec celui de Bohorquez 90 % des courses de rejon. Galopeur infatigable, il a refusé le combat et a cherché inlassablement soit Lea Vicens soit plus probablement la sortie. Petit à petit, sans se décourager mais comprenant qu’avec cet animal il ne couperait pas d’oreilles, Jean Baptiste est arrivé a retenir ce manso dans sa muleta en usant de stratagèmes intelligents, en le confinant sous la présidence, en évitant de lui montrer en fin de passe les grands espaces. Le Carmen Lorenzo et le Garcigrande ont gâché le final.

Le public et la connaissance des toros :

Jean-Baptiste avait choisi 6 toros de trapio et de présentation supérieurs à la moyenne nîmoise et il est regrettable qu’à la sortie du beau toro de Parlade, puis du Pedraza de Yeltes de 575 kg, le public « toriste » n’ait pas manifesté davantage sa satisfaction.

Les Pedraza de Yeltes par rapport aux autres « Domecq » : plus de taille, moins de volume musculaire, et une tendance à charger sans mettre la tête sous le cheval en poussent droit. Lors d’un Jeudi du Cercle à l’Imperator, Jose Ignacio Sanchez nous avait même expliqué sa volonté de sélectionner ce type de comportement, ce que j’ai pu vérifier à l’occasion de cette corrida. La hauteur au garrot peut-elle conditionner la position de la tête ? Il est vrai que les Miura poussent souvent à hauteur des étriers.

 

Les Jandilla du lundi :

De la mobilité, du galop, de la sauvagerie dans le capote et dans la muleta, des toros qui durent en gardant un rythme soutenu, pas de « noblesse molle », comme l’écrit souvent Paul Hermé, enfin un lot homogène de 6 toros (de 7 toros en y ajoutant celui de Jean-Baptiste).

L’indulto de fin de Feria 

j’aime les indultos et les commentaires qu’ils génèrent, occupant l’intersaison. L’indulto donne du plaisir au ganadero, au torero, au public, sauf qu’à Nîmes, il n’a pas fait l’unanimité. C’était pourtant un toro complet, un super athlète, d’une « duracion » exceptionnelle. Que lui manquait-il ? Il a même été bien toréé par José Garrido, qui ne s’est jamais laissé dépasser par la caste et la rapidité des charges dans la muleta. Il a été en revanche dépassé par l’événement car dans la période d’hésitation il aurait pu tirer une ou deux séries de plus avant de simuler l’estocade. Si j’avais été au gouvernement... j’aurais donné la vuelta au 5éme toro, puis gracié le 6ème, clôturant ainsi la féria en apothéose !

Le public du lundi :

Il était un temps ou la corrida du lundi de Pentecôte correspondait par son cartel au sommet de la Feria. 1/3 d’arène pour ce lundi de Pentecôte !

3 toreros peu connus de la plus part des aficionados. Il y a 3 types d’aficionados : les gardiens du temple, le plus souvent « toristes ». Ils sont plus ou moins 3000 en France. Ils s’échappent parfois de leur ville et partent à Vic, à Céret, traversent l’Espagne. Il y a aussi les aficionados fidèles à leur arène. Ils s’échappent parfois, mais pas trop loin. Il y a les spectateurs occasionnels qui choisissent la ou les corridas importantes avec El Juli, Ponce, Castella etc, et qui remplissent les arènes. Ce lundi à concentré les aficionados nîmois abonnés et ceux qui ne courent pas après le Juli et qui pensent que c’est dans ce type de corrida que les bonnes surprises sont possibles. Mais au final, ils n’étaient que 4000, les spectateurs occasionnels s’étant abstenus.

50% d’abstention dans nos arènes nîmoises, il y a problème !

La faillite des puntilleros :

Les coups de puntilla manqués ont été nombreux : combien de toros relevés, combien de trophées perdus, combien de bonheur enlevé au public par des coups de puntillas répétés que nous détestons tous. Il serait tellement plus simple, une fois le toro couché de « l’étourdir » avec un pistolet d’abattoir et de le puntiller ensuite. L’idée fait son chemin en Espagne, et les vétérinaires ont certainement un rôle à jouer pour définir le matériel et le protocole, pour remplacer un geste qui fait partie de la lidia mais sera de moins en moins accepté par le public actuel (voir document ci joint).

 

Hubert COMPAN, vétérinaire Taurin

Photos : Michel CHAUVIERRE

 

La pistola de cautivo penetrante

Publié dans Ferias, Chroniques

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Gascogne, terre d'histoire

Publié le par Paul Bosc

La Gascogne mérite que l'on s' y attarde ! Historiquement en citant sans doute le plus célèbre Gascon de la littérature : Charles de Batz de Castelmore, dit d'Artagnan qui est né à Lupiac en terre gersoise mais aussi Cyrano de Bergerac qui n'est pas Gascon puisque né en Dordogne mais qui appartenait au régiment des Cadets de Gascognecomme les trois mousquetaires. De cette vieille terre, la guerre de cent ans a laissé des vestiges, des remparts, des donjons comme celui de Bassoues à quelques kilomètres de Montesquiou, et les champs sont continuellement verts. Et, bien sûr, le « bonheur reste dans le pré » : canards et oies, Armagnac, pousse-rapière ou Floc llustrent la carte postale du pays, même si les vignes ne sont pas visibles dans cette partie du Gers. Et puis il y a le rugby, partout. Et puis il y a des garçons aux oreilles flétries par tant de mêlées, aux muscles impressionnants qui vont faire la fête à Vic Fezensac, à Eauze, à Aignan, Nogaro, Plaisance, Riscle et tant d'autres villages où le toro qu'il soit Landais ou Espagnol fait partie des traditions. La mode était, cette année, au port de la marinière, celle mise en vedette par l'ex-ministre Arnaud Montebourg, de shorts et chaussettes de rugbyman.

Direction Vic-Fezensac pour la Feria du toro et le week-end prolongé de la Pentecôte. Les bodegas y sont ouvertes où le vin local Tariquet coule à flot une grande partie de la nuit, un immense terrain de camping reçoit des milliers de festaïres, le torero Ruiz Miguel qui a connu tant de triomphes ici attend les aficionados devant les arènes Joseph Fourniol.

Les novillos de Raso de Portillo font la loi

Samedi les premières clarines sonnent pour quatre novillos de la ganaderia Raso de Portillo pour un mano à mano entre Mario Palacios et Miguel Angel Pacheco. Mais la vedette restera aux deux novillos sortis en piste puisque la course fut interrompue en raison de la pluie. Deux novillos impressionnant par leur force et leur bravoure qui n'ont pas hésité à attaquer la cavalerie à trois ou quatre reprises. Gabin Rehabi les mettra en évidence. Et les aficionados quitteront le ruedo à regret de ne pas avoir vu les deux autres novillos. Rendez-vous à Céret !

Octavio Chacón sort de la mêlé

L'après-midi pour la corrida de Dolores Aguirre, les nuages noirs se bousculent dans le ciel gersois et se dégonfleront par intermittence. Les Dolores prennent trois ou quatre piques. Paulita montre de beaux gestes mais le sorteo ne lui est pas favorable, Alberto Lamelas, le chouchou de Vicois, rate ses estocades et c'est Octavio Chacón qui s'en tire le mieux en coupant une oreille au deuxième exemplaire. Si les deux premiers toros ont été les plus en vue, les quatre autres ont permis de suivre une corrida intéressante.

La corrida-concours gagne ses lettres de noblesse

Si ce genre d'événement est de plus en plus rare, à Vic la tradition est maintenue. Bien lui en fasse car elle a connu de beaux et grands moment notamment par le toro de Miura sorti en première position et celui de Los Maños qui fermait la course. Bien toréé par Domingo Lopez Chaves, le Miura reçut quatre piques, la faena bien construite mais une estocade basse privera le torero d'une oreille pourtant réclamée majoritairement. Il effectuera 2 tours de piste et la bronca fut « présidentielle ».

Le grand moment de cette journée fut la rencontre de Gabin Rehabi avec « Jardinero »pour trois rencontres exceptionnelles accompagnées par l'orchestre « Les Armagnacs » mais « Michelito » le Mexicain de Vic ne fut pas à la hauteur. Il brinda son premier adversaire, le Cuadri, à son père, Michel, enfant du pays. Morenito de Aranda n'était pas dans un bon jour et n'entendit que des silences. C'est toutefois le toro de Los Maños qui a remporté le prix du meilleur toro de la feria.

Une bonne corrida de Palha

Joao Folque de Mendoza, le propriétaire de la ganaderia Palha voulait que ses toros soient mobiles, allant volontiers à la pique et gardant suffisamment de force pour une faena. Ce ne fut pas toujours le cas mais en ce dimanche de Pentecôte il a présenté à Vic une corrida proche de ses désirs. Bien présentés, allant volontiers au cheval, donnant aux faenas du relief, les Palha ont été applaudis à l'arrastre. Dans la catégorie toreros, Alberto Aguilar a complètement raté ses coups d'épée lardant littéralement son premier adversaire. Ruben Pinar a été intéressant à son premier mais a perdu tout espoir de trophée avec l'épée, et il a été débordé par le sixième. Emilio de Justo qui a marqué cette corrida, coupant à chaque toro une oreille. Sortie en triomphe et déclaré meilleur torero de la Feria. Le mayoral Joaquim Dos Santos a salué en piste.

Lundi : grande ovation pour Juan Bautista

La corrida de Alcurrucén clôturait cette Feria 2017 avec le soleil. Curro Diaz coupa une oreille au premier, Juan Bautista aussi, de belle manière et reçut une véritable ovation. Moins convainquant au cinquième, il marqua toutefois la course par son professionnalisme. Manolo Vanegas recevait ce jour l'alternative. A la fin du paseo, un hommage fut rendu à Philippe Cuillé disparu récemment. Le Venezuelien coupa sa première oreille avec « Cumbra Alta » le toro d'alternative et s'engagea à fond dans les combats. Tour de piste et certainement que son nom sera retenu par le Club taurin vicois pour les prochaines Ferias du Toro.

Mardi matin, les campings étaient vide, la jeunesse avait quitté le navire, et les marinières rangées dans les sacs de voyage. La Gascogne retrouvait son charme rural mais à Vic elle avait satisfait des milliers de véritables aficionados. Et dire qu'un site internet espagnol écrivait que les toros étaient afeités. Mais certainement que l'auteur avait consommé trop de produits locaux de qualité.

On vous invite à venir voir sur place...

Publié dans Ferias, Chroniques

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Édito à propos d'un Procès pour la Corrida

Publié le par vingtpasses

Photo M. Chauvierre

Dominique Valmary, Président de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF) , résume dans un éditorial lumineux un petit essentiel à connaître sur le Procès qui s'est tenu samedi 8 Avril 2017 à Nîmes, Hôtel C. Suites dans le cadre du 9ème Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS.

Lire sur le site de la FSTF ici et reproduit ci-dessous l'édito de Dominique Valmary.

Une belle affluence, et un vif succès ont marqué cet épisode de LA ROBE NOIRE dans le cadre de ce cycle culturel. Une initiative très aficionada remarquablement réalisée avec la collaboration essentielle et magistrale de l'Institut International de Droit Taurin.Les actes et le verdict de ce procès fictif mais remarquablement pertinent seront prochainement publiés.

Réponse aux Aquoibonistes

L'édito de Dominique Valmary

Les initiatives culturelles auxquelles la corrida donne corps ont connu ce samedi un épisode qui marquera les esprits à plus d'un titre.

En effet en clôture du IX ième cycle de conférences « La Robe Noire » organisé par le Cercle Taurin Nîmois s'est tenu le procès audacieux de trois situations qui portent atteinte aux droits et intérêts des aficionados : la décision de l'Alcade de Madrid de ne plus financer l'école taurine et de supprimer toute référence taurine dans les documents touristiques de sa Ville, la décision liberticide prise en Catalogne, le non pourvoi en cassation devant le conseil d’État commis par le premier ministre français.

Avec la collaboration essentielle de l'Institut International de Droit Taurin a été imaginé et mis en scène au sein d'un prétoire habilement reconstitué le déroulement d'une instance pénale mettant en cause les personnes morales et les auteurs prévenus.

Grâce à la participation de personnalités françaises et espagnoles de haute volée représentant le tribunal, le parquet, les experts, les parties civiles, la défense, le procès fictif a pris corps et montré l'utilité des démarches juridiques et l'importance du politique dans ce qui relève de la préservation des traditions populaires et des libertés.

L'intitulé ne laissait aucun doute quant au sujet que les intervenants avaient à traiter :

Le procès : hypocrisies, trahisons et autres concours de lâcheté politique

Au terme des débats et à l'issue du délibéré juridiquement argumenté les peines sont tombées avec l'à propos et l'humour, deux approches non antinomiques, qui siéent en pareil exercice.

Il ne m'appartient pas de dévoiler le contenu des débats qui feront l'objet d'une exploitation écrite et vidéo ultérieure. Le public a appris que les positions se sont un peu infléchies à Madrid, que la décision catalane a été sanctionnée par la cour constitutionnelle espagnole, que malgré l'abstention du gouvernement français la corrida demeure inscrite sans conteste au patrimoine immatériel français...

Comme au théâtre les acteurs de cette allégorie à la fois fictive et pourtant bien réelle ont séduit les nombreux participants qui ont reconnu avoir beaucoup appris et leur ont réservé une ovation nourrie et méritée.

Cet exemple réussi de pédagogie, un des événements majeurs de la saison culturelle taurine (1), est la démonstration que la corrida est un élément sociétal incontournable dépassant la caricature qui en est faite par ceux qui veulent la rayer des pratiques humaines respectables. Et que sa promotion doit passer par tous les types d'expression.

Attendons la publication des actes ils étonneront, n'en doutons pas, les Aquoibonistes les plus convaincus.

 

(1) à lire également le pregon prononcé par Michel Cardoze à Nîmes le même jour: https://lesavocatsdudiable.tumblr.com/

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Tribunal de l'Aficion

Publié le par vingtpasses

 

Hypocrisies, trahisons

et autres concours de lâcheté politique



Organisé par le Cercle Taurin Nîmois (CTN)

en collaboration avec l’Institut International de Droit Taurin (IIDT)

« L’abolition de la corrida votée par le Parlement Régional de Catalogne, les atteintes portées à la Culture Taurine et son école taurine par la Mairie de Madrid, la position de l’État Français pour la gestion équivoque de l’affaire de la corrida au Patrimoine Culturel Immatériel de la France par son représentant du Ministère de la culture, portent singulièrement la marque de l’hypocrisie, de la trahison et autres lâchetés politiques.

L’affaire est renvoyée devant le Tribunal de l’Aficion

Samedi 8 Avril 2017 pour y être jugée.

Ce procès, tenu en présence d’avocats du Barreau et de magistrats et d’experts réputés, est l’occasion d’aborder la question de l’évolution de notre société et la place de l’animal dans le débat public et dans sa dimension culturelle. Il met en lumière le rôle que les acteurs politiques veulent y jouer ».


Cette conférence- réflexion sera organisée sous la forme d’un procès fictif auquel ont accepté de prêter leur concours, leur talent et leur réflexion :

Pour le tribunal :
Présidente Me Stéphanie GAZIELLO, avocat au barreau de Marseille, membre de l’IIDT
Assesseurs Me Sophie CHAUVET, avocat au barreau de Nîmes, membre de l’IIDT
Me Colette de CLERC, avocat au barreau de Nîmes, membre de l’IIDT

Pour le parquet :
Procureur : Monsieur Gilbert AZIBERT, 1er avocat Général à la Cour de Cassation,
membre de l’IIDT

Pour les avocats :
Avocat de la défense : Monsieur le Bâtonnier Patrick GONTARD, avocat au barreau d’Avignon
Avocat de l’aficion partie civile : Me Juan Antonio CREMADES, avocat aux barreaux de
Saragosse, Madrid et Paris, Président d’honneur de l’union internationale des avocats, membre fondateur de l’IIDT

Experts appelés à la barre :
Pour la France : Monsieur André VIARD, président de l’Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT)
Pour l’Espagne : Monsieur Carlos ABELLA, écrivain et historien, ancien Directeur des Affaires Taurines de la Communauté de Madrid

Séance coordonnée par Me Emmanuel Durand, avocat au barreau de Nîmes, Président de l’IIDT

 La Robe Noire descend dans le prétoire

avec l’Institut International du Droit Taurin

Samedi 8 Avril 2017 à l’Hôtel C. Suites**** à 18h00

  • Conférence-procès et verre de l’amitié  10€
  • 2ème partie de soirée : buffet dînatoire  25€

Soirée privée sur réservation uniquement

Contact : larobenoire.ct@gmail.com

Un cycle culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS

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Xe JOURNÉE SUR L’ÉLEVAGE DU TAUREAU DE COMBAT ET LA TAUROMACHIE

Publié le par vingtpasses

Conclusions des Xe Journées par Antonio Purroy.

A lire sur le site de la FSTF - suivre le lien ci-dessous :

http://torofstf.com/content/r%C3%A9sum%C3%A9-des-interventions-aux-xe-journ%C3%A9es-de-pamplona-sur-l%E2%80%99%C3%A9levage-et-la-tauromachie

 

Publié dans Colloque

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QUELLE HONTE PEDRITO !

Publié le par vingtpasses

Reverrons-nous bientôt des toros à Barcelone ? Contre toute attente, Pedro Balaña, propriétaire des arène dit NON.

Dans une truculente lettre ouverte qu'on pourrait trouver drôle et amusante s'il ne s'agissait d'un sujet préoccupant qui touche à notre passion, Salvador Boix, apoderado de José Tomàs dit ses quatre vérités au liberticide.

Ci-dessous, un bref extrait de la missive que vous pouvez lire dans son intégralité en vous rendant sur le site de la FSTF ici

Quelle honte Pedrito.

De quoi as-tu peur ? Peut-être t’a-t-on menacé ? Qui ? Où ? On t’a dit que si tu essayais, on regarderait dans des comptes courants et sous les sièges de tes cinémas et tu as pris peur ? Peut-être devrais-tu l’expliquer si ça s’est passé comme ça. Mais tu ne le feras pas et bien-sûr tu n’affronteras pas le danger parce que tu as peur et que tu manques de courage. Tu t’es toujours caché au lieu de réagir comme un homme, comme un être qui a de la mémoire et de la dignité. Tu te chies dessus et tu regardes ton portefeuille au point de trahir ta propre histoire et celle des gens qui t’ont respecté et qui t’ont permis de devenir riche...

Lire la suite ici ...

Publié dans Humeurs

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TAUROMACHIE ET POPULISMES : LE BAL DES HYPOCRITES

Publié le par vingtpasses

Le 8 décembre 2016, Antonio PURROY est intervenu à Nîmes, Hôtel IMPERATOR, au cours d'une conférence des JEUDIS DU CERCLE dans le cadre du 9ème Cycle Culturel du CERCLE TAURIN NÎMOIS. Lire ci-dessous les principaux extraits.

Les populismes, ennemis de la Tauromachie

De manière traditionnelle, la Tauromachie a vécu en Espagne à l’intérieur d’un climat prohibitionniste, prohibitions beaucoup plus dures que les actuelles, puisqu’elles étaient prescrites par des papes et des rois. Les deux plus importantes ont été celle du pape Píe V, avec la bulle De salutis gregis dominici de 1567, qui prohibait les fêtes de taureaux dans tout le monde catholique « parce que les fêtes de taureaux n’avaient rien à voir avec pitié et charité chrétiennes ». À l’époque l’église voulait protéger les personnes et éviter les orgies et les bacchanales qui s’organisaient autour des spectacles taurins.

L’autre grande prohibition a été celle du roi Charles IV par son Ordonnance Royale de 1805, qui instituait la « Prohibition absolue dans tout le Royaume, sans excepter la Cour, des fêtes de taureaux et novillos avec mise à mort ». Curieusement, cette prohibition a eu une validité légale durant presque deux siècles, jusqu’à ce qu’en 1991, le socialiste Philippe González étant président du Gouvernement espagnol, la loi 10/1991 sur « les Pouvoirs administratifs en matière des spectacles taurins et ses conséquences » ait été approuvée. Comme on pouvait s’y attendre, durant cette longue période antérieure les spectacles taurins ont continué d’être célébrés en long et en large sur notre « peau de taureau ».

Quelques années plus tard, en 2010, le Parlement de la Catalogne a interdit les courses de taureaux en Catalogne mais non les correbous, ce qui a constitué une grande hypocrisie. En effet, qui a dit aux hommes politiques catalans que les taureaux dans la rue souffrent moins que dans l’arène? Il vaut mieux que six ans plus tard le Tribunal Constitutionnel espagnol ait aboli la prohibition de la Catalogne, par ce qu’aujourd’hui la Tauromachie est parfaitement légale sur tout le territoire espagnol.

Les mouvements animalistes

Depuis quelques décennies, un nouveau mouvement essaie de faire irruption fortement dans le contexte international pour subvertir l’ordre établi et substituer à l’humanisme chrétien, où l’homme est le centre intellectuel et moral de la vie ordinaire, une nouvelle interprétation par laquelle les animaux irraisonnables possèdent la même importance que la condition humaine, ce qui, à l’évidence, paraît insensé.

Le promoteur principal de cette nouvelle croisade animaliste est le philosophe australien Peter Singer, formé à l’Université d’Oxford et qui exerce comme professeur de bioéthique à l’Université de Princeton aux USA. En 1975, il a publié le livre Libération animale qui est devenu la bible des animalistes, puisqu’il défend l’égalité morale entre humains et animaux, et arrive à affirmer que la mort a la même valeur pour les uns et pour les autres.

Le courant animaliste s’abreuve aussi aux sources de l’écologisme profond, celui qui participe du monde végétarien et du véganien. Les véganiens sont opposés à l’élevage du bétail, à son sacrifice dans les abattoirs et à la consommation d’aliments d’origine animale.

Ce nouveau courant naît éloigné du milieu rural. L’ignorance de la vie rurale, de la production agraire et de l’équilibre environnemental fait que les animaux de production - de revenu – sont affrontés aux animaux de compagnie, qui ont été tiré de leur milieu naturel pour vivre dans une atmosphère humanisée, qui ne leur correspond pas.

Beaucoup d’activités humaines à grande tradition culturelle rattachées aux animaux, faisant aujourd’hui partie du monde des loisirs, sont menacées par l’intransigeance des animalistes. La chasse, la pêche, la tauromachie, les cirques, les zoos … sont le point de mire des antis qui, sans être nombreux, sont bien organisés et généreusement financés par de grands groupes internationaux.

Dans ces derniers temps il y a eu une grande prolifération d’associations animalistes comme la Human Society of United States, créé en 1954, avec 9,5 millions de membres dans le monde et un capital social de 350 millions de dollars, avec son bras armé, le PETA (People for the Ethical of Animals, 1980) très connu par ses apparitions médiatiques, comme par exemple, chaque année, au commencement des Sanfermines de Pampelune, les moitié nus tachés de rouge à la sauce tomate. D’autres associations comme le Vegan Straker Group (animaliste et végan ; Hollande), la Fundation Franz Weber (écologiste et animaliste ; Suisse), le CAS International (Comité Anti corrida ; Pays-Bas) … se sont aussi multipliées.

En Espagne, le PACMA (Parti Animaliste contre le Mauvais traitement Animal) prend assez de force, puisque lors des élections générales de 2015 il a recueilli 218.944 votes pour le Congrès et 1 034 617 pour le Sénat, bien que dans aucune des deux chambres il n’ait obtenu de représentation. Cependant, il a convoqué une manifestation le 10 septembre de 2016 à Madrid avec un large appui médiatique à laquelle environ 4 000 personnes ont participé. Le même jour, plus de 85 000 personnes ont assisté en Espagne à des corridas de taureaux, en payant leurs entrée et, dans la seule Communauté Valencienne, les populaires bous al Carrer ont attiré 105 000 spectateurs. Dans cet esprit, il y a eu à Valence, le 15 mars 2016, une grande manifestation pour la défense de la Tauromachie, qui a réuni plus de 40 000 personnes.

Le nouveau mouvement animaliste à caractère mondial va contre n’importe quelle activité humaine à grande tradition culturelle impliquant des animaux, non seulement celles qui sont rattachées aux loisirs, comme la propre production d’élevage, dont beaucoup de millions d’emplois dépendent dans le monde (1 700 millions d’emplois directs et 700 millions indirects), mais menace aussi les millions de tonnes de tous les produits nécessaires d’origine animale pour alimenter l’espèce humaine.

La Tauromachie ne devrait pas préoccuper spécialement le mouvement animaliste parce qu’elle représente très peu dans le contexte socio-économique, seulement huit pays dans le monde célèbrent des spectacles taurins, avec peu de répercussion économique. Elle a, cependant, un grand effet par la présence de la mort dans l’arène qu’ils utilisent comme déclencheur de beaucoup de protestations animalistes. Un petit succès contre les taureaux a une grande répercussion médiatique qui donne bonne conscience aux intransigeants. Les mouvements antitaurins ne comprennent pas qu’ils sont manipulés pour la grande cause animaliste de portée internationale qui prétend transformer le monde. Encore une fois l’hypocrisie apparaît dans le comportement des animalistes.

Les partis populistes espagnols, Podemos spécialement, dans leurs débuts se sont déclarés contre la Fête des taureaux.

Ensuite, ils se sont rendus compte que proposer l’interdiction des taureaux dans leurs programmes électoraux leur enlevait des votants tant est grand l’enracinement populaire des taureaux en Espagne, à nouveau l’hypocrisie. Le grand danger en Espagne pourrait venir de la couleur politique du Congrès des Députés, où une loi contre la tauromachie serait très nuisible à la Fête. En France, de même, la modification du code civil du 28 février 2015 dit que « les animaux en tant qu’êtres vivants ne sont plus des biens meubles mais des êtres sensibles » (NDLR : amendement Glavany). Une question importante : les animaux sauvages sont-ils des animaux sensibles ?

Il y a eu, au long des dernières décennies, des agissements d’hommes politiques importants qui révèlent l’hypocrisie de ceux qui attaquent les taureaux. Le nazi allemand Heinrich Himmler est sorti de Las Ventas (Madrid, 1940) effrayé par le sang et la souffrance des taureaux dans l’arène, lui qui avait ordonné le gazage de milliers et de milliers de personnes. Le précédent maire de Bogotá, Gustavo Petro, un ancien guérillero du mouvement M-19 a interdit les taureaux dans l’arène Sainte-Marie de la capitale, parce qu’il voulait réserver à l’arène des activités de vie et non de mort, en faire un espace de culture et de liberté. Quand le conseil municipal de Barcelone a remis la médaille d’or de la ville au toréador catalan Joaquín Bernardó il a dit que « ceux que nient le tradition taurine de Barcelone, ne connaissent pas l’histoire de la ville ».

L’actuelle mairesse de Barcelone Ada Colau (une indépendantiste et “podemiste”) dit qu’elle ne va pas respecter la résolution du Tribunal Constitutionnel contre l’abolition des courses de taureaux en Catalogne …

Ce qui reste aux aficionados devant les attaques c’est de défendre la Tauromachie parce qu’elle est grande, héroïque, admirable, cultivée, légale et, surtout, gravée dans l’ADN d’un grand nombre des Espagnols. De plus, les aficionados nous sommes, avec les éleveurs ceux qui aimons le plus le taureau brave, nous sommes beaucoup plus nombreux que les « antis » et, surtout, nous ne sommes pas des assassins. N’ayons pas de peurs et de complexes, mais au contraire, une conviction et une détermination à l’heure de défendre la Tauromachie.

Antonio Purroy Unanua (Pampelune)

Lire le texte original en espagnol

Publié dans Conférences

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Alain Marleix à Nîmes aux Jeudis du Cercle

Publié le par vingtpasses

 

En présence de différentes personnalités politiques proches de la tauromachie présentes au rendez-vous à cette occasion, l'aficionado Alain Marleix, ancien ministre, député et Président du groupe d'Étude Tauromachie de l'Assemblée Nationale, élargit les points de vue, entre combat pour les traditions et tentatives d'abolition, entre passion et politique. Un plaidoyer marquant pour la tauromachie. A ne pas manquer.


Vendredi 3 Février 2017 à 19h00
Nimes - Hôtel IMPERATOR

Sur réservation - contact: jeudisducercle@gmail.com

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Animalisme, antispécisme, dégradation de l'humain

Publié le par vingtpasses

Antonio Purroy est intervenu récemment aux JEUDIS DU CERCLE (à Nîmes-Hôtel Imperator)  dans une conférence très suivie sur le thème "Populisme et Tauromachie - Le bal des hypocrites".

Aujourd'hui dans cette page, le professeur Purroy dénonce animalistes et végans. Il alerte en particulier sur la menace présentée par les antispecistes qui prônent l'alignement et l'égalité par le bas de toutes les espèces animales et, par voie de conséquence et sans conscience, la dégradation de l'humain.  DANGER !

A découvrir aussi sur le site de la Fédération des Sociétés Taurines de France http://torofstf.com/

A lire également "La fête des taureaux est grandeur". 

(http://www.vingtpasses.com/2016/12/la-fete-des-toros-est-grandeur.html)

Photo Michel ChauvierreLa menace du mouvement animaliste

La civilisation occidentale plonge ses racines dans la culture gréco-romaine et dans la pensée judéo-chrétienne, elle s’enorgueillit, de plus, d’avoir conduit l’évolution socioculturelle et religieuse de plus de la moitié du monde durant deux millénaires. Depuis quelques décennies, un nouveau mouvement essaie de s’imposer fortement dans le contexte international pour subvertir l'ordre établi et substituer à l'humanisme chrétien, où l'homme est le centre intellectuel et moral de la vie ordinaire, un nouveau concept selon lequel les animaux irraisonnables possèdent la même importance que la condition humaine, ce qui, pour le moins, semble insensé.

Le promoteur principal de cette nouvelle croisade animaliste est le philosophe australien Peter Singer, formé à l'Université d'Oxford et qui exerce comme professeur de bioéthique à l'Université de Princeton (USA). En 1975, il a publié un livre, “La Libération animale” qui est devenu la bible des animalistes, défendant l'égalité morale entre humains et animaux, jusqu’à affirmer que la mort a la même valeur pour les uns et pour les autres. Mais la vie d'un moustique a-t-elle la même valeur que celle-là d'une vache laitière ? ; et celle d'un chimpanzé ? Dans ce positionnement, l'hypocrisie apparaît souvent.

Ce nouveau mouvement animaliste va beaucoup plus loin et défend l'antispecisme c'est-à-dire l’égalité par le bas de toutes les espèces animales, avec pour effet de dégrader l'homme, ce qui est l'un des objectifs du mouvement. Et même diriger le coup plus haut, jusqu’aux dieux et ainsi mettre en pièces l'opinion du philosophe grec Aristote : les animaux sont déraisonnables et mortels, l’homme est raisonnables et mortel, les dieux sont raisonnables et immortels.

Le courant animaliste s’abreuve aussi aux sources de l'écologisme profond, celui qui a des accointances avec le monde végétarien et végan. Les végans sont opposé à l'élevage du bétail, à son sacrifice dans les abattoirs et à la consommation d'aliments d'origine animale. Ils ne sont pas conscients du nombre de familles qui vivent de l’élevage dans le monde (au moins 1300 millions d'emplois directs et 700 millions d’indirects), de la sauvegarde de l'équilibre écologique que procure l’élevage, des plus de 800 millions de personnes qui souffrent de la faim … Quelle grande irresponsabilité !

C’est comme s'ils voulaient nous faire retourner au néolithique quand l'homme abandonne le nomadisme et apprivoise les animaux pour ne pas avoir à dépendre de la chasse pour disposer de protéines animales de grande valeur nutritive très nécessaires dans notre régime. De grandes multinationales nord-américaines de l'alimentation investissent d'énormes sommes d'argent pour chercher à fabriquer de la viande de synthèse qui pourrait se substituer à la naturelle, une utopie inaccessible.

Ce nouveau courant naît à l’écart du milieu rural. L'ignorance de la vie rurale, de la production agraire et de l'équilibre environnemental fait que les animaux de production - de revenu - s’affrontent aux animaux de compagnie qui ont été sortis de leur milieu naturel pour vivre dans une ambiance humanisée, qui ne leur correspond pas. Comment croire, par exemple, qu'un chat châtré, qui vit dans un appartement de luxe, est plus heureux que s'il vivait en pleine campagne, chassant des souris dans son vrai milieu naturel.

Beaucoup d'activités humaines à grande tradition culturelle, rattachées aux animaux, faisant partie aujourd’hui des activités de loisir, se trouvent menacées par l'intransigeance des animalistes. La chasse, la pêche, la tauromachie, les cirques, les zoos … sont les points de mire des antis qui, sans être nombreux, sont bien organisés et généreusement financés par de grands groupes internationaux.

La tauromachie ne les préoccupe pas spécialement parce qu'elle représente très peu dans le contexte socio-économique, puisque elle se pratique seulement dans huit pays au monde, avec peu de répercussion économique. Elle a, cependant, un grand effet par la présence de la mort dans l'arène utilisée comme un prétexte à déclencher beaucoup de protestations animalistes. Un petit succès contre les taureaux a une grande répercussion médiatique qui galvanise les intransigeants. Les mouvements antitaurins ne comprennent pas qu'ils sont manipulés par la grande cause animaliste qui prétend transformer le monde.

Beaucoup plus inquiétant est le dommage qu’elle peut causer à l'élevage, aux éleveurs, aux consommateurs et à l'environnement. Et que le monde des animaux de compagnie - des mascottes -, ne soit pas trop rassuré. Pour le moment il est laissé tranquille parce qu'il génère beaucoup d’activité économique : dans la seule Europe des 28, plus de 60.000 millions d'euros par an.

Il ne fait aucun doute, que la croissance du mouvement animaliste apporte des dangers devant lesquels nous ne pouvons pas rester impassibles.

 

Antonio Purroy Unanua
Professeur de Production Agraire à l'Université Publique de Navarre de Pamplona, membre de la Société Civile de Navarre
 

Lire ici le texte original en Espagnol

Publié dans Corrida et Société

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Les lignes bougent !

Publié le par vingtpasses

Un édito de Dominique Valmary, Président de la FSTF

Sous le couvert de bons sentiments ou de militantisme, les médias relaient généreusement les thèses animalistes les plus diverses depuis la nécessaire protection et défense de l'animal, la revendication plus contestable des droits des animaux, jusqu'à porter la parole de l'extrémisme végan.

Et comme souvent en pareil cas, le phénomène promeut un nouveau mode de vie à imposer au citoyen qui est aussi consommateur. Aujourd'hui les grandes surfaces ont senti l'opportunité profitable à court terme en créant des rayons de produits qualifiés végans où s'étalent en particulier les produits substitutifs aux protéines animales. Pourquoi pas si la démarche relève du choix éclairé du client et son information quant à l'idéologie qui sous-tend ce mouvement.

Or il faut le savoir, le véganisme vise à éradiquer toute exploitation de l'animal par l'homme et réfute la primauté de l'homme sur l'animal...

Ne nous laissons pas abuser. L'argument du bien-être animal relève d'une approche anthropomorphe que rejettent pourtant ces militants ! Il est plus logique d’oeuvrer pour la bientraitance animale.

Tous ceux qui font métier ou pratiquent des activités auprès et avec l'animal ont pris la mesure du danger présenté par la diffusion insidieuse de ce dogme. Les débats tenus au Sénat lors du colloque « l'homme et l'animal : vers un conflit de civilisation ? » ont débouché sur la signature de la Charte pour les Libertés et la Diversité des Cultures. En quelques semaines deux départements ont enclenché la démarche Esprit du Sud, bientôt un troisième et les tractations s'engagent dans plusieurs autres. Esprit du Sud vise à fédérer tous ceux qui sont attaqués et visés par la désinformation : éleveurs, gaveurs, chasseurs, pêcheurs, apiculteurs, ostréiculteurs, aficionados de toutes les tauromachies et du cirque classique, filière viande... Des actions sont en vue.

Les lignes bougent, veillons au développement d'Esprit du Sud dans nos régions de cultures taurines et ne laissons pas passer le train !

Les lignes bougent aussi à l'Union des Villes Taurines de France, nous attendons de la nouvelle équipe conduite par la ville de Bayonne la pleine exécution du Plan Triennal de Développement, de Transmission et de Défense des Cultures Taurines. Nous jugerons les actes, premier rendez-vous en mars prochain.

Lire aussi sur le site FSTF : http://torofstf.com/

Publié dans actualité

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